mérule bibliothèque

«  Le mérule est là  », rappelle Jean-Claude Dissaux, en guise d’introduction à une proposition concernant la bibliothèque municipale – ou bibliothèque des fonds anciens –, lors du conseil municipal d’Aire-sur-la-Lys (Pas-de-Calais) , le 23 novembre. Résultat, «  il va falloir bouger tous ces ouvrages  », le temps d’assainir la pièce.

Le conseil municipal a donc voté l’autorisation de signer un partenariat avec la communauté d’agglomération du pays de Saint-Omer, pour l’appui scientifique de la démarche : une étude des conditions climatiques doit être effectuée, notamment pour diagnostiquer l’humidité et mettre en place toutes les mesures pour conserver, au mieux, les fonds. «  Nous avons aussi besoin d’aide pour le recensement et l’inventaire des ouvrages  », explique Jean-Claude Dissaux.

L’idée serait d’emmener les œuvres de la bibliothèque à la chapelle Saint-Jacques, au moins le temps des travaux. Le maire a donc sollicité l’évêque, l’église n’étant pas désacralisée. «  Il est d’accord, rapporte Jean-Claude Dissaux. Car le culte n’y est célébré que deux à trois fois par an.  »

La question suivante sera de savoir si on laisse les ouvrages là-bas ? Car le maire ne s’en cache pas : les rapporter à la bibliothèque municipale après les travaux occasionnerait deux déménagements. «  Mais si nous décidons de les laisser à la chapelle, nous aurons besoin de mobilier  », prévient-il. Pour lui, qui souhaiterait faire de la chapelle Saint-Jacques une « petite bibliothèque du Sénat  », «  la chapelle est belle, mais personne n’y va  ». Y installer durablement les fonds anciens permettrait de mettre le lieu en valeur.

Le conseil scientifique devrait aider à aiguiller le choix. Mais la décision sera prise par le conseil municipal. « En temps voulu  », précise le maire.

Source: La Voix du Nord