Zabou Breitman accusée de « contrefaçon » par une écrivaine
/image%2F1174414%2F20250329%2Fob_fe5d86_27506154lpw-27506170-mega-une-jpg-1100.jpg)
Un film peut-il naître dans l'ombre d'un livre sans en porter officiellement la trace ? C'est la question au cœur du conflit opposant Isabelle Monnin, autrice du roman Les Gens dans l'enveloppe, à la société de production Nolita, accusée d'avoir exploité son œuvre sans autorisation pour le film Le Garçon, réalisé par Zabou Breitman.
L'histoire remonte à 2015, lorsque Zabou Breitman est choisie pour adapter le roman d'Isabelle Monnin au cinéma. L'année suivante, le 14 mars 2016, la société de production Nolita acquiert les droits d'adaptation de l'ouvrage pour une durée de trois ans. Cependant, le projet cinématographique est abandonné faute de financements. Mais un événement relance les tensions : le 15 mars 2019, soit un jour après l'expiration des droits sur le livre, le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté accorde une subvention de 120 000 euros à Nolita pour le tournage d'un film qui deviendra Le Garçon. Isabelle Monnin accuse alors la société de production d'avoir continué à exploiter son œuvre sans autorisation, et ce, à son insu.
Dans ce long-métrage, construit comme un documentaire, l'intrigue tourne autour de la quête d'identité d'un jeune homme dont la photo, issue d'un album de famille trouvé en brocante, intrigue par l'absence de souvenirs qu'elle suscite. Dans le livre d'Isabelle Monnin, l'autrice part à la rencontre d'une famille dont elle a trouvé les photos dans un lot acheté dans une brocante et raconte leur histoire. L'ouvrage « augmenté » a été un grand succès littéraire et a donné lieu à un album de chansons.
Pour Maxime Delauney, producteur chez Nolita, les deux projets sont pourtant totalement distincts. Dans une interview accordée à L'Est républicain, il affirme que « les deux œuvres n'ont rien à voir », expliquant que « nous sommes partis d'autres photos de famille et avons fait l'exact opposé du roman ». Isabelle Monnin, quant à elle, dénonce une « contrefaçon » de son œuvre et un cas de « parasitisme ».
« Zabou Breitman prétend que l'idée de son film […] lui aurait été soufflée par une spectatrice à la fin d'un spectacle. Ce qu'Isabelle Monnin demande, c'est simplement que son contrat soit respecté. Le problème, c'est que le producteur n'a pas levé l'option, mais a tout de même continué à développer le film. Je n'avais jamais vu une telle situation », a déclaré Vincent Toledano, l'avocat de l'autrice.
De son côté, l'avocat de Nolita, Benjamin Sarfati, affirme qu'Isabelle Monnin a « constamment refusé la médiation ». Tout en reconnaissant qu'« il y a une idée de départ qui est la même », il insiste sur le fait que « l'histoire est différente » et accuse l'écrivaine de chercher à « saboter la sortie du film ».
Le tribunal judiciaire de Paris tranchera cette affaire à partir du 3 juin, date de la première audience.
Source : Le Point
/image%2F1174414%2F20250327%2Fob_eae44e_bibliotheque-pouru-aux-bois.jpeg)
/image%2F1174414%2F20250326%2Fob_0c12e3_900-actu-news-repart-2024.webp%3Fv%3D2-0)
/image%2F1174414%2F20250326%2Fob_9e3d09_affiche-sorcieres2025.jpg)
/image%2F1174414%2F20250325%2Fob_a03917_gm03gswbkaauncx.jpeg)
/image%2F1174414%2F20250324%2Fob_6aa50d_qui-sont-les-lecteurs-de-livres-numeri.jpg)
/image%2F1174414%2F20250322%2Fob_1252aa_19a93a55ca2c3e0b979b3d47377600fa.webp)
/image%2F1174414%2F20250321%2Fob_5eb875_bilan-gaspard-2024-jpg.webp%3Fitok%3DibgMkUpR)
/image%2F1174414%2F20250320%2Fob_5fd212_d094a413363ac092464357a8247bdcda4d3145.jpg)