pétition biblithèque universitaire montpellier

Le personnel de la bibliothèque interuniversitaire de Montpellier (BIU) et les représentants syndicaux ont adressé, lundi 21 janvier, une pétition aux présidences de l’université Paul-Valéry (UPV) et de l’université de Montpellier, qui cogèrent cette structure unique en France. Une semaine après son lancement, la pétition a récolté plus de 800 signatures. Les signataires alertent sur la "baisse constante de budget" de la BIU, qui accuse depuis 2015 un déficit "structurel" nécessitant le remplacement de 10 postes de titulaires par des CDD de 12 mois pour l’année 2019 Ils déplorent par ailleurs la décision d’une future commande d’audit à une société privée, pour un montant estimé à 50000 euros, fragilisant le budget de la BIU. "Les présidences des deux universités optent pour une politique de précarisation, voire de suppression de postes, tant que les recommandations de l’audit ne seront pas rendues", indique la pétition.
 
"Nous n’avons en aucune manière la volonté de pénaliser les salariés ou de faire disparaître des postes", se défend Maud Morlaàs, vice-présidente au conseil d’administration de l’UPV, qui insiste sur le caractère "transitoire" des mesures concernant les suspensions d’emplois. Elle précise que les deux établissements cofinanceront l’audit pour lequel une société devrait être définie d’ici mi-mars. En attendant, quatre postes administratifs sont gelés pour 2019. Deux d’entre eux ne seront pourvus qu’en septembre. La demande d’une intervention de l’Inspection générale des bibliothèques, en plus de l’expertise extérieure apportée par l’audit, visent à "renforcer l’argumentaire de l’établissement", notamment en matière de subventions étatiques, indique la vice-présidente à Livres Hebdo.

Autre point soulevé par la pétition : le reversement des frais de bibliothèque des étudiants boursiers. Trente-quatre euros devrait être accordés à la BIU pour chaque nouvelle inscription dans les deux universités, permettant un apport financier de l’ordre de 300000 euros, rien que sur le périmètre de l’UPV. Historiquement, "aucun des deux établissements n’a jamais effectué de reversements", confirme la vice-présidente qui accepte d’envisager un remboursement "progressif" de la totalité ou d’une partie des droits, en accord avec l’université de Montpellier. Malgré tout, pour elle, les solutions sont ailleurs et l’apport de la part des étudiants boursiers constitue "une des pistes mais qui ne changerait pas le déficit structurel".

Source: Livres Hebdo