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19 janvier 2025

Plus d'exemplaires vendus pour Julia Donaldson que JK Rowling en 2024

The Gruffalo a croqué Harry Potter. En effet,  Julia Donaldson dépasse JK Rowling pour devenir l'autrice britannique dont les livres sont les plus vendus durant l'année 2024  depuis que des statistiques précises ont commencé à être établies. Donaldson a écoulé un peu plus de 3,1 millions d'exemplaires en 2024 sur le marché total des consommateurs selon  Nielsen BookScan, soit plus de deux millions d'exemplaires de plus que Rowling au cours des 12 derniers mois. Cela porte les ventes à vie du co-créateur du Gruffalo à 48,6 millions d'exemplaires, contre 48 millions pour Rowling.

Rowling reste cependant de loin la meilleure auteure de tous les temps en termes de valeur, ayant gagné 390,5 millions de livres sterling grâce au TCM à ce jour, soit 150 millions de livres de plus que Donaldson. Les deux écrivaines et Jamie Oliver (208,7 millions de livres sterling) sont les seuls auteurs à avoir franchi le seuil des 200 millions de livres sterling de BookScan. 

Comme le révèle   Review of the Year: Authors, revue publiée par The Bookseller, Donaldson a de nouveau conservé sa couronne d'auteur à succès du Royaume-Uni. Au cours de la dernière décennie, Donaldson a régulièrement dépassé Rowling en termes de volume de 1,5 à 2 millions d'exemplaires selon BookScan, grignotant ce qui semblait auparavant être l'avance insurmontable de Rowling en termes de volume. Donaldson devrait désormais remporter la course pour devenir le premier auteur à vendre plus de 50 millions d'exemplaires via le TCM, un record qu'elle atteindra très probablement à la fin de l'été de cette année.

Donaldson est également en passe de franchir la barrière des 250 millions de livres sterling en TCM en 2025 ; avec un peu de vent favorable, Rowling devrait devenir le premier auteur à franchir le seuil des 400 millions de livres sterling cette année.  

Les ventes des deux auteurs ont été remarquablement constantes au fil des années, mais cela aide aussi que leurs carrières coïncident à peu près avec le lancement de BookScan en 1998 : le premier livre de la série,  Harry Potter à l'école des sorciers (Bloomsbury), a fait ses débuts en juin 1997, et, bien que Donaldson soit publiée depuis 1993, ses ventes ont explosé avec le lancement de The Gruffalo (Macmillan Children's) d'elle et de l'illustrateur Axel Scheffler en 1999.

Mais ce sont deux bêtes différentes (fantastiques) aux caisses. Bien que ses livres soient extrêmement bien vendus, Rowling a réalisé une bonne partie de ses ventes grâce à certains des titres les plus vendus de l'histoire et à une série des plus grands événements éditoriaux du 21e siècle. Elle a vendu 13 éditions différentes à plus d'un million d'exemplaires via BookScan, et 11 de ses livres ont dépassé les 10 millions de livres. L'édition originale à couverture rigide de  Harry Potter et l'Ordre du Phénix de 2003 (Bloomsbury) est son best-seller sur les deux tableaux, avec un peu moins de 34 millions de livres pour 3,1 millions d'exemplaires.

Pour Donaldson, le rythme est plus lent et plus régulier. Trois de ses titres ont atteint un volume à sept chiffres, le  Gruffalo de poche de 1999 se vendant à 1,47 million d'exemplaires. Cette édition est aussi sa plus grosse recette, avec 7,4 millions de livres, aucune autre n'ayant dépassé les 5 millions de livres. Mais Donaldson a eu un nombre record de 110 livres qui ont franchi la barre des 100 000 exemplaires du TCM, contre 63 pour Rowling ; 179 ouvrages de Donaldson ont dépassé les 50 000 exemplaires via BookScan, contre 92 pour Rowling.

Donaldson a également publié 430 éditions de plus que Rowling, ce qui n'est pas surprenant étant donné que le modèle de livres illustrés de Donaldson implique généralement plusieurs nouveaux titres par an qui peuvent être transformés en une variété de formats.  Le Gruffalo a enregistré 156 ventes d'éditions différentes via BookScan, y compris des versions à rabats en feutre, à rabats relevables, à marionnettes à doigts, à puzzle, à autocollants, à aimants, à livres sonores et à pousser, tirer et glisser.  

Le rythme plus lent et plus régulier de Donaldson lui permettra-t-il de combler l'écart et de remporter la course à la valeur TCM de tous les temps ? Eh bien, si les tendances de vente des trois dernières années devaient se poursuivre, au cours desquelles Donaldson a dégagé en moyenne 4,9 millions de livres de plus que Rowling par an, Donaldson serait en tête du classement de tous les temps dans un peu plus de 30 ans. Nous reviendrons sur cette question en 2055.

Source  :   The Bookseller

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18 janvier 2025

Des poèmes inédits de Virginia Woolf découverts à l’université du Texas

Une nouvelle de dernière minute dans le monde de la littérature moderniste du XXe siècle : Virginia Woolf, célèbre romancière et essayiste, était aussi poète. C'est ce qu'affirme de nouveaux documents découverts par Sophie Oliver, professeur de modernisme à l'université de Liverpool.

Oliver les a trouvés au Harry Ransom Center, une bibliothèque d'archives de l'Université du Texas à Austin. Elle y faisait des recherches sur Gertrude Stein, une autre figure littéraire. Mais elle a décidé de lutter contre la chaleur texane en fouillant dans les dossiers de Virginia Woolf. Alors qu'elle feuilletait un dossier de lettres que Virginia Woolf avait écrites à sa nièce, Angelica, elle a trouvé deux morceaux de papier pliés. Le matériau semblait différent du papier sur lequel étaient écrites les lettres. Et il y avait des écritures au crayon dessus. « Il s'agit évidemment de ces deux poèmes rédigés rapidement », a déclaré Oliver. « Et j'ai immédiatement pensé : "Eh bien, c'est bizarre". Parce que Virginia Woolf n'est pas une poète. »

Après les avoir trouvés, Oliver a épluché les recherches existantes sur Woolf et a interrogé des experts de Woolf, mais n'a trouvé aucune autre mention de ces poèmes. Oliver pense qu'ils ont été oubliés par d'autres chercheurs « parce que les gens ne consultent pas nécessairement un dossier de lettres adressées à sa nièce, qui ont toutes été publiées – ou du moins celles qui sont intéressantes ».

Oliver estime que les poèmes sont datés d'après mars 1927. Et ils révèlent une autre nuance de Woolf. L'un des poèmes, intitulé "Hoquet", est dédié à son neveu, Quentin Stephen Claudian. C'est un jeu de mots plein de blagues, jouant avec les sons et le langage. "Pauvre Quentin / est entré / pour tousser ? Ou devrions-nous appeler ça une tasse ? / Hoquet ? Hoquet ?"

L'autre, intitulé « Angelica », est un peu plus substantiel.

Quant à Oliver, ce travail de détective – retrouver les lettres, déchiffrer l’écriture de Woolf, estimer leur date, découvrir qui était Dadie – était un détour par rapport à son travail initial. Mais elle n’en est pas ravie. « Ce genre de recherche est très addictif et c’est l’une des joies de la recherche d’archives », a-t-elle déclaré.

Source  : npr

17 janvier 2025

Un pont de livres : L'édition française en soutien à l'Arménie

Une conférence de presse s’est tenue jeudi 16 janvier dans les bureaux du Syndicat national de l'édition (SNE) dans le cadre d'une mission humanitaire d’envoi d’ouvrages en Arménie. Onze maisons d’édition, dont Dargaud, Flammarion, Glénat, Albin Michel, ont ainsi répondu à l’appel de dons lancé par le SNE, permettant de récolter un total de 2 700 livres neufs. Les quatre palettes de livres arriveront le 20 janvier à Erevan, capitale de l'Arménie, avant d'être distribués dans 76 établissements des 11 provinces du pays, en collaboration avec l’ambassade de France en Arménie. L'arrivage sera accompagné d'une délégation composée de Vincent Montagne (président du SNE), Sylvain Tesson (écrivain), Renaud Lefebvre (directeur du SNE) et Alain Boinet (président de Défis Humanitaires et fondateur de Solidarité internationale), tous présents à la conférence. Cette délégation rencontrera notamment les représentants de l’édition en Arménie. Porté par la revue en ligne Défis Humanitaires, le projet s'est coordonné avec le SNE, en partenariat avec les centres francophones de l'Association Solidarité protestante France-Arménie (SPFA), la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’appui de l’ambassade de France en Arménie et la participation de l’écrivain Sylvain Tesson.
Créée en 2018, la revue en ligne Défis Humanitaires rend compte de l’actualité humanitaire, dans le but de promouvoir les actions menées et d’ouvrir des pistes de réflexion, notamment sur les enjeux géopolitiques et les défis de demain (eau, climat, etc.). Ce projet en Arménie est né notamment d'un voyage mené en 2021 par Alain Boinet au lendemain de la guerre des 44 jours, aussi connue sous le nom de seconde guerre du Haut-Karabagh. Le conflit avait provoqué d'important mouvements de réfugiés arméniens.

« C’est un premier essai. Le voyage permettra également d’y voir plus clair sur les besoins de chacun », explique Alain Boinet président de la revue à Livres Hebdo. Il poursuit : « Je remarque notamment qu’il y a peu de romans dans cet envoi, il faudra sûrement y retourner. »

Déjà engagé pour la cause arménienne, Sylvain Tesson s’est exprimé sur l’importance de mener des actions humanitaires sur le long terme : « Une fois l’urgence de l’âme et de l’esprit passée, le livre peut arriver pour que perdure ce vieux lien d’amitié entre la France et l'Arménie. »
Le choix des livres a été guidé par des demandes spécifiques formulées par les Arméniens eux-mêmes. La sélection couvre ainsi plusieurs tranches d’âge, de 6 à 18 ans, avec pour objectif d'étoffer les bibliothèques d'établissements scolaires. Parmi les ouvrages sélectionnés se trouve notamment la série Le Chat du rabbin de Joann Sfar (Dargaud) ou encore La panthère des neiges de Sylvain Tesson.

Arman Khachatryan, ambassadeur d’Arménie en France, s'est réjoui lors de la conférence de voir cette mission renforcer la place de la langue française dans son pays : «Nous lisons Balzac, Dumas, mais la littérature francophone contemporaine est peu connue des Arméniens. La jeunesse a soif de ça ». L'Arménie compte en effet de nombreuses universités et écoles françaises, et certaines régions comme le Syunik sont particulièrement francophones.

Les centres francophones SPFA mènent de nombreuses actions pour valoriser la francophonie en traduisant notamment des oeuvres françaises pour faciliter la transmission. Hélène Ohandjanian, coordinatrice de projet et enseignante de français langue étrangère à SPFA, a rappelé lors de la conférence l'importance de ces dons pour le système éducatif arménien. L'arrivage d'ouvrages francophones dans ces centres dépend en effet exclusivement de ces actes solidaires.

Source : Livres Hebdo

17 janvier 2025

24H pour créer une bande-dessinée à la Médiathèque de Talant

24h pour créer une bande-dessinée ou un récit graphique. C'est le défi lancé par l'espace culturel L'Escale à Talant (Côte-d'Or). A partir de 19h ce samedi  17 janvier , 20 dessinatrices et dessinateurs en herbe vont rester enfermés durant 24H dans la médiathèque Henri Vincenot. Chacun devra créer une histoire dessinée à partir d'un thème imposé. Thème qui sera dévoilé juste avant le début de ce défi.
C'est la deuxième année de suite que cette médiathèque lance ces 24h de la BD,  et elle n'a eu aucun mal à trouver des candidats. Fréderic Blin a 42 ans, il habite Saint Apollinaire et il se régale à l'avance :  "C'est le plaisir de se retrouver entre amateurs de dessin et de partager ce moment singulier. Il y a le plaisir du challenge, mais aussi de se lever pour voir ce que font les autres, d'échanger des idées, des techniques. Le principe serait de faire 24 planches en 24 heures, mais c'est très exigeant. Alors je pense faire une histoire en 5 à 6 planches."

Ce n'est pas une compétition. Les participantes et participants peuvent s'offrir quelques heures de repos ou de sommeil. Fréderic Blin savoure cette nuit a la médiathèque, moment un peu suspendu : "Il y aura beaucoup de café. Nous sommes aussi des oiseaux de nuit. On peut tenir jusqu'à 3 heures du matin avec de bonnes choses à manger. Il y a ces heures un peu suspendues entre 5 et 8h , et puis ensuite on reçoit la visite de nos proches et du public".

A partir de 10h, l'Escale ouvre ses portes et nous demande de venir déguisés en super-héros pour soutenir les auteurs. Plusieurs animations sont prévues pour rythmer la journée, jusqu'à "la dernière heure" et la remise des planches à 19h. Au bout du compte, pas de classement ou de remise des prix. Toutes les œuvres produites pendant ces 24H seront exposées durant un mois au sein de la médiathèque, aux côtés d'une magnifique expo consacrée aux super héros. Tiens peut être un indice sur le thème de cette année ?

Source : Ici Bourgogne

16 janvier 2025

Fournitures scolaires expédiées à Mayotte par Bibliothèques Sans Frontière

Bibliothèques Sans Frontière (BSF) a été créée en 2007 dans l’objectif de renforcer le pouvoir d’agir des populations vulnérables en leur facilitant l’accès à l’éducation, à la culture et à l’information, pour les amener vers la résilience. « Grâce à ses outils innovants, ses milliers de contenus en 27 langues et son expertise en matière de médiation, BSF va à la rencontre des populations dans des contextes de crise, de développement et de fortes inégalités dans une trentaine de pays dont la France », explique l’association.

C’est dans cette logique que, un mois après le passage du cyclone Chido, et pour préparer la rentrée scolaire, Bibliothèques Sans Frontières expédie près de 2 tonnes de fournitures scolaires à Mayotte afin d’équiper un millier d’élèves. « Ce premier envoi de matériel d’écriture, cahiers, ciseaux, trousses, cartables, etc. a été rendu possible par la mobilisation de Cultura et de sa fondation d’entreprise ainsi que de Stabilo International », indique BSF. Plusieurs dictionnaires d’Hachette Livre viendront équiper des classes de primaire. Les fournitures sont acheminés par le pont aérien mis en place par l’Etat.

Pour cibler au mieux les attentes, cette donation s’accompagne d’une mission d’évaluation des besoins éducatifs et culturels sur le terrain en vue des prochaines étapes du plan de soutien. « L’objectif est de contribuer à la continuité éducative, de proposer des espaces culturels propices à des actions de soutien psychosocial à destination des familles victimes de la catastrophe et de leur fournir un accès aux services publics et à l’information essentielle. »

BSF n’est pas étrangère à Mayotte puisque depuis 2019 elle y porte sa médiathèque mobile en kit : l’Ideas Box.

Jérémy Lachal, Directeur Général de BSF, se dit conscient que ce premier envoi de matériel scolaire « est une goutte d’eau face aux immenses besoins des populations de ce territoire déjà en proie à de profondes difficultés ». Il indique être déterminé à intensifier les efforts et en appelle à la générosité des entreprises et du public « afin de contribuer ensemble à la reconstruction de Mayotte. »

Une remise officielle de ces fournitures se tiendra ce jeudi 15 janvier à 9h au collège de Boueni M’titi – Labattoir en présence du recteur Jacques Mikulovic, et du Directeur général délégué de BSF en mission sur l’île, Edouard Delbende.

Source : Le journal de Mayotte

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15 janvier 2025

Lancement d'un nouveau concept hybride entre le livre et la série TV par une maison d'édition toulousaine

Avec l’avènement des plateformes de streaming, la consommation de séries TV est devenue addictive. Nombreux sont les téléspectateurs à attendre impatiemment la sortie du prochain épisode ou de la saison suivante de leur série favorite. Un phénomène généré par des codes scénaristiques précis, garants du succès tel que le suspense, les cliffhangers (technique narrative qui consiste à couper l’action en deux pour attiser la curiosité), les points de vue multiples, les intrigues épisodiques… Des méthodes qui n’ont pas échappé au Toulousain Aurélien Verdun, le fondateur de Trilogie Éditions, qui a lancé un nouveau concept, celui de la série… littéraire. Il s’agit là d’un format réellement innovant. L’ambition ? « Offrir des récits haletants et mémorables pour recréer le rendez-vous d’un fan avec sa série, les personnages et l’histoire afin de la savourer petit à petit ! » L’idée est donc de remettre au goût du jour les “romans-feuilletons” qui paraissaient dans les journaux du XIXe siècle, en s’inspirant des normes de la série TV. Le mélange des deux genres donnant naissance à une véritable révolution dans le monde de l’édition. Le principe est simple : après s’être abonné à une série littéraire (49,90€), le lecteur reçoit, chaque mois, un volume de la saison en cours. Une fois le tome terminé, il devra attendre le mois prochain pour découvrir le suivant et donc, la suite de l’intrigue. « Chaque épisode est une opportunité d’en apprendre plus sur le récit, sur le passé, le présent et l’avenir des personnages », explique la maison d’édition. Et tout comme une série TV, une fois les épisodes sortis, les fans pourront se les procurer en une seule fois. Ainsi, si vous souhaitez expérimenter le concept au maximum, il vous faudra vous abonner avant la parution du premier tome d’une série : vous recevrez ainsi un livre tous les mois. Sinon, les volumes déjà parus vous seront envoyés dans un premier colis avant de reprendre le rythme mensuel de la série. De même, vous ne pourrez prétendre à une expédition épisodique que sur la série en cours, les précédentes étant ensuite lancées sur le marché de la vente directe. La série “Duality” par exemple, a débuté en septembre 2024 et se décline en 10 épisodes. Elle marque le lancement officiel du concept de série littéraire par abonnement.

Aurélien Verdun, qui en est l’auteur, en raconte le synopsis : « À la suite d’une série de bombardements sans précédent, les États-Unis ne sont plus qu’une vaste zone sinistrée. Livrés à eux-mêmes, les survivants s’organisent et se regroupent au sein de camps, dont l’unique critère d’accès est le sexe biologique. Du fait d’un inexplicable revirement des choses, hommes et femmes sont désormais ennemis et s’affrontent dans une guérilla sans merci ni pitié. Dans ce nouveau monde, au désordre le plus total et où n’importe qui est une menace, quelques solitaires tentent de survivre par leurs propres moyens et, surtout, de trouver une issue à ce cauchemar… Si tant est qu’il en existe une. »

Derrière une trame narrative captivante, l’auteur explore, souvent avec des situations poussées jusqu’à l’exagération, les dysfonctionnements et contradictions des sociétés occidentales, qu’ils soient d’ordre social ou politique. L’œuvre interroge la condition humaine : l’individu est-il intrinsèquement autonome ou façonné par les cadres imposés par la société ? Quand ces structures disparaissent, que reste-t-il de nous ? Une série post-apocalyptique dans laquelle « la diversité des personnages est l’une des forces du récit. Ils sont nombreux à avoir survécu au drame qui a bouleversé le pays et, si chacun a son passé et ses propres buts, tous n’ont pas forcément d’avenir » révèle l’auteur. Mais attention, comme dans toutes séries à succès, des passages de violence et de sexe émaillent les pages. “Duality” verra le dernier épisode de la saison 1 paraître en juin prochain. Mais que les passionnés se rassurent, la saison 2 est d’ores et déjà en préparation.

De même qu’une nouvelle série. Mais l’équipe éditrice tient le secret : « Ce sera peut-être du polar, de la new romance, de l’enfance ou même de la petite enfance… Les possibilités sont infinies. »

Source : Le journal toulousain

14 janvier 2025

Dépôt de bilan pour la maison d'éditon bordelaise Les Moutons électriques

« Après vingt ans et six mois, Les Moutons électriques ferment hélas les portes, nous déposons le bilan. » C’est via ses réseaux sociaux que la maison d’édition bordelaise spécialisée dans les littératures de l’imaginaire a annoncé sa triste nouvelle, lundi 13 janvier.

Le même jour, son fondateur et dirigeant, André-François Ruaud, a donné les raisons de cette « fin de partie » dans une longue publication sur le blog des Moutons électriques. Il y parle de 2024 comme d’une année de « désillusions et d’un lent effondrement », « pourtant commencée sur de grands espoirs » puisqu’un « bilan des quatre derniers mois de 2023 s’avérait largement positif ».

« Changement radical de marché »
Il indique ensuite que la maison d’édition a souffert d’une « crise demeurée invisible jusqu’alors : un changement radical du marché », plus précisément que la « fantasy adulte refluait devant la mode de la ‘‘romantasy’’ ». La situation s’est aggravée fin juin jusqu’au dernier trimestre 2024, qui « fut celui de multiples négociations qui n’aboutirent jamais ». « Bref, s’il n’y a plus de ventes, s’il n’y a plus de marché, si réellement on ne veut plus nous lire, une maison d’édition ne peut continuer », conclut le fondateur.

Source : Sud Ouest

14 janvier 2025

Refus de la légion d'honneur par Marjane Satrapi

L'artiste franco-iranienne Marjane Satrapi, qui s'est fait mondialement connaître avec la bande dessinée et le film Persepolis, a annoncé lundi 13 janvier refuser la légion d'honneur, dénonçant « une attitude hypocrite de la France vis-à-vis de l'Iran » notamment dans l'attribution de visas. Arrivée en France en 1994, naturalisée en 2006, la réalisatrice de 55 ans a été promue au rang de chevalier de la légion d'honneur en juillet dernier. 

Une décoration qu'elle a décidé de « décliner » en raison de ses « principes » et de son « attachement » à sa « patrie de naissance », explique-t-elle dans un courrier adressé à la ministre de la Culture, Rachida Dati, publié sur Instagram. « Je ne peux ignorer ce que je perçois comme une attitude hypocrite de la France vis-à-vis de l'Iran », ajoute-t-elle, réfutant tout « mépris » envers l'institution qui l'a distinguée.

Dans une vidéo postée quelques heures plus tard sur le réseau social, l'artiste évoque une « marque de solidarité avec les Iraniens, surtout avec les femmes et avec la jeunesse iranienne, mais aussi avec (ses) compatriotes français retenus en otage en Iran ». « Depuis un moment, j'ai réellement du mal à comprendre la politique de la France vis-à-vis de l'Iran », poursuit-elle, regrettant que de « jeunes Iraniens épris de liberté, des dissidents, des artistes, se voient refuser des visas », y compris touristiques, pendant que des enfants d'« oligarques iraniens » se « baladent à Paris comme à Saint-Tropez sans que cela ne pose aucun problème ».

Selon elle, «soutenir la révolution des femmes en Iran ne peut pas se résumer à des photos avec des victimes ou des célébrités lors des commémorations de la mort de Mahsa Amini», jeune femme arrêtée pour avoir enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique et dont le décès a déclenché un vaste mouvement de contestation en 2022. « Les Iraniens n'ont pas besoin de communication, nous avons besoin d'actions concrètes », fait valoir Marjane Satrapi. 

«Le refus de la Légion d'honneur n'est en aucun cas une action ou une pensée contre la France. Bien au contraire, j'aime profondément ce pays qui est le mien», insiste-t-elle, souhaitant «que la France reste fidèle à elle-même». «Je serai honorée lorsque tous les défenseurs de la liberté le seront à mes côtés», conclut-elle. Contactée par l'AFP, Marjane Satrapi a expliqué que la remise de sa légion d'honneur devait intervenir en janvier. «Quand vous avez un peuple qui se bat pour la démocratie (...) il faut le soutenir», a-t-elle lancé.

Source : Le Figaro

14 janvier 2025

L’autoédition en pleine expention en 2024

L'année 2024 a été marquée par une dynamique de croissance et de créativité pour les plateformes d'autoédition. Celles-ci enregistrent dans l'ensemble des résultats financiers positifs et une forte augmentation du nombre de publications. Amazon Kindle Direct Publishing (KDP), Kobo Writing Life (KWL), Librinova, Bookelis ou encore BooksOnDemand (BoD) ont su s'adapter aux nouvelles attentes des auteurs et des lecteurs, en offrant des services de plus en plus diversifiés. La médiation des auteurs et la recherche de nouveaux talents restent des enjeux majeurs pour ces acteurs du secteur.
Dans l'ensemble, l'année 2024 a été fructueuse pour les différentes plateformes d’autoédition. Selon Lara Boso manager chez KWL, la plateforme clôt l'exercice avec une augmentation de 9 % de son chiffre d'affaires par rapport à 2023. À l’échelle internationale et à périmètre constant (sans ajouter les nouveaux pays dans lesquels la plateforme a été lancée en 2024), KWL enregistre une croissance de 16 %.

Avec un chiffre d'affaires en forte progression, atteignant 2,5 millions d’euros pour 2024, tous les feux sont également au vert pour Librinova. Un bilan que Charlotte Allibert, la directrice générale, se réjouit de partager : « Cette année a été particulièrement marquante pour nous, car elle a célébré les 10 ans du lancement de Librinova et a confirmé que l'autoédition est plus que jamais un secteur en plein essor. »

Bookelis, de son côté, affiche une stabilité notable par rapport à l'année dernière, avec un chiffre d'affaires global comparable à celui de 2023. Amazon KDP n'a pas souhaité communiquer sur l’évolution de son chiffre d'affaires, tout comme BoD, qui note cependant un grand nombre de nouvelles parutions, bien qu’il reste identique à celui l’année précédente.
En 2024, BoD enregistre 2 500 nouveaux titres (hors livres à titre privé sans ISBN). Un chiffre stable par rapport à 2023, contrairement à la tendance générale des plateformes qui connaissent une forte augmentation du nombre de nouvelles créations. De son côté, KWL a accueilli 5 000 nouvelles publications, ce qui représente une hausse de 20 % du nombre d'œuvres créées. Bookelis constate également une forte croissance de la création de titres, avec 3 350 ouvrages autoédités en 2024 (+8 %).

De son côté, Librinova connaît une croissance significative du nombre de nouveaux titres (+20%) mais observe en parallèle une diminution des ventes en librairie. Une baisse compensée par une augmentation importante des impressions d'exemplaires d’auteurs (+30 %) vendus lors d’événements publics de plus en plus fréquents, ainsi que par forte hausse des ventes de services de communication (+25 %), analyse Charlotte Allibert. À l'inverse, chez Bookelis, Émilie Le Coguiec responsable marketing/communication, signale une nette progression des ventes en librairies pour certains auteurs.
En 2024 le défi des plateformes est resté le même : trouver de nouvelles plumes et faciliter leur mise en avant, comme l’explique Géraldine Codron, responsable de la catégorie livres, chez Amazon : « Nous souhaitons également valoriser le travail d'auteurs indépendants à travers le concours d’écriture annuel Les Plumes Francophones, qui récompense le meilleur de l'autoédition en langue française ». Fin 2024, Léonie Bloom a reçu le prix des Plumes francophones ainsi qu’une dotation de 10 000 euros pour son roman Le Petit Vieux qui a fait le tour du monde (3 fois).

Une stratégie partagée par la plateforme Kobo. Cette dernière a relancé en novembre dernier « Le mois de l'écriture », un défi de 21 jours accompagné d'un appel à manuscrits.
Si la créativité est au beau fixe dans l’autoédition, certains genres dominent le marché. Parmi les plus populaires, la romance s'impose chez Kobo, Bookelis et Amazon KDP. On note également une surreprésentation du thriller et du roman feel-good chez Kobo et de la fantasy chez Bookelis.

Des tendances corroborées par Géraldine Codron, chez Amazon KDP : « En France, les auteurs indépendants qui écrivent dans les genres fantasy, romance et thriller continuent de gagner en popularité dans notre classement des meilleures ventes. Des auteurs tels que Jupiter Phaeton, Laurence Chevallier et Sébastien Theveny figurent parmi les auteurs les plus lus qui publient dans ces genres via KDP ».
Pour maintenir leur progression et attirer de nouveaux talents, les plateformes s’accordent à choyer leurs auteurs. Géraldine Codron souligne : « Les auteurs qui publient via KDP conservent leurs droits d'auteur, gardent le contrôle créatif, distribuent leurs ouvrages dans le monde entier et en plusieurs langues, en version numérique et imprimée, et perçoivent des redevances pouvant atteindre 70 %. ». En effet, depuis 2014, les auteurs utilisant KDP et ayant choisi de rendre leurs livres disponibles via Kindle Unlimited ont cumulé plus de 3,5 milliards de dollars de revenus via la lecture de leurs ouvrages. 

Émilie Le Coguiec, chez Bookelis, évoque quant à elle les bénéfices de la participation de la plateforme à la conférence des auteurs indépendants organisée par Jupiter Phaeton le 12 et 13 novembre 2024 à l’espace Saint-Martin à Paris. Un événement qui a permis selon elle des échanges fructueux avec les auteurs.

Pour 2025, Noémie Machner, en charge du marketing et de la communication chez BoD, souhaite de son côté « proposer un accompagnement personnalisé et optimisé pour les auteurs à fort potentiel commercial ». À l’image de Bookelis qui a établi cette année « un partenariat proposant un service de promotion des livres avec une approche plus professionnelle et accessible », développe Emilie Le Coguiec responsable Marketing/Communication de la plateforme.
Pour assurer la médiation de leurs œuvres, les plateformes ont, cette année encore, mis en place plusieurs actions. En 2024, KWL a mené trois opérations promotionnelles, avec des listes de nouveautés envoyées par e-mail aux lecteurs. La plateforme a également lancé Kobo Plus en Suisse au printemps dernier, créant ainsi de nouvelles opportunités pour les titres autoédités.

Chez Librinova, la médiation a permis à la plateforme de signer d'importants contrats avec de grands éditeurs. En 2024, Jardin nomade de Claire Elder, lauréate du prix des Étoiles, signait chez JC Lattès, Les cerisiers fleurissent aussi la nuit de Garance Solveig chez Charleston, et La douceur du piment rouge de Laurie Heyme chez Michel Lafon, entres autres.
Cette année, plusieurs évolutions ont permis de maintenir le cap. BoD a ainsi opéré un profond remaniement de ses services, avec la refonte totale de son site Internet et l'optimisation de ses formules « Impression », « Publication », « Plus » et « Premium ». Depuis 2024, la plateforme propose également des services de jaspage sur demande, particulièrement populaires dans les genres fantasy, young adult et romance. Par ailleurs, « BoD accompagne désormais les auteurs dans la production et la diffusion de livres audio, et prévoit de poursuivre ses efforts pour réduire les délais d'impression et améliorer ses capacités de production », développe Noémie Machner.

En parallèle, de nouvelles initiatives ont été lancées en 2024. Librinova, par exemple, a développé des ateliers d’écriture animés par des auteurs à succès tels que Laura Manel, Carène Ponte et Sophie Astrabie. De son côté, Bookelis se concentre sur le renforcement de sa stratégie de vente de livres numériques. Enfin, d'autres comme KWL souhaitent « pérenniser les succès de 2024 », comme l'explique Lara Boso, chez KWL. La plateforme mise en partie sur son expansion à l’international pour y parvenir.

Source  : Livres Hebdo

13 janvier 2025

Une pièce de 2 livres pour célébrer le 75ᵉ anniversaire de la mort de George Orwell

George Orwell est mis à l’honneur outre-Manche. Le Royaume-Uni célèbre le 75ᵉ anniversaire de la mort de l’auteur. Pour lui rendre hommage, une nouvelle pièce de deux livres est mise en circulation par la monnaie royale britannique à parti de ce lundi 13 janvier. Sur l’une des faces, on peut lire 1984, le titre de l’un de ses romans les plus célèbres. Sur l’autre : George Orwell accompagné de l’expression culte de sa nouvelle "1984 : Big Brother is watching you" ("Big Brother vous regarde", ndlr). Depuis 1988, plus 50 motifs différents faisant référence à des auteurs ont été imprimés sur les pièces de deux livres sterling. 

L’œuvre littéraire de George Orwell s’appuie sur ses engagements, fruits de son expérience personnelle. C’est ainsi qu’il se positionne contre l'impérialisme britannique, et ce, après son engagement de jeunesse comme représentant des forces de l'ordre colonial en Birmanie. De même, il milite pour la justice sociale et le socialisme après avoir observé et partagé les conditions d'existence des classes laborieuses à Londres et à Paris.

Source : TF1 Info

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