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L'Observatoire de l'économie du livre du ministère de la Culture publie "Le secteur du livre : chiffres clés 2016-2017". En quatre pages, ce document propose de très nombreux chiffres sur l'économie du livre. Il en ressort qu'en dépit des prophéties récurrentes sur la fin du livre, le secteur s'en tire plutôt bien, avec une grande majorité d'indicateurs orientés à la hausse. En revanche, les bibliothèques marquent le pas, même si les chiffres de l'activité se situent à un niveau élevé. Contrairement aux autres données du document, celles relatives aux bibliothèques concernent toutefois les années 2015-2016 et non pas 2016-2017.

La - relative - bonne santé du secteur se lit, par exemple, dans la production de livres imprimés, qui progresse de 2,2% en 2016 et de 4,5% en 2017, pour atteindre 81.263 titres de toute nature. Les taux de progression sont toutefois plus faibles pour ce qui concerne la production commercialisée (+1,5% et +0,2% et 68.199 nouveautés et nouvelles éditions). Le nombre de titres disponibles atteint ainsi 775.170 références en 2017 pour les livres imprimés et 248.530 pour les livres numériques.
Sur un plan commercial, les différents baromètres de ventes traduisent toutefois un certain tassement. Selon le panel de "Livres Hebdo", les ventes en volume ont progressé de 1,2% en 2015, de 0,1% en 2016, mais ont reculé de 1,5% l'an dernier. Le chiffre d'affaires des éditeurs reste toutefois orienté à la hausse grâce à la vente de 434,5 millions de livres (+4,1%), avec un CA total de 2,84 milliards d'euros en 2016 (+4,5%). Le résultat est toutefois sensiblement moins bon (+0,1%) si on retire les livres scolaires. Et les ventes de livres numériques des éditeurs ne suffisent pas à compenser, dans la mesure où elles ne représentent encore du 8,6% du chiffre d'affaires total.
Enfin - élément clé pour le secteur du livre -, il reste toujours des lecteurs. Selon une étude Ipsos pour le Centre national du livre (CNL), 89% des Français de 15 ans et plus déclarent, en 2017, avoir lu au moins un livre au cours des douze derniers mois, soit un taux identique à celui de 2015. Il est de même pour la proportion de grands lecteurs (vingt livres et plus), qui reste stable à 25%.

Source: Caisse des dépots