Sceaux Bac fleurs livres

A Sceaux (Hauts-de-Seine), il existe désormais des endroits auprès desquels on peut faire des cultures et se cultiver. Depuis une semaine, deux bacs Cultur3 sont installés sur la commune. Le principe se rapproche des potagers partagés mais va plus loin. La structure de bois ressemble à une bibliothèque basse. Des étagères permettent d’y installer des rangées de livres, et, à sa surface, un espace creux, remplit de terre accueille fleurs et aromates. Enfin chacune de ses façades peut devenir le support d’exposition d’une œuvre.

« L’objectif était de créer un bac qui appartienne aux habitants, dans lequel ils puissent cultiver des fleurs, mais aussi des légumes et des fruits, et qu’il y ait également une dimension culturelle et artistique », indique Florence Presson, maire adjointe à la transition énergétique et à l’économie circulaire. 

Les habitants intéressés par le projet se sont signalés auprès de la ville et ont pu présenter leur candidature d’adoption. Actuellement seulement deux bacs ont été installés. Leurs adoptants se sont engagés à les entretenir, à faire en sorte que l’espace de partage de livres ne soit jamais vide etc. Une vraie responsabilité qu’a endossée sans hésiter Cécile Flambard. Cette professeur de SVT est responsable du bac qui se trouve à l’angle de la rue Lacanal et du boulevard Colbert. Samedi dernier, pour étrenner la structure, elle a envoyé un mail à tous ses voisins, et pas moins d’une quarantaine de personnes a répondu à l’appel. « Pour l’inaugurer nous avions prévu quatre petites fleurs du jardin de mon voisin, annonce Cécile Flambard. Et dans les jours qui ont suivi les gens y ont planté des fleurs, une plante grasse et aussi deux plants de tomates. »

Une expérience qui prend déjà la forme d’une réussite. « Les gens se l’approprient, la terre est toujours arrosée, il n’y a pas de mégots ou de déchets dedans, et les livres circulent beaucoup », se réjouit la responsable du bac. Deux nouveaux bacs doivent être installés dans la ville avant la mi-juin. Les riverains peuvent également aller voir celui qui a pris ses quartiers au château de l’Amiral, transformé en lieu associatif par l’association La Belle Friche.

Source: Le Parisien