Fin shop

Justine Huart est médecin au CHU de Liège, et écrivaine. En octobre dernier, son roman « Ce qu’il reste de nous » est publié chez Noir édition, une maison d’édition spécialisée dans la littérature noire. Elle commande une petite centaine d’exemplaires du livre.

Mais « je n’ai reçu qu’une moitié du colis. J’ai donc tout de suite alerté mon éditeur, qui s’est renseigné auprès de la Poste française, puisque c’est un éditeur breton, qui a essayé de faire des recherches pour le colis manquant, donc de 45 exemplaires du roman. Les recherches ont alors montré que le colis avait été perdu au niveau du passage à la douane belge. On essaye donc de réclamer ce colis-là, mais on a dit qu’il était perdu ou introuvable. On n’a en tout cas jamais pu avoir de retour sur ce colis-là ».

Aucune nouvelle de ces livres pendant des mois, puis il y a quelques semaines, par hasard, elle tombe sur une annonce de Fin Shop, le magasin du SPF Finances chargée de vendre des biens meubles pour le compte de l’État belge, ce magasin qui met aux enchères les fameux 45 exemplaires perdus de son roman. Justine Huart est scandalisée, car, dit-elle, « il était tout de même assez facile de me retrouver ».

Ce sont des romans que j’ai écrits, donc c’est une propriété intellectuelle sur laquelle j’ai des droits. Mon éditeur l’a également imprimé et fabriqué, et ce sont des livres qui n’ont été achetés par personne, donc c’est une perte sèche pour mon éditeur. Ils ont été vendus sans donner ce à quoi l’éditeur avait droit, ni moi mes droits d’auteur. 

Source: RTBF