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26 décembre 2015

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Si vous voulez découvrir mes conseils de lecture , vous pouvez vous rendre sur le blog coups de coeur littéraires en cliquant sur l'image suivante:
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31 juillet 2026

Hommage rendu à un libraire hongkongais défunt pour sa "résistance" contre la Chine à Taïwan

Les autorités de Taïwan ont rendu hommage à Lam Wing-kee, un libraire de Hong Kong réfugié dans l'île, décédé début juillet, pour sa "résistance" contre le régime communiste chinois, lors d’une cérémonie commémorative vendredi. Lam Wing-kee, 70 ans, est décédé à Taïpei le 2 juillet après un combat contre le cancer.

La vie de Lam était "une histoire de lutte, de résistance et de défiance contre le Parti communiste chinois", a déclaré le Premier ministre taiwanais Cho Jung-tai devant une centaine de personnes réunies dans une église presbytérienne de Taïpei, dont plusieurs hauts responsables du régime.

"Une dictature peut bien fermer les portes de la librairie (de Lam), elle ne pourra jamais enfermer son âme éprise de liberté", a affirmé M. Cho après avoir remis à titre posthume une décoration au libraire, reçue par son fils.

"Bien que (M. Lam) soit voûté, il était toujours droit pour défendre la liberté", a déclaré Tseng Chien-yuan, directeur exécutif de Citizen Congress Watch, un groupe de la société civile basé à Taïpei.

M. Lam était l'un des cinq libraires de Hong Kong "disparus" fin 2015 après avoir vendu des ouvrages critiques envers Pékin. Ils avaient été emprisonnés en Chine où ils avaient été contraints à des "aveux" télévisés. Leur disparition avait été vivement condamnée par la communauté internationale.

Autorisé à revenir à Hong Kong en 2016, il avait à nouveau bravé les autorités chinoises en tenant une conférence de presse pour dénoncer son enlèvement et sa détention.

En 2019, M. Lam avait fui à Taïwan après que Hong Kong eut annoncé un projet de loi permettant les extraditions vers la Chine, une mesure qui avait déclenché des mois de gigantesques manifestations pro-démocratie.

M. Lam avait rouvert une librairie, Causeway Bay Books, à Taïpei en 2020 et exhortait fréquemment la population à protéger le système démocratique de l’île.

Les relations entre Taïwan et Pékin sont glaciales, Pékin menaçant régulièrement d'annexer l'île, qu'elle revendique.

Source : La Provence

30 juillet 2026

LivreConnect : le réseau social de l’édition et du livre lancement en approche

Le monde du livre s’apprête à accueillir un nouvel acteur. Portée par Jean-Charles Caplier, actuel directeur commercial chez Dilisco, la plateforme LivreConnect vient officiellement de lancer sa phase de rodage. Son ambition : fluidifier les échanges entre tous les maillons de la chaîne littéraire en plaçant la technologie au service de la création. C’est le moment de l’observation et des premiers ajustements. Jusqu’à la mi-septembre, LivreConnect entre dans une phase de pré-lancement. Cette période stratégique permet à la plateforme de tester ses fonctionnalités à l’échelle, d’ajuster son interface et de fédérer sa communauté initiale avant le grand déploiement de la rentrée.

Pour l’heure il y a déjà plus de 8000 adhérents, 350 structures, 28 métiers représentés. LivreConnect se veut un outil ultra-fonctionnel et sectoriel, avec des services adaptés à chaque profil.

Pour les auteurs, ce sera un canal pour soumettre ses manuscrits à des éditeurs partenaires. Ils obtiendront des retours structurés et trouveront des professionnels indépendants (correcteurs, illustrateurs, traducteurs).

Pour les éditeurs, c’est un espace centralisé pour gérer les flux de soumissions et un outil de recommandation pour repérer de nouveaux talents.

Les libraires ne sont pas oubliés. La plateforme propose des dispositifs pour découvrir de nouvelles plumes et planifier facilement des rencontres ou dédicaces.

Les bibliothécaires auront accès aux catalogues des éditeurs avant parution. Il pourront également organiser des clubs de lecture et médiation littéraire. Le portail proposera aussi des formations continues et des ressources pédagogiques

Le réseau fait aussi, la part belle aux lecteurs en leur offrant des espaces pour partager des critiques, échanger des recommandations et animer des clubs de lecture. Les plus engagés pourront même s’adonner à la bêta-lecture pour découvrir des manuscrits en avant-première, ou encore participer à des événements exclusifs pour rencontrer leurs auteurs préférés.
L’innovation technologique occupe une place notable dans le projet de LivreConnect. Développée par la société CAPARO, la plateforme intègre l’assistant Volt’R. Cet outil est conçu pour la pré-analyse des manuscrits, la génération de contenus et le conseil métier. De plus, le site prévoit d’utiliser les technologies d’Anthropic pour permettre aux libraires d’identifier instantanément un ouvrage à partir d’une simple photo de sa couverture. Avec ce positionnement à la croisée du réseau professionnel, de la communauté de lecteurs et de l’innovation, LivreConnect pourrait bien bousculer les habitudes du secteur dès l’automne.

Source  : Idboox

29 juillet 2026

Compensation de l'atonie du marché français par le poche et l'international pour Hachette

Lagardère Publishing, la branche édition du groupe Lagardère dont fait parti Hachette Livre, signe un premier semestre 2026 en demi-teinte avec un chiffre d'affaires en repli de 0,4 % en données publiées, à 1 343 M€, mais solide en base comparable, avec une progression de + 1,3 %. L'écart s'explique par un effet de change net défavorable de 38 M€, lié à la dépréciation du dollar et de la livre sterling, partiellement compensé par un effet de périmètre positif de 15 M€ lié à l'intégration de 999 Games, une société néerlandaise de jeux de société acquise en 2025.

En France, l'activité recule de 1,6 % et le segment Illustré, qui avait bénéficié en 2025 du succès de Lakestone 2 de Sarah Rivens et du phénomène Stitch, ainsi que le marché du Tourisme, sont en net repli, dans un marché globalement plus défavorable. La Littérature est portée au sein du groupe par Calmann-Lévy, grâce  au dernier, et le tome final de la saga de Pierre Lemaitre Les Belles Promesses, tandis que Le Livre de Poche progresse grâce à Valérie Perrin (Tata) et Philippe Collin (Le barman du Ritz). 

Au Royaume-Uni, l'activité accuse un léger repli (-1,2 %) après un exercice 2025 dopé par <strong>Rebecca Yarros  — mais certaines ventes de fonds se maintiennent, comme The Housemaid de Freida McFadden et Hamnet de Maggie O'Farrell, relancés par leurs adaptations cinématographiques. Aux États-Unis, la croissance (+ 1,3 %) est portée par un programme de nouveautés dynamique James Patterson, Viola Davis, Abby Jimenez…).

Mais c'est l'Espagne/Amérique latine qui affiche la performance la plus spectaculaire : +13 %, tirée par un démarrage précoce de la campagne scolaire et le développement du format poche. Les Fascicules (+ 6,5 %, portés par l’Italie et le Japon notamment) et les Jeux de société tous marchés confondus (+ 9 %, portés par le succès persistant de Flip 7 chez Catch Up Games) confirment leur rôle de relais de croissance. Côté rentabilité, le résultat opérationnel (Résop) s'établit à 107 M€, contre 106 M€ au premier semestre 2025 (+ 0,9 %), pour une marge maintenue à 8 %, contre 7,9 % un an plus tôt. <em>« Lagardère Publishing démontre sa résilience dans des marchés difficiles grâce notamment à la vigueur de ses activités de diversification », souligne Arnaud Lagardère, président-directeur général de Lagardère SA. Le semestre a aussi été marqué par deux opérations structurantes : l'acquisition, le 1<sup>er</sup> mai, de l'éditeur professionnel britannique Kogan Page par Hachette UK, qui devient ainsi le deuxième éditeur professionnel du Royaume-Uni, et le lancement, début mai, d’On Screen, une joint-venture avec StudioCanal dédiée à l'adaptation audiovisuelle du catalogue Hachette Livre, fort de plus de 100 000 titres.

Au niveau de la structure de contrôle, Louis Hachette Group, auquel appartient le groupe Lagardère, Jean-Christophe Thiery, son président-directeur général, relève que « porté par les très bonnes performances du groupe Lagardère, l'EBITA atteint un niveau record de 218 M€ ».

Source : Livres Hebdo

28 juillet 2026

Explosion des ventes du livre « L'Odyssée » au Royaume-Uni

Le film a déjoué toutes les prévisions au box-office, engrangeant 264,1 millions de dollars dans le monde entier dès sa première semaine, recevant un accueil critique unanime, suscitant des débats passionnés sur son potentiel aux Oscars et déclenchant une véritable frénésie de billets pour les projections IMAX 70 mm, les spectateurs étant prêts à parcourir de longues distances rien que pour le voir.

Face à une telle popularité, on comprend aisément l'explosion des ventes d'éditions imprimées de cet ouvrage. Selon les données de Circana BookScan, les ventes de toutes les éditions de l'Odyssée ont progressé de 76 % cette année. First Post, citant NielsenIQ BookData, rapporte qu'au Royaume-Uni seulement, les ventes d'éditions imprimées ont bondi de 700 % la semaine dernière par rapport à la même période en 2025. Près de 8 000 exemplaires ont été vendus cette semaine, portant le total des ventes de L'Odyssée dans le pays cette année à environ 47 000 exemplaires.

L’« effet Nolan » s’étend également aux livres audio. Selon Good Reader , après la sortie de l’adaptation cinématographique, les écoutes de livres audio ont augmenté de plus de 500 %, notamment grâce au fort engouement de la génération Z sur des plateformes comme Spotify et Audible.

Début juin, quelques semaines avant la sortie du film, les écoutes de l'œuvre ont augmenté de plus de 240 %. Sur Spotify , les versions audio de la série sont particulièrement populaires auprès des jeunes : 36 % des auditeurs appartiennent à la génération Z et 45 % à la génération Y (Millennials).

« C’est formidable de voir des classiques adorés trouver de nouveaux publics », a déclaré Lena Yang, éditrice senior de livres audio chez Spotify.

« Les livres audio offrent une nouvelle façon d'apprécier des histoires intemporelles, et c'est formidable de voir les auditeurs découvrir l'Odyssée d'une manière si significative », a déclaré Yang.

Source : Vietnam.vn

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27 juillet 2026

Livre numérique et audio en 2026 : une consommation ancrée mais persistance du piratage

Selon la dernière étude publiée par l’Arcom en juillet 2026, le marché de la lecture numérique en France affiche une maturité.  Celle-ci est à la fois due à la fidélité de ses adeptes et aux défis persistants liés au piratage. 

La part des internautes français âgés de 15 ans et plus ayant consommé un livre audio ou numérique au cours des 12 derniers mois s’est stabilisée à 13 % en 2026, un chiffre qui reste quasi inchangé sur les cinq dernières années (elle était de 14 % en 2022). Si le vivier global de consommateurs n’augmente plus, les habitudes de lecture, elles, s’intensifient de manière significative. En effet, près de 6 consommateurs sur 10 (61 %) consultent désormais des livres dématérialisés au moins une fois par semaine, marquant une progression notable de 7 points par rapport à 2025 (54 %). Le livre numérique reste le format roi : 83 % des usagers consomment des livres numériques (dont 47 % exclusivement). Le livre audio séduit quant à lui 53 % des consommateurs (dont 17 % exclusivement). A noter que 36 % jonglent habilement entre les deux formats. Le smartphone s’impose en tête. Il est le support de lecture privilégié par 66 % des utilisateurs, devançant les liseuses (43 %), les tablettes (40 %) et les ordinateurs (31 %).
Concernant le choix des plateformes, les lecteurs privilégient largement les plateformes spécialisées dans le livre numérique (43 %), suivies des plateformes généralistes (34 %), des réseaux sociaux (35 %) et des bibliothèques gratuites (22 %) ou publiques (19 %).
Ainsi, 14 % des consommateurs de livres numériques ou audio (soit environ 900 000 individus) utilisent un logiciel d’aide à la lecture adapté aux troubles DYS.

À l’échelle de l’ensemble de la population, cela représente 2 % des internautes français qui s’appuient sur ces technologies pour lire.
L’un des enseignements du rapport de l’Arcom concerne la consommation illicite. Si les trois quarts (75 %) des lecteurs naviguent exclusivement dans l’offre légale, 25 % des consommateurs d’ebooks ou audio avouent avoir recours au piratage (dont 2 % uniquement de manière illégale et 3 % généralement de manière illégale).  Cette tendance globale au piratage reste stable depuis 2022 (où elle oscillait entre 23 % et 25 %).
Néanmoins, une analyse à long terme montre que la consommation illicite régulière a progressé de 6 points depuis 2019. Il touche désormais 12 % des consommateurs en 2026. Parmi l’ensemble des internautes français, les utilisateurs illicites représentent au global 3% de la population.

Quels canaux pour consommer des contenus piratés : 
1. Les sites de téléchargement direct restent le moyen d’accès privilégié, plébiscité par 40% des pirates;

2. Les réseaux sociaux et plateformes de partage de vidéos combinés représentent une part massive. En effet, 45 % des consommateurs illicites transitent par ces espaces (avec respectivement 27 % pour le partage vidéo et 25 % pour les réseaux sociaux);

3. Les autres moyens incluent les sites de streaming (25 %), les services de Cloud (23 %). Sans oublier les sites de scans de mangas (21 %) et le peer-to-peer / torrent (18 %);

L’Arcom note également une hausse significative de l’utilisation d’Usenet et des newsgroups (15 %, +4 points). Face à ces chiffres, l’enjeu pour l’industrie du livre reste double en 2026 : continuer à valoriser une offre légale de plus en plus plébiscitée par les lecteurs réguliers. Il faudrait aussi renforcer la lutte contre de nouveaux modes de distribution illicite très agiles, notamment sur les réseaux sociaux.

Source  : Idboox

25 juillet 2026

84 postes supprimés par le plan de redressement proposé par Gilbert

Victimes de la crise du livre, les librairies Gibert, premier acteur indépendant du secteur en France, envisagent de supprimer 84 postes sur les 500 que compte leur réseau et de fermer certaines boutiques pour "renouer avec la rentabilité" en 2028. Le groupe, placé en redressement judiciaire en avril, a présenté vendredi un "plan de transformation" aux représentants du personnel et aux organisations syndicales, qui doit être "discuté avec eux aux cours des prochaines semaines", a déclaré une porte-parole à l'AFP.

Ce plan prévoit notamment "la suppression de 84 postes sur 500 au sein du groupe", selon un communiqué de Gibert. Cela interviendra "au cours du second semestre 2026", a précisé la porte-parole.

Selon la direction, "toutes les possibilités de reclassements internes et externes seront recherchées".

Gibert, qui compte 16 points de vente dans douze villes, dont cinq à Paris, veut désormais "placer le livre d'occasion au cœur du modèle" du groupe, tout en maintenant "l'offre livre neuf, papeterie, musique/vidéo".

Le marché de l'occasion "progresse d'environ 10% par an et offre des marges supérieures à celles du livre neuf", selon l'entreprise qui rappelle qu'il s'agit de son "expertise historique depuis 1886".

Le groupe anticipe que "la majorité des magasins du réseau pourraient revenir en positif".

Toutefois, "certains resteraient malgré tout déficitaires", selon Gibert, qui envisage des fermetures de boutiques, notamment dans le quartier de Barbès au nord de Paris et recherche de repreneurs pour d'autres magasins, comme à Poitiers, Evreux, ou pour une de ses librairies emblématiques du quartier latin dans la capitale (la Librairie de la place, quai Saint-Michel).

"Ces décisions sont difficiles, mais elles sont indispensables pour réussir notre transformation et préserver la dynamique de rebond de notre réseau", a affirmé la direction.

Parmi les autres axes de ce plan figurent le fait de "développer un "service d'occasion auprès de librairies indépendantes" et de "refondre et accélérer l'activité e-commerce, y compris à l'international".

Gibert entend par ailleurs "renforcer le maillage territorial par l'affiliation" en permettant "à des librairies indépendantes de bénéficier de la notoriété de la marque Gibert et (...) de son catalogue neuf et d'occasion".

Ce plan intervient alors que les librairies rencontrent d'importantes difficultés financières, dans un contexte de recul global de la lecture et de concurrence des sites de vente sur internet.

Les ventes de livres neufs ont reculé d'environ 5% au premier trimestre, selon le Syndicat de la librairie française.

En annonçant en avril sa demande de placement en redressement judiciaire, le groupe avait expliqué que son modèle actuel était "pris dans un effet ciseau entre l'explosion de ses coûts fixes (loyers, énergie) et le déclin du marché des livres neufs avec une compression des marges sur ce marché".

Gibert a pour objectif de "devenir le leader français du livre d'occasion", en doublant la part de ses ventes d'ici 2029", de 30 millions d'euros en 2025 à 60 millions. Ce segment a représenté l'an passé 35% de son chiffre d'affaires annuel de 86 millions d'euros.

Le groupe, qui avait été séparé en deux enseignes (Gibert Joseph et Gibert Jeune) jusqu'en 2017, se présente comme "la première librairie et le premier disquaire généraliste indépendant de France avec plus de 500.000 références neuves et d'occasion", vendant aussi vidéos et papeterie dans certains de ses magasins.

D'autres grandes librairies sont en difficultés financières, comme Sauramps à Montpellier, une institution vieille de 80 ans, qui va être liquidée.

Le groupe Nosoli, qui réunit les réseaux des enseignes Furet du Nord et Decitre, a annoncé fin juin prévoir de fermer 11 de ses 27 magasins et de supprimer jusqu'à 163 postes.

Source : actu Orange 

 

24 juillet 2026

Netflix Book Festival : premier festival dédié aux livres et aux films à Paris

Pour célébrer le succès grandissant des adaptations littéraires et des œuvres qui les inspirent, Netflix crée l’événement en lançant le Netflix Book Festival.  C’est un événement inédit qui s’apprête à faire vibrer la capitale. Pour cette première édition, la plateforme s’associe au Centre national du livre (CNL), qui fête ses 80 ans cette année. Du 16 au 18 octobre prochain, c’est le tiers-lieu parisien Ground Control, partenaire de l’événement, qui prêtera ses espaces à ces trois jours de festivités.

Le festival proposera un espace entièrement dédié à la littérature et à ses résonances à l’écran à travers des rencontres, des conférences, des lectures et de nombreuses animations. À cette occasion, Netflix Books Festival dévoilera également une étude inédite réalisée avec GfK. Celle-ci viendra éclairer avec des données concrètes l’impact des adaptations audiovisuelles sur l’ensemble de la filière du livre. Lire l’étude à ce sujet.  Au cœur du festival, les visiteurs pourront découvrir une grande bibliothèque éphémère pensée comme une invitation à prendre le temps de lire et de feuilleter. Grâce à la complicité du CNL et à la mobilisation de plusieurs dizaines de maisons d’édition françaises, cet espace réunira une large sélection de livres. Des romans aux mangas, en passant par les bandes dessinées et les romans graphiques, il y en aura pour tous les goûts ! 


Tout au long du week-end, un espace scénique central s’animera pour proposer une programmation artistique et culturelle variée. Les passionnés comme les curieux pourront assister à des tables rondes, des clubs de lecture, des débats, ainsi que des lectures musicales. Autant d’opportunités d’échanger autour de la littérature, du processus d’adaptation et des coulisses de la création. Ce festival vient concrétiser une relation de longue date : depuis ses débuts, Netflix entretient un lien très étroit avec les livres. Des classiques patrimoniaux aux sagas contemporaines, les récits issus de la littérature s’imposent comme de véritables piliers de la plateforme.

Qu’il s’agisse de La Chronique des Bridgerton, Lupin, Le Jeu de la dame, ou des projets attendus comme Astérix et Obélix et Cent ans de solitude, ces histoires ont généré à elles seules plus de 9 milliards de vues dans le monde en 2025. Cela représente  près de 20 % de l’ensemble des heures visionnées sur la plateforme. Mais l’impact dépasse largement les écrans. En offrant une visibilité mondiale à ces œuvres, les adaptations agissent comme un formidable tremplin pour l’écrit. Elles suscitent l’envie de lire ou de relire, permettent à de nouveaux publics de découvrir des auteurs, et redonnent parfois une seconde vie spectaculaire à des livres publiés depuis plusieurs années.  Le Netflix Book Festival sera entièrement accessible gratuitement sur réservation. La programmation complète ainsi que l’ouverture de la billetterie seront dévoilées à la rentrée.

Source : Idboox

22 juillet 2026

De plus en plus de librairies participantes pour l'opération la trêve des nouveautés

Après une première expérimentation en 2024, l’Association pour l’écologie du livre poursuit et amplifie sa recherche-action. Son bilan 2025-2026 met en lumière une mobilisation croissante des libraires, des effets économiques concrets et un questionnement de fond sur la place de la nouveauté dans la chaîne du livre. En 2025, l’Association pour l’écologie du livre a proposé de poursuivre la recherche-action de la trêve des nouveautés initiée l’année précédente. Cette trêve suppose la suspension partielle ou totale des nouveautés pendant une période donnée. Une initiative qui entendait répondre, à son échelle, à la surproduction de livres comme à la concentration éditoriale, tout en invitant les libraires à interroger leurs achats et la place de la nouveauté dans leur quotidien.

Pour cette deuxième édition, l’association a élargi l’appel à davantage de libraires et aux bibliothécaires, les incitant à « sauter, décaler, oublier, se passer des offices ou de nouveautés pendant une période donnée et à leur convenance » entre mars et avril 2025. Le mouvement a pris de l’ampleur : entre 2025 et 2026, 80 librairies ainsi qu’une bibliothèque ont été recensées comme ayant participé à la trêve. Parallèlement, grâce aux données de l’Observatoire de la librairie française, l’association note un nombre « beaucoup plus important » d’acteurs ayant réduit leurs achats sur offices en 2025, dans des contextes très variés (grandes et petites structures, implantations urbaines et rurales, en France comme en Belgique). Le rapport, nourri d’une quinzaine de témoignages de « trêveuses et trêveurs » et d’un retour de la philosophe Jeanne Guien, indique que la trêve a par ailleurs contribué à faire émerger des réflexions plus globales sur le rapport du monde du livre à la nouveauté, dans un contexte de plus en plus tendu pour le secteur.

« Les libraires témoignent que ces arrêts temporaires ou prolongés de prise de nouveautés en librairie ont modifié en profondeur leurs manières de faire et amorcé de sérieuses réflexions en équipe sur leurs pratiques », a indiqué l’association dans un communiqué.

Deux dynamiques principales émergent. D’un côté, des librairies « profondément agacées »</em> par le flux de nouveautés et qui ont choisi de prolonger la trêve au-delà de la période recommandée (mars-avril). De l’autre, des structures qui ont engagé des trêves de longue durée, parfois par nécessité économique. Si certaines librairies ont d’ailleurs choisi de revendiquer leur positionnement auprès des fournisseurs, d’autres ont préféré le taire, de peur de voir leurs relations commerciales fragilisées.

Dans les faits, certaines librairies interrogées estiment pratiquer déjà une forme de trêve silencieuse, c’est-à-dire parfois non revendiquée comme telle, mais bien réelle dans leur sélection quotidienne, à travers des choix plus resserrés dans les catalogues. De manière globale, les acteurs sollicités partagent le sentiment d’être de « meilleurs libraires », la trêve ayant permis à certains de retrouver du temps pour mener un véritable travail de fond. La grande majorité des témoignages mettent également en avant des effets économiques encourageants.

En Belgique, Catherine Mangez de la librairie Papyrus a reconduit l’expérience pour la deuxième année. Elle a observé une stabilisation du chiffre d’affaires et une « meilleure qualité de travail », malgré des tensions avec les représentants. « On n’arrive pas à échanger avec chacun. d’eux sereinement sur ce ralentissement », explique-t-elle. Pourtant, pendant les Rencontres nationales de la librairie française (RNL), elle a bien compris « que ce sont les libraires qui doivent freiner la production en disant non, puisque les éditeurs et éditrices ne comptent pas trop le faire ».

À Angoulême, Manon Picot (Lilosimages) évoque également une expérience très positive : hausse du chiffre d’affaires, baisse du taux de retour et revalorisation du fonds. Elle encourage ses consœurs et confrères à adapter la démarche en fonction de leurs propres conditions <em>: « Tout peut être inventé, l’essentiel est d’entrer dans une logique d’expérimentation ».

À Rennes, la librairie La Nuit des Temps a multiplié les phases de trêve sur l’année 2025 et début 2026. Sa cofondatrice, Solveig Touzé, décrit un vécu similaire : hausse du chiffre d’affaires, baisse des retours, meilleures ventes des coups de cœur et valorisation du fonds. « Normalement, nous faisons quatre salves de retours par an ; nous sommes descendues à deux ou trois et avons économisé 800 kg de retours. Le taux de retour a baissé de 2 à 3 % par rapport à l’année précédente », précise-t-elle.</p>

En retravaillant leurs fonds et en développant une prescription plus fine, certaines librairies affirment proposer une offre singulière, allant jusqu’à s’imposer comme une alternative de taille à celle proposée par de grandes enseignes culturelles concurrentes. Au-delà du caractère militant de l’initiative, l’Association pour l’écologie du livre inscrit également la trêve dans une réflexion écologique et structurelle globale. Elle critique le principe même de « nouveauté », qu’elle associe à un argument marketing « qui obstrue la création artistique et qui rend souvent caduque la vie longue de publications ». En moyenne, rappelle-t-elle, un livre reste 40 jours sur une table de librairie.

Parallèlement, une étude de l’Aquoa sur les publications en France entre 2000 et 2025, réalisée par le SLF avec le SNE et le ministère de la Culture et révélée lors des RNL 2026</a>, a mis en évidence une hausse de production de 58 % pendant la période. Alors que l’année 2000 accueillait plus de 34 000 nouveaux titres, l’année 2025 en a compté plus de 54 000. Autrement dit, aujourd’hui, environ 150 nouveautés sont publiées quotidiennement. L’étude a également constaté que cette croissance est principalement portée par les grandes maisons : celles publiant plus de 100 titres par an ont augmenté leur production de 33 %, contre 5 à 10 % pour les plus petites structures. Dans le même temps, cinq grands groupes concentrent aujourd’hui 75 % du chiffre d’affaires du secteur. Pour l’association, la trêve des nouveautés constitue ainsi un outil pour défendre la bibliodiversité et redonner de la visibilité aux fonds.

L’association entend donc prolonger la démarche avec une « phase d’exploration de la fabrique marketing de la nouveauté ». L’objectif ? « Trouver des outils collectifs pour s’en émanciper et construire des pratiques communes pour poser les bases d’une filière du livre et de la lecture écologique.

Source : Livres Hebdo

21 juillet 2026

Approbation finale d’un règlement de 1,5 milliard de dollars pour Anthropic par la juge Araceli Martínez-Olguín

Après une période d’attente plus longue que prévu, la juge Araceli Martínez-Olguín a donné son approbation finale au règlement historique de 1,5 milliard de dollars dans le cadre du recours collectif intenté contre Anthropic en 2024 pour avoir enfreint le droit d’auteur afin de construire ses grands modèles de langage.

Dans sa décision, Martínez-Olguín a estimé que l’accord « offre un soulagement significatif au groupe de règlement compte tenu de la gamme raisonnable de récupérations possibles des membres du groupe, d’autant plus que d’autres litiges seraient probablement complexes, coûteux, longs et risqués. »

Elle a également noté que le paiement estimé par œuvre d’environ 3 000 $ « est quatre fois le montant minimum légal des dommages-intérêts pour contrefaçon volontaire », et « quatre fois le minimum légal pour la contrefaçon ordinaire, qui est aussi la plus courante dans les affaires de droits d’auteur, soit 750 $. » Le juge a estimé que le règlement « apporte des avantages substantiels à la classe à la lumière des revendications nouvelles avancées », et que « le succès au procès n’était pas garanti, et qu’une perte aurait laissé la classe sans recours. »

La décision initiale du juge fédéral William Alsup — qui a pris sa retraite fin 2025, ce qui a poussé Martínez-Olguín à prendre la relève — a conclu que, bien qu’Anthropic ait utilisé des livres protégés par le droit d’auteur légalement acquis pour entraîner de grands modèles linguistiques constitue un usage équitable, le téléchargement de copies piratées de ces livres pour un stockage permanent viole la loi sur le droit d’auteur. Anthropic avait reconnu avoir utilisé des livres piratés téléchargés depuis Library Genesis et Pirate Library Mirror.

Anthropic a téléchargé illégalement environ 500 000 titres, et 92 % des personnes éligibles à un prix — auteurs et éditeurs ayant droit à un paiement — avaient choisi de rejoindre le recours collectif. Martínez-Olguín a refusé toutes les demandes sauf deux de se retirer de l’accord.

« Nous saluons l’approbation finale de ce règlement par la cour, qui représente une victoire importante dans la bataille plus large visant à tenir les grandes entreprises technologiques responsables de leur appropriation sans scrupules de propriétés intellectuelles et créatives qui appartiennent clairement à des auteurs et éditeurs », a déclaré Maria Pallante, présidente et directrice générale de l’Association of American Publishers, dans un communiqué.

Pallante a salué la cour pour avoir reconnu que le téléchargement depuis des sites pirates « n’est pas un choix que nous devrions simplement accepter comme une efficacité pour le contrevenant ; au contraire, c’est un comportement abominable qui ne devrait jamais être normalisé. » Elle a également soutenu que l’usage loyal ne devrait pas être étendu pour permettre aux entreprises technologiques de copier des contenus protégés par le droit d’auteur, et que les géants de la tech devraient envisager des accords de licence pour entraîner leurs modèles d’IA.

Source : Publishers Weekly

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