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Fière de ce cap qui sera bientôt franchi, la Ville de Lévis (Québec) marque le coup avec un concours où, d'ici le 15 avril, la personne qui louera le 50 000e ouvrage numérique remportera des chèques-cadeaux de librairies. Au bout du fil, la chef du Service des bibliothèques et des lettres à la Ville de Lévis, Suzanne Rochefort, note le chemin parcouru. De 10 245 livres numériques empruntés en 2014, le nombre est passé de 17 536 en 2015 à 18 107 en 2016. 

«Pour 2017, on s'attend à une plus grande augmentation, car on a beaucoup plus de titres disponibles», note-t-elle. 

Les ouvrages documentaires ont la cote, les livres de fiction aussi. Seuls les livres jeunesse tirent un peu la patte dans le domaine du sans-papier. 

Pour les enfants, c'est encore très papier. Mais pour les encyclopédies, c'est incroyable ce que le numérique a permis», ajoute Mme Rochefort.

Dans les 10 succursales de Lévis comme ailleurs, les prêts numériques ne sont qu'un exemple de la tendance aux changements pour les temples municipaux du livre.

«Les bibliothèques se sont ouvertes vers le monde», résume celle qui oeuvre depuis près d'un quart de siècle dans le domaine.

«Il y a 30 ans, une bibliothèque était l'endroit physique où on entreposait les livres et les prêtait. Maintenant, les bibliothèques sont hors les murs. On sort vers les gens avec une biblio mobile pour faire la promotion de la lecture, on a des tentes de lecture où on amène des livres», énumère Suzanne Rochefort.

Si le réseau lévisien est encore largement dominé par les documents papier avec 950 000 en 2016, les bibliothèques de Lévis offrent un coup de pouce à ceux qui voudraient prendre le virage.  Des «cliniques numériques» sont offertes pour les gens qui aimeraient bien lire sur la tablette, mais ne savent pas trop comment fonctionne le bidule.  Le bibliothécaire aux technologies, Éric Debroise, répond aux questions des gens en lien avec les services. Jusqu'à maintenant, 684 personnes ont participé aux 83 séances. «Il y a beaucoup de personnes de 50 ans et plus», note Mme Rochefort à propos de cette génération pour qui la connaissance des tablettes et des logiciels de lecture est moins innée que pour les plus jeunes. «On commence aussi à donner ces formations hors les murs. Dans les résidences de personnes âgées», ajoute-t-elle en soulignant qu'une dame de... 92 ans a suivi toutes les formations.

Pour les enfants, les bibliothèques de Lévis entendent aussi suivre la tendance vers la découverte des technologies avec des concours de programmation. «On s'est équipés de Littlebits et d'Ozobots», dit-elle à propos de ces jouets technologiques, sorte de petits robots qui permettent d'enseigner les rudiments de la programmation.

Source: Le Soleil