Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Biblioworld

Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 344 471
Publicité
26 décembre 2015

Nouveau blog

Nouveau blog
Si vous voulez découvrir mes conseils de lecture , vous pouvez vous rendre sur le blog coups de coeur littéraires en cliquant sur l'image suivante:
Publicité
3 octobre 2026

Les bibliothèques en fête partout ce week-end en France

Et si vous alliez dans la bibliothèque ou la médiathèque la plus proche de chez vous ? La 3ᵉ édition de l'événement "Biblis en folie" se déroule ce week-end. Plus de 3.000 événements ont lieu samedi 3 et dimanche 4 octobre dans toute la France. 

L'objectif de cette opération est de moderniser l'image de ces lieux mais aussi d'encourager la pratique de la lecture. "Les bibliothèques sont toujours très actives dans ce domaine en inventant des médiations pour continuer à valoriser la lecture auprès de tous les âges", souligne Pascale Issartel, coordinatrice de l'événement au service du Livre et de la Lecture du ministère de la Culture au micro de TF1.

Elle met en avant l'importance d'organiser une telle opération, notamment pour les "adolescents qui décrochent des bibliothèques et de la lecture plus facilement". 

La France compte un peu plus de 15.000 établissements. Il s'agit de l'un des réseaux de bibliothèques les plus denses au monde. Selon le ministère de la Culture, il y a eu 146 millions d'entrées en 2025, soit une augmentation de 18% par rapport à 2023.

 

2 octobre 2026

Ventes en hausse pour les éditeurs italiens en 2026

Signes positifs pour l'édition italienne jusqu'à présent en 2026 : au cours des neuf premiers mois , le marché commercial , c'est-à-dire les ouvrages de fiction et de non-fiction imprimés vendus dans les librairies physiques et en ligne ainsi que dans les supermarchés, a progressé de 3,2 % en valeur , pour un chiffre d'affaires total de 1 026,5 millions d'euros, et de 2,7 % en nombre d'exemplaires , pour 69,8 millions de livres vendus.

Les effets du bonus de bibliothèque
Comme l'a souligné Innocenzo Cipolletta , président de l' Association des éditeurs italiens , « le marché a bénéficié de la prime de 60 millions d'euros accordée aux bibliothèques, avec des taux de croissance soutenus, notamment entre février et juin. Mais les effets positifs de cette prime vont bien au-delà de ces chiffres, puisqu'elle soutient et promeut la lecture dans tout le pays, avec une attention particulière, comme l'a demandé le ministre de la Culture Alessandro Giuli , aux zones défavorisées. C'est pourquoi il est important que cette mesure soit confirmée et pérennisée. »

Les données compilées par le panel NielsenIQ BookData Market Libri Italia seront analysées en détail lors du Salon du livre de Francfort le 7 octobre à 11h00 , à l'occasion de l'inauguration de l'Espace Italie. Le stand collectif italien, organisé par ICE-Agenzia en collaboration avec l'Association des éditeurs italiens, sera situé dans le hall 3.1, stands B134 et B102. Sur les 134 exposants italiens présents au Salon du livre de Francfort (groupes d'édition, maisons d'édition indépendantes et agents littéraires), 66 seront présents à l'Espace Italie.

Source : Il Libraio

1 octobre 2026

Carton en librairie pour le livre de Thélyson Orélien malgré les accusations d'utilisation de l'IA

Son livre était déjà un succès, mais la situation tourne au raz-de-marée pour Thélyson Orélien. En six semaines, 64.966 exemplaires de son premier roman C'était ça ou mourir ont été vendus en France, dont plus de 18.000 depuis les premières accusations, lundi 21 septembre. L'auteur canado-haïtien de 38 ans est soupçonné d'avoir utilisé l'intelligence artificielle, ce dont il se défend. Il a même dû interrompre sa promotion et quitter la France.  Mais si la profession semble avoir tourné le dos à Thélyson Orélien - son livre a été retiré de la sélection de l'Académie Goncourt -, les lecteurs sont au rendez-vous. À la librairie l'Écume des Pages à Paris, le livre est exposé en plein milieu de la première table. 
"Généralement, ils (les clients, ndlr) nous demandent si c'est le fameux livre qui suscite la polémique. On leur répond oui et du coup, les gens l'achètent", explique Sylvain, un libraire. Des exemplaires qui partent comme des petits pains : 350 livres déjà vendus. "Avec oui, une dizaine par jour depuis une semaine. Avant ils l'achetaient parce que les critiques étaient toutes dithyrambiques, maintenant ils l'achètent parce qu'il y a un succès de curiosité". 
Pour Véronique, une cliente fidèle de la librairie, "ChatGPT est un outil moderne comme on a Wikipédia, le GPS ou je ne sais pas quoi". Ajoutant : "Si le livre est bon, suscite de l'émotion et que ça plaît aux gens, on s'en fout comment il a été écrit."

Paul, un autre client amoureux de la littérature française, poursuit : "Si la conséquence de tout ça, c'est qu'il y a plus de gens qui lisent un livre pour se faire leur propre idée, je pense que ça sera positif au global." Le Parisien conclut : dans le futur, on parlera plus d'un auteur qui utilisera l'IA que d'un écrivain qui gagnera un prix.

Source : RTL

30 septembre 2026

Gagner de l'argent en lisant un livre à Singapour

Le programme vient d’être lancé, en cette fin septembre, par le National library board, une agence publique qui s’occupe du réseau de bibliothèques et du soutien à la lecture, une pratique dont le recul inquiète. Dans les sondages, 90% des habitants des Singapouriens affirment lire régulièrement, notamment des articles en ligne ou des textes sur les réseaux sociaux(Nouvelle fenêtre), mais ils ne sont plus que 28% à ouvrir un livre chaque semaine. Les autorités veulent ramener la population vers des lectures plus longues, plus complexes, pour améliorer la concentration, la pensée critique et l’imagination.

L'idée du National library board est de transformer la lecture en une sorte de jeu, une compétition dans laquelle il y a des points à gagner. Les habitants qui le souhaitent s’enregistrent sur un site internet officiel, et à chaque fois qu’ils ont lu un livre pendant au moins 15 minutes dans la journée, ils le signalent sur cette plateforme.

C'est une déclaration sur l'honneur, il n'y a pas de contrôle par caméra ou via des tests. Quinze minutes de lecture, ce sont 20 points gagnés, et au bout de 1000 points, le gouvernement verse une récompense d'un dollar singapourien, environ 70 centimes d'euro. Ce n’est pas beaucoup, mais les autorités pensent que cela va motiver les participants, qui pourront suivre chaque jour l’accumulation de leurs minutes de lecture, un peu comme ils le font dans des applications de sports, pour suivre l’évolution de leurs performances physiques.

D'autres projets(Nouvelle fenêtre), plus classiques, sont mis en place pour encourager la lecture, notamment dans les écoles. Mais avec son nouveau challenge, le gouvernement tente une approche plus collective. Il a d'ailleurs promis une autre récompense. Si la plateforme enregistre au total 7,5 millions de minutes de lecture dans le pays, il fera un don de 100 000 euros à des programmes d’aide en faveur des communautés les moins aisées.

Source : France Info Culture

Publicité
29 septembre 2026

Accélération de l’utilisation de l’intelligence artificielle par les éditeurs canadiens

L’utilisation institutionnelle de l’intelligence artificielle dans l’industrie du livre nord-américaine a fortement augmenté au cours de la dernière année, même si son adoption individuelle a diminué, selon le deuxième rapport annuel sur l’IA du Book Industry Study Group et de BookNet Canada.

Les données recueillies auprès de 771 professionnels ont révélé que l'utilisation de l'IA au niveau organisationnel chez les éditeurs a bondi à 63 %, contre 48 % en 2025 , tandis que l'utilisation individuelle a chuté de 46 % en 2025 à 38 % aujourd'hui. 

Les résultats révèlent une industrie divisée par une ligne de fracture claire : les éditeurs mettent en œuvre l’IA par le biais de politiques et de flux de travail contrôlés, avec une gouvernance étroite, tandis que les personnes qui effectuent le travail se retirent et abordent la technologie avec prudence.

« Le débat autour de l’IA dans l’édition se nuance et s’affine », a déclaré Allison Belan, directrice générale du BISG, dans le rapport. « Les entreprises cherchent de plus en plus à identifier les domaines où ces outils apportent une réelle valeur ajoutée, tout en accordant une importance accrue aux politiques, aux processus maîtrisés et à la gestion des risques. Ces résultats nous offrent une vision plus claire de la situation actuelle du secteur, tant au niveau organisationnel qu’individuel, et mettent en lumière les besoins en matière d’accompagnement et de partage des connaissances. »

Parmi les répondants utilisant l'IA, 72 % ont déclaré qu'elle avait amélioré leur efficacité ou leur productivité. Les usages les plus fréquents de l'IA, tant par les particuliers que par les organisations, concernent les tâches administratives ou opérationnelles (46 % des particuliers et 56 % des organisations) et le marketing (44 % des particuliers et 54 % des organisations). Les organisations sont également plus enclines que les particuliers à utiliser l'IA pour l'analyse ou le reporting de données (41 % contre 36 %).

Les principales préoccupations concernent l'absence de contrôles régissant l'utilisation des œuvres protégées par le droit d'auteur, l'inexactitude des contenus générés par l'IA et la prolifération de livres frauduleux et/ou de mauvaise qualité générés par l'IA qui inondent les principales plateformes de vente au détail.

L'enquête révèle également une certaine prudence face à une adoption plus large. Si 33 % des répondants estiment que le secteur devrait s'adapter aux nouvelles technologies, notamment en adoptant l'IA avec précaution, 79 % estiment qu'il devrait rester informé de l'évolution de l'IA sans pour autant nécessairement s'engager dans sa mise en œuvre ou son adoption. La vigilance prudente semble l'emporter sur un enthousiasme débordant.

Publishers Weekly

28 septembre 2026

Entreviñetas, l’inspirant festival de BD colombien soutenu par l’Unesco

Daniel Jiménez Quiroz, cofondateur du festival colombien de BD Entreviñetas, était en visite à Paris le week-end dernier pour le festival Formula Bula. Avec comme objectif de piocher de bonnes idées, mais aussi de partager ses réussites, dont un projet de cartographie de l’écosystème du 9ème art dans son pays financé par l’Unesco. Il a autant d’idées innovantes pour soutenir la bande dessinée dans son pays que de fanzines en risographie et de posters militants dans son sac de voyage. Le Colombien Daniel Jiménez Quiroz conclut cette semaine un rapide tour en Europe, qui l’a mené de Madrid à Angoulême, en passant par le festival Formula Bula à Paris le week-end dernier. Il en a profité pour présenter un imposant roman graphique de 560 pages intitulé Garzón - el duelo impossible d'Alfredo  Garzón et Verónica Ochoa, important succès colombien qui cherche preneur à l’étranger, et dont Astiberri a déjà acquis les droits pour l’Espagne.

Mais cette position d’intermédiaire n’est originellement pas la sienne : pour sa seconde visite au festival parisien de la BD indépendante, le volubile Colombien de 39 ans était venu décrire les récents projets de son événement et mieux comprendre le système français lors de la journée professionnelle du Club 99, la Fédération des festivals de bande dessinée et arts associés.

«L’expérience du Club 99 est très intéressante et, je pense, facilement transposable ailleurs, s’enthousiasme-t-il. Mais il faudrait aussi aller plus loin, avec une plateforme internationale de collaboration entre festivals… On ne peut pas se contenter d’avancer seul. »

Toujours regarder plus loin, vers davantage de structuration : voilà le credo de Daniel Jiménez Quiroz, qui le tient en partie de son master en administration et politique culturelle passé à l’Art Institute de Chicago, ainsi que de son expérience passée dans le lent processus de légitimation de la bande dessinée en Colombie.

« Quand j’étais à l’université, j’ai fondé avec des amis la revue Larva, pour promouvoir une production BD locale largement méconnue, se souvient-il. Puis nous avons initié des clubs de lecture, qui ont suscité pas mal d’intérêt et nous ont poussés à créer le festival Entreviñetas en 2010. »

 Deux éditeurs et 25 artistes invités, et un vrai succès pour une première édition dans la petite ville d’Armenia, non loin de Bogota. 

« On pensait n’en faire qu’une seule édition. Mais face à la demande, nous avons continué et choisi de fonder en 2013 une structure de type organisation à but non lucratif, car cela nous permet d’aller chercher des fonds privés. »

Cette démarche très cadrée est au cœur de la méthode de Daniel Jiménez Quiroz.

« Très vite, nous avons compris qu’il fallait d’abord expliquer aux institutions et à nos potentiels financeurs pourquoi la bande dessinée existe et pourquoi elle est importante, avant même de leur demander un soutien. »

Ce travail préliminaire a été décisif dans un pays où l’industrie du livre est bien moins puissante qu’en France, et dominée par l’influence espagnole.

« Même avec les gouvernements de gauche, plutôt ouverts, il n’a pas été évident de prouver que la BD est partie prenante de l’industrie créative colombienne. Le cinéma et la musique demeurent davantage soutenus, mais nous avons montré le potentiel artistique et commercial d’une bande dessinée. Car elle coûte bien moins cher à produire ! Nous avons des success-stories, il faut les valoriser. »

Ainsi, la scène BD se structurant, la Cour constitutionnelle du pays a fini par intégrer la bande dessinée parmi les œuvres de l’esprit à protéger. Par la suite, cette décision historique a été mise en forme en poster graphique par Entreviñetas, et envoyée à chaque parlementaire pour défendre la TVA à taux réduit sur les BD ! Voilà l’une des actions concrètes et spectaculaires dont se félicite Daniel Jiménez Quiroz, qui est allé encore plus loin : il a décroché en 2023 un financement de l’Unesco, au titre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, une réussite inédite pour acteur de la bande dessinée. Quelque 82 000 dollars ont ainsi été alloués par l’organisation internationale pour le projet « A Mano Alzada » visant à cartographier l’écosystème de la BD colombienne et tracer une feuille de route de développement stratégique.

« Ce label Unesco a tout changé et nous a ouvert de nombreuses portes. »

Désormais, les institutions étatiques et privées sont à l’écoute. La Bibliothèque nationale contribue à la poursuite de l’étude initiale, tandis que la riche Fondation Sura soutient sa déclinaison au Chili. Une marque de confiance essentielle, à l’heure où l’extrême droite est arrivée au pouvoir, coupant 45 % du budget de la Culture.

« Le prix national du roman graphique, qui venait d’être lancé, a été tout simplement annulé… », se désole Daniel Jiménez Quiroz.

Mais ce dernier ne lâche rien : Entreviñetas doit être la rampe de lancement de nombreux projets, tels « Mapatintas », qui vise à soutenir la professionnalisation de collectifs émergents sur le territoire colombien, et pour lequel il a obtenu des financements… franco-allemands ! Ce qui a permis, notamment, à Marina Corro, directrice de Formula Bula, de venir dispenser des formations sur place. La planète BD s’organise, et son centre de gravité pourrait bien se situer de temps en temps en Colombie…

27 septembre 2026

Appel à candidature lancé par la mairie de Saint-Martin-de-Ré pour ouvrir une librairie

Cet appel à candidature atypique a pour but de dynamiser la vie culturelle locale de la commune. Voici les autres détails à retenir. On peut la tourner dans tous les sens, cette annonce reste attractive. Une mairie loue un local de 62m² pour 1000 euros par mois. Oui, seulement 1000 euros et aucun droit d'entrée à payer. On continue ? La commune est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Et la mer est à deux pas. La seule condition : ouvrir une librairie. 

Intéressé ? Prenez votre panier en osier et montez sur votre vélo pour une balade au milieu des marais salants. Vous l'aurez peut-être compris, nous sommes sur l'île de Ré, en Charente-Maritime. Saint-Martin-de-Ré, l'une des dix communes de l'île, est à l'origine de cette proposition originale. "La commune souhaite permettre l'installation d'un professionnel du livre, capable de proposer une offre éditoriale de qualité, de conseiller et fidéliser une clientèle diversifiée et de faire de la librairie un lieu vivant, accessible aussi bien aux habitants permanents qu'aux résidents secondaires et aux visiteurs", indique la mairie dans son offre. 

Si la commune se veut ouverte avec cette offre commerciale et en acceptant les candidatures de libraires sans expérience de gestion, sa générosité a des limites. Aucun logement n'est associé au local, le libraire devra donc réussir à trouver un lieu de vie dans une zone où le marché immobilier est tendu. Et au sujet du local, la taxe foncière, l'eau et l'électricité resteront à sa charge. 

Pour candidater, les aspirants libraires doivent présenter un projet détaillé de la librairie qu'ils souhaitent ouvrir. Il faudra alors arbitrer. Plutôt littérature étrangère ou ouvrages régionaux ? BD à foison ou romans avant tout ? Et la littérature jeunesse dans tout ça ? Chaque décision d'un candidat devra être argumentée en s'appuyant sur la clientèle de l'île de Ré. Du marchand de sel local au parisien propriétaire d'une résidence secondaire. Une fois les dossiers réceptionnés, les candidatures seront notées sur 100 points, répartis à parts égales entre l'expérience professionnelle, la qualité du projet, sa viabilité économique et sa contribution à la vie locale à l'année.  En plus des livres, la mairie autorise la librairie à cumuler une seconde activité tant qu'elle ne dépasse pas 20% du chiffre d'affaires. De quoi permettre de proposer une offre de papeterie, de cartes postales ou de souvenirs à destination des nombreux touristes.  Si cela vous intéresse, cliquez ici pour télécharger le dossier de candidature.

Les candidats ont jusqu'au 30 octobre à 16h pour envoyer leur candidature. Le vainqueur sera sélectionné en décembre et recevra la clé de son local le 1er janvier 2027. L'ouverture de sa boutique, elle, est souhaitée pour le début du mois d'avril. En même temps que les beaux jours du printemps.

Source : Le Journal du Net

26 septembre 2026

Les premiers livres de chiffons pour enfants exposés

Au début du XXe siècle , une innovation discrète mais radicale a remis en question l'idée même de livre. Avec l'invention des livres en chiffons – des livres en coton et en lin confectionnés à l'aiguille et au fil – la lecture s'affranchissait des limites du papier pour se transformer en une expérience profondément tactile et sensorielle . Contrairement aux ouvrages traditionnels, destinés à être soigneusement rangés sur des étagères, ces livres naissaient avec une mission novatrice : résister aux petites mains des enfants . L'union du monde des mots et de celui du jeu permettait de manipuler, laver, câliner, voire mordiller ces objets, inaugurant ainsi une nouvelle ère. Née à Londres en 1903 avec la célèbre Dean's Rag Book Company , cette intuition s'est rapidement répandue dans le monde anglo-saxon, avant d'inspirer la production artisanale à travers l'Europe. Caractérisés par des couleurs vives, des illustrations simples et des textures conçues pour stimuler la motricité fine , les livres en tissu ont marqué le XXe siècle et perdurent encore aujourd'hui. Leur héritage se perpétue désormais dans les livres souples modernes , les pédagogies sensorielles comme la méthode Montessori et les projets d'édition inclusifs et thérapeutiques conçus pour l'accessibilité.

Jusqu'au 3 octobre, l'exposition Libri da abbraccire – Dean's Rag Books, les premiers livres de chiffon de l'histoire , sera ouverte aux visiteurs à la bibliothèque San Giorgio de Pistoia . Grâce à la générosité du collectionneur Fabrizio Mugnaini , l'exposition propose un fascinant voyage à travers des exemples historiques. Elle offre également une réinterprétation de la valeur symbolique de ces objets.

« Les marques du temps et de l'usage visibles sur les volumes exposés n'altèrent en rien leur beauté, mais témoignent au contraire de leur extraordinaire charge émotionnelle : des objets capables de raconter des histoires d'affection et de démontrer comment un livre peut devenir un compagnon de vie, un outil sensoriel et un pont entre le récit et le corps . »

La première partie de l'exposition présente environ 80 livres de la collection Dean's Rag Books , permettant de suivre l'évolution de cette invention éditoriale . Une attention particulière est également portée au célèbre logo représentant deux chiens se disputant un livre , image qui a accompagné les publications de Dean's pendant des décennies et qui incarnait la promesse d'un livre « quasiment indestructible ».

La deuxième partie de l'exposition élargit le champ d'étude et montre comment l'intuition de Dean a été accueillie et développée par d'autres éditeurs, y compris italiens. 

Source : Il Libraio

25 septembre 2026

Thélyson Orélien sorti de la sélection du Goncourt après les accusations de recours à l'IA

Accusé d'utilisation de l'IA et de plagiat, l'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien a été exclu vendredi de la course au prix Goncourt pour son roman "C'était ça ou mourir", après avoir déjà vu sa promotion suspendue au Canada.

Cette décision "est dictée par la volonté de préserver l'intégrité du prix Goncourt et celle de l'Académie, dont le rôle central consiste à promouvoir et couronner la littérature écrite par des femmes et des hommes", explique dans un communiqué transmis à l'AFP l'Académie, qui avait placé le roman publié chez Grasset dans sa première sélection pour le prestigieux prix décerné le 4 novembre.

Pour l'Académie, le livre, l'un des best-sellers de la rentrée, "est selon toute vraisemblance très largement le produit d'une intelligence artificielle".

Pour justifier ce choix, l’académie met en avant les « plagiats dont son auteur s’est rendu coupable au fil du temps et qui viennent d’être révélés, ainsi que du résultat convergent de plusieurs analyses de chercheurs et journalistes dignes de foi mettant en évidence le fait que C’était ça ou mourir est selon toute vraisemblance très largement le produit d’une intelligence artificielle ».

« Il s’agit d’envoyer un message clair » pour « affirmer que nous ne cautionnons ni n’adoubons d’une façon ou d’une autre la création de textes générés avec l’aide de l’IA », ajoute-t-elle. L’académie, présidée par l’écrivain Philippe Claudel, rendra publique sa deuxième liste le 6 octobre.

Source : Le Monde

Publicité