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26 décembre 2015

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Si vous voulez découvrir mes conseils de lecture , vous pouvez vous rendre sur le blog coups de coeur littéraires en cliquant sur l'image suivante:
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29 septembre 2026

Accélération de l’utilisation de l’intelligence artificielle par les éditeurs canadiens

L’utilisation institutionnelle de l’intelligence artificielle dans l’industrie du livre nord-américaine a fortement augmenté au cours de la dernière année, même si son adoption individuelle a diminué, selon le deuxième rapport annuel sur l’IA du Book Industry Study Group et de BookNet Canada.

Les données recueillies auprès de 771 professionnels ont révélé que l'utilisation de l'IA au niveau organisationnel chez les éditeurs a bondi à 63 %, contre 48 % en 2025 , tandis que l'utilisation individuelle a chuté de 46 % en 2025 à 38 % aujourd'hui. 

Les résultats révèlent une industrie divisée par une ligne de fracture claire : les éditeurs mettent en œuvre l’IA par le biais de politiques et de flux de travail contrôlés, avec une gouvernance étroite, tandis que les personnes qui effectuent le travail se retirent et abordent la technologie avec prudence.

« Le débat autour de l’IA dans l’édition se nuance et s’affine », a déclaré Allison Belan, directrice générale du BISG, dans le rapport. « Les entreprises cherchent de plus en plus à identifier les domaines où ces outils apportent une réelle valeur ajoutée, tout en accordant une importance accrue aux politiques, aux processus maîtrisés et à la gestion des risques. Ces résultats nous offrent une vision plus claire de la situation actuelle du secteur, tant au niveau organisationnel qu’individuel, et mettent en lumière les besoins en matière d’accompagnement et de partage des connaissances. »

Parmi les répondants utilisant l'IA, 72 % ont déclaré qu'elle avait amélioré leur efficacité ou leur productivité. Les usages les plus fréquents de l'IA, tant par les particuliers que par les organisations, concernent les tâches administratives ou opérationnelles (46 % des particuliers et 56 % des organisations) et le marketing (44 % des particuliers et 54 % des organisations). Les organisations sont également plus enclines que les particuliers à utiliser l'IA pour l'analyse ou le reporting de données (41 % contre 36 %).

Les principales préoccupations concernent l'absence de contrôles régissant l'utilisation des œuvres protégées par le droit d'auteur, l'inexactitude des contenus générés par l'IA et la prolifération de livres frauduleux et/ou de mauvaise qualité générés par l'IA qui inondent les principales plateformes de vente au détail.

L'enquête révèle également une certaine prudence face à une adoption plus large. Si 33 % des répondants estiment que le secteur devrait s'adapter aux nouvelles technologies, notamment en adoptant l'IA avec précaution, 79 % estiment qu'il devrait rester informé de l'évolution de l'IA sans pour autant nécessairement s'engager dans sa mise en œuvre ou son adoption. La vigilance prudente semble l'emporter sur un enthousiasme débordant.

Publishers Weekly

28 septembre 2026

Entreviñetas, l’inspirant festival de BD colombien soutenu par l’Unesco

Daniel Jiménez Quiroz, cofondateur du festival colombien de BD Entreviñetas, était en visite à Paris le week-end dernier pour le festival Formula Bula. Avec comme objectif de piocher de bonnes idées, mais aussi de partager ses réussites, dont un projet de cartographie de l’écosystème du 9ème art dans son pays financé par l’Unesco. Il a autant d’idées innovantes pour soutenir la bande dessinée dans son pays que de fanzines en risographie et de posters militants dans son sac de voyage. Le Colombien Daniel Jiménez Quiroz conclut cette semaine un rapide tour en Europe, qui l’a mené de Madrid à Angoulême, en passant par le festival Formula Bula à Paris le week-end dernier. Il en a profité pour présenter un imposant roman graphique de 560 pages intitulé Garzón - el duelo impossible d'Alfredo  Garzón et Verónica Ochoa, important succès colombien qui cherche preneur à l’étranger, et dont Astiberri a déjà acquis les droits pour l’Espagne.

Mais cette position d’intermédiaire n’est originellement pas la sienne : pour sa seconde visite au festival parisien de la BD indépendante, le volubile Colombien de 39 ans était venu décrire les récents projets de son événement et mieux comprendre le système français lors de la journée professionnelle du Club 99, la Fédération des festivals de bande dessinée et arts associés.

«L’expérience du Club 99 est très intéressante et, je pense, facilement transposable ailleurs, s’enthousiasme-t-il. Mais il faudrait aussi aller plus loin, avec une plateforme internationale de collaboration entre festivals… On ne peut pas se contenter d’avancer seul. »

Toujours regarder plus loin, vers davantage de structuration : voilà le credo de Daniel Jiménez Quiroz, qui le tient en partie de son master en administration et politique culturelle passé à l’Art Institute de Chicago, ainsi que de son expérience passée dans le lent processus de légitimation de la bande dessinée en Colombie.

« Quand j’étais à l’université, j’ai fondé avec des amis la revue Larva, pour promouvoir une production BD locale largement méconnue, se souvient-il. Puis nous avons initié des clubs de lecture, qui ont suscité pas mal d’intérêt et nous ont poussés à créer le festival Entreviñetas en 2010. »

 Deux éditeurs et 25 artistes invités, et un vrai succès pour une première édition dans la petite ville d’Armenia, non loin de Bogota. 

« On pensait n’en faire qu’une seule édition. Mais face à la demande, nous avons continué et choisi de fonder en 2013 une structure de type organisation à but non lucratif, car cela nous permet d’aller chercher des fonds privés. »

Cette démarche très cadrée est au cœur de la méthode de Daniel Jiménez Quiroz.

« Très vite, nous avons compris qu’il fallait d’abord expliquer aux institutions et à nos potentiels financeurs pourquoi la bande dessinée existe et pourquoi elle est importante, avant même de leur demander un soutien. »

Ce travail préliminaire a été décisif dans un pays où l’industrie du livre est bien moins puissante qu’en France, et dominée par l’influence espagnole.

« Même avec les gouvernements de gauche, plutôt ouverts, il n’a pas été évident de prouver que la BD est partie prenante de l’industrie créative colombienne. Le cinéma et la musique demeurent davantage soutenus, mais nous avons montré le potentiel artistique et commercial d’une bande dessinée. Car elle coûte bien moins cher à produire ! Nous avons des success-stories, il faut les valoriser. »

Ainsi, la scène BD se structurant, la Cour constitutionnelle du pays a fini par intégrer la bande dessinée parmi les œuvres de l’esprit à protéger. Par la suite, cette décision historique a été mise en forme en poster graphique par Entreviñetas, et envoyée à chaque parlementaire pour défendre la TVA à taux réduit sur les BD ! Voilà l’une des actions concrètes et spectaculaires dont se félicite Daniel Jiménez Quiroz, qui est allé encore plus loin : il a décroché en 2023 un financement de l’Unesco, au titre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, une réussite inédite pour acteur de la bande dessinée. Quelque 82 000 dollars ont ainsi été alloués par l’organisation internationale pour le projet « A Mano Alzada » visant à cartographier l’écosystème de la BD colombienne et tracer une feuille de route de développement stratégique.

« Ce label Unesco a tout changé et nous a ouvert de nombreuses portes. »

Désormais, les institutions étatiques et privées sont à l’écoute. La Bibliothèque nationale contribue à la poursuite de l’étude initiale, tandis que la riche Fondation Sura soutient sa déclinaison au Chili. Une marque de confiance essentielle, à l’heure où l’extrême droite est arrivée au pouvoir, coupant 45 % du budget de la Culture.

« Le prix national du roman graphique, qui venait d’être lancé, a été tout simplement annulé… », se désole Daniel Jiménez Quiroz.

Mais ce dernier ne lâche rien : Entreviñetas doit être la rampe de lancement de nombreux projets, tels « Mapatintas », qui vise à soutenir la professionnalisation de collectifs émergents sur le territoire colombien, et pour lequel il a obtenu des financements… franco-allemands ! Ce qui a permis, notamment, à Marina Corro, directrice de Formula Bula, de venir dispenser des formations sur place. La planète BD s’organise, et son centre de gravité pourrait bien se situer de temps en temps en Colombie…

27 septembre 2026

Appel à candidature lancé par la mairie de Saint-Martin-de-Ré pour ouvrir une librairie

Cet appel à candidature atypique a pour but de dynamiser la vie culturelle locale de la commune. Voici les autres détails à retenir. On peut la tourner dans tous les sens, cette annonce reste attractive. Une mairie loue un local de 62m² pour 1000 euros par mois. Oui, seulement 1000 euros et aucun droit d'entrée à payer. On continue ? La commune est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Et la mer est à deux pas. La seule condition : ouvrir une librairie. 

Intéressé ? Prenez votre panier en osier et montez sur votre vélo pour une balade au milieu des marais salants. Vous l'aurez peut-être compris, nous sommes sur l'île de Ré, en Charente-Maritime. Saint-Martin-de-Ré, l'une des dix communes de l'île, est à l'origine de cette proposition originale. "La commune souhaite permettre l'installation d'un professionnel du livre, capable de proposer une offre éditoriale de qualité, de conseiller et fidéliser une clientèle diversifiée et de faire de la librairie un lieu vivant, accessible aussi bien aux habitants permanents qu'aux résidents secondaires et aux visiteurs", indique la mairie dans son offre. 

Si la commune se veut ouverte avec cette offre commerciale et en acceptant les candidatures de libraires sans expérience de gestion, sa générosité a des limites. Aucun logement n'est associé au local, le libraire devra donc réussir à trouver un lieu de vie dans une zone où le marché immobilier est tendu. Et au sujet du local, la taxe foncière, l'eau et l'électricité resteront à sa charge. 

Pour candidater, les aspirants libraires doivent présenter un projet détaillé de la librairie qu'ils souhaitent ouvrir. Il faudra alors arbitrer. Plutôt littérature étrangère ou ouvrages régionaux ? BD à foison ou romans avant tout ? Et la littérature jeunesse dans tout ça ? Chaque décision d'un candidat devra être argumentée en s'appuyant sur la clientèle de l'île de Ré. Du marchand de sel local au parisien propriétaire d'une résidence secondaire. Une fois les dossiers réceptionnés, les candidatures seront notées sur 100 points, répartis à parts égales entre l'expérience professionnelle, la qualité du projet, sa viabilité économique et sa contribution à la vie locale à l'année.  En plus des livres, la mairie autorise la librairie à cumuler une seconde activité tant qu'elle ne dépasse pas 20% du chiffre d'affaires. De quoi permettre de proposer une offre de papeterie, de cartes postales ou de souvenirs à destination des nombreux touristes.  Si cela vous intéresse, cliquez ici pour télécharger le dossier de candidature.

Les candidats ont jusqu'au 30 octobre à 16h pour envoyer leur candidature. Le vainqueur sera sélectionné en décembre et recevra la clé de son local le 1er janvier 2027. L'ouverture de sa boutique, elle, est souhaitée pour le début du mois d'avril. En même temps que les beaux jours du printemps.

Source : Le Journal du Net

26 septembre 2026

Les premiers livres de chiffons pour enfants exposés

Au début du XXe siècle , une innovation discrète mais radicale a remis en question l'idée même de livre. Avec l'invention des livres en chiffons – des livres en coton et en lin confectionnés à l'aiguille et au fil – la lecture s'affranchissait des limites du papier pour se transformer en une expérience profondément tactile et sensorielle . Contrairement aux ouvrages traditionnels, destinés à être soigneusement rangés sur des étagères, ces livres naissaient avec une mission novatrice : résister aux petites mains des enfants . L'union du monde des mots et de celui du jeu permettait de manipuler, laver, câliner, voire mordiller ces objets, inaugurant ainsi une nouvelle ère. Née à Londres en 1903 avec la célèbre Dean's Rag Book Company , cette intuition s'est rapidement répandue dans le monde anglo-saxon, avant d'inspirer la production artisanale à travers l'Europe. Caractérisés par des couleurs vives, des illustrations simples et des textures conçues pour stimuler la motricité fine , les livres en tissu ont marqué le XXe siècle et perdurent encore aujourd'hui. Leur héritage se perpétue désormais dans les livres souples modernes , les pédagogies sensorielles comme la méthode Montessori et les projets d'édition inclusifs et thérapeutiques conçus pour l'accessibilité.

Jusqu'au 3 octobre, l'exposition Libri da abbraccire – Dean's Rag Books, les premiers livres de chiffon de l'histoire , sera ouverte aux visiteurs à la bibliothèque San Giorgio de Pistoia . Grâce à la générosité du collectionneur Fabrizio Mugnaini , l'exposition propose un fascinant voyage à travers des exemples historiques. Elle offre également une réinterprétation de la valeur symbolique de ces objets.

« Les marques du temps et de l'usage visibles sur les volumes exposés n'altèrent en rien leur beauté, mais témoignent au contraire de leur extraordinaire charge émotionnelle : des objets capables de raconter des histoires d'affection et de démontrer comment un livre peut devenir un compagnon de vie, un outil sensoriel et un pont entre le récit et le corps . »

La première partie de l'exposition présente environ 80 livres de la collection Dean's Rag Books , permettant de suivre l'évolution de cette invention éditoriale . Une attention particulière est également portée au célèbre logo représentant deux chiens se disputant un livre , image qui a accompagné les publications de Dean's pendant des décennies et qui incarnait la promesse d'un livre « quasiment indestructible ».

La deuxième partie de l'exposition élargit le champ d'étude et montre comment l'intuition de Dean a été accueillie et développée par d'autres éditeurs, y compris italiens. 

Source : Il Libraio

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25 septembre 2026

Thélyson Orélien sorti de la sélection du Goncourt après les accusations de recours à l'IA

Accusé d'utilisation de l'IA et de plagiat, l'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien a été exclu vendredi de la course au prix Goncourt pour son roman "C'était ça ou mourir", après avoir déjà vu sa promotion suspendue au Canada.

Cette décision "est dictée par la volonté de préserver l'intégrité du prix Goncourt et celle de l'Académie, dont le rôle central consiste à promouvoir et couronner la littérature écrite par des femmes et des hommes", explique dans un communiqué transmis à l'AFP l'Académie, qui avait placé le roman publié chez Grasset dans sa première sélection pour le prestigieux prix décerné le 4 novembre.

Pour l'Académie, le livre, l'un des best-sellers de la rentrée, "est selon toute vraisemblance très largement le produit d'une intelligence artificielle".

Pour justifier ce choix, l’académie met en avant les « plagiats dont son auteur s’est rendu coupable au fil du temps et qui viennent d’être révélés, ainsi que du résultat convergent de plusieurs analyses de chercheurs et journalistes dignes de foi mettant en évidence le fait que C’était ça ou mourir est selon toute vraisemblance très largement le produit d’une intelligence artificielle ».

« Il s’agit d’envoyer un message clair » pour « affirmer que nous ne cautionnons ni n’adoubons d’une façon ou d’une autre la création de textes générés avec l’aide de l’IA », ajoute-t-elle. L’académie, présidée par l’écrivain Philippe Claudel, rendra publique sa deuxième liste le 6 octobre.

Source : Le Monde

25 septembre 2026

Suspension de la tournée promotionnelle de Thélyson Orélien par son éditeur au Canada

Les éditions du Boréal ont annoncé jeudi 24 septembre la suspension de la tournée promotionnelle du roman de l’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien, accusé d’avoir eu recours à l’intelligence artificielle (IA) pour écrire C’était ça ou mourir et d’avoir plagié des textes au Canada. «Pour assurer le bien-être de Thélyson Orélien, nous suspendons pour l’instant les activités promotionnelles entourant le livre», a déclaré dans un communiqué la maison d’édition de Montréal, à l’origine de la publication du roman au printemps au Canada.

Boréal a assuré que l’IA n’avait pas été utilisée depuis la réception du manuscrit, et qu’ils travaillaient de concert avec l’auteur pour établir que l’œuvre avait bien été écrite par Thélyson Orélien. «Malheureusement, il nous est impossible à ce stade-ci d’infirmer ou de confirmer les allégations auxquelles l’auteur fait face», a continué l’éditeur, appelant à ne pas «tirer de conclusions hâtives».

Le Salon du livre de l’Estrie, au Québec, a également annoncé jeudi exclure de sa programmation l’auteur, indiquant «qu’il retire à Thélyson Orélien le titre d’invité d’honneur et l’invitation à participer aux deux activités qui figuraient à la programmation».

A ces accusations se sont ajoutées mercredi des allégations de plagiat au Canada pour des textes publiés il y a plus de dix ans. Le quotidien québécois la Presse a notamment indiqué avoir constaté qu’une de ses chroniques publiée en 2013 était dans sa «quasi-totalité» une «traduction légèrement remaniée» d’un article diffusé quelques jours plus tôt par le journal philippin The Philippine Star, toujours accessible en ligne. Mercredi soir, Libé confirmait de son côté qu’un texte de 2012, récompensé par Radio Canada, était en réalité un plagiat d’un écrit de l’auteur Louis Pauwels.

Source : Libération

24 septembre 2026

Commande de 50 000 livres par la province de Córdoba en Argentine

Le gouverneur de Córdoba en Argentine, Martín Llaryora a supervisé la distribution de 50 000 livres aux établissements d’enseignement secondaire, aux Instituts supérieurs de formation des enseignants (ISFD) et aux Bureaux locaux de coordination de l’éducation (CLE) de l’Institut supérieur d’études pédagogiques (ISEP). Cette initiative vise à élargir l’accès aux ressources de lecture et à soutenir l’apprentissage, tant en classe qu’en dehors. Sur ce total, 28 000 livres de littérature ont été distribués à 900 établissements d'enseignement secondaire, avec des propositions de lecture destinées aux jeunes âgés de 11 à 17 ans. Dix mille exemplaires supplémentaires ont été attribués aux instituts de formation des enseignants afin de renforcer la préparation théorique et pratique des futurs enseignants. Les 12 000 restants, correspondant aux domaines des langues et des mathématiques, ont été distribués par l'intermédiaire du CLE.

Les ressources reçues par les coordinateurs locaux de l'éducation ont été intégrées aux espaces de soutien scolaire, aux centres de quartier, aux salles de lecture et aux plans de lecture municipaux, dans le but de soutenir les parcours éducatifs également en dehors du cadre scolaire.

La collection bibliographique comprend des ouvrages acquis auprès d'éditeurs de Cordoue, des exemplaires correspondant au prix littéraire décerné par l'Agence culturelle de Cordoue, par l'intermédiaire de la Bibliothèque de Cordoue, et un don de 7 700 livres effectué par Editorial Comunicarte dans le cadre de ses actions de responsabilité sociale d'entreprise. La province a investi 550 millions de dollars dans l'achat de livres publiés à Córdoba.

La sélection des œuvres a été réalisée dans le cadre d'un appel à candidatures ouvert et pluraliste lancé par le Plan provincial de lecture, sous l'égide du Secrétariat au renforcement institutionnel et à l'enseignement supérieur du ministère de l'Éducation.

Cette mesure permet d'accroître la disponibilité des livres dans les écoles et, en même temps, soutient la production d'édition locale.

Lors de cet événement, Llaryora a souligné l'importance de l'édition pour la vie culturelle de la province : « La culture a besoin d'espaces d'expression, et les auteurs ont besoin de maisons d'édition. Nous sommes l'une des rares provinces à posséder une industrie de l'édition florissante, ce qui nous permet également de développer une culture unique et de compter de nombreux écrivains de renom. »

Le gouverneur a également abordé le rôle des livres dans l'apprentissage. Il a constaté que « le monde se tourne à nouveau vers les livres » et a expliqué : « Il ne s'agit pas d'abandonner les téléphones portables, mais de renouer avec l'environnement des livres. On peut souligner des passages dans un livre, il est toujours présent, et ceux qui étudient ces processus ont commencé à comprendre que le retour à la lecture et à l'écriture sur papier améliore les résultats. »

Dans ce contexte, il a réaffirmé la décision de maintenir les politiques éducatives malgré un contexte économique défavorable : « Je suis convaincu que le talent se cultive aussi en classe, mais son développement exige des efforts, de la persévérance et de l’engagement. Les études ont cette vertu : elles nous apprennent à nous améliorer, à ne pas baisser les bras face aux difficultés et à découvrir nos capacités. C’est pourquoi nous continuerons à soutenir chaque élève afin qu’il ait la possibilité de construire son avenir. »

Enfin, il a évoqué les résultats obtenus par Córdoba aux tests PISA et Aprender, et a remercié la communauté éducative pour son travail : « Aujourd'hui, l'Argentine s'intéresse au modèle de Córdoba, mais pour cela, elle doit aussi prendre en compte la qualité de nos enseignants et le dévouement dont vous faites preuve envers les enfants. »

De son côté, le ministre de l'Éducation, Horacio Ferreyra, a souligné que cette acquisition permet de remettre les livres au goût du jour comme outil pédagogique et soutient la production locale : « Nous devons investir, mais nous devons aussi veiller à ce que les livres que nous recevons soient d'auteurs de Cordoue. C'est pourquoi les livres que nous distribuons aujourd'hui proviennent de 27 éditeurs de Cordoue. »

Il a ajouté : « Ces livres devraient être utilisés pour que les enfants puissent lire, se fixer des objectifs de lecture et continuer à travailler pour s'améliorer. »

Source  : La Ribera

23 septembre 2026

Croissance des ventes de livres en juillet tirée par les ouvrages non romanesques aux États-Unis

Après un mois de juin où les ventes totales du secteur de l'édition ont augmenté de 11 % par rapport à l'année précédente , les ventes de juillet ont fait encore mieux, progressant de 14 % chez les quelque 1 416 éditeurs qui communiquent leurs résultats financiers au programme StatShot de l'AAP.

Les ventes de livres pour adultes et pour enfants/jeunes adultes ont toutes deux enregistré de bons résultats en juillet, notamment grâce aux ouvrages documentaires. Le segment des documentaires pour adultes, en difficulté jusqu'à présent, a connu une hausse de 23 % par rapport à l'année dernière, portée par le succès de * Regime Change* de Maggie Haberman et Jonathan Swan, qui s'est vendu à plus de 135 000 exemplaires en juillet, selon Circana BookScan. (Les ventes de documentaires pour adultes depuis le début de l'année restent toutefois en baisse de 0,2 %.) Le segment des documentaires pour enfants/jeunes adultes, encore modeste, a quant à lui enregistré une forte progression de 29,8 %.

Les ventes de romans pour adultes ont augmenté de 16,5 % en juillet, une fois de plus grâce à Theo of Golden, qui s'est vendu à plus de 208 000 exemplaires, et les ventes de romans pour enfants/jeunes adultes ont augmenté de 13,7 %.

Les ventes de livres documentaires pour adultes ont été tirées par les formats imprimés, avec une hausse de 28,6 % pour les livres reliés et de 27,4 % pour les livres de poche. Les ventes de livres audio numériques ont bondi de 15,6 % sur le mois, tandis que celles des livres numériques sont restées quasiment stables. Du côté de la fiction, les résultats sont presque identiques : les ventes de livres de poche ont progressé de 25,3 % et celles des livres reliés de 22 %. Les ventes de livres audio numériques ont augmenté de 14,9 %, mais celles des livres numériques ont reculé de 1,8 %.

Comme d'habitude, le format papier a dominé les ventes de littérature jeunesse. En fiction, les ventes de livres reliés ont progressé de 17,4 % et celles des livres de poche de 21,5 %. Les ventes de livres audio numériques ont reculé de 4,9 % et celles des livres numériques ont chuté de 16,5 %. Dans le secteur documentaire, les ventes de livres reliés et de livres de poche ont augmenté respectivement de 34,7 % et 47,8 %, tandis que les ventes de formats numériques ont légèrement diminué.

Le secteur de l'éducation a enregistré une hausse de 2,3 % de ses ventes en juillet, tandis que les presses universitaires ont connu une progression de 15,2 %. Les presses religieuses, qui avaient démarré l'année lentement, ont vu leurs ventes reculer de 4,3 % en juillet, mais affichent une croissance de 0,8 % depuis le début de l'année. Le secteur professionnel et universitaire a quant à lui enregistré une baisse de 2,9 % de ses ventes en juillet.

Au cours des sept premiers mois de l'année, les ventes de tous les éditeurs de rapports ont augmenté de 5,4 % par rapport à la période comparable de 2025.

Source : Publishers Weekly

22 septembre 2026

Thélyson Orélien accusé d'avoir utilisé l'intelligence artificielle pour son dernier roman

L'éditeur Grasset assure ne pas vouloir réagir face à "une campagne de haine", évoquant une possible jalousie après les accusations qui visent depuis lundi 21 septembre l'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien, soupçonné d'avoir utilisé l'intelligence artificielle pour C'était ça ou mourir, roman phare de la rentrée littéraire. Le livre a remporté lundi le prix littéraire de la chaîne de magasins culturels Fnac. L'ouvrage est en lice pour le prix Goncourt et le prix Femina. La polémique a éclaté lundi en fin de journée : un compte sur le réseau social X, comptabilisant 92 abonnés, affirme que le "phénomène de la rentrée littéraire" est rédigé "presque intégralement par une intelligence artificielle". Le compte a soumis plusieurs extraits du livre à un logiciel de détection d'IA, Pangram. Selon France Inter(Nouvelle fenêtre), qui a également analysé des extraits du texte via ce logiciel, le détecteur est formel et affirme qu'ils sont composés entre 95% et 100% par une IA.
Pangram est considéré comme l'un des détecteurs d'intelligence artificielle les plus fiables du marché. Sa fiabilité a été évaluée par une étude scientifique en juin dernier où 40 textes universitaires rédigés par des humains lui ont été soumis. Pangram les a considérés comme humains dans 100 % des cas. Ensuite, 40 textes générés à 100 % par ChatGPT lui ont été soumis. Pangram a identifié l'IA dans 39 cas, tout comme 40 bouts de phrases générés par l'IA ont également été passés au détecteur.

Interrogée par France Inter sur ces accusations, la présidente du jury Femina, l'écrivaine Brigitte Giraud, assure trouver ce roman "remarquable" et affirme que "tant que la preuve n'est pas rigoureusement établie qu'il serait écrit avec l'aide de l'IA", elle n'a "pas de commentaire à apporter".

Source : France Info Culture

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