ballet en france bibliothèque

Philippe Bernhardt a deux grandes passions dans la vie. « La rénovation des cyclomoteurs et des vieilles mobylettes, et les livres », précise ce jeune retraité. « Quand je pars en vacances pour trois semaines, j’emmène au moins dix bouquins ! » L’idée de créer une bibliothèque, qui a ouvert ses portes fin novembre dans les locaux de l’ancienne mairie de Baillet-en-France (Val-d'Oise), c’est la sienne. « Je trouvais que ça manquait dans le village. Les gens avec qui je discutais me disaient que ce serait sympa d’en avoir une », raconte cet ancien artiste peintre dans le secteur de la pub, du théâtre et du cinéma. La maire Christiane Aknouche a été séduite par le projet, « qui a très vite suscité un engouement, précise-t-elle. On a fait quelques travaux, acheté le mobilier, comme les fauteuils et les étagères. » Philippe Bernhardt s’est chargé de les remplir, grâce aux dons des habitants du village de 2 050 âmes. « On a reçu 6 182 ouvrages. La collecte a commencé en début d’année. Des gens nous en amènent encore, mais je n’ai plus la place pour les mettre ! », rigole le sexagénaire, contraint d’entasser des piles de livres dans une petite pièce et dans des cartons à l’entrée.

Il s’occupe bénévolement de la bibliothèque, ouverte le mercredi et le vendredi, et désormais deux samedis par mois. En 15 jours, une cinquantaine de personnes se sont déjà inscrites. La location des livres est totalement gratuite. « C’est une vraie volonté, car avant on dépendait de celle de Montsoult, qui elle est payante. C’était aussi compliqué pour certaines personnes d’y aller », raconte Christiane Aknouche. La nouvelle structure a très vite trouvé son public : « De nombreuses mamans viennent avec leurs enfants. Des instituteurs veulent aussi utiliser la bibliothèque pour des ateliers lectures », se réjouit Philippe Bernhardt, qui n’a désormais qu’un souhait : « faire en sorte que la bibliothèque ne tombe pas dans l’oubli, en disant aux gens qu’il y aura toujours des nouveautés ».

Avec le stock de livres qui dort dans la remise, Philippe Bernhardt n’aura aucun mal à surprendre ses plus fidèles lecteurs.

Source: Le Paisien