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Après un mois de juin où les ventes totales du secteur de l'édition ont augmenté de 11 % par rapport à l'année précédente , les ventes de juillet ont fait encore mieux, progressant de 14 % chez les quelque 1 416 éditeurs qui communiquent leurs résultats financiers au programme StatShot de l'AAP.
Les ventes de livres pour adultes et pour enfants/jeunes adultes ont toutes deux enregistré de bons résultats en juillet, notamment grâce aux ouvrages documentaires. Le segment des documentaires pour adultes, en difficulté jusqu'à présent, a connu une hausse de 23 % par rapport à l'année dernière, portée par le succès de * Regime Change* de Maggie Haberman et Jonathan Swan, qui s'est vendu à plus de 135 000 exemplaires en juillet, selon Circana BookScan. (Les ventes de documentaires pour adultes depuis le début de l'année restent toutefois en baisse de 0,2 %.) Le segment des documentaires pour enfants/jeunes adultes, encore modeste, a quant à lui enregistré une forte progression de 29,8 %.
Les ventes de romans pour adultes ont augmenté de 16,5 % en juillet, une fois de plus grâce à Theo of Golden, qui s'est vendu à plus de 208 000 exemplaires, et les ventes de romans pour enfants/jeunes adultes ont augmenté de 13,7 %.
Les ventes de livres documentaires pour adultes ont été tirées par les formats imprimés, avec une hausse de 28,6 % pour les livres reliés et de 27,4 % pour les livres de poche. Les ventes de livres audio numériques ont bondi de 15,6 % sur le mois, tandis que celles des livres numériques sont restées quasiment stables. Du côté de la fiction, les résultats sont presque identiques : les ventes de livres de poche ont progressé de 25,3 % et celles des livres reliés de 22 %. Les ventes de livres audio numériques ont augmenté de 14,9 %, mais celles des livres numériques ont reculé de 1,8 %.
Comme d'habitude, le format papier a dominé les ventes de littérature jeunesse. En fiction, les ventes de livres reliés ont progressé de 17,4 % et celles des livres de poche de 21,5 %. Les ventes de livres audio numériques ont reculé de 4,9 % et celles des livres numériques ont chuté de 16,5 %. Dans le secteur documentaire, les ventes de livres reliés et de livres de poche ont augmenté respectivement de 34,7 % et 47,8 %, tandis que les ventes de formats numériques ont légèrement diminué.
Le secteur de l'éducation a enregistré une hausse de 2,3 % de ses ventes en juillet, tandis que les presses universitaires ont connu une progression de 15,2 %. Les presses religieuses, qui avaient démarré l'année lentement, ont vu leurs ventes reculer de 4,3 % en juillet, mais affichent une croissance de 0,8 % depuis le début de l'année. Le secteur professionnel et universitaire a quant à lui enregistré une baisse de 2,9 % de ses ventes en juillet.
Au cours des sept premiers mois de l'année, les ventes de tous les éditeurs de rapports ont augmenté de 5,4 % par rapport à la période comparable de 2025.
Source : Publishers Weekly
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L'éditeur Grasset assure ne pas vouloir réagir face à "une campagne de haine", évoquant une possible jalousie après les accusations qui visent depuis lundi 21 septembre l'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien, soupçonné d'avoir utilisé l'intelligence artificielle pour C'était ça ou mourir, roman phare de la rentrée littéraire. Le livre a remporté lundi le prix littéraire de la chaîne de magasins culturels Fnac. L'ouvrage est en lice pour le prix Goncourt et le prix Femina. La polémique a éclaté lundi en fin de journée : un compte sur le réseau social X, comptabilisant 92 abonnés, affirme que le "phénomène de la rentrée littéraire" est rédigé "presque intégralement par une intelligence artificielle". Le compte a soumis plusieurs extraits du livre à un logiciel de détection d'IA, Pangram. Selon France Inter(Nouvelle fenêtre), qui a également analysé des extraits du texte via ce logiciel, le détecteur est formel et affirme qu'ils sont composés entre 95% et 100% par une IA.
Pangram est considéré comme l'un des détecteurs d'intelligence artificielle les plus fiables du marché. Sa fiabilité a été évaluée par une étude scientifique en juin dernier où 40 textes universitaires rédigés par des humains lui ont été soumis. Pangram les a considérés comme humains dans 100 % des cas. Ensuite, 40 textes générés à 100 % par ChatGPT lui ont été soumis. Pangram a identifié l'IA dans 39 cas, tout comme 40 bouts de phrases générés par l'IA ont également été passés au détecteur.
Interrogée par France Inter sur ces accusations, la présidente du jury Femina, l'écrivaine Brigitte Giraud, assure trouver ce roman "remarquable" et affirme que "tant que la preuve n'est pas rigoureusement établie qu'il serait écrit avec l'aide de l'IA", elle n'a "pas de commentaire à apporter".
Source : France Info Culture
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Dans un communiqué de presse publié aujourd'hui, on apprend que l'Alliance de la presse d'information générale, le Syndicat national de l'édition (SNE) et plusieurs éditeurs de presse et du livre ont assigné les opérateurs Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR devant le tribunal judiciaire de Paris. Ils demandent le blocage du site Bookys, qui propose depuis des années en téléchargement gratuit et sans autorisation des milliers d'articles de presse et d'oeuvres littéraires, au mépris des droits des auteurs et des éditeurs.
Le site se présente comme une plateforme de téléchargement de journaux, magazines, romans et bandes dessinées. Il ne comporte aucune mention légale identifiant ses responsables. Une mise en demeure adressée en juin dernier étant restée sans réponse, les éditeurs demandent au tribunal d'ordonner le blocage du site. L'Alliance avait déjà obtenu, en mai 2025, le blocage du site pirate Newsday.fr dans des conditions similaires, tout comme le SNE pour les sites contrefaisants Z-library en août 2022 et Japscan en juillet 2025.
En parallèle, l'Alliance comme le SNE, étudient avec l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel et du numérique, la possibilité d’actionner la procédure de blocage complémentaire des sites miroirs. Cette procédure Arcom permettra ainsi de faire tomber rapidement toute réapparition du site Bookys une fois la première décision de blocage obtenue du juge.
Le salon des éditeurs indépendants de Nouvelle-Aquitaine a ouvert ses portes vendredi à la Maison des écritures située au cœur du parc Franck-Delmas de La Rochelle. Les professionnels venus pour tenir un stand racontent les difficultés économiques qu'ils rencontrent cette année. On sait que les métiers du livre traversent une période compliquée sur le plan économique. Le nombre de lecteurs est en baisse. Et le pouvoir d'achat diminue. Cela force les bibliophiles à faire des arbitrages : renoncer à l'achat d'un livre pour réussir à faire le plein. Résultat les ventes de livres sont en chute libre. Cela pénalise les librairies et les éditeurs aussi, en particulier les maisons d'édition indépendantes. En Nouvelle-Aquitaine, il y en a plus de 200. Une dizaine d'entre elles se sont réunies ce week-end à La Rochelle à l'occasion d'un salon organisé à la maison des écritures, au cœur du parc Franck-Delmas.
Des couvertures rouges et grises sont alignées sur le stand de Bérangère Pont. Elle a fondé sa maison d'édition il y a 13 ans, à Bordeaux. Et cette année est difficile. Son chiffre d'affaires a baissé de 20% par rapport à l'an dernier.
"On a une chute des mises en place en librairie, et les retours de livres invendus sont beaucoup plus nombreux, forcément ça se répercute sur nos finances. Moi je n'en vis pas." confie-t-elle. Tout ce qu'elle gagne sert à payer les auteurs, l'imprimeur et le distributeur. Et chaque week-end, Bérangère se rend sur des petits salons comme celui-ci à La Rochelle.
C'est la troisième édition cette année. L'événement est organisé par Chloé Lasserre, coordinatrice de l'association des éditeurs de Nouvelle-Aquitaine. Elle rappelle combien acheter un livre à une maison d'édition indépendante, permet de soutenir des acteurs culturels indispensables : "Cela apporte beaucoup de diversité, une littérature différente de ce que l'on voit partout, peut-être plus audacieuse dans les thématiques qui sont choisies". Elle rappelle : acheter un livre sur un salon permet à l'éditeur indépendant de gagner un peu plus d'argent, puisqu'il ne doit pas verser de commission au distributeur.
Source : Ici La Rochelle
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C’est un nouvel épisode dans le bras de fer qui oppose Amazon et les autres acteurs de la vente de livre. Accusé par ces derniers de «contourner» la loi Darcos, qui impose 3 euros de frais de port sur les commandes d’ouvrages neufs inférieures à 35 euros, le géant de l’e-commerce lâche du lest. «Nous avons décidé, pour les livres neufs, de concentrer la remise de 5% et la livraison gratuite sur les points de retrait en comptoir et accueils de magasin – et d’exclure les casiers automatiques», annonce un porte-parole français du géant américain au Figaro. Notre priorité reste la même : soutenir la lecture et l’accès aux livres partout en France – et nous espérons que cette initiative permettra de recentrer le débat sur l’essentiel».
Adoptée en 2023, la loi «visant à conforter l’économie du livre et à renforcer l’équité et la confiance entre ses acteurs», devait atténuer les distorsions de concurrence entre les plateformes comme Amazon, capables de proposer des livraisons à 1 centime d’euro.
Alors que toutes les études attestent une baisse préoccupante de la lecture, notamment chez les jeunes, et une fragilisation économique des librairies indépendantes, la nouvelle est évidemment d’importance. Amazon pourra continuer d’effectuer des livraisons gratuites, mais dans les conditions prévues par la loi : il faudra que celles-ci aient lieu en magasin, au comptoir des points de retrait, dans un encadrement qui vend aussi des livres. Reste à savoir quels seront exactement les points de retrait retenus par Amazon… pour ensuite vérifier qu’ils sont bien conformes à la législation.
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Les temps sont durs pour les librairies indépendantes. Pour la première fois, le nombre de fermetures de librairies a dépassé celui des ouvertures, selon les chiffres du Centre national du livre, publiés le 4 juin. Dans ce contexte mouvant, deux librairies indépendantes ont décidé de se rassembler à Rouen : la librairie généraliste L’Armitière et la librairie spécialisée dans la bande dessinée Au Grand Nulle Part. Les deux structures l’ont annoncé sur leurs réseaux sociaux.
«Depuis 20 ans, L’Armitière et Au Grand Nulle Part ont toujours travaillé ensemble. Au sein de l’association Libraires à Rouen, dans les festivals, en étant fournisseurs ensemble des collectivités locales et des bibliothèques», indique L’Armitière. «Ce qui nous lie, c’est notre conception du métier de libraire indépendant, notre amour pour les textes et les illustrations des autrices et des auteurs, notre goût pour le partage avec nos clients.»
À partir du 21 septembre, la librairie spécialisée Au Grand Nulle Part quittera donc la rue du Général-Leclerc et installera ses bandes dessinées, comics et mangas dans les locaux de L’Armitière, rue Jeanne-d’Arc. «Après 24 ans, la librairie Au Grand Nulle Part s’apprête à vivre une nouvelle étape de son histoire», indique la structure. L’équipe rejoindra elle aussi ses nouveaux locaux. Les deux librairies voient dans cette opération «un pari gagnant sur l’avenir».
Pour «inventer la librairie des 20 prochaines années», la plus grande librairie indépendante de Rouen s’agrandit. Le déménagement des rayons a déjà commencé. En plus d’une offre qui devrait s’enrichir, L'Armitière souhaite devenir un véritable «lieu de vie». «Un café viendra enrichir votre expérience, pour accueillir des rencontres avec des auteurs, des bookclubs, des lectures et de nombreux ateliers», avait annoncé la structure en avril dernier.
La librairie souhaite également accorder «une place toute particulière à la jeunesse». «Parce que la lecture des enfants, des adolescents et des jeunes adultes est aujourd’hui un enjeu majeur pour tous les acteurs du livre et de la culture, nous avons souhaité aller plus loin», explique-t-elle.
Source : La Gazette France
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A proximité des rives du Pô, la cité piémontaise s'est dotée d'un nouvel équipement de 20 000 m² qui ouvrira ses portes au public au mois de décembre prochain.
En 2022, la ville de Turin lançait un projet de construction de nouvelle bibliothèque centrale. Quatre ans plus tard, le bâtiment est sorti de terre et s'apprête à recevoir ses premiers visiteurs dans quelques semaines. La Biblioteca Civica Torino Esposizioni sera officiellement inaugurée au mois de décembre prochain au cœur du parc Valentino de la cité piémontaise à proximité des rives du Pô.
Sur une superficie de 20 000 m², le nouvel équipement est bâti sur un terrain naguère occupé par un parc d'exposition. Il s’inspire "du modèle des bibliothèques publiques européennes modernes" explique la municipalité. Surnommée Vale, la bibliothèque assurera les missions traditionnelles de conservation et de communication de documents mais ses concepteurs ont vu les choses en grand avec la salle Nervi présentée comme "la plus grande salle de lecture d'Europe" par le quotidien Corriere della serra.
Des laboratoires, des espaces de fabrication, des salles d’exposition, un café et une librairie, ainsi que plus de 2 300 m² de nouveaux jardins.
Source : Archimag
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HarperCollins UK fait don de 21 000 £ à des librairies indépendantes à travers le Royaume-Uni après que 21 de ses auteurs et illustrateurs ont nominé des magasins qui ont soutenu leur travail.
Dans le cadre de l'Année nationale de la lecture, la maison d'édition a lancé l'initiative « La librairie que je voudrais remercier », chaque librairie indépendante nominée recevant 1 000 £. Parmi les participants figurent Tracy Chevalier, Alexander Armstrong, Hannah Gold et Imani Thompson .
Les librairies peuvent utiliser les fonds selon leurs besoins, notamment pour des événements, des présentations, le réapprovisionnement de leurs stocks ou des actions de promotion auprès de nouveaux lecteurs. HarperCollins a demandé à ses auteurs de nommer les librairies qui avaient contribué à la diffusion de leurs ouvrages grâce à des recommandations en magasin, des événements, des éditions spéciales et des vitrines attrayantes.
Tom Dunstan , directeur des ventes du groupe HarperCollins UK, a déclaré : « Les librairies indépendantes prennent des risques avec les livres, tissent des liens avec les lecteurs et défendent les auteurs d’une manière unique. L’initiative « Librairie que je tiens à remercier » est la façon dont HarperCollins leur témoigne notre reconnaissance et notre appréciation, et quel meilleur moment pour le faire que pendant l’Année nationale de la lecture ? »
Chevalier a nominé Funny Weather à Kentish Town, dans le nord de Londres, qui a ouvert ses portes peu avant Noël 2025. Elle a déclaré : « Je les trouvais à la fois audacieux et fous, car il n'y a pas d'autres magasins à proximité et peu de passage. J'étais ravie de me tromper ! À chaque fois que j'y vais, c'est plein de gens qui feuillettent des livres et boivent un café. »
Armstrong a choisi la librairie The Accidental Bookshop à Alnwick, affirmant que les librairies indépendantes étaient animées par « la passion, l'expertise et un don presque surnaturel pour mettre le livre idéal entre les mains du lecteur idéal ». Thompson a recommandé Afrori Books à Brighton, qu'elle a décrite comme « un havre pour les auteurs noirs », tandis que Parks a choisi Drake's the Bookshop à Stockton-on-Tees.
Ed Franklin, de Funny Weather, a déclaré que la librairie était « extrêmement reconnaissante » de cette subvention. La librairie Accidental Bookshop a indiqué qu'elle prévoyait d'utiliser une partie de cette somme pour un projet intergénérationnel d'heures du conte reliant une école locale et une maison de retraite, notamment en fournissant une bibliothèque de livres pour enfants à cette dernière.
Source : The Bookseller
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La gratuité du réseau des bibliothèques de Nîmes attire de nouveaux usagers. Selon les derniers chiffres communiqués par la municipalité, près de 1 000 inscriptions ont été enregistrées depuis la rentrée, soit trois fois plus qu’en 2025 et neuf fois plus qu’en 2024 à la même période.
Sans condition de résidence, la gratuité de l’adhésion aux cinq bibliothèques nîmoises s’intègre dans une politique culturelle globale. Jusqu’ici, le tarif variait selon le quotient familial et constituait une recette de 76 400 euros. En 2025, le réseau comptait 11 365 inscrits et enregistrait plus de 530 000 visites par an.
Par ailleurs, cette année, tous les élèves de CP vont recevoir d’office leur carte d’inscription "Ma première carte de bibliothèque". Une opération qui concerne près de 1 700 enfants.
Avec cette hausse des inscriptions, la question des moyens d’accueil se pose. Denis Lanoy, adjoint à la culture de Nîmes, a déclaré que 26 postes sont actuellement vacants au sein du réseau, qui compte environ 130 agents. La municipalité assure travailler au recrutement pour combler ce manque d’effectifs.
Source : Archimag