Médiathèque hauts de seine ouverte dimanche

Et si, dimanche, alors que la météo annonce de la pluie, vous alliez vous réfugier à la médiathèque ? Dans les Hauts-de-Seine, c’est de plus en plus envisageable. Un tiers* des 36 communes du département ouvrent en effet leurs équipements le dimanche, soit 10 % des communes à en faire autant en France. Le 92 fait ainsi figure d’avant-garde dans l’ouverture dominicale des lieux de savoir, qui constituait l’une des préconisations du rapport remis il y a un an au Président de la République par l’écrivain Erik Orsenna. Selon les chiffres du rapport, il existe 16 500 espaces de lecture publique sur le territoire national, dont 7 700 bibliothèques, mais seulement 130 ouvertes au moins un dimanche sur deux. C’est désormais le cas à Clichy, dernier équipement des Hauts-de-Seine à avoir décidé de modifier, il y a un mois, les horaires de sa médiathèque Jean-d’Ormesson. Les habitués n’ont pas mis longtemps à prendre le pli. « Le dimanche, on a le temps, commente la mère d’une petite fille de 6 ans croisée sur place. Le samedi, il faut courir pour pouvoir rendre et venir choisir des livres. »

Dans la salle où sont rassemblés la grande majorité des quelque 71 000 ouvrages de la médiathèque de Clichy, on retrouve aussi l’espace dédié aux étudiants et visiteurs désireux de travailler en silence. « Ça manquait de ne pas pouvoir venir le dimanche », murmure un jeune homme. « Le samedi, j’ai des cours de langue étrangère, ce n’était pas facile, abonde Hajer, 14 ans. J’ai plus le temps le dimanche. »

Si Clichy est la dernière venue, c’est Issy-les-Moulineaux qui a été la première commune du département à ouvrir les portes de sa médiathèque le dimanche. C’était en 1994. « A l’époque, seule la bibliothèque publique d’information du centre Pompidou à Paris était ouverte tous les dimanches, explique Fabienne Liadzé, adjointe à la culture. André Santini a voulu faire la même chose, cela a tout de suite bien fonctionné. » Les trois médiathèques d’Issy-les-Moulineaux sont désormais ouvertes le dimanche toute la journée. Si cela représente un coût - environ 75 € par agent et par dimanche - la municipalité préfère parler « d’investissement au bénéfice de la population ».

Levallois et Antony ont emboîté le pas il y a dix ans. A Antony, il s’agit de la médiathèque Anne-Fontaine, qui accueille près de 600 personnes le dimanche après-midi. Tout comme Levallois, avec la médiathèque Eiffel, ouverte le dimanche de fin septembre à fin juin avec une affluence de 450 personnes en moyenne. L’équipement propose ainsi 44 heures d’ouverture hebdomadaire, contre 38 heures pour les bibliothèques municipales parisiennes selon le rapport Orsenna. En comparaison, Copenhague c’est 98 heures et New York, 88 heures.

A La Garenne-Colombes, la médiathèque est ouverte le dimanche de 10 heures à 13 heures depuis 2011 avec environ 300 lecteurs en moyenne. Les deux médiathèques de Boulogne-Billancourt sont, elles, ouvertes le dimanche après-midi. A Rueil-Malmaison, la médiathèque est accessible le dimanche depuis octobre 2017. « Le dimanche est d’ailleurs devenu le 3e meilleur jour de fréquentation après le samedi et le mercredi », relève-t-on en mairie.

D’autres villes des Hauts-de-Seine s’apprêtent désormais à modifier leurs horaires. À compter du 17 mars, la médiathèque François-Villon de Bourg-la-Reine ouvrira ses portes tous les dimanches après-midi en dehors des vacances scolaires. La ville de Sceaux compte ouvrir sa médiathèque le dimanche à la rentrée prochaine et Colombes prévoit une ouverture dominicale avant la fin de l’année. Montrouge y réfléchit également.

Source: Le Parisien