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2019
20 juin 2019

Moins de 11000 € pour 2/3 des écrivains britanniques

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Soixante-sept pourcents des écrivains britanniques professionnels ont gagné moins de 10000 livres (11000 euros) en 2018 selon un sondage conduit par la Royal Society of Literature auprès de plus de 2000 auteurs et repéré par le Bookseller.  Le manque d’argent est cité par 68% des personnes interrogées comme un obstacle au début de leur carrière, juste devant le manque de temps (67%).
 
L’intitulé du sondage, "Une chambre à moi : ce dont les auteurs ont aujourd’hui besoin pour travailler" fait écho à l’essai de Virginia Woolf sur la condition des écrivaines, Une chambre à soi (Gonthier) paru il y a 90 ans. "La vaste majorité des auteurs ne gagnent pas la somme d’argent que Woof estimait nécessaire pour les écrivains : 500 livres par an [en 1929], soit l’équivalent d’un peu plus de 30000 livres en 2019 [environ 34000 euros]," indique le rapport.
 
En vérité, seulement 5% des auteurs d’outre-Manche ont réussi à dépasser ce seuil grâce à leurs écrits en 2018. Ce chiffre est "étonnamment bas" se lamente Lisa Appignanesi, directrice de la Royal Society of Literature, qui craint que les écrivains aient du mal à "se maintenir au long de leur vie professionnelle".

Plus surprenant que la précarité des auteurs, le rapport indique que les écrivains préfèrent le soutien des proches (65%) et le soutien émotionnel (60%) au soutien financier, qui recueille l’approbation de seulement 58% des répondants. Mais les hommes et femmes de lettres britanniques rejoignent surtout l’avis de Virginia Woolf, qui dans son essai pamphlétaire stipulait qu’avant tout, pour écrire, il faut une pièce à soi : 80% des auteurs interrogés s’accordent sur ce besoin fondamental. auteurs interrogés s’accordent sur ce besoin fondamental.

Source: Livres Hebdo

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18 juin 2019

Lecture de contenus numériques par 72% des Français

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Yoobox, la première application française de lecture en streaming, dévoile le 17 juin les résultats de son enquête sur les Français et la lecture numérique en 2019.

La première application française de lecture en streaming révèle le 17 juin les résultats du sondage qu’elle a mené en ligne auprès de 16000 Français majeurs.
 
Selon le sondage, il apparaît que 72% des Français interrogés lisent de plus en plus via de contenus (livres, presse) via des supports numériques. Les hommes sont en plus grand nombre (72%) que les femmes (68% ) à avoir affirmé qu’ils avaient l’impression de lire davantage en ligne en 2019 qu’avant.
 
Les habitudes de lectures ont également été étudiées par Yoobox. De manière générale, les résultats témoignent d’une envie pour les Français de lire pour se divertir (55%) plutôt que de lire pour apprendre ou comprendre un sujet particulier( 42%).
Interrogés sur les 3 acteurs les plus légitimes pour développer l’accès à des offres de contenus numériques, les sondés ont répondu "les éditeurs" à 57% ainsi que les opérateurs et fournisseurs d’accès à 58%. Les médias arrivent en troisième position avec 40%. 53% des personnes interrogées ne trouvent pas facilement les lectures qui les intéressent en librairie, bibliothèque ou dans les kiosques.
Le sondage révèle que 63% des participants pensent que l’accès aux livres numériques peut "sauver" la lecture. Ils sont 57% des Français à déclarer qu’ils trouvaient plus facilement les contenus qui les intéressaient grâce à la lecture numérique.
Source :Livres Hebdo
2 juin 2019

Hausse spectaculaire des ventes de livres en France au mois d'avril

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Les ventes de livres progressent de 8,5 % en euros courants en avril 2019, à un an d’intervalle selon le tableau de bord, paru dans  édition du 31 mai du périodique Livres HebdoBien que favorisée par le jeu des jours ouvrables et le niveau très bas d’activité en avril 2018, cette évolution n’en traduit pas moins un net rebond. La tendance annuelle se redresse, pour s’inscrire à - 2 %, soit - 2,8 % en volume, compte tenu de l’évolution de l’indice Insee des prix.

Tous produits confondus, l’activité commerciale s’est bien comportée elle aussi en avril, puisqu’elle progresse de 4 %. La hausse profite à tous les postes de consommation à l’exception de l’habillement. Sur le marché du livre, les grandes surfaces culturelles, à 10 %, devancent le commerce de proximité (7 % et 8 % pour le 1er niveau et le 2e niveau). Les hypers suivent de près à 6 % de progression. Sur les douze derniers mois, les évolutions gagnent environ un point sur tous les circuits et s’échelonnent de - 6,1 % pour les hypers à - 0,6 % pour les GSC.

 

19 mai 2019

Lauréate du prix Renaudot benjamins

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Du mercredi 15 au samedi 18 mai, la médiathèque et le réseau des bibliothèques du Pays loudunais organisaient le premier Festival du livre jeunesse. Cette manifestation regroupait la Fête du livre et le prix Renaudot des benjamins, une récompense instaurée comme le Renaudot des lycéens par l'association des Amis de Théophraste Renaudot, organisatrice de l'évènement. Pour ce 25 prix attribué à un auteur de littérature jeunesse, c'est Pauline Alphen pour son roman « La vraie vie de l'école » qui en est la lauréate. Le résultat a été proclamé vendredi après-midi à l'espace culturel, en présence des cinq auteures sélectionnées, devant les 280 élèves votants des 12 classes de CM1-CM2 du territoire. Marie-Claire Kling, présidente des Amis de Théophraste Renaudot, qui a remis le Renaudot des benjamins, a salué une réussite.

Franco-brésilienne, née à Rio de Janeiro, Pauline Alphen a passé sa vie entre la France et le Brésil. Elle a commencé à publier en 2004 et continue d'écrire aujourd'hui, entre autres, sa série « Les Éveilleurs ». Son roman « La vraie vie de l'école » raconte le parcours scolaire et les difficultés rencontrées par Ambre, 9 ans, qui est dyslexique. Le plus important à l'école, ce n'est pas ce qui se passe en classe, mais ce qui se passe à la récré. Le sujet de la dyslexie est traité avec amusement tout en restant juste et tendre. Des illustrations viennent agrémenter le roman.
Pour Pauline Alphen, « c'est super d'avoir ce prix, surtout quand ce sont les lecteurs qui vous choisissent ». Attachée au sens de la lecture, elle souligne « l'implication des jeunes ». Un vrai succès pour cette nouvelle formule du Festival du livre jeunesse.

Source: Centre Presse

13 mai 2019

Pas de gagnant pour le prestigieux prix de manuscrit australien

2018 vogel prize

Le prix le plus prestigieux d'Australie pour un manuscrit inédit, le Vogel Literary Award, a permis de lancer la carrière de Tim Winton et de Kate Grenville. Mais cette année, aucun  des livres en lice n'a décocroché la récompense de  20 000 $ et le contrat avec la maison d'edition  Allen & Unwin qui  va avec.

"Il s'agit d'un prix qui a littéralement lancé la carrière de plus d'une centaine d'auteurs", a déclaré Annette Barlow, éditeur de Allen & Unwin dans un communiqué. "Mais cette année, en 2019, il n'y a pas de gagnant et - bien que nous soyons déçus, bien sûr - je pense que la décision des jurés témoigne de leur respect pour le prix et de leur volonté de maintenir les excellents standards des manuscrits gagnants précédents,"  

 Le Vogel Literary Award  est un prix annuel décerné aux écrivains âgés de moins de 35 ans résidents australiens et leur manuscrit doit être une œuvre de fiction, d'histoire australienne ou une biographie. Le prix de l'année dernière a été attribué à Emily O'Grady, écrivain de 26 ans. Son premier livre, The Yellow House , est un récit effrayant de la violence et des possibilités de rédemption .

 

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14 février 2019

Lancement du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2019

prix unicef littérature jeunesse

En collaboration avec Le Livre de Poche, la Bibliothèque Nationale de France et le programme EnJeu[x], et avec le soutien d’Agnès Ledig et de Maxime Chattam, UNICEF France lance la 4e édition du Prix UNICEF de littérature jeunesse. Jusqu’au 15 septembre prochain, les enfants de 3 à 15 ans sont invités à élire leur livre préféré dans leur catégorie et les jeunes de 15 à 20 ans à s’exprimer en participant à un concours d’écriture. En cette année qui marque le 30e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, la thématique choisie pour le prix est « Héros et héroïnes du quotidien, petits et grands combats de société », pour mettre en avant les actions héroïques d’enfants et d’adolescents au quotidien. Des figures emblématiques historiques aux actions solidaires dans la vie de tous les jours, le Prix UNICEF de littérature jeunesse 2019 célèbrera des histoires d’enfants qui, par leur engagement personnel, sont devenus acteurs du changement dans la fiction ou la réalité.

Pour que les livres les plus plébiscités puissent être élus, UNICEF France propose à son réseau Villes amies des enfants et à l’ensemble des structures éducatives et culturelles du territoire d’engager les enfants et les jeunes de 3 à 15 ans à lire et à noter les livres sélectionnés en famille, dans leurs écoles, centre de loisirs, médiathèques et bibliothèques et ainsi rejoindre les 270 établissements déjà participants. Pour accompagner la lecture, des outils pédagogiques ont été réalisés avec l’aide du programme de recherche de l’Université d’Angers, EnJeu[x] (Enfance et Jeunesse), partenaire du Prix UNICEF de littérature jeunesse depuis la création du Prix. Ces outils sont disponibles en téléchargement gratuit sur le site myunicef.fr.

Dans le cadre du Prix UNICEF de littérature jeunesse, parrainé à nouveau par l'écrivain Maxime Chattam, les jeunes de 15-20 ans sont invités pour la seconde année à participer à un grand concours d’écriture dont la marraine sera l’écrivaine Agnès Ledig.L’année dernière, plus de 500 jeunes avaient participé au concours d’écriture pour partager leurs textes sur le déracinement et l’exil. Cette année, ces jeunes écrivains en herbe pourront de nouveau s’essayer à l’écriture (Poésie, slam, nouvelle, écriture collaborative…) mais cette fois-ci en lien avec la thématique « Héros et héroïnes du quotidien, petits et grands combats de société ». Avec leurs mots, leurs styles et leurs vécus, ces jeunes mettront à l’honneur les combats quotidiens ou exceptionnels des enfants. Les jeunes lauréats verront leur texte publié au Livre de Poche l’année prochaine, dans un recueil dont les bénéfices seront reversés à UNICEF.

« Que pourrait-on espérer d’un monde sans jeunesse ? Découvrir les livres préférés des enfants, lire les mots des adolescents, les encourager à la lecture, à s’exprimer, à écrire et faire part de leurs idées, c’est ce que me permet le Prix UNICEF de littérature jeunesse, dont je suis fier d’être le parrain depuis le début du projet », explique Maxime Chattam.

« Nous nous devons de donner la parole aux enfants quel que soit leur âge car leur rôle est déterminant dans la société et dans la marche du monde. En cela, l’écriture est un outil formidable pour s’emparer d’un sujet, y réfléchir et partager ses idées. Je suis très heureuse, en tant que marraine du concours d’écriture des 15-20 ans, de les accompagner dans cette prise de position sur ce thème passionnant des « héros du quotidien » à travers les textes qu’ils produiront », ajoute Agnès Ledig.

Source: UNICEF 

24 janvier 2019

Rumiko Takahashi sacrée Grand Prix d'Angoulême 2019

Rumiko Takahashi

Double révolution en Charente. Non seulement c'est une mangaka qui gagne, dans un festival qui commence tout juste à mettre l'accent sur le genre. C'est la deuxième fois que ça arrive, après le sacre - tardif - de Katsuhiro Otomo, l’auteur d’«Akira». C'est aussi la deuxième fois seulement qu'une femme est récompensée par ce prix prestigieux. Avant elle, seule Florence Cestac, dessinatrice du «Démon de Midi» et de «Filles des oiseaux», avait été distinguée, en l'an 2000. Une façon de répondre enfin à la polémique qui a agité l'événement il y a trois ans.

Née le 10 octobre 1957 à Niigata, Rumiko Takahashi s'intéresse très tôt à la bande dessinée. Lors de ses années universitaires, elle suit les cours du scénariste Kazuo Koike, auteur des séries mythiques «Crying Freeman» et «Lone Wolf and Club». Il lui dit: «Toi, tu deviendras pro.» L'année suivante, en 1978, elle entame la publication de «Urusei Yatsura» (Lamu) dans les pages de l'hebdomadaire «Sunday», qui raconte les aventures d’un jeune lycéen et d’une extraterrestre. Car contrairement à ses consœurs, Takahashi ne souhaite pas s'inscrire dans les codes des histoires romantiques du shojo, destinées à une cible féminine, et veut plutôt s'approprier le shonen (mangas pour jeunes garçons).  Dans les années 1980, elle crée ses œuvres les plus célèbres: «Maison Ikkoku» et «Ranma 1/2». Le premier, rebaptisé «Juliette je t'aime» dans sa version animée, suit les démêlées de Yusaku Godai (Hugo dans la série), étudiant raté qui tombe amoureux de Kyoko Otonashi (Juliette), la nouvelle concierge de la pension de famille où il vit. Quant au très populaire «Ranma 1/2», il porte sur un quiproquo totalement genderfluid, dans lequel le garçon Ranma Saotome se transforme en fille au contact de l'eau froide. Ajoutez à cela des variantes amoureuses, des combats d'arts martiaux, une galerie de personnages excentriques, et vous arrivez à 38 tomes et 407 épisodes pour la télévision.  Takahashi, qui a exploré plusieurs genres dont la science-fiction ou le tragique, excelle dans le registre de la comédie loufoque et romantique. Potache, mais pas potiche. Les filles du «Rumik World» sont en général intelligentes, combatives et indépendantes. Pour autant, ses personnages susciteront bien des émois, notamment chez la nouvelle génération d'auteurs de BD français. Riad Sattouf consacre quatre pages à sa passion pour Juliette de «Juliette je t'aime» dans le tome 4 de «L'Arabe du futur», tandis que Balak, auteur avec Bastien Vivès et Michaël Sanlaville de «Last Man», exprime régulièrement son admiration pour Rumiko Takahashi.

La plupart des mangas de cette discrète - elle ne donne que rarement des interviews - sont publiés en français chez Glénat. Mais au total, toutes séries confondues, Rumiko Takahashi a publié près de 200 tomes. On espère les voir bientôt tous publiés en France grâce à ce Grand Prix. De quoi peut-être dépasser son propre record. Avec 200 millions d'exemplaires écoulés, elle est la dessinatrice la plus lue au monde.

Source:  BiblioObs

4 mai 2018

Le prix Nobel de littérature en 2018 reporté d’un an

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Quand ils sont sortis de leur réunion hebdomadaire, jeudi soir, bras dessus, bras dessous, dans les rues du quartier de la vieille ville à Stockholm, les académiciens affichaient des mines réjouies. Les Suédois en ont donc conclu que le prix Nobel de littérature 2018, dont le sort était à l’ordre du jour de la rencontre, était sauvé. D’où la stupeur, vendredi matin, quand le communiqué de presse est tombé à 9 heures, annonçant que la récompense ne serait pas décernée cette année, mais reporté à l’année prochaine, et attribué en même temps que le prix 2019. Les académiciens expliquent leur décision par la « crise de confiance » traversée par l’institution et leur insuffisance numéraire. Depuis les démissions en série et l’éviction de la secrétaire perpétuelle, Sara Danius, les sages ne sont plus que dix sur dix-huit. Ils évoquent aussi le travail de reconstruction à mener, après ces mois de troubles – un « travail sur le long terme et en profondeur », souligne Anders Olsson, secrétaire perpétuel par intérim.

Ce n’est pas la première fois que le prix Nobel de littérature n’est pas décerné. Depuis 1901, il a été annulé à sept reprises : en 1914, 1918, 1935 et pendant la seconde guerre mondiale. Il a également été reporté cinq fois.

Mais le contexte est bien différent cette année, puisque c’est la légitimité même de l’académie suédoise qui est en cause et sa gestion d’une crise historique, qui a débuté en novembre 2017, en plein mouvement #metoo. Dix-huit femmes accusaient le mari d’une des académiciennes de viols et d’agressions sexuelles. Un Français, Jean-Claude Arnault, 71 ans, directeur d’un lieu d’expositions culturelles dans la capitale du royaume. Un audit, mené par un cabinet d’avocats, a depuis révélé que l’académie lui versait de généreuses subventions. Le parquet financier a ouvert une enquête.

La décision d’annuler l’attribution du prix Nobel de littérature semble donc logique. D’abord, parce que le travail de préparation, mené au sein du comité Nobel, formé d’un petit groupe d’académiciens, aurait déjà dû être bien avancé, pour un prix traditionnellement décerné fin octobre. Ce n’était pas le cas, alors que plusieurs des membres du comité Nobel ont quitté leur fauteuil. Maintenir la récompense présentait aussi des risques. Rien ne garantissait que le lauréat potentiel se déplace à Stockholm, pour venir y recevoir son prix des mains d’une institution à la réputation entachée. Il aurait même pu le refuser. Après l’esclandre causé par le chanteur Bob Dylan, lauréat 2016, aux abonnés absents lors de la cérémonie des Nobels, les académiciens ne pouvaient prendre ce risque.

Source: Le Monde

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