INEP

Dans son rapport annuel "Regards sur les marchés de la communicationgraphique", l’Idep apporte des enseignements chiffrés sur les différents marchés de l’impression, et bien entendu du Livre. Sur la croissance du livre numérique, l’Idep se rapporte à l’étude du Centre National du Livre (CNL). Celle-ci indique que le livre numérique est en croissance, mais reste marginal. Le livre imprimé représente 95 % du marché en France.  L’Idep apporte plusieurs explications à ce manque d’engouement pour le livre numérique : le prix (un livre numérique coûte parfois plus cher qu’un livre de poche), les caractéristiques physiques du livre comme facteurs d’attachement (poids, odeur, etc.), et le manque de valeur ajoutée (édition numérique souvent semblable à la version papier).

À ce sujet, le président de Hachette Livre Arnaud Nourry expliquait il y a quelques mois, dans une interview accordée au média indien BusinessLine, que l’ebook n’est que « l’impression numérique d’un livre » et « qu’il n’est pas très intelligent en tant que produit ».

Pour le directeur du premier éditeur français, l’ebook n’apporte pas de valeur ajoutée et ne remplacera jamais le livre imprimé. Selon l’enquête du CNL, 67 % des lecteurs lisent exclusivement sur papier, tandis que 2 % lisent exclusivement sur support numérique. 

Il y a un marché où le livre imprimé est cependant menacé : celui des manuels scolaires. « Dans un contexte de contraintes budgétaires, le risque de substitution du manuel imprimé par des outils numériques est réel », indique l’Idep.  Si la part des ventes numériques dans les ventes scolaires demeure faible (2,2 % en 2017, d’après les données du SNE), elle enregistre néanmoins une hausse de 38 % par rapport à l’an dernierLa région Grand-Est, qui est la plus engagée en la matière, a adopté un plan "Lycée 4.0" visant à l’abandon des manuels imprimés pour les 355 établissements de la région d’ici 2020.

Source: Graphiline