bibliothèque écologie drôme

Le projet est porté par la communauté de communes Val de Drôme à Eurre. Elle se porte acquéreur d'un fond de 100 000 documents sur la nature et veut en faire une bibliothèque numérique et physique.  Le fond de documents vient d'un passionné d'Arles. Il avait 50 000 livres, et 50 000 parutions, thèses, journaux, sur l'écologie mais pas d'espace pour créer une bibliothèque. Il a contacté la Biovallée.  

Jean Serret, président de la communauté de communes Val de Drôme, et les élus, ont vu le potentiel : "on s'est rendu compte que des maîtres d'ouvrages, pour réaliser leurs études d'impacts avant chantier, avaient besoin de renseignements sur les végétaux, les animaux, les insectes, et que c'était difficile pour eux parce qu'ils devaient lire énormément de parutions. Donc on s'est dit qu'il y avait une vraie économie là."

Il s'agirait de numériser les ouvrages, permettre des recherches par mots clés, et vendre ces données. L'idée c'est aussi d'offrir un accès grand public aux documents et d'ouvrir une vraie bibliothèque, physique.  Mais que peut-on apprendre dans des documents vieux de deux siècles pour certains ? 

"C'est vrai que dans certains domaines, la connaissance a progressé" souligne Jean Serret, "mais par exemple, l'abeille maçonne a disparu en France en 1970 et elle est en train de revenir sur notre territoire, dans le Diois. Ces documents permettent d'avoir une culture sur plusieurs siècles, plusieurs années, d'espèces qui nous concernent maintenant." 

Le fond de documents est racheté 60 000 euros. Pour le reste, la communauté de communes cherche encore des financements : les élus sont allé défendre le projet au ministère de la culture et doivent rencontrer la Bibliothèque Nationale de France. 

Le projet n'est donc pas encore abouti, mais s'il se fait, la numérisation des documents prendra 2 ans. La bibliothèque physique, elle, est à horizon 5/10 ans. Des bibliothèques privées s'intéressent au projet du Val de Drôme et pourraient céder des documents. Les documents stockés pour l'instant dans un bâtiment de l'Ecosite d'Eurre.

Source: France Bleu Drôme Ardèche