prix roman FNAC

Le prix du roman Fnac 2019 a été attribué à Bérengère Cournut pour De pierre et d’os paru le 29 août au Tripode. Deux ans après Née contente à Oraibi se déroulant dans le monde des indiens hopis (Arizona), la romancière nous transporte ici chez les inuits. Une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme de sa famille. Uqsuralik se voit alors livrée à elle même et se découvre un monde intérieur. Pour ce roman emprunt d’écologie et de spiritualité, Bérengère Cournut a bénéficié d’une résidence d’écriture au sein des bibliothèques du Muséum national d’histoire naturelle.

"Mais si De pierre et d'os n'est pas seulement un livre bien informé digne de la collection « Terre humaine », c'est que l'écrivaine a clairement opté pour la fiction. Et plus encore que l'art de survivre, l'art de vivre spirituel concentre la dimension la plus littéraire de ce roman d'initiation" écrivait Véronique Rossignol dans son avant-critique parue le 31 mai dans Livres Hebdo.

La lauréate, qui figurait parmi une sélection finale de quatre titres, a été choisie par un jury de 400 librairies et 400 lecteurs adhérents Fnac.  Le 18e prix du roman Fnac sera remis par l’auteur américain Brett Easton Ellis vendredi 20 septembre lors de l’inauguration du salon Fnac Livres programmé du 20 au 22 septembre dans la halle des Blancs Manteaux à Paris.

Voici la réaction de son éditeur Le Tripode retranscripte dans Livres Hebdo:
"Au cours de ces dernières années, nous avons assisté à la lente genèse de De pierre et d’os. Nous avons suivi le cheminement qui a permis à Bérengère Cournut de passer d’une expérience personnelle à l’universalité d’un roman ancré dans le paysage arctique, à des années-lumière de notre quotidien. Sans jamais s’engager dans des généralités, restant au plus près de l’expérience sensible, cette œuvre réussit pourtant à nous questionner sur notre rapport au monde, aux autres, à la magie du vivant.  
Le texte, qui repose au sens fort du terme sur un dépaysement, nous l’avons vu trouver peu à peu sa respiration. Nous avons été fascinés par le processus de décantation au bout duquel Bérengère Cournut a donné aux images et aux sensations leur équilibre, par sa détermination à mettre chaque mot – simple mais si patiemment choisi – à sa juste place.
Sans doute parce qu’elle est autant poète que romancière, aussi humble qu’inspirée, Bérengère Cournut a construit un monde qu’elle ne cherche pas à nous imposer, simplement à nous offrir. Et c'est ainsi que le destin d’une femme inuit prend corps avec une intensité telle qu’il devient finalement nôtre. Nous connaissons pour partie les épreuves – de femme et d’écrivaine – que Bérengère a traversées avant d’arriver à une telle maturité. Merci à elle pour la confiance qu’elle nous a faite en nous confiant ce texte mûri pendant près de sept années."