bibliothéque 24 sur 24

C’est le projet emblématique de l’université Paris-Saclay. A la fois bibliothèque géante et lieu de rencontres entre étudiants, chercheurs et start-up, le learning center, littéralement le « centre d’apprentissage », à la mode dans les pays anglo-saxons, doit s’implanter d’ici 2020 dans le quartier du Moulon en plein cœur du campus. Les maîtres d’œuvre viennent d’être désignés et les travaux du bâtiment de 10000 m2, implanté à cinq minutes à pied du futur arrêt de métro Orsay-Gif, doivent débuter l’année prochaine. Le learning center rassemblera sur un même site « le patrimoine scientifique et technologique de l’université Paris-Saclay », présente fièrement Julien Sempéré, le chef de projet. Le bâtiment mutualisera les ressources documentaires de l’école CentraleSupelec, de l’université Paris-Sud et de l’Ecole normale supérieure. Soit plusieurs millions de références numériques et papiers ! De nombreux espaces de travail seront aménagés, pour tous les goûts, « qu’on veuille travailler en groupe, seul, dans le bruit ou en silence », ajoute-t-il.

Cette bibliothèque du futur est chiffrée à 41 M€ et financée par l’Etat dans le cadre du programme d’investissements d’avenir. Elle offrira des services sur mesure. « Un étudiant pourra réserver une salle de travail en ligne, choisir à l’avance l’organisation des tables et des chaises, et demander qu’on lui mette des documents de côté, qu’il pourra ensuite récupérer dans un casier électronique », liste le chef de projet. Le learning center sera ouvert 24h/24 et sept jours sur sept. L’accès au bâtiment, à partir d’une certaine heure, sera automatisé. « C’est très utile pour les jeunes qui sont logés sur le campus et qui veulent travailler la nuit, sans forcément rester dans leur chambre de 7mètres carrés », estime Julien Sempéré.

Outre les 60000 étudiants et chercheurs du campus, les habitants du plateau de Saclay pourront aussi accéder au site. « Un forum et un auditorium accueilleront des rencontres, des expositions et des débats pour faire comprendre au grand public les enjeux de la recherche réalisée sur le plateau dans les domaines du nucléaire, de l’alimentation ou de l’énergie », conclut Julien Sempéré.

Source:  Le Parisien