Dans une mise à jour récente, Amazon a introduit une fonction nommée « Recaps », qui permet aux lecteurs de recevoir un résumé des tomes précédents d’une série. Cette fonctionnalité vise à rendre plus facile l’accès aux derniers livres d’une série, notamment lorsqu’un certain temps s’est écoulé depuis la lecture des précédents volumes. Cette initiative rappelle les segments « Précédemment dans… » que l’on retrouve dans les séries télévisées, permettant ainsi de se remettre rapidement dans l’ambiance de l’histoire.
Les résumés sur Kindle sont générés par une technologie d’intelligence artificielle, un choix stratégique d’Amazon pour automatiser ce processus. Bien que la société n’ait pas détaillé les technologies exactes utilisées, un porte-parole a confirmé qu’il s’agissait d’IA générative. L’idée est que l’IA puisse analyser les éléments clés des livres précédents et les résumer de manière cohérente, offrant ainsi aux lecteurs une vue d’ensemble rapide avant d’attaquer un nouveau tome.
Cependant, cette nouvelle fonctionnalité a suscité des préoccupations parmi certains utilisateurs. Ceux-ci se demandent si l’IA pourrait « halluciner » des éléments de l’intrigue qui n’existent pas réellement dans les livres. Amazon a répondu à ces inquiétudes en assurant que ses résumés étaient réalisés de manière rigoureuse. Des modérateurs humains sont impliqués pour garantir l’exactitude des contenus générés par l’IA, bien que les utilisateurs soient invités à utiliser cette fonction « à leurs risques et périls ».
Actuellement, la fonction Recaps est disponible sur les appareils Kindle aux États-Unis pour les séries de livres les plus populaires en langue anglaise. Pour savoir si une série favorite bénéficie de cette fonctionnalité, il suffit de rechercher le bouton « Voir les résumés » dans la page de la série sur la bibliothèque Kindle. La fonctionnalité sera bientôt déployée sur l’application Kindle pour iOS, élargissant ainsi son accessibilité à un plus large public. Les utilisateurs sont donc invités à profiter de cette fonctionnalité innovante, bien que de manière prudente.
Lorsque la nouvelle a été partagée sur les réseaux sociaux, certains habitants ont cru à un poisson d'avril, mais l'histoire n'est pas une fiction. La commune de Bézu-Saint-Eloi, dans le Vexin normand, a bel et bien été choisie pour recevoir les milliers de livres et CD d'une entreprise parisienne bien connue.
Pour remonter au début de l'histoire, tout commence à la bibliothèque des salariés des Galeries Lafayette à Paris. Depuis le Covid, le comité social et économique (CSE) de l'entreprise note une baisse de fréquentation et se pose la question de conserver ce lieu pour les salariés.
"Les visites étaient rares, avec le télétravail, il y avait moins d'intérêt. C'était dommage de laisser tous ces ouvrages prendre la poussière", explique la trésorière du CSE.
"On a pris la décision avec tous les élus du CSE de la fermer, on a cherché des associations pour en faire profiter. Après avoir évoqué le sujet autour de moi, j'ai le maire de cette petite ville qui a pris contact avec moi et c'est comme ça que ça s'est fait !", raconte Muriel Isaia, trésorière du CSE des Galeries Lafayette.
Le maire de Bézu-Saint-Eloi a fait valoir, lors de cette prise de contact, que sa petite commune de 1 600 habitants "n'avait pas beaucoup de fonds pour fonctionner, que la culture était très importante, qu'on avait une salle pour les ouvrages et que ce don serait miraculeux pour nous", raconte le maire de la commune.
”Avoir autant d'ouvrages, c'est improbable pour une petite collectivité, il y a beaucoup de retour positif dans la commune. Les gens sont impatients de venir voir.", déclare Anthony Brunet, maire de Bézu-Saint-Eloi
En plus des 15 000 livres et CD, la commune a également récupéré tous les meubles pour installer cette nouvelle bibliothèque avec un volume presque dix fois plus important qu'avant.
"Ça va prendre du temps, mais on va pouvoir se faire plaisir"
Romans de science-fiction, bande dessinée, polars, la responsable de la bibliothèque va repérer tout ce qui est très demandé par les lecteurs avant de sélectionner ce qui sera rangé dans les nouvelles étagères.
"Il va y avoir un grand tri, on va mettre de côté les ouvrages trop datés. Mais il y a des choses très intéressantes, on va pouvoir se faire plaisir", précise Carole Debarre.
Une fois triés et catalogués, les milliers de livres seront aussi accessibles pour d'autres bibliothèques du département de l'Eure.
Du 19 avril au 11 mai 2025, vous pourrez donner une seconde vie à vos livres à travers BSF en les déposant dans l'un des 400 espaces partenaires, partout en France ! Lancée en 2013 par la Fnac et BSF, la plus grande collecte de livres de seconde main en France prend de l'ampleur cette année grâce à la participation de Darty, Nature & Découvertes, Cultura, HOMEBOX, SNCF - Gares et Connexions, Le Bon Marché ainsi que les microbiblis !
Profitez de ce ménage de printemps pour faire du tri dans votre bibliothèque (et une bonne action) ! Vous pourrez repérer le point de collecte le plus proche de chez vous dès la semaine prochaine sur le site ou les réseaux sociaux de BSF.
Mercredi, le président américain Donald Trump a choqué les marchés mondiaux en annonçant une série de droits de douane sur les importations en provenance du monde entier, les marchandises en provenance du Royaume-Uni étant soumises à des droits de douane de 10 %. Les industries et les économies se sont efforcées de décrypter la signification de la directive de Trump, et le secteur du livre ne fait pas exception, les libraires et les distributeurs anticipant des « problèmes majeurs dans les chaînes d’approvisionnement ».
Des documents publiés par la Maison Blanche après l'annonce de mercredi suggèrent toutefois que les livres imprimés pourraient être exemptés des droits de douane américains en vertu du Premier Amendement. Ces documents tarifaires comprennent une annexe d'exemptions ( disponible en intégralité ici ) qui inclut « les livres, brochures, dépliants et imprimés similaires imprimés en feuilles individuelles, pliés ou non », ainsi que « les dictionnaires et encyclopédies imprimés et leurs publications en série » et « les livres, brochures, dépliants et imprimés similaires imprimés, autres que sur feuilles individuelles ».
Meryl Halls, directrice générale de la Booksellers Association, a déclaré à The Bookseller : « Bien que les livres semblent heureusement exemptés des récents tarifs douaniers américains, l'effet d'entraînement économique perturbateur qu'ils provoquent restera une réelle préoccupation pour la plupart des librairies – s'il exacerbe la crise du coût de la vie et érode davantage la confiance des consommateurs. »
Elle a ajouté : « Les librairies du Royaume-Uni et d'Irlande continuent de jouer dans la cour des grands, offrant une valeur ajoutée exceptionnelle aux économies de destination shopping, aux communautés locales et aux industries créatives nationales, malgré des marges financières de plus en plus faibles pour nombre d'entre elles. Par conséquent, la Booksellers Association continue de faire pression sur le gouvernement pour qu'il aille plus loin et mette en œuvre des réformes plus importantes sur les taux d'imposition des entreprises et les contrats de location afin de renforcer les librairies grâce à des dispositifs de soutien concrets pour les aider à traverser cette conjoncture économique mondiale complexe et à continuer de se concentrer sur ce qu'elles font le mieux. »
On pense que l'exemption des livres des droits de douane fait référence au premier amendement du gouvernement américain sur la liberté d'expression, qui inclut la liberté de recevoir et de diffuser des informations et des idées, y compris par le biais de livres.
Le président Trump a lui-même été un fervent défenseur du principe de la liberté d’expression et, bien qu’il n’existe aucun précédent juridique spécifique ou disposition statutaire créant une exception au Premier Amendement aux tarifs sur les livres, le principe pourrait sans doute être utilisé pour contester les tarifs restreignant la circulation de l’information s’ils étaient imposés.
Certains grands éditeurs contactés par The Bookseller ont jusqu'à présent refusé de commenter les implications des droits de douane américains, affirmant qu'il était trop tôt pour prédire leur impact. Cependant, les services de distribution et les libraires avertissent que l'incertitude engendrée par les droits de douane rendra plus difficile l'accès des livres aux États-Unis, même si l'exemption est prouvée.
Davinder Bedi, directeur général de BookSource, a déclaré à The Bookseller : « Le plus gros problème pratique actuellement est l'information. Personne ne sait ce qui se passe. Personne ne dispose des détails les plus précis. Ou alors, les détails les plus précis sont assez difficiles à trouver, s'ils existent. »
J'ai discuté avec plusieurs de nos principaux clients qui expédient régulièrement de grandes quantités de marchandises aux États-Unis, et ils cherchent encore désespérément des informations. Le point positif est que cette quête d'information repose sur une approche très collégiale. Actuellement, les éditeurs, les distributeurs et les transitaires tentent de devenir des experts avec très peu d'informations.
Le chiffre d'affaires avait augmenté de 6,3 % en 2022, mais de façon artificielle, le prix des livres ayant gonflé de 7,1 %. Alors qu'entre 2023 et 2024, les prix se sont stabilisés (-0,1 %), tandis que le volume des ventes a lui augmenté de 5,2 %. Les éditions de poche sont les principales bénéficiaires de ce dynamisme. Avec une hausse de 7,3 %, le miniformat représente presque les trois quarts des ventes, confirmant que les amateurs de polar lisent énormément, et massivement des poches, surtout lorsqu'ils sont fauchés. En termes de saisonnalité, juillet s'avère un mois particulièrement propice au noir, vacances obligent, mais le mois de décembre se révèle indétrônable. Les fêtes de Noël représentaient 13 à 14 % des ventes annuelles en 2024, selon que l'on parle de volume ou de valeur, avec un point de plus comparé à 2023. Ces fêtes ont été suivies d'un mois de janvier spectaculaire en 2025, avec une hausse de 2 %, alors que l'on continue de redouter mars et septembre, des mois particulièrement en retrait.
Le top 10 des auteurs de polar en grand format ? Franck Thilliez, numéro 1 avec Norferville, chez Fleuve. Un polar dans le grand nord canadien, plus social et moins scientifique qu'à l'accoutumée, qui voit l'auteur de la série Sharko et Hennebelle faire un vrai pas de côté. En deuxième place, Bernard Minier, avec Les effacées, chez XO. La deuxième enquête de sa nouvelle héroïne espagnole, la flic Lucia Guerrero, nous entraîne en Galice sur les traces d'un mystérieux tueur de travailleuses pauvres, tandis que ce printemps on s'arrache le retour de son autre héros récurrent, Martin Servaz, dans H, qui vient de paraître.
Viennent ensuite les Anglo-Saxons, Stephen King chez Albin Michel, Harlan Coben chez Belfond, et Lisa Gardner, encore chez Albin, une habituée de la liste des best-sellers du New York Times, qui s'offre une puissante percée française depuis un an : elle totalise désormais 2 millions d'exemplaires vendus chez nous. Toujours dans le peloton de tête, Maxime Chattam - Albin Michel encore -, et Michel Bussi, qui fait coup double aux Presses de la Cité avec Les assassins de l'aube et Mon cœur a déménagé. Le destin de Folette. Dans ce top 10, en intégrant les versions de poche, Thilliez reste numéro un, mais avec cette fois son roman précédent, La faille, chez Pocket. On voit Fred Vargas réapparaître avec Sur la dalle chez J'ai lu, Jean-Christophe Grangé talonner ceux-là, en onzième position, avec Rouge karma, paru en mai dernier au Livre de poche. Ces lignes statistiques soulignent que les auteurs-locomotives tractent encore l'ensemble du marché, comme c'est le cas depuis des années.
Des auteurs « fétiches », qui confirment que la curiosité ne l'emporte pas en temps de frilosité économique. Le lecteur garde le nez dans son cache-col, et ne prend pas de risque. On le constate de façon récurrente chez Belfond, maison qui s'est mise au noir il y a seulement cinq ans, avec des textes plutôt littéraires. Carine Verschaeve, responsable éditoriale, explique que c'est même devenu un équilibre entre un « public frileux envers ce qu'il ne connaît pas », et les « best auteurs, comme Harlan Coben, qu'on aime aimer, avec qui on aime être ». Coben arrive 11e des ventes avec Sur tes traces chez Pocket, 17e avec Méfie-toi, le grand format. Cette notion de « confort » que procurent les terrains connus - comme le sont les valeurs refuge en économie -, a connu son âge d'or durant la pandémie. Mais on pensait qu'en sortant de la crise sanitaire, la cote serait aussitôt en décrue ; or les « best auteurs » sont restés « les best », avec, pour les Français, la triplette Thilliez-Minier-Bussi.
Selon Carine Verschaeve, les Suédois appartiennent également à cette catégorie de « lectures doudou », puisqu'il s'agit d'une « littérature relativement codifiée ». Dans les étrangers qui caracolent en tête, on trouve les deux Camilla suédoises : Camilla Läckberg, qui revient nous glacer ce mois-ci avec Mirage (Actes Sud) et Camilla Grebe, qui nous plonge dans Les ténèbres de Mörkret (Calmann-Lévy). On note que le virage radicalement féministe pris par Camilla Läckberg depuis La cage dorée paru en 2019, deux ans après l'affaire Weinstein, lui a possiblement permis de garder la tête du classement des ventes dans un secteur où les lecteurs sont une majorité écrasante de lectrices. La belle ascension cette année de Johana Gustawsson, la Marseillaise installée à Stockholm, avec le titre de cet hiver, Les morsures du silence (Calmann-Lévy), aux accents plus féministes que le précédent, L'île de Yule, est sans doute elle aussi amplifiée par cet ancrage. Dans le classement des meilleures ventes, les Français montent de plus en plus haut. Et l'on peut y voir un effet salon-signatures pour des auteurs qui sont plus présents que les étrangers en région lors d'événements littéraires.
Pour Caroline Lépée, l'éditrice de Guillaume Musso chez Calmann-Lévy, le succès massif des auteurs de polar français est dû en grande partie au fait qu'ils écrivent de plus en plus sur des terrains qu'ils connaissent bien, « ce que font les Américains depuis longtemps ». Elle prend pour exemple le succès de Jean-Christophe Rufin avec son enquêteur à imperméable fripé, Aurel le Consul. Au-delà de la légèreté, qui est rare dans le polar, l'ex-diplomate amène une véritable « connaissance du terrain », sans verser dans le roman d'espionnage brut de décoffrage.
Dans cette veine, Caroline Lépée nous annonce le prochain objectif de la maison : Alexandra Julhiet, en mai, avec La fête de l'ours. Après Car un jour de vengeance, paru en 2023, l'autrice amène « une voix de femme, complète et cohérente », affirme Caroline Lépée, qui ajoute détester dire ce genre de choses. Comprenez que son héroïne pense dans le roman comme une femme réelle, c'est-à-dire « des choses qu'on pense toutes et qu'on n'ose pas dire tout haut ». Un village de montagne, des souvenirs d'enfance qui remontent peu ou mal pour une femme dont l'environnement va tourner à l'absurde lors de rites ancestraux ; une fête où, comme à Bayonne, il vaut mieux être dans la rue à 16 heures plutôt qu'après 23 heures... On a hâte. En parlant de pas de côté, et d'ours, Gallmeister, la maison dont c'est le symbole, affiche un Italien à son tableau de chasse, ce qui est suffisamment rare pour être mentionné. « Piergiorgio Pulixi s'installe comme un auteur poids lourd », nous explique Oliver Gallmeister, le patron qui vient de souffler la vingtième bougie de sa maison. « Avec le cinquième tome de sa série des enquêtes de Mara et Strega, Stella, qui paraît ce mois-ci, on n'est plus très loin des 400 000 exemplaires vendus, ce qui place Pulixi juste derrière Erri de Luca, présent depuis trente ans avec près de 50 livres, et bien devant Elena Ferrante. »
Les éditions Gallmeister, lancées grâce au genre autoproclamé du « nature writing », spécialiste de la littérature des grands espaces américains, qui flaire et publie le deuxième Italien le plus bankable de France, un comble ! Et c'est la preuve que l'agilité, dans le polar, paie. « Les auteurs plus littéraires de nos débuts, comme James Crumley ou Larry Brown, sont plus difficiles à vendre aujourd'hui, assure Oliver Gallmeister. Ce qui fonctionne désormais, ce sont les "high concept thrillers". C'est-à-dire des univers futuristes ou en lien avec la SF, comme les multivers, qui utilisent les recettes du thriller », nous apprend-il. Ainsi la trilogie Wayward Pines de Blake Crouch, disponible en poche chez Totem, s'est vendue à 100 000 exemplaires en douze mois. Alors qu'avec Peter Swanson, auteur de Huit crimes parfaits, Gallmeister n'est plus loin de donner, aussi, dans le cosy crime. Mais version rythmée.
« Il faut sortir de la case », corrobore l'éditeur Aurélien Masson, qui, après ses coups de maître à la « Série noire » suivi d'un passage aux Arènes, arrive chez Plon pour ouvrir totalement le champ des possibles. De fait, « le polar commence à intéresser d'autres lecteurs, nous assure-t-on chez Michel Lafon. On assiste à une démocratisation du genre, un décloisonnement. Les frontières sont en train de tomber, ce qui permet la conquête de nouveaux territoires », s'aventure Maïté Ferracci, directrice éditoriale.
« On pensait, il y a peu, que le genre allait se faire écraser par les séries tv, mais les auteurs ont réussi à passer ce cap et ce sont eux que la télé vient désormais chercher », poursuit Florian Lafani, qui est retourné chez Michel Lafon, après un passage chez Fleuve, pour y développer ce genre en « perpétuel changement ». « Le polar, dans les années qui viennent, ça va être le suspense à la croisée des genres », nous dit-on chez Belfond. Le marché va « aux genres très hybrides », approuve Glenn Tavennec, le directeur du label Verso au Seuil, qui regarde désormais vers la Corée, et mentionne au passage les éditions Sonatine, dont l'hybridation a toujours été l'ADN. Marie Misandeau, cofondatrice et tête chercheuse de Sonatine, nous confirme que « le polar utilise de plus en plus souvent l'enquête pour flirter avec les autres genres ».
Elle évoque la trilogie Dernier meurtre avant la fin du monde, de Ben H. Winters, qui vire au fantastique, comme d'autres le font vers l'horreur ou l'angoisse, tel La dernière maison avant les bois, de Catriona Ward, « la chouchoute de Stephen King ». « Quand Ward écrit ses livres, elle se fait peur toute seule ! On est à la limite du possible. Ce n'est même plus du thriller psychologique, mais de l'angoisse pure. » Marie Misandeau tente « un coup » l'automne prochain : « Un livre qui implique totalement le lecteur ». Un fait divers qui se déroule en Grande-Bretagne est raconté dans la première partie, suivie du même vu par l'enquêteur, puis par le juge. « Même si on connaît tous les codes, on se fait berner », conclut-elle à propos de Coupable ! de Hazel Ward.
Des livres « immersifs », doublés d'un certain retour au « mystère ». Plus besoin de meurtre, ni que ça saigne, « parfois même plus de crime, à peine macabre, on revient aux fondamentaux, à Christie, et au sens du mystère », poursuit la cofondatrice de Sonatine. Les codes changent. Ceux des jeunes adultes débarquent, avec un besoin d'être embarqués émotionnellement, d'immersion plus fort, comme dans les séries. « Il faut oublier le monde ancien, la bascule s'opère », certifie Glenn Tavennec. Et quand le polar « sort de la case », que reste-t-il ? Le mystère.
Apple est frappée d'un recours collectif intenté en Californie. Elle est accusée de pratiques commerciales trompeuses concernant la vente de livres numériques et de livres audio via son application Livres. La plainte précise que plusieurs clients ont vu des livres qu’ils pensaient avoir achetés disparaître de leur bibliothèque, sans qu’Apple ne les en informe ou ne leur propose de remboursement. Ils estiment donc qu'Apple ne respecterait pas la loi californienne sur la publicité mensongère, ainsi que d’autres dispositions relatives à la protection des consommateurs.
Toutefois, Apple précise, dans ses conditions générales des services, que le contenu acheté reste généralement disponible pour téléchargement ou accès, mais que certains titres peuvent être retirés à tout moment, notamment si l’entreprise perd les droits de diffusion : Bien que cela soit peu probable, après votre achat, le Contenu peut être supprimé des Services et devenir indisponible pour un téléchargement ultérieur ou un accès d’Apple.
Apple recommande donc aux utilisateurs de télécharger immédiatement leurs achats et d’en conserver une copie locale. Toutefois, cette mention n’apparaît pas directement lors du processus d’achat dans Apple Books, ce que dénoncent les plaignants.
L’affaire Morehouse et al v. Apple, Inc. vise à représenter tous les clients ayant acheté un livre numérique ou un livre audio sur Livres, sur une période encore à définir. Les demandeurs réclament jusqu’à 5 milliards de dollars de dommages et intérêts. À ce stade, aucun juge n’a encore été assigné, et la certification du recours collectif reste à confirmer.
Ce procès pose à nouveau la question cruciale de la propriété numérique : lorsqu’un utilisateur achète un contenu en ligne, en est-il réellement propriétaire, ou seulement détenteur d’un droit d’usage temporaire et conditionnel ? Pour le moment, Apple n’a pas encore réagi officiellement à cette plainte.
Un an après que la Monnaie de Paris eut sorti des pièces de collection One Piece, le manga culte d’Eiichiro Oda va être décliné en timbres. La Poste a en effet annoncé, mercredi 2 avril 2025, qu’elle s’associait à l’univers culte du manga le plus vendu au monde pour « proposer un timbre et un carnet exclusifs dédiés à la saga ».Un an après que la Monnaie de Paris eut sorti des pièces de collection One Piece, le manga culte d’Eiichiro Oda va être décliné en timbres. La Poste a en effet annoncé, mercredi 2 avril 2025, qu’elle s’associait à l’univers culte du manga le plus vendu au monde pour « proposer un timbre et un carnet exclusifs dédiés à la saga ».
Va d’abord être émise une planche de 15 timbres – à 1,39 euro pièce, le tarif Lettre verte – à l’effigie de Luffy, le personnage principal de One Piece (notre illustration principale). Mais attention, il faudra se presser aux guichets de La Poste car elle ne sera tirée qu’à 705.000 exemplaires !
Seront également proposés un carnet de 12 timbres autocollants illustrant les membres de l’équipage de « Chapeau de Paille » ainsi que le Thousand Sunny, leur fier vaisseau. Si chaque timbre est, là aussi, d’une valeur faciale de 1,39 euro, le tirage est beaucoup plus conséquent puisque 2,21 millions de pièces seront mises en vente.
Enfin, 20.000 exemplaires d’une planche collector de 4 timbres « Les quatre nouveaux empereurs » (d’une valeur de 2,10 euros pièce, c’est-à-dire au tarif Lettre internationale) sera vendue 11 euros. La différence de prix s’expliquant par leur « écrin », une double page façon journal avec des textes inédits.
L’autrice française Marion Brunet reçoit le prix commémoratif Astrid Lindgren 2025 (Astrid Lindgren Memorial Award) – la récompense internationale la plus prestigieuse pour la littérature jeunesse, dotée de cinq millions de couronnes suédoises (environ 450 000 euros).
« Marion Brunet décrit d’une plume éblouissante la réalité des jeunes dans un monde de plus en plus matérialiste et menaçant. Le présent et le futur s’entrelacent dans ses récits lumineux, où les frontières de l’amitié et de l’amour sont constamment mises à l’épreuve. Son œuvre plonge au cœur de notre époque. » selon Boel Westin, présidente du jury.
Les romans très actuels de Marion Brunet, écrits dans une prose limpide et étincelante, évoquent une jeunesse en révolte contre une société corrompue et abordent de manière récurrente des thèmes tels que la crise climatique et la précarité sociale. La remise du prix commémoratif Astrid Lindgren aura lieu au Concert Hall de Stockholm le 9 juin prochain.
« Les romans de Marion Brunet se déroulent dans un monde en pleine effervescence et explorent des sujets modernes, tels que la crise climatique et la précarité sociale. Les milieux dans lesquels évoluent les personnages sont décrits avec une grande acuité et les adolescents rebelles qui luttent contre un système corrompu sont dépeints dans une prose limpide et étincelante. La noirceur de l’existence et la violence sont abordées dans des récits actuels, mais possèdent une dimension intemporelle grâce à leur connexion profonde avec les contes et les mythes. La force de résister prend sa source dans l’amitié, la solidarité et la beauté de la nature. »
Une affiche conçue et signée par Jeff Kinney (auteur de la série à succès « Journal d'un dégonflé ») sera distribuée gratuitement dans 1000 bibliothèques à travers l'Italie, en soutien à la lecture. A l'occasion de la conférence Élevez la voix ! Partage de livres, de lectures et de mots dans les bibliothèques pour les moins de 19 ans , promu par la Commission nationale des bibliothèques pour filles et garçons de l' Association des bibliothèques italiennes qui se tiendra à la Foire du livre pour enfants de Bologne (mardi 1er avril, à partir de 11 heures dans la salle Notturno), la maison d'édition Il Castoro annonce le lancement de l'initiative La Schiappa pour les bibliothèques italiennes .
La présentation explique : « Grâce au lien profond que Jeff Kinney, auteur apprécié du Journal d'un dégonflé , a tissé avec l'Italie au fil des ans, est née l'idée d'une initiative visant à promouvoir les bibliothèques et à soutenir le rôle des bibliothécaires . Une affiche originale, conçue par l'auteur de l'une des séries jeunesse les plus appréciées au monde depuis près de vingt ans, sera distribuée gratuitement dans plus de 1 000 bibliothèques en Italie , avec le parrainage de l'AIB – Association italienne des bibliothèques – et en collaboration avec Il Castoro. »
L'affiche Dive into a Good Book , qui sera présentée après un message vidéo de Jeff Kinney (mardi 1er avril vers 11h45), « représente une invitation colorée à découvrir le monde de la lecture et à valoriser les bibliothèques comme des espaces vitaux pour l'épanouissement culturel et personnel de chaque individu ». Sur l'image, Greg plonge dans une piscine remplie de livres , et Jeff Kinney invite tout le monde à faire de même, exhortant petits et grands à « nager » parmi les étagères des bibliothèques, « véritables bastions culturels qui ouvrent de nouveaux horizons et garantissent un accès libre et démocratique au savoir, aux livres et aux histoires ».
La série Journal d'un dégonflé est l'un des livres les plus appréciés et les plus empruntés dans les bibliothèques italiennes pour les filles et les garçons. « Apporter le message de Jeff Kinney dans ces lieux se veut un geste d’amitié envers tous les petits lecteurs des aventures de Greg », explique la maison d’édition.
Jeff Kinney a toujours fait preuve d’un engagement fort en faveur du soutien aux institutions publiques . En 2023, Jeff et son équipe ont organisé une vaste tournée à travers les États-Unis, lui donnant l’occasion d’entrer personnellement en contact avec les bibliothèques et les bibliothécaires et de soutenir leurs diverses activités et initiatives, tant dans les petites que dans les grandes communautés. Pour Kinney, les bibliothécaires sont « le cœur battant d’une communauté » et les gardiens du lien spécial entre les livres et les lecteurs, et la bibliothèque est une institution démocratique ouverte à tous, qui défend le droit de chacun à avoir accès à l’éducation.
À partir du 1er avril, l'affiche en haute définition et au format pdf sera également téléchargeable gratuitement sur le site de l'Editrice Il Castoro et sur le site de l'AIB.
« L’Eurométropole de Strasbourg, forte de son réseau Pass’relle qui touche plus de 500 000 habitantes et habitants, rendra gratuite dès le 1er janvier 2026 l’inscription dans les huit médiathèques du réseau, s’inscrivant ainsi dans une dynamique locale et nationale qui vise à élargir la gratuité de [ces équipements] », avance le communiqué de la métropole annonçant le vote de la mesure, intervenu ce vendredi 28 mars, à l’occasion de la plénière du conseil de l’EMS.
La délibération a recueilli 77 voix pour, 4 abstentions (Jacques Baur, Pierre Perrin, Philippe Pfrimmer, Georges Schuler), 1 contre Béatrice Bulou. La vice-présidente de l’EMS et maire de Mundolsheim, estime que la gratuité d’un service public le « dévalorise ». Elle interroge en outre la rupture d’équité territoriale qu’induit la gratuité des huit médiathèques du réseau Pass’relle, financée par la métropole, quand les bibliothèques de certaines communes vont rester payantes et financièrement à leur charge.
« Rendre l’accès aux médiathèques totalement gratuit, c’est évidemment un engagement fort en faveur de la culture et de l’égalité d’accès au savoir. Mais c’est aussi bien plus que cela : c’est un levier d’attractivité pour nos communes et notre territoire. En votant cette gratuité, nous affirmons ainsi une conviction forte : la culture n’est pas une dépense, c’est un investissement. Un investissement dans le bien-être des habitantes et habitants mais aussi dans la vitalité de nos communes », se réjouit par voie de communiqué Pia Imbs, présidente de l’Eurométropole de Strasbourg.
« Alors que le livre et la lecture reculent de plus en plus face aux écrans, que les réseaux sociaux forment les opinions, l’accès au livre et à l’information est une question culturelle, sociale et démocratique. Cette décision inscrit durablement dans notre ville l’héritage de cette année Strasbourg Capitale mondiale du livre Unesco, et témoigne de notre volonté de poursuivre une politique publique ambitieuse en faveur de l’accès au livre et à la lecture pour toutes et tous ! », complète Jeanne Barseghian, maire de Strasbourg.