La Bibliothèque nationale de France a identifié un manuscrit inédit de Wolfgang Amadeus Mozart. 38 pages de musique pour flûte et harpe, composées à Paris en 1778. À quoi ressemblent-elles ? Et que représente cette découverte ?
Pour mesurer l’ampleur de la découverte, révélée par France Musique, nous nous rendons à la Bibliothèque nationale de France, sur le site historique Richelieu. Nous entrons dans la salle de lecture du département des manuscrits. Entre ses murs boisés et les 10 000 volumes qu’elle conserve, Gilles Pécout nous y attend. Il est le président de la Bibliothèque nationale de France : « Nous sommes ici pour célébrer un évènement, parce que la découverte d’un autographe de Mozart est toujours un évènement. C'est un évènement pour les spécialistes de Mozart, pour les musicologues, pour les historiens, notamment tous les historiens qui s’intéressent à la circulation culturelle à la fin du XVIIIe siècle et c’est un évènement pour le public et les mélomanes ».
Le manuscrit nous est apporté, avec précaution, par François-Pierre Goy. Conservateur au département de la Musique, c’est à lui que l’on doit cette découverte. Il dépose, devant nos yeux, le document : « C’est un cahier d’une quarantaine de pages, qui contient les leçons de composition que Wolfgang Amadeus Mozart a données de mai 1778 au début du mois de juillet 1778 à Marie-Louise-Philippine de Bonnières de Guînes, fille du duc de Guînes, commanditaire du concerto pour flûte et harpe. Il y a dans ce cahier à la fois des exercices d’harmonie et sept pièces pour flûte et harpe qui sont en partie de la main de Mozart et en partie de celle de mademoiselle de Guines ».
Il y a quelques mois, avant de prendre sa retraite, François-Pierre Goy décide d’étudier une vingtaine de manuscrits anonymes des XVIIe et XVIIIe siècles, conservés par la BNF. Le 2 février, il ouvre donc ce cahier et progressivement, quelque chose dans l’écriture du maître lui rappelle des manuscrits pédagogiques de Mozart qu’il vient d’examiner. Il commence donc son enquête : « J’ai comparé notamment la dernière pièce qui est un thème et variations avec un autre document dont nous possédons l’autographe, et là, les clefs, les accolades, le texte aussi, la manière de faire les barres de reprise, les points d’orgue à la fin qui sont une caractéristique de ses manuscrits, ça m’a paru vraiment très ressemblant. Le soir, en rentrant chez moi, j’étais dans un drôle d’état ».
Repsol a installé plus de 200 panneaux solaires lors du Salon du livre de Madrid et a fourni des carburants renouvelables aux pavillons, aux espaces de restauration et à d'autres installations.
Le plus grand événement littéraire annuel de la capitale espagnole, qui a rassemblé un grand nombre de visiteurs, d'éditeurs et d'autres professionnels de la culture au parc du Retiro, où énergie, innovation et culture se sont rencontrées.
Le géant multinational, soucieux de réduire son empreinte carbone, a fourni l'électricité aux points d'alimentation avec une garantie d'énergie 100 % renouvelable. De plus, le seul générateur utilisé lors du salon a consommé 2 000 litres de carburant renouvelable. Par ailleurs, environ 80 % des livres vendus ont été transportés par des véhicules fonctionnant avec ces mêmes carburants, ce qui a permis de réduire les émissions de CO₂ de plus de 5,5 tonnes.
Ainsi, cette collaboration entre Repsol et le Salon du livre s'est également reflétée dans la fresque colorée de 8 mètres créée par l'artiste Naranjalidad, dans les deux journées de contes pour enfants qui ont eu lieu les samedis et dans un atelier de lecture avec Patricia Fernández (booktubeuse), qui fusionnera la communication numérique avec les nouvelles générations.
Afin de proposer une virgule de respiration, les équipes du festival Solidays ont souhaité créer le Green Corner, un espace préservé, pensé comme une parenthèse au cœur de l’effervescence musicale. C’est dans ce cadre dédié à la détente que la Bibliothèque Fnac x Solidays propose aux festivaliers un lieu de découverte et de lecture. Ouverte pendant toute la durée du festival, la bibliothèque offre un accès libre à une sélection d’environ 600 ouvrages, soigneusement choisis par les équipes éditoriales de la Fnac, autour des grandes thématiques portées par Solidays – engagement, jeunesse, société, musique. Romans, bandes dessinées, livres jeunesse ou essais : chacun peut s’approprier cet espace pour lire sur place, prendre un temps de pause ou simplement découvrir de nouvelles œuvres.
Avec cette bibliothèque, la Fnac et Solidays souhaitent créer un espace propice à la réflexion et aux échanges, au cœur d’un événement dont l’ADN dépasse le simple rendez-vous musical pour offrir une véritable expérience humaine et collective, vecteur d’émotions, invitant le public à vibrer ensemble et à nourrir sa réflexion.
Avec cette bibliothèque installée au cœur de Solidays, la Fnac poursuit une ambition forte : remettre la lecture au centre des expériences du quotidien, partout et pour tous. Dans le cadre de sa campagne de marque « Une autre addiction est possible », en faveur de la lecture, la Fnac œuvre à réaffirmer le rôle essentiel du livre comme source d’émotions, de compréhension du monde et de lien social. Ainsi, en investissant un lieu aussi emblématique et vivant que le festival Solidays, la Fnac souhaite aller au-devant des publics transgénérationnels pour leur offrir une nouvelle manière de se reconnecter aux livres.
La Bibliothèque Fnac x Solidays ouvrira à l’espace Green Corner du 26 jusqu'au 28 juin de 14h à 22h.
Depuis 6 jours, La petite bibliothèque ronde, association de Clamart qui fait entrer le livre jeunesse dans le quotidien des enfants dès leur naissance et des celles et ceux qui les accompagnent, quel que soit leur rapport à la lecture a lancé au don. Elle a besoin de vous pour face à des charges conséquentes, notamment en termes de loyers.
En soutenant La Petite Bibliothèque Ronde, vous inscrivez dans la durée :
‣ Un lieu de vie unique à l’échelle d’un quartier
‣ Un espace de rencontres autour du livre jeunesse et de ses médiations
‣ Un laboratoire de pratiques innovantes qui nourrit la réflexion de nombreux professionnels.
Pour les aider, vous pouvez faire vos dons en allant sur le site Hello Asso jusqu'au 30 septembre. Pour le moment, l'association a récolté 1225€.
Après Gibert et les enseignes Furet du Nord et Decitre, la chaîne de librairies Sauramps, qui devrait fêter cette année ses 80 ans, se trouve à son tour en grande difficulté. À la demande de son actionnaire François Fontès, également à la tête de la société immobilière Amétis (groupe Hugar), le tribunal de commerce de Montpellier a validé, lundi 15 juin, la procédure collective de placement en redressement judiciaire du groupe, assortie d'une période d'observation. Une prochaine audience, attendue avant le 15 juillet, période de vacation judiciaire, devrait être fixée afin de déterminer les grandes lignes de la restructuration de l'enseigne montpelliéraine.
Cette démarche, portée à la connaissance de la soixantaine de collaborateurs du groupe dès le 22 mai par un courrier de la direction, est intervenue au terme de plusieurs tentatives pour maintenir l'activité et trouver de nouveaux investissements. Or, selon le directeur du groupe, David Lafarge, la combinaison de « loyers trop élevés »et d’une fin d'année « en dessous des prévisions », a immanquablement « précipité les choses ».
« Avec ce statut d'entreprise en redressement judiciaire, nous sommes protégés des créanciers, et cela permet d'envisager un retournement de situation. C’est en tout cas le souhait de l’actionnaire », a-t-il poursuivi auprès de Livres Hebdo.
En quelques années, l’activité du réseau a fortement reculé. D’après nos données, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires sur le livre de 7,4 millions d’euros en 2025, contre 8,8 millions l'année précédente. Un chiffre loin des performances passées puisque quatre ans plus tôt, la seule librairie Comédie atteignait près de 16 millions d’euros, figurant alors à la <a href="https://www.livreshebdo.fr/article/sauramps-comedie-dans-le-top-5-des-premieres-librairies-francaises 4ème place du top 400 des librairies française établi par Livres Hebdo.
En interne, certains évoquent même « un effondrement du chiffre d’affaires, divisé par deux en quatre ans », et qui a rendu impossible la couverture des charges fixes. Au-delà de cet effet ciseau bien identifié et d’un contexte économique marqué par le recul du marché du livre et l’érosion du pouvoir d’achat, les librairies Sauramps ont également souffert d’une concurrence qui s’est progressivement intensifiée.
À Montpellier, le vaisseau amiral du groupe situé dans le centre commercial Triangle a notamment pâti des performances du magasin Gibert, place des Martyrs de la Résistance. Lequel, en développant une offre d'occasion conséquente, a capté une clientèle budgétairement plus contrainte et a, de ce fait, échappé au placement en redressement judiciaire qui a touché des autres points de vente du réseau. À Alès, la situation de la librairie Sauramps s’est également dégradée avec l’arrivée successive de nouvelles enseignes culturelles, parmi lesquelles Fnac et plus récemment Cultura, installé en périphérie en avril dernier.
À ces difficultés se sont ajoutées la fermeture en 2025 de la librairie située au cœur du musée Fabre, engagé dans un vaste plan de travaux de deux ans, ainsi que la fermeture définitive de la librairie Sauramps Odyssée, située en zone commerciale, en janvier 2026. En interne, les problématiques évoquées concernent aussi la baisse des achats qui a progressivement appauvri l’offre en magasin. « C’est un cercle vicieux : moins d’achats implique moins d’offre, ce qui implique moins de clients », explique un salarié, évoquant une érosion d'environ 15 % des ventes annuelles. Le segment des collectivités, historiquement important, n’a d'ailleurs pas permis d’inverser la tendance. Confrontées à des grossistes plus rapides et mieux organisés, les librairies ont eu de plus en plus de mal à honorer certaines commandes importantes.
« Les ventes aux collectivités n’ont pas été un levier suffisamment fort pour tracter la machine », regrette-t-on en interne.
La période de Noël, habituellement décisive, s’est également révélée décevante, en particulier pour la librairie Comédie, affectée par d’importantes inondations. Le poids du loyer du site, estimé à 1,5 million d’euros par an, soit environ 18 % du chiffre d’affaires du groupe, a également pesé lourd. Diffusée en avril, une pétition alertait par ailleurs sur l’état de dégradation du local et sur son manque d’accessibilité, sans qu’un accord n’ait pu être trouvé depuis avec le propriétaire.
« C’est surtout très difficile pour les collaborateurs, commente David Lafarge.
Ils sont partagés entre une forme de soulagement, suite à la situation qu’ils traversaient depuis plusieurs mois, mais aussi par une grande tristesse. Beaucoup de gens travaillent à Sauramps depuis 25 à 30 ans et nombre d’entre eux ont déjà connu un redressement judiciaire en 2017. C’est donc le deuxième de leur carrière et c’est psychologiquement difficile ».
S’il admet que la fin d’année et le premier semestre 2026 ont été « très inquiétants pour l’ensemble de la chaîne du livre », le directeur des librairies Sauramps se veut néanmoins rassurant, établissant un lien entre la crise actuelle et celle du début des années 2010 « À l’époque, de nombreuses librairies ont disparu et les questionnements étaient nombreux. Seize ans plus tard, nous sommes toujours là. Tâchons de rester optimistes et espérons que le livre continuera de résister dans ce pays.
En 2017, les librairies Sauramps étaient placées en redressement judiciaire. À l’époque, la justice avait accordé son feu vert pour que le réseau, alors composé de cinq magasins (Sauramps Comédie, Polymômes, Sauramps Odyssée, librairie du musée Fabre, Sauramps Cévennes) soit repris par le promoteur François Fontès, président du groupe Hugar, via sa société immobilière Amétis. Une offre préférée par la Cour d’appel à celle du Furet du Nord, qui s’était également positionné. L’accord juridique prévoyait alors le maintien de l’ensemble des salariés pour une durée de quatre ans.
La maison d’édition Le Héron d’Argent, spécialisée dans les littératures de l’imaginaire et les beaux livres, a annoncé la cessation de ses activités. Une décision motivée par les difficultés du marché du livre, qui suscite émotion et inquiétude chez les auteurs et illustrateurs de son catalogue.
«C’est une grande maison qui ferme, et c’est vraiment triste. » À Rouen, les libraires de l’enseigne Grimoires de Morgane ont tenu à saluer le parcours des éditions Le Héron d’Argent, qui ont annoncé, jeudi 11 juin, leur prochaine fermeture.
C’est par le biais d’une publication sur Instagram et Facebook que la maison Seine-et-Marnaise a officialisé la nouvelle. Fondée en 2014 par Vanessa et Diana Callico, elle défendait selon ses créatrices « une manière de défendre une littérature francophone – belle, exigeante et libre ».
Composé d'environ 80 titres, son catalogue tourné vers l’imaginaire, le thriller, mais aussi les tarots et les oracles, avait su trouver son public. Parmi ses succès figure notamment Contes japonais, de Vanessa Callico et Shiitake, écoulé à plus de 1 000 exemplaires.
Dans son communiqué, la maison explique que cette décision, prise le 1er juin, est « l’aboutissement d’une analyse lucide de la situation actuelle du marché du livre ». S’appuyant sur les chiffres publiés par le Centre national du livre (CNL), l’éditeur pointe notamment le recul des ventes et ses conséquences directes sur les structures indépendantes. Parmi elles, une «vague de retours d’invendus » jugée presque mécanique, dont « l’impact financier est particulièrement lourd» pour les petites maisons d’édition.
Le Héron d’Argent, dont la diffusion est assurée par Geodiff (Eyrolles) et la diffusion par Sodis (Madrigall), précise également vouloir mettre en place des compensations pour les contributeurs des trois campagnes Ulule qui n’ont pas pu être menées à leur terme.
Pour la soixantaine d’auteurs et d’illustrateurs liés à la maison, l’annonce a fait l’effet d’une déflagration. « <Ce n’est pas la seule maison d’édition indépendante à se casser la figure en ce moment, mais une maison avec plus de 13 ans d’existence, ça, c’est un séisme », réagit sur LinkedIn Estelle Dussoulier, qui a publié La Demoiselle des ombres sous le pseudonyme d’Astrid Devair.
En pleine période d'examens, plus de 100 places ont été supprimées dans la bibliothèque de la Faculté de droit. Les étudiants doivent désormais faire la queue tôt.
«Un instant, je dois d'abord aller réserver une place de travail», nous lance Nina vendredi matin. Depuis samedi dernier, les places dans la bibliothèque de la Faculté de droit de l'Université de Fribourg sont limitées. «Le moment est vraiment mal choisi: deux jours avant nos examens, le personnel de sécurité a bloqué chaque troisième chaise», raconte la jeune femme de 21 ans. L'étudiante en droit était sur place lorsque la réorganisation a eu lieu: «C'était frustrant, certains de mes amis ont dû quitter la bibliothèque faute de place.»
Ces derniers jours, Nina est arrivée tôt à la bibliothèque: «Je suis là à 7h59, juste avant l'ouverture. Plus tard, à 8h15, cela ne vaut plus la peine de venir.» Cependant, l'étudiante voit aussi des avantages à la limitation des places: «Je profite du fait d'avoir plus d'espace.»
Une étudiante en médecine de 21 ans raconte un incident similaire samedi dernier: «Plusieurs membres du personnel de sécurité étaient sur place et ont analysé la situation concernant le nombre de places.» Le lendemain, elle a vu l'avis à la porte d'entrée: «J'ai été surprise par la limitation des places. L'avis ne donne aucune explication.»
Étudiantes en droit, Maria et Ilha se sont également plaintes du changement: «Maintenant, nous devons arriver encore plus tôt que d'habitude pour obtenir une place d'étude», disent-elles.
Jonas, 22 ans, fréquente également la bibliothèque de la Faculté de droit, surtout pendant la période d'examens. «Le dimanche, cette bibliothèque est la seule ouverte, et si je ne suis pas là à 8h, je n'ai aucune chance d'avoir une place.» Étudiant en droit, Joachim, 21 ans, n'est plus venu à la bibliothèque la semaine dernière en raison des places limitées: «Je préfère étudier chez moi, ainsi je n'ai pas besoin de me lever si tôt», confie-t-il. La situation s'est cependant améliorée selon Joachim, car de nombreux étudiants sont déjà en phase finale d'examens.
Selon Nina, des multiprises ont été installées dans la cafétéria de l'université pour offrir aux étudiants d'autres places d'étude. «Pour nous, étudiantes en droit, cela n'est pas envisageable. Nous avons besoin d'un calme absolu.» Une autre étudiante en droit abonde: «C'est un moment malheureux pour fermer la moitié d'une bibliothèque», déplore-t-elle. D'après l'étudiante, il se murmure que la limitation des places dans la bibliothèque est une mesure de sécurité incendie. «Cela est sûrement lié aux événements de Crans-Montana», imagine-t-elle.
«Les événements de Crans-Montana n'ont pas conduit à un renforcement des mesures en soi, mais plutôt à la prise de conscience qu'elles doivent être correctement mises en œuvre», répond Marius Widmer, porte-parole de l'Université de Fribourg.
Samedi dernier, les places ont été limitées à 300 au lieu de plus de 400 auparavant. «Cela dépend notamment des voies d'évacuation disponibles, mais aussi des normes en vigueur à un moment donné», explique Marius Widmer. Ces dernières ont évolué au fil du temps et nécessitent des ajustements.
Marius Widmer est conscient du problème: «C'est bien sûr particulièrement inopportun, car les bibliothèques sont très prisées par les étudiants pour se préparer pendant les périodes d'examens.» Il mentionne également la solution alternative: «Les jours de week-end, des places de travail avec alimentation électrique sont aménagées dans la cafétéria.»
Les autres bibliothèques de faculté ne sont pas concernées. «Dans certains locaux de l'université, la capacité est également remise en question à la suite d'audits de sécurité», précise le porte-parole. Au cours des prochains mois d'été sans cours ni examens, d'autres mesures structurelles et organisationnelles seront prises.
Jusqu'à huit ans de prison ferme ont été requis vendredi 12 juin contre six Géorgiens jugés à Paris pour le vol d'ouvrages de plusieurs auteurs russes, à la bibliothèque Diderot de l'Ecole normale supérieure à Lyon, à la Bibliothèque nationale de France (BnF) et à la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (Bulac) à Paris, courant 2023. Parmi ces auteurs figure notamment le poète et romancier du XIXe siècle Alexandre Pouchkine, qui a notamment écrit les livres Eugène Onéguine et Boris Godounov.
Les avocats de la défense ont pour leur part plaidé la relaxe. Pour le procureur, les prévenus ont procédé à "un véritable vol de trésor", "un vol massif, organisé, planifié, exécuté avec minutie, cynisme". Les six prévenus sont jugés depuis mardi pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit et, pour certains, pour vol d'un bien culturel exposé.
Trois hommes comparaissent détenus. Parmi eux, deux hommes ont déjà été condamnés et incarcérés à l'étranger, mais ont été remis à la France pour qu'ils y soient jugés : Mikheïl Z., 50 ans, qui s'est vu infliger en Lituanie une peine de trois ans et quatre mois de prison pour le vol en bande organisée de publications du XIXe siècle ; et Beqa T., 49 ans, condamné à trois ans et six mois d'emprisonnement en Estonie. Une femme comparaît libre et deux hommes sont absents : ils ont été arrêtés en Géorgie, un pays qui n'extrade pas ses ressortissants, où ils ont été condamnés pour ces faits à cinq ans d'emprisonnement.
Réunis ce vendredi 12 juin à l'hôtel de ville d'Amiens à l'occasion du comité de pilotage du projet de futur pôle de conservation de la Bibliothèque nationale de France (BnF), les partenaires institutionnels ont acté une étape majeure avec la signature de l'acte d'acquisition du terrain destiné à accueillir ce nouvel équipement d'envergure nationale sur une partie de l’ancien CHU Nord d’Amiens. Cette signature concrétise l'engagement collectif de l'État, de la Bibliothèque nationale de France et des collectivités territoriales (Région Hauts-de-France, Département de la Somme, Amiens métropole) en faveur de ce projet stratégique, qui prendra place sur le site de l'ancien centre hospitalier nord d'Amiens. Le futur pôle de conservation permettra de répondre aux besoins croissants de préservation des collections de la BnF tout en contribuant à la reconversion d'un site emblématique et au développement de l'attractivité du territoire amiénois.
Le comité de pilotage a également permis de faire un point d'étape sur l'avancement du projet, son calendrier opérationnel, la préparation de la consultation des entreprises ainsi que les différents volets d'accompagnement du programme. Le calendrier de livraison du site courant 2029 est confirmé. Par son ampleur et son ambition, ce projet constitue un investissement majeur pour le rayonnement culturel national et pour le développement du territoire des Hauts-de-France.
Pour ses 10 ans, le Prix UNICEF de littérature jeunesse confirme la place de la lecture comme outil de sensibilisation aux droits de l’enfant, avec une participation record de 45 250 enfants et jeunes de 3 à 15 ans. Voici les lauréats 2026 du Prix UNICEF de littérature jeunesse :
pour la catégorie 3-5 ans, Loujain rêve des tournesols de Lina Alhathloul, Uma Mishra-Newbert et Rebecca Green publié par Les 400 coups,
pour la catégorie 6-8 ans, Qui s’occupe de Martha ? d’Emmanuelle Toussaint et Cécile publié par Utopique,
pour la catégorie 9-12 ans, La jungle de Sarah Lecoq et Sandrine Deloffre publié par Dargaud,
pour la catégorie 13-15 ans, Ratures indélébiles d’Aurelle Gaillard et Camille K. publié par Jungle.
« Depuis dix ans, le Prix UNICEF de littérature jeunesse s’appuie sur la force des mots et des images pour aborder, avec sensibilité, des réalités souvent complexes. Il fait de la lecture un formidable outil d’éducation aux droits, de dialogue et d’engagement citoyen », déclare Julie Zerlauth, Responsable de la sensibilisation à l’UNICEF France.
Cette annonce intervient dans un contexte où les droits de l’enfant restent encore trop souvent absents du débat public, alors qu’ils sont mis à l’épreuve par les conflits, les crises humanitaires, les inégalités persistantes et les difficultés d’accès à la protection et à l’éducation.
Avec Laetitia Colombani comme marraine, cette édition anniversaire a permis de mettre en lumière l’importance de transmettre aux jeunes générations leurs droits fondamentaux et le goût de la lecture. La mobilisation s’est également traduite par l’engagement de Mouhamadou (le Prof), membre du jury de sélection aux côtés de l’UNICEF France, ainsi que par la participation de Maurice Barthélémy et Brigitte Lecordier, qui ont prêté leurs voix aux ouvrages proposés en audiodescription. Accessibles gratuitement, ces contenus contribuent à élargir l’accès à la lecture, notamment pour les enfants en situation de handicap visuel.