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2017 a été une année "médiocre" pour l'édition française avec un chiffre d'affaires de 5,8 milliards d'euros (-2% par rapport à 2016), selon le classement annuel des éditeurs français publié vendredi par Livres Hebdo. "Le chiffre d'affaires cumulé des éditeurs classés baisse de 2% après avoir progressé de 3,7% l'année précédente grâce à l'impact de la réforme des programmes scolaires", constate l'hebdomadaire spécialisé. Cette baisse du chiffre d'affaires s'accompagne d'un recul sensible (-1,1%) du marché du livre. "Parmi les 104 groupes et maisons indépendantes classés, seulement 43 affichent une hausse de chiffre d'affaires en 2017, contre 69 un an plus tôt", relève Livres Hebdo. Le Syndicat national de l'édition (SNE) doit présenter les chiffres officiels de l'édition pour 2017 en marge de son assemblée générale prévue jeudi 28 juin.

Au niveau des éditeurs, la concentration se poursuit. Ainsi, l'année 2017 aura été marquée par acquisition de La Martinière (Le Seuil, L'Olivier...) par Média-Participation (Dargaud, Dupuis, Le Lombard...) devenu ainsi le troisième groupe éditorial français derrière Hachette Livre (branche édition du groupe Lagardère avec les marques Grasset, JC Lattès, Fayard, Stock, Calmann-Lévy...), et Editis (filiale de l'espagnol Planeta avec notamment les marques Julliard, Plon, Robert Laffont, Le Robert...).

À eux seuls, les dix leaders du secteur ont cumulé 88,9% du chiffre d'affaires total de l'édition, soit 5,1 milliards d'euros. 
Parmi les surprises du classement de Livres Hebdo on remarque le bond en avant du leader de l'édition juridique et fiscale, Lefebvre Sarrut (Dalloz) qui prend la 4e place du classement devant le groupe Madrigall (Gallimard, Flammarion, Casterman...). L'éditeur indépendant Michel Lafon fait également son entrée parmi les dix principaux éditeurs français.

"Après celle d'Actes Sud en 2015, cette irruption de Michel Lafon dans le club très fermé des dix principaux éditeurs de l'Hexagone souligne le parcours exemplaire de ces entreprises, pour la plupart familiales, qui se sont peu à peu imposées à côté des grands groupes comme les pôles d'équilibre de l'édition française", a commenté Fabrice Piault, rédacteur en chef de Livres Hebdo.

Source: Culturebox