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Ouf. Une interminable journée de travail touche à sa fin. Enfin. Sur le retour à la maison, une question vous traverse l’esprit : « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire ce soir ? » Lire peut-être ? Oui, mais non. Vous avez déjà dévoré votre bibliothèque personnelle. Heureusement, une boîte à livres se trouve sur votre chemin. Cette scène pourrait vous arriver cet été. C’est à cette période que six boîtes doivent être installées en ville. « Les ateliers municipaux se penchent actuellement sur la question de la boîte. Il faut qu’elle soit étanche, visible, etc. confirme Frédéric Charpagne, adjoint à la culture à la ville de Bourges (Cher). Des propositions seront faites pour des installations courant juin. »

Ces futurs casiers, dans lesquels chacun pourra piocher l’ouvrage de son choix, sont le fruit d’une réflexion menée, d’un côté, par les services de la ville et, de l’autre, par l’association des quartiers Justices-Pijolins. « Cela fait un an que nous réfléchissions à ce projet qui va apporter la lecture chez les gens, reprend Frédéric Charpagne. Notre idée initiale, après échange avec le réseau des bibliothèques, était d’en installer dans chaque parc. Et puis est revenue jusqu’à nous l’information que, aux Pijolins, une association voulait sa propre boîte. On s’est dit pourquoi ne pas l’intégrer dans un réseau de boîtes avec une certaine unité. »

En juin, une boîte est attendue dans le jardin des Prés-Fichaux, une autre dans celui de l’Archevêché, au parc paysager des Gibjoncs, à proximité du lac du Val-d’Auron – « peut-être au niveau de la plage » –, à proximité de l’école des Pijolins, ainsi que chemin des Communes, à Charlet, où l’association de quartier a aussi manifesté son appétence pour la lecture à partager. Car il s’agit bien de cela, de partage. Piocher un livre. Le dévorer. Pourquoi pas le reposer. Ou le passer à son voisin. Voire déposer un autre ouvrage. « Il n’y a pas de règle et il n’y aura pas de caméra de vidéoprotection au-dessus des boîtes pour imposer aux personnes de ramener le livre, reprend Frédéric Charpagne. La seule règle, finalement, c’est le partage, l’idée que le livre circule, vive. »

Pour étancher la soif de découvertes littéraires des Berruyers, la municipalité va abreuver son réseau avec 1.000 livres, achetés 1.000 euros à la bouquinerie associative du Moulon le Tourne-Livres. Pour une deuxième vie bien remplie de l’ouvrage.

« La ville réalisera le réassort concernant les boîtes des parcs, conclut Frédéric Charpagne. Dans les quartiers, les associations prendront le relais. »
Ces six boîtes à livres pourraient n’être qu’une première vague. Le dispositif sera présenté lors des prochains conseils de quartiers. 

Source: Le Berry Républicain