Surprise à la déchetterie ! Quelques Calaisiens attentifs ont remarqué qu’une cinquantaine de livres ont été déposés au beau milieu des déchets verts, ces derniers jours.

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Après enquête, il s’avère qu’ils appartenaient à la médiathèque municipale. Elle ne s’attendait pas à ça en allant se débarrasser de ses déchets verts dans l’une des déchetteries du Sevadec à Calais. «  Je me suis approchée de la benne pour balancer ce que j’avais à jeter, et là j’ai vu du rouge. C’est une couleur qui attire l’œil au milieu des arbustes coupés…  » explique Sylvie*. Elle décide alors de se pencher. «  Je savais que c’était interdit… Mais j’ai tendu le bras et j’ai récupéré deux livres  », ajoute-t-elle.

En observant d’un peu plus près les couvertures des deux bouquins pour enfants consacrés à Noël, en excellent état, elle découvre des étiquettes de la médiathèque municipale. «  J’étais choquée. Il y avait près d’une cinquantaine de livres abandonnés. C’est une incompréhension totale  », se lamente-t-elle.

Contacté par  La Voix  du  Nord, l’adjoint au maire à la culture Pascal Pestre s’est dit «  surpris  » et «  pas au courant  » de cette situation. Il a néanmoins prévenu la médiathèque, qui avoue sans détour avoir jeté ces livres. «  Lorsque l’on renouvelle nos collections, nous devons nous débarrasser de certains ouvrages. Nous ne pouvons pas avoir un stock illimité  », explique Caroline Deconinck, responsable politique documentaire.

Les livres jugés inutiles ou sans intérêt sont donc retirés. «  Près de 10 000 d’entre eux sont mis en vente lors de notre brocante annuelle (les 23 et 24 juin), et les autres, qui ne sont pas propices à la vente en fonction de leur âge, leur intérêt, leur état, finissent à la déchetterie pour être recyclés  », assure-t-elle. 

Du côté du Sevadec, on assure ne pas être au courant. «  Mais c’est quand même bête. Les livres finissent donc dans l’usine de biométhanisation, sont mélangés aux déchets verts et ça donne du compost ou de l’électricité. »

Problème, ces livres devraient tous être estampillés d’un tampon rouge « PILON », signifiant qu’ils sont bons à jeter. Mais Sylvie l’assure, ce n’est pas le cas sur les deux livres qu’elle a récupérés. «  Et puis ils sont en super-état, comme neuf, je ne comprends pas  », déplore-t-elle. Une enquête interne va vraisemblablement être menée à la médiathèque municipale pour en savoir plus.