spectacle George Sand

"George Sand, une femme libre", création d'Yves Michel est  jouée au théâtre du Tremplin à Avignon  (7 rue du Bon Pasteur ), jusqu'au dimanche 28 juillet (jours pairs) à 17 h (pour reserver cliquez ici).  

"George Sand" est une pièce dans l’air du temps. La femme vit sa liberté sexuelle comme elle l’entend. Sans interdit ni préjugé. Cette création d’Yves Michel, mise en scène par Pascal Joumier, nous plonge dans un univers d’époque où la romancière jouée par Jacqueline Passemard, se plaît à raconter à son ex-amant, retrouvé 30 ans plus tard, Jules Sandeau, ses amours successifs. Dans un franc-parler, aussi sémillante que lorsqu’elle écrit, elle évoque ses relations avec Musset, Chopin, Marie Dorval et autres.

Jules, interprété par Christian Luciani, se veut conciliant au début mais les confidences de son ex finissent par le rendre jaloux. Dans ce combat « pour le destin des femmes  qui ont aussi du pouvoir », les réparties croustillantes ne sont pas rares.

Lorsque les deux amants se souviennent de leurs ébats amoureux Aurore (George Sand) lance «  Si tu veux tout savoir, je n’ai pas grimpé au plafond. Mais ça allait ! ».

Dans "Georges Sand une femme libre", il y a de la sensualité, une réalité d’aujourd’hui que toute femme peut s’approprier selon  le Midi Libre.

Lewis versus Alice

Au théatre de la Fabrica à 18h c'est un autre autre auteur qui est mis à l'houneur grâce à  la pièce musicale Lewis versus Alice écrite par Macha Makeïeff .  L’accent est mis sur son auteur, Lewis Carroll, sa vie, son œuvre, son univers, ses mondes. Dans des décors merveilleux, des costumes splendides, sur des musiques et chants où le lyrique s’allie à l’électro-gothique : une approche décoiffante, ébouriffante. Macha Makeïeff a conçu une scène encombrée comme un cabinet de curiosités. Avec au centre une bâtisse toute en ombre chinoise et transparence, où l’on monte à l’étage par l’escalier ou à l’échelle. De façon éparse, sont disposés fauteuils, chaises et canapés, une grande table, un piano, un harmonium, des animaux empaillées. Des bêtes anthropomorphes traversent constamment le plateau sous des lumières changeantes, deux miroirs sales, parfois habités d’un portrait, encadrent ce lieu étrange, des objets hétéroclites descendent et montent des cintres…  Nous sommes dans la tête de Lewis Carroll (1832-1898), pseudonyme de Charles Lutwidge Dogdson, romancier, essayiste, mathématicien photographe, fils de pasteur anglican et enseignant à Oxford. Drôle d’oiseau que ce Lewis Carroll, au carrefour des mathématiques et du nonsense britannique dont il est l’incarnation la plus achevée. Un paradoxe à lui tout seul, comme il aimait tant les manier. Toujours en quête de jeux entre signifiants et signifiés avec ses charades, devinettes et énigmes, les plus fameuses étant celles qui n’ont pas de solution.

Pour cette évocation de Lewis Carroll, plus que pour celle de son œuvre, Macha Makaïeff visualise un labyrinthe mental chatoyant et inquiétant, en se servant des créations de leur auteur. Des épisodes et personnages emblématiques de ses contes traversent la pièce : le chapelier fou, le lièvre de Mars et leur thé de non-anniversaire, le chat du Cheshire, le Snark, la chenille au narguilé, la reine et le roi de cœur…

Ponctué de musiques et chants étranges, dans un décor de fantaisie baroque, Lewis versus Alice évoque les spectacles féériques du théâtre victorien, avec ses effets spéciaux scéniques, ses tours de magie et projections lumineuses. L’art des peintres préraphaélites contemporains qu’affectionnait Lewis Carroll sont du voyage. L’on reconnaît avec délectation la berceuse chantée par la toute jeune Pamela Franklin dans Les Innocents de Jack Clayton, d’après Le Tour d’écrou de Henry James. Lewis versus Alice est un bonheur des sens à la gloire du nonsense. (Source: France Info culture).