Joël Dicker

Le Genevois Joël Dicker a été l'écrivain francophone le plus lu en 2018, suivi par le dernier lauréat du Goncourt Nicolas Mathieu et celui de 2013 Pierre Lemaître, selon le palmarès annuel L'Express, RTL et Tite Live, rendu public mercredi.Ce palmarès, dévoilé chaque année début février et basé sur des ventes en France (hors poches), compte au total 34 noms. Y figure cette année celui de l'ancien chef de l'État François Hollande (18e auteur le plus lu) qui a fait un tabac en librairie avec Les leçons du pouvoir, livre-bilan de son quinquennat qui doit sortir en édition de poche en avril.  La star de ce palmarès, célébré à l'hôtel Lutetia, est la romancière belge Amélie Nothomb (13e du classement), la seule auteure à avoir toujours figuré dans le palmarès annuel de L'Express. «Chaque année, je suis dans la liste», se félicite l'auteure des Prénoms épicènes

Jusqu'à son décès en décembre 2017, Jean d'Ormesson était également assuré d'être dans le palmarès. D'ailleurs, son nom y figure encore cette année, à deux reprises, pour Et moi, je vis toujours (7e) et Un hosanna sans fin (8e). L'ancien chef d'État-Major des Armées, le général Pierre de Villiers, deviendra-t-il également un habitué du palmarès? Présent dans le classement des auteurs les plus lus en 2017 avec son livre Servir, il est de retour dans le classement 2018 (à la 29e place) pour son nouveau livre, Qu'est-ce qu'un chef?.  Sans surprise, le palmarès compte les noms de lauréats de plusieurs grands prix littéraires de l'année écoulée dont ceux de Philippe Lançon (4e du classement pour Le lambeau) ou David Diop (23e avec Frère d'âme). On y trouve également la jeune auteure belge Adeline Dieudonné à la 16e place pour La vraie vie, son premier roman et les poids lourds de la littérature francophone comme Guillaume Musso (5e avec La jeune fille et la nuit) ou Marc Levy (10e avec Une fille comme elle).

Ravi de se trouver parmi cet aréopage, François Hollande a expliqué que ses tournées «dans les librairies de France» lui ont permis de découvrir «un public nouveau». Il raconte avoir connu une séance de dédicaces qui a duré sept heures. «Et j'ai senti, dès l'automne, monter le sentiment d'une distance entre les Français et le pouvoir», a glissé l'ancien président.

Source: LeTemps