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26 décembre 2015

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Si vous voulez découvrir mes conseils de lecture , vous pouvez vous rendre sur le blog coups de coeur littéraires en cliquant sur l'image suivante:
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31 octobre 2026

Stimulation des inscriptions en bibliothèque par la gratuité

Le nombre d'inscrits en bibliothèque a franchi en 2026 le cap symbolique et inédit des sept millions. Un succès qui s'explique par le passage à la gratuité dans un nombre toujours plus important de villes, à commencer par les plus grandes. Les années se suivent et se ressemblent pour les bibliothèques et pourraient se traduire par la formule "toujours plus". Les chiffres issus du traditionnel arrêté déterminant le nombre d'usagers inscrits dans les bibliothèques accueillant du public pour le prêt, publié au Journal officiel du 30 octobre, indiquent pour 2026, non seulement une hausse pour la troisième année consécutive, mais également le franchissement du cap symbolique, jamais atteint par le passé, des 7 millions d'inscrits.

Le nombre d'usagers inscrits dans les bibliothèques publiques en 2026 s'établit à 7.094.806, soit une hausse de 2% en un an, moins spectaculaire néanmoins que le bond de plus de 11% enregistré de 2024 à 2025. Le nombre des inscrits dans les autres bibliothèques accueillant du public pour le prêt (bibliothèques associatives, d'entreprise, d'hôpital, de prison, etc.) s'élève en 2026 à 283.792 (+2%). Quant à celui des inscrits dans les bibliothèques universitaires, il suit une courbe inverse et passe sous la barre symbolique du million d'inscrits : 997.407 en 2026, soit une baisse de -2%, qui confirme la déprise observée l'an dernier (-1%).

Ces deux tendances peuvent s'expliquer, pour la baisse des inscrits en bibliothèques universitaires, par l'accès facilité à des documents scientifiques et historiques en ligne sur des plateformes publiques telles que HAL et Gallica, ou privées, à l'image de Cairn et Elsevier auxquelles les étudiants peuvent avoir accès grâce à leur université, et pour la hausse des inscrits en bibliothèques publiques, par la diversification des services offerts et la gratuité instaurée dans un nombre toujours plus important d'établissements. En 2025, plusieurs grandes collectivités sont ainsi passées à la gratuité pour leurs bibliothèques. C'est le cas de la métropole de Strasbourg, qui a basculé au 1er janvier dernier et où 12.558 personnes se sont inscrites dans les trente-quatre médiathèques au cours du seul mois de janvier, soit trois fois plus que lors du même mois en 2025. C'est encore le cas, depuis le 1er septembre, de Nîmes pour son réseau de cinq établissements, alors que la ville a chiffré ce "choix politique fort" à 76.400 euros de recettes abandonnées. 

Strasbourg et Nîmes rejoignent des villes comme Tours, Marseille et Rouen, qui ont choisi la gratuité récemment, mais aussi Lille, Le Havre ou Bordeaux, qui avaient fait ce choix il y a plus d'une décennie. La capitale aquitaine détient d'ailleurs depuis 2016 le record de France du taux d'inscrits rapporté au nombre d'habitants. En avril 2026, Bordeaux comptait plus de 73.000 inscrits dans ses dix bibliothèques, soit 27% de la population municipale, contre une moyenne nationale de 10%.

Le nombre d'usagers inscrits dans les bibliothèques accueillant du public pour le prêt déterminé chaque année par arrêté permet de calculer le montant de la part de la rémunération des auteurs et éditeurs au titre du prêt en bibliothèque à la charge de l'État, qui s'élèvera à 12 millions d'euros pour 2026. Ce montant à la charge de l'État est complété par une contribution assise sur le prix public de vente hors taxes des livres achetés, pour leurs bibliothèques de prêt, par les collectivités.

Source  : La Banque des territoires

30 octobre 2026

Augmentation du nombre d’illustrateurs britanniques perdant des œuvres au profit de GenAI, selon une enquête

Un nombre croissant d’illustrateurs  perdent du travail et des revenus au profit de l’IA générative (GenAI), selon une nouvelle enquête de l’Association des Illustrateurs (AOI), cette technologie « modifiant non seulement la quantité de travail reçue par les illustrateurs, mais aussi la manière dont les commandes sont structurées, valorisées et réalisées ». Selon le rapport, AI and the Future of Illustration, basé sur les réponses de 549 illustrateurs en 2026 et une enquête de 2025 auprès de 5 000 personnes, près de la moitié (46 %) ont déclaré avoir perdu du travail parce qu’un client avait choisi d’utiliser l’IA générative à la place, contre 32 % en 2025. Plus de la moitié ont déclaré que leurs revenus d’exposition avaient diminué au cours des 12 derniers mois, 22 % déclarant une baisse de plus de la moitié. Pendant ce temps, 62 % avaient reçu des images générées par l’IA dans des briefs ou des mood boards, tandis que 36 % avaient été invités à copier, affiner ou redessiner des images générées par l’IA. Près d’un tiers, soit 31 %, ont fait pression pour des frais plus bas et 27 % pour un délai de traitement plus rapide. Parmi les illustrateurs qui se considèrent sous-représentés ou marginalisés, 60 % ont déclaré avoir perdu leur travail à cause de l’IA, contre 36 % des autres répondants. Presque tous – 98 % – ont déclaré que les entreprises d’IA devraient avoir besoin d’une autorisation avant d’utiliser des illustrations protégées par le droit d’auteur pour la formation, tandis que le soutien à la rémunération, à la transparence et à l’étiquetage IA reste autour de 98 %.

Le rapport a noté : « L’IA n’est pas la seule raison. Les illustrateurs traversent également une économie difficile et une pression de longue date sur les budgets créatifs », ajoutant que, pour certains illustrateurs, les pertes financières sont « substantielles ». Parmi ceux qui savaient avoir perdu du travail à cause de l’IA et pouvaient lui attribuer une valeur, plus de la moitié estimaient des pertes de 2 500 £ ou plus au cours des 12 derniers mois. Quatre sur dix avaient perdu au moins 5 000 £, et près d’un sur quatre avait perdu 10 000 £ ou plus.

En ce qui concerne les commandes liées à l’édition de livres, le contenu généré par l’IA dans les mémoires s’est avéré « courant ». Elle a été rapportée par 69 % des répondants travaillant dans les couvertures de livres, 68 % dans les intérieurs de livres, 69 % dans l’édition éducative et 69 % dans l’éditorial. L’édition éducative s’est distinguée par des frais plus bas, rapportés par 42 %, et 44 % ont été invités à redessiner ou affiner les images générées. Les couvertures et intérieurs des livres présentaient des niveaux plus faibles de pression sur les frais et les délais de réponse, bien qu’environ quatre répondants sur dix dans chacun aient déclaré qu’on leur avait demandé de redessiner ou de raffiner des contenus générés par IA. Dans les livres pour enfants, 42 % ont rapporté que les clients utilisaient des images générées par IA au lieu de commander des illustrations et 59 % avaient rencontré du contenu généré dans des mémoires. « Cela ne signifie pas que l’illustration des enfants n’est pas affectée ou 'protégée' face aux changements liés à l’IA », a noté le rapport. « L’enquête suggère seulement qu’à ce stade, les changements dans la commission sont moins répandus dans plusieurs mesures que dans de nombreux autres domaines de l’illustration. »

Le rapport conclut : « L’IA remplace les commandes dans certains domaines, remodele les cahiers des charges et les honoraires dans d’autres, fait avancer les illustrateurs dans le processus créatif et affecte certains groupes plus fortement que d’autres. Cette enquête nous donne un point de référence pour suivre ces changements, identifier les zones de pression la plus forte, contester les mauvaises pratiques et tester les affirmations sur une IA responsable en fonction de l’expérience des illustrateurs en activité.

« Cela souligne aussi un point qui peut se perdre dans les discussions sur la technologie : l’illustration n’est pas simplement un résultat. Les idées, la recherche, le jugement, l’expérience et la voix créative individuelle derrière le travail ont également une valeur significative. »

La directrice générale de l’AOI, Rachel Hill, a déclaré à The Booksseller : « Il est extrêmement inquiétant de voir combien d’illustrateurs perdent déjà du travail et des revenus à cause de l’IA générative. Près de la moitié de ceux qui ont répondu à notre enquête déclarent avoir perdu leur emploi et, pour certains, l’impact sur leurs moyens de subsistance a été dévastateur.

« Les illustrateurs ne demandent pas un traitement de faveur. Ils veulent pouvoir gagner leur vie grâce à leur travail et avoir le contrôle sur la manière dont ce travail est utilisé. Nous continuons à défendre des protections plus strictes autour du droit d’auteur, du consentement et de la rémunération équitable, et nous avons besoin que le gouvernement, les clients et les entreprises technologiques prennent ces préoccupations au sérieux. Si nous voulons une industrie de l’illustration florissante à l’avenir, nous devons protéger les créateurs qui la rendront possible. »

Concernant l’écart du nombre de répondants en 2026 (549) par rapport à 2025 (5 000), un porte-parole a déclaré : « L’enquête de l’année dernière coïncidait avec la consultation du gouvernement sur l’IA et le droit d’auteur, ce qui, de manière compréhensible, a suscité une forte réaction de la part des illustrateurs inquiets de ce que les changements proposés pourraient signifier pour leur travail et leurs moyens de subsistance. L’enquête de cette année a eu lieu en dehors de cette période de consultation, donc nous n’avons pas eu le même appel immédiat à l’action qui a stimulé la participation. »

Néanmoins, ils ont déclaré : « Cela ne rend pas les conclusions de cette année moins préoccupantes. Nous avons encore eu des nouvelles d’environ 500 illustrateurs, et ce qu’ils nous disent sur l’impact de l’IA sur leur travail et leurs revenus est profondément préoccupant. Les problèmes n’ont pas disparu simplement parce que la consultation est terminée. » Le rapport complet peut être consulté ici.

Source : The Bookseller

29 octobre 2026

Lauréat du Grand Prix du Roman de l'Académie Française

M. Sébastien Lapaque a obtenu, au 3e tour de scrutin, 8 voix contre 7 voix à M. Yannick Haenel et 3 voix à Mme Marie Petitcuénot.  Ce qui signifie que l'Académie Française lui a décerné son Grand Prix du roman, d’un montant de 10 000 euros pour  son roman Le Rappel des oiseaux paru aux chez Actes Sud (pour en découvrir un extrait cliquez ici).

Selon Actes Sud, Avec "Le Rappel des oiseaux", Sébastien Lapaque brise la logique glacée de l’utile pour offrir une méditation sur l’espérance, l’amitié et la transfiguration d’une vie, signant une œuvre heureuse où la poésie du vivant nous arme face aux fractures de la modernité.

29 octobre 2026

Invention du livre lectophonique par Poétie

Nouvelle venue dans le paysage de l’édition jeunesse indépendante, Poétie est une maison créée par Fernando Goncalves. Avec le livre lectophonique, projet inédit protégé par un brevet, la jeune maison entend réinventer la lecture à voix haute pour les parents et les enfants.
«Le déclic qui a engendré ce projet est venu d’un moment de lecture avec mon fils. Nous adorions les livres CD, qui nous immergent pleinement dans l’histoire grâce à la musique, mais aussi ces instants de complicité où je lui lisais un livre à voix haute, avec nos blagues et nos habitudes. J’ai compris qu’il était frustré de devoir choisir entre les deux» raconte le jeune éditeur. Six ans plus tard, le livre lectophonique prend vie grâce au lancement d’une application et de deux premiers titres L’Arpenteur écrit par David Sire et Petit Son par Eva Dunkelmann. Implantée à Solliès-Toucas dans le Var, Poétie assure elle-même sa distribution. Après une première phase de test lancée en juin de cette année, le déploiement national de ses deux premiers titres&nbsp;est en cours. «&nbsp;<em>Je passe voir chaque librairie pour leur présenter le livre lectophonique. Et je commence à m'implanter petit à petit&nbsp;»</em> explique Fernando Goncalves. Son projet a déjà séduit une dizaine de librairies principalement implantées dans le sud de la France comme la Librairie Les trois brigands à Toulon ou la Librairie Arthaud à Grenoble. Le livre lectophonique est un album papier associé à une application mobile et gratuite. À partir de cette application, le lecteur ou la lectrice télécharge les données audios du livre choisi sur son téléphone. Ensuite, il lui suffit de le glisser au dos du livre dans une pochette en silicone prévue à cet effet et d’entamer sa lecture à voix haute. Le moteur analyse localement la voix (rythme, silences, intonations) ainsi que les mouvements appliqués au livre physique (le secouer, l'incliner) pour adapter dynamiquement les instruments de musique.

Selon que le rythme de la lecture se calme ou accélère, que la voix du narrateur ou de la narratrice se fait douce ou énergique, l’application adapte en conséquence l'orchestration&nbsp;: avec une lecture calme, les percussions disparaissent au profit des seules notes de piano. Au contraire, lorsque le lecteur ou la lectrice interprète un personnage énergique, la musique s'intensifie et les percussions et trompettes retentissent davantage. De plus, la musique réagit à certains mouvements&nbsp;: secouer, incliner, balancer ou déplacer le livre permet de susciter certains sons et instruments.

«Aucune intelligence artificielle n’a été utilisée pour le développement de ce projet», précise le fondateur. L’application a été développée en collaboration avec des spécialistes de l’IRIT, l’Institut de recherche en informatique de Toulouse avec l’Ircam, l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique. «Tout est fait par des humains. Tous les arrangements et compositions musicales ont été imaginés, composés et enregistrés par des musiciens, instrument par instrument» poursuit Fernando Goncalves À l’origine, L’Arpenteur était un livre CD écrit et composé par David Sire, paru en 2010. Album fétiche du fils de Fernando Goncalves, il a marqué le point de départ de la première collaboration de Poétie.

«Avec mon fils, nous adorions l’histoire et la musique de L’Arpenteur. J’ai contacté David Sire, qui a été emballé par le projet», raconte le fondateur.

Aux côtés de l’illustratrice Lucie Dessertine et du musicien Pierre Caillot, il a alors relevé un défi de l’adaptation et transformé une musique initialement figée en une bande-son évolutive et interactive pour le livre lectophonique.

Concernant Petit Son, il s'agit du premier album jeunesse écrit par Eva Dunkelmann. Proche de l’univers de la poésie, l’autrice s’est aventurée dans l’écriture pour enfant pour livre lectophonique.

«Avec Petit Son, il s’agissait de créations originales aussi bien sur l’écriture que sur la musique. Nous avons pu faire évoluer l’histoire en fonction de la technologie musicale».

Illustré par Loïc Ibarrola-Ibero, l’album retrace l’aventure d'une petite note de musique échappée d'un solfège, sur des musiques et des sons originaux composés par nClément Barbier et Valentin Marinelli.

Source : Livres Hebdo

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28 octobre 2026

Pas d’utilisation de l’intelligence artificielle pour écrire ​ ​ ​ ​Donde El algua trabaja par ​ ​David Silva Rojas

L'auteur péruvien David Silva Rojas a publié une déclaration sur ses réseaux sociaux quatre jours après la parution d'un article dans El Pais expliquant que son roman court, « Donde el  agua trabaja», contient 99 % de texte généré par une intelligence artificielle, selon Pangram, l'un des logiciels de détection de texte généré par machine les plus performants. L'ouvrage a reçu le premier Prix international Almadía Ventosa-Arrufat du roman court en juillet 2016. Après l'obtention de ce prix et sa publication, le lancement du livre était prévu vendredi dernier à Madrid, puis dans d'autres villes espagnoles, mais la maison d'édition a décidé d'annuler tous les événements. Il s'agirait d'un cas inédit dans le monde de la littérature hispanophone. 

L'auteur, qui signe le texte depuis Ica, au Pérou, déclare : « Je suis l'auteur de * Là où l'eau fonctionne*. J'ai conçu, écrit et révisé ce roman. Je n'ai utilisé aucun outil d'intelligence artificielle générative pour le créer, l'écrire ou le réviser. Ce roman est né de recherches sur les conditions de vie et de travail des personnes venues à Ica pour travailler dans le secteur agricole. En transcrivant les entretiens, j'ai commencé à écrire de courts fragments à la première personne, rassemblant dans une voix imaginaire les expériences et les sentiments que ces témoignages m'avaient inspirés. Au départ, je n'avais pas l'intention d'écrire un roman. Cette décision est venue plus tard. »

Selon Silva Rojas, lorsqu'elle a décidé de se lancer dans l'écriture d'un roman, elle a préparé un carnet où elle notait le début, le conflit principal et la fin qu'elle souhaitait imaginer. « J'y ai également consigné quelques lignes directrices qui me guideraient pendant l'écriture, comme par exemple, toujours conserver le point de vue de la protagoniste, utiliser un ton sobre et travailler le rythme par la répétition et le silence. Ce plan constituait l'ossature du roman, et non un schéma détaillé de tous ses chapitres. Au fur et à mesure que j'écrivais, j'intégrais des scènes, des personnages et des situations qui n'étaient pas prévus initialement, mais qui me permettaient d'approfondir l'histoire sans m'éloigner de son fil conducteur. Je n'avais pas besoin de noter chaque nouvelle idée dans le carnet. Plus tard, j'ai continué à retravailler la structure et le style manuscrit dans différentes versions de Word. »

Le prix remporté par le roman a été créé en novembre 2025 par la maison d'édition mexicaine Almadía et la fondation espagnole Ventosa Arrufat. Son règlement était explicite quant à l'utilisation de l'intelligence artificielle : « La participation au prix implique la déclaration expresse que l'œuvre n'a pas été écrite, en tout ou en partie, à l'aide d'outils d'intelligence artificielle. Toute indication ou suspicion de non-respect de cette disposition entraînera la disqualification de l'œuvre, quel que soit le stade du processus. » Le roman a été sélectionné parmi 2 204 manuscrits par un jury composé de l'écrivaine mexicaine Cristina Rivera Garza, de l'auteure argentine Selva Almada et de l'écrivaine équatorienne Mónica Ojeda.

Le roman a été publié à l'international il y a quelques jours et a reçu les éloges du jury, qui a notamment souligné « l'utilisation du silence » et la construction « d'un langage subtil, de phrases courtes comme le goutte-à-goutte des arroseurs dans les vignes, sans jamais céder à la tentation du pamphlet ou de la déclamation ». Publié en septembre, l'ouvrage devait être présenté à Madrid, Barcelone, Séville et Cadix avant que sa tournée ne soit suspendue. Contactée par EL PAÍS vendredi matin dernier, la maison d'édition Almadía s'est dite surprise par l'enquête et a affirmé n'avoir jamais soupçonné l'auteur à aucun moment du processus.

Cela s'est produit deux jours après que l'éditeur canadien Boréal a mis fin à sa relation avec l'écrivain Thélyson Orélien après avoir trouvé des preuves de l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le processus d'écriture de son roman C'était ça ou mourir, l'un des succès de la saison littéraire française, mais qui a finalement été exclu du prix Goncourt au milieu d'une controverse qui a également conduit l'auteur à reconnaître un plagiat antérieur.
David Silva Rojas explique qu'il rassemble toutes les informations afin de les transmettre aux éditions Almadía et de collaborer à l'étude annoncée. Il poursuit : « Je comprends que l'intelligence artificielle soulève d'importantes questions pour la littérature et pour les éditeurs. Cependant, je pense que les résultats d'un outil de détection, aussi élevés soient les pourcentages, ne doivent pas être considérés comme une preuve définitive du processus d'écriture d'une œuvre sans examen d'autres éléments. » Par conséquent, il juge important que l'étude soit menée avec rigueur et que ses conclusions soient étayées par des faits. Sa priorité est de collaborer avec l'éditeur et de fournir les documents qui permettront d'analyser le processus d'écriture.

Source  : El Pais

27 octobre 2026

Mobilisation du monde du livre face à la réduction des crédits alloués au développement de  la lecture

En 2026, le gouvernement a baissé ses aides aux métiers du livre et de la lecture de 25%. Le projet de loi de finances pour 2027 s’inscrit dans cette baisse historique, mettant en danger toutes celles et ceux - maisons d’édition, librairies, bibliothèques, associations, manifestations littéraires - qui œuvrent pour la diversité, l’accessibilité et la circulation des récits, sous toutes leurs formes.

Le plaidoyer pour le livre et la lecture rassemble plus de 50 organisations représentatives des différents métiers du secteur, réunies pour défendre une politique publique de soutien aux livres et à la lecture à la hauteur des enjeux de notre société : face aux risques qui pèsent sur l’esprit critique et la liberté d’expression, face aux dangers des écrans, à la dématérialisation des relations, face à l’isolement et à la détérioration de la santé mentale des jeunes générations, les livres et la lecture sont des leviers d’émancipation, créent des liens, des espoirs et des respirations.

Le Plaidoyer pour le livre et la lecture entre en campagne ce 27 octobre. Avec ses 50 organisations, ce sont des milliers de librairies, bibliothèques, associations, festivals, auteurs et autrices qui se mobilisent, au cœur des territoires, forts du soutien des lectrices et lecteurs et de toutes celles et ceux qui pensent que le livre et la lecture ne peuvent pas être sacrifiés sur l’autel de logiques comptables qu’il faudra ensuite rattraper.

26 octobre 2026

Opposition de la Guilde des auteurs à la réforme du droit d'auteur australien

La Guilde des auteurs participe à un mouvement international visant à empêcher le gouvernement australien d'adopter une loi modifiant le droit d'auteur afin d'autoriser les entreprises spécialisées en intelligence artificielle à utiliser les œuvres d'auteurs, sans licence, pour développer leurs modèles. Cette loi s'appliquerait aux auteurs du monde entier.

Le projet de loi autoriserait les entreprises d'IA à exploiter les travaux de tout auteur, à condition que ces travaux aient été menés sur le territoire australien, selon la Guilde. Surtout, ce texte permettrait de contourner les poursuites intentées par les auteurs contre ces entreprises et de les autoriser à transférer leurs opérations d'entraînement en Australie tout en continuant à déployer leurs modèles aux États-Unis.

Alors que le gouvernement australien prévoit de permettre aux détenteurs de droits d'auteur de refuser l'utilisation de leurs œuvres, la Guilde souligne que ces options de retrait sont difficiles à mettre en œuvre et « ne sauraient remplacer les licences d'adhésion au droit d'auteur qui permettent aux créateurs de contrôler qui peut utiliser leurs œuvres et à quelles fins ».

La Guilde demande aux créateurs de protester contre ce projet de loi en signant une déclaration publique le condamnant. Voici son texte :

« Le gouvernement australien ne doit pas légaliser le vol du travail des créateurs du monde entier sur son territoire. Notre travail ne doit être utilisé pour entraîner des modèles d'IA en Australie qu'avec notre autorisation explicite. »

Source : Publishers Weekly

26 octobre 2026

Toujours plus de gens dans les bibliothèques au Québec

Les bibliothèques du Québec peuvent compter sur un nombre toujours plus grand de visiteurs, avec quelque 25 millions d’entrées, en 2024, année pour laquelle les plus récentes statistiques sont disponibles. Cependant, précise l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), cela demeure largement inférieure à la période pré-COVID-19.

Dans une note d’informatiomn publiée la semaine dernière, on y apprend ainsi qu’entre 2023 et 2024, la fréquentation des bibliothèques publiques a augmenté de 5%. Comparativement à 2025-2019, on a malgré tout recensé 11% de visiteurs en moins, en 2024.

Le retard, par rapport à la période prépandémique, est également présent du côté du nombre d’ouvrages empruntés, même si l’écart est moins marqué: en 2024, les bibliothèques québécoises ont effectué pas moins de 52,3 millions de prêts, soit 100 000 de plus que l’année précédente. Mais en 2019, le nombre d’emprunts était plus élevé de 4%, précise l’ISQ.

Par ailleurs, si la quasi totalité de la population québécoise (96,7%) a accès à une bibliothèque publique, le réseau, lui, perd malgré tout des plumes.

Source  : Pieuvre

23 octobre 2026

Lancement d’une charte éthique sur l’IA par des auteurs des pays anglophones

La Society of Authors britannique, l’Authors Guild  américaine que des syndicats australiens, canadiens et néo-zélandais viennent ainsi de lancer officiellement la Charter of Ethical AI Use in the Creative Industries.  Cette nouvelle charte, qui peut également être signée par les éditeurs, les agents littéraires et les jurys de prix littéraires, s’appuie sur les dix principes directeurs de l’UNESCO pour une IA responsable. Elle a pour but, de combler le vide juridique laissé par les politiques actuelles en fixant des repères concrets pour l’industrie du livre. Ses objectifs sont multiples :

  • Protéger les créateurs humains face aux dérives et au non-respect du droit d’auteur reprochés aux géants de la tech,
  • encourager les bonnes pratiques en matière de gouvernance et de transparence éthiques
  • encadrer les usages dits « positifs », c’est-à-dire quand l’IA est employée de manière mesurée pour favoriser l’accessibilité, l’inclusion, la découvrabilité des œuvres ou élargir les opportunités.

Les représentants de ces 22 organisations saluent cette initiative collective jugée indispensable pour offrir aux professionnels de l’édition des balises solides face aux défis rapides posés par les technologies génératives.

Source  : Idboox

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