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13 février 2022

Difficultés pour l'édition en Iran

Iran difficultés éditionRéduction des tirages et de la pagination des livres, diminution du nombre d'ouvrages publiés: l'édition en Iran est une victime collatérale des sanctions américaines qui ont entraîné une augmentation vertigineuse du prix du papier, importé et payé en devises étrangères.

"Dès le rétablissement des sanctions américaines en 2018, le prix du papier a grimpé, de sorte que l'édition subit une crise majeure qui peut devenir existentielle", explique à l'AFP Emily Amraï, directrice de collection de Houpa, maison spécialisée dans les livres pour la jeunesse à Téhéran.

"La dévaluation de notre monnaie face au billet vert, le prix du papier payé en dollars et l'augmentation du coût de transport réglé aussi en devises (étrangères) a plongé l'édition dans le marasme", ajoute Hossein Motevali, propriétaire de Houpa.

Dans un pays qui ne fabrique pas sa propre pâte à papier, le prix du livre dépend directement de la fluctuation du rial face au dollar.

"Si un roman de 200 pages se vendait 400.000 rials (1,6 dollar) l'an dernier, son prix s'élève aujourd'hui à 1.000.000 rials (4,1 dollars), dont la plus grande partie correspond au coût de production", relève le PDG des éditions Ofoq, Réza Hachéminejad.

- "Miracle" -

En outre, les éditeurs sont confrontés à une autre difficulté: en Iran, le prix du livre ne peut plus être changé une fois fixé par l'éditeur avant l'impression, alors que celui du papier oscille fortement.

"Entre le moment où je reçois le manuscrit, celui où je le mets en page et celui où je fixe le prix de l'ouvrage, je peux tout perdre si le papier a connu une hausse soudaine. Et cela arrive car je suis à la merci du ballet des devises", se lamente M. Hachéminejad.

Le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien et le rétablissement consécutif de lourdes sanctions américaines contre Téhéran ont plongé l'économie iranienne dans une violente récession.

"Vendre des livres tient du miracle aujourd'hui car la majorité des clients appartiennent à la classe moyenne et compte tenu de la situation économique, leur priorité c'est de se procurer des biens de consommation essentiels, comme la nourriture", observe M. Hachéminejad.

"Je me demande vraiment comment les gens achètent encore des livres à ces prix-là, c'est surprenant", ajoute-t-il.

La crise ne cessant d'empirer, plusieurs petites maisons d'édition ont été contraintes de mettre la clé sous la porte.

"Aujourd'hui, de nombreux éditeurs indépendants, qui ont publié d'excellents ouvrages, ont été éliminés du marché", regrette Mme Amraï.

Même les grandes maisons d'édition doivent s'adapter pour survivre.

"Nous renonçons le plus possible aux bénéfices afin de garder nos lecteurs, nous réduisons le tirage et la pagination, nous publions des livres numériques pour éviter le papier et réduire les coûts", confie M. Hachéminejad.

- Epuisement des stocks? -

Mais cette stratégie ne peut durer "qu'un an ou deux, même pour les maisons les plus solides", estime-t-il.

"Dans quelques mois, lorsque les livres stockés dans les dépôts auront été épuisés, ce sera un choc pour le client quand il verra les nouveaux prix", assure M. Hachéminejad.

Quant aux auteurs, ils risquent tout autant de subir les conséquences de ces livres à la pagination de plus en plus réduite car ils sont payés au nombre de pages, qu'ils soient inconnus ou célèbres.

Dans la rue Enghelab, qui concentre toutes les librairies de Téhéran, Behjat Mazloumi, professeure à la retraite, a du mal à trouver des livres d'occasion.

"Je n'arrive plus à m'acheter un bouquin. Même les marchands ambulants vendent aujourd'hui des livres à un prix très élevé", déplore la sexagénaire.

Les professionnels s'inquiètent en outre pour les jeunes Iraniens, notamment dans les régions rurales ou défavorisées, dont l'accès aux livres était déjà limité.

La pénurie du livre et sa diffusion réduite notamment dans ces zones pourrait contribuer à accroître "les différences sociales chez les enfants", déplore M. Hachéminejad.

Source: TV5 Monde

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8 février 2022

Demande d'une aide pour contrer la hausse du prix du papier et de l'énergie par les éditeurs italiens

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La forte flambée des prix des matières premières et de l'énergie met à rude épreuve la stabilité de la chaîne éditoriale : risque de baisse de l'offre de livres et de magazines, retards de livraison, augmentations possibles des prix pour le public des lecteurs, graves problèmes pour édition scolaire. Ce sont  l'Association italienne des éditeurs , l'Association nationale des éditions sectorielles et la Fédération du papier graphique qui, tirent la sonnette d'alarme.,Elles demandent au gouvernement une mesure urgente en faveur de la pérennité de l'industrie de l'édition qui serait un crédit d'impôt sur l'achat de papier graphique à des fins éditoriales. 

«Les hausses des prix de l'énergie mettent déjà certains segments de production comme les magasins d'héliogravure à risque d'être arrêtés. Mais pour tous les secteurs de l'édition et de l'imprimerie commerciale, l'augmentation du coût du papier a pris des proportions telles qu'elle érode toute marginalité, compte tenu des difficultés évidentes à répercuter ces augmentations en avalÀ ce scénario s'ajoutent les problèmes liés à la rareté des matières premières , également en raison du processus en cours de conversion de la production en papier pour l'emballage», explique Emanuele Bona , président de la Fédération du papier graphique.

«Après deux années très positives, l'urgence papier pèse comme une menace sérieuse sur le monde du livre, déclare Ricardo Franco Levi , président de l'AIE. Les hausses de prix insoutenables écrasent les marges de tous les éditeurs, se traduisant pour celles des divers (essais et romans) par le risque d'augmentations du prix des couvertures, un chemin qui n'est même pas praticable pour les éditeurs scolaires soumis aux plafonds de dépenses imposés par la loi. Aux hausses de prix s'ajoutent les difficultés d'approvisionnement qui rendent encore plus difficile la planification de la production et la distribution dans les délais.Là encore, avec une attention particulière à l'édition scolaire engagée à garantir à l'école et aux familles la disponibilité des manuels scolaires dans les délais liés au calendrier de l'année scolaire».

«L'énergie et les matières premières représentent le cœur de la productivité - déclare Ivo Alfonso Nardella , président de l'ANES.  L'augmentation de l'énergie et du papier met également le secteur de la communication technique scientifique et plus généralement le secteur en sérieuse difficulté. En baisse ou pire, l'interruption du flux d'information et de mise à jour professionnelle porte gravement atteinte au tissu industriel et professionnel italien qui commence à se redresser . Couper la culture signifie créer des dommages à la production interne qui a de plus en plus besoin d'être mise à jour pour faire face aux défis que cette ère de transitions nous impose ».

Source: Associazione Italiana Editori

12 décembre 2021

Le papier recyclé très peu utilisé dans l'édition

Papier recyclé édition

Le constat n'est pas tendre. Dans son rapport 2019 « Vers une économie plus circulaire dans le livre », l'ONG WWF admoneste le secteur de l'édition : « À peine plus de 4 500 tonnes de papier recyclé (0,5 % de la consommation française) sont utilisées en France pour produire des livres. 2 % des livres sont en papier recyclé seulement. (...) Il existe pourtant certains éditeurs qui donnent l'exemple, comme La Plage, dont près de 20 % des livres sont imprimés sur papier recyclé. »

De fait, selon la dernière « Enquête sur la consommation de papier des éditeurs » de la Commission environnement et fabrication du SNE, qui date de septembre 2020, la part de recyclé dans l'édition est même plus faible que cela, s'élevant à 1 % des achats, ce que le syndicat justifie par la « diminution de l'offre de papier recyclé et la non-adéquation de celle-ci face aux besoins des éditeurs ». Dans le même document en revanche, le SNE met en avant l'utilisation en constante hausse de papier certifié PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières) ou FSC (Forest Stewardship Council) jusqu'à atteindre 94 % des achats, ces papiers étant issus de forêts gérées durablement, et composés à partir de chutes de bois ou branchages.

Pas assez blanc, inégal, pelucheux, le papier recyclé, c'est-à-dire comprenant au moins 50 % de fibres provenant de déchets de papiers imprimés, a longtemps eu mauvaise presse. « Une fibre de cellulose peut se recycler jusqu'à sept fois, le papier vierge et le recyclé sont donc complémentaires. Mais de fait, si on veut la même blancheur que du papier vierge, il faut oublier, cela n'existe pas. Et on a un petit problème de constance et d'épaisseur, certains de mes livres ont grossi, d'autres ont minci », observe Jean-Philippe Pinsar, directeur des éditions juridiques Lextenso, qui a fait le choix en juillet du papier 100 % recyclé pour tous ses ouvrages millésimés ayant une durée de vie limitée, soit 25 % environ de sa production.

« Le recyclé, ce n'est pas la panacée, notamment parce qu'il faut souvent aller le chercher en Suède, et parce que les processus de désencrage sont lourds », relevait en juillet auprès de Livres Hebdo Frédéric Lisak, directeur des éditions Plume de Carotte et cofondateur du collectif des éditeurs écolo-compatibles, tandis que certains imprimeurs relaient allègrement un bilan de gaz à effet de serre (GES) réalisé en 2017 par l'Agence de la transition écologique (Ademe) selon lequel la production d'une tonne de pâte à papier issue de matière vierge émet moins de CO2 (297 kg CO2) qu'une tonne de pâte issue de la filière recyclage (317 kg CO2). 

Le papier recyclé serait-il moins écolo que le papier vierge ? Ce n'est pas aussi simple. Selon Nolwenn Touboulic, ingénieure à l'Ademe, si la balance de GES penche en faveur du vierge, « c'est notamment parce que les papeteries classiques utilisent une énergie qui vient des copeaux de bois, et que nous considérons que cela n'a pas d'impact carbone, alors que la collecte, le tri, le recyclage en lui-même génèrent des émissions ». Surtout, il n'y a pas que le CO2 à prendre en compte, « et la consommation d'eau et d'électricité est cinq fois moins importante pour du recyclé que pour du vierge », indique-t-on à la Fédération professionnelle des entreprises du recyclage (Federec), quand l'éco-organisme Citeo évoque de son côté une consommation d'énergie et d'eau réduite par deux à trois.

Ex-président de la filière papiers cartons de la Federec, Pascal Gennevieve répond aussi aux accusations de pollution, en rappelant que la javel utilisée autrefois pour désencrer a été remplacée par du peroxyde d'hydrogène, autrement dit de l'eau oxygénée. Quant à l'approvisionnement, il regrette que la papeterie ArjoWiggins Greenfield de Château-Thierry, « qui produisait un papier recyclé parfaitement blanc, ayant servi notamment à éditer les catalogues du Louvre », ait cessé sa production, faute de marché. Toujours dans son rapport 2019, la WWF esquisse des pistes : améliorer les collectes de livres scolaires, optimiser le recyclage des livres par les particuliers - au-delà du seul pilon, donc - en y apposant le logo Triman, ce que les éditeurs refusent jusque-là. Et l'ONG de se projeter : « La fin de vie de certains livres pourrait conduire à produire 68 000 à 119 000 tonnes de papier recyclé de qualité » par année.

Source: Livres Hebdo

15 novembre 2021

Impact de la pandémie sur le marché de l'édition

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Dans une étude mondiale dont les résultats préliminaires viennent d’être dévoilés, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) a compilé l’ensemble des données économiques de 23 marchés de l’édition mondiale. Le but : « montrer la façon dont l’industrie du livre mondiale s’en est sortie pendant l’année de crise 2020 ».

Premier enseignement : l’impact sur les revenus a été mitigé. Les 23 pays ont généré un chiffre d’affaires combiné de 64,4 milliards de dollars en 2020. Nombre d’entre-eux ont enregistré des baisses de revenus par rapport à 2019. Par exemple, le chiffre d’affaires de l’édition a baissé de 31,6% en Turquie, 18,2% au Brésil, 7,3% en Suède, 5,6% en Colombie et 2,2% en Irlande. De l’autre côté, d’autre nations affichent une croissance de leurs revenus éditoriaux en 2020 : notamment le Japon (+10,7%), l’Italie (+8,6%), la Norvège (+4,2%), la Finlande (+3,8%), la Nouvelle-Zélande (+2,5%), le Royaume-Uni (+2%). A noter que la France n’apparaît pas dans le Top 5 des pays ayant enregistrés les ventes les plus importantes (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, Italie). Signalons aussi que les deux tiers des pays cités dans l’étude ont connu une diminution de leurs revenus ainsi que du nombre de titres publiés.

Autre enseignement : la part des ventes en ligne a grimpé sur les marchés mondiaux du livre. Au Royaume-Uni, elles ont généré plus des deux tiers du total de l’industrie de l’édition, à 69,6%. Le chiffre s'élève à 38,7% au Brésil, 37,8% à Malte, 44,1% en Turquie et 37,3% aux Etats-Unis. Cependant, les ventes directes en librairies physiques continuent de générer l’essentiel des recettes du secteur en Espagne (79,2%), en Italie (62,9%) ou encore en Nouvelle-Zélande (61,2%). « Les comparaisons directes avec 2019 ne sont possibles que pour quelques pays, et indiquent tous une augmentation de la part des ventes en ligne », précise l’étude de l’OMPI. A savoir : +6,6% aux Etats-Unis, +7,3% en Norvège, +13,4% au Royaume-Uni ,voire même +43% en Turquie. « Bien que ces augmentations reflètent une tendance à plus long terme, la pandémie et les mesures de confinement ont probablement accéléré cette tendance et peut-être changé les habitudes d’achat de façon permanente », commente l’OMPI.

Dernière observation de l’étude : seulement deux tiers des pays ont enregistré une baisse du nombre de titres publiés en 2020 par rapport à 2019. Parmi ceux-ci, l’Espagne a enregistré la plus forte baisse (-12,8%) devant la France (-9,2% à 97 327 titres publiés), le Royaume-Uni (-7,9%) et la Turquie (-5,8%). A l’inverse, l’Italie a connu une croissance de 25,6%. A noter enfin, qu’à l’exception de la Turquie, tous les pays ont vu la part des publications numériques augmenter.

Source: Livres Hebdo

2 janvier 2021

Baisse de l'industrie de l'industrie du livre en Algérie en 2020

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La crise sanitaire de la Covid-19, qui a touché l'Algérie et tous les pays du monde en cette année 2020 a fortement impacté le secteur de l'édition et l'industrie du livre provoquant une baisse considérable des publications et la cessation d'activité de nombreuses maisons d'édition et imprimeries, selon le constat de plusieurs professionnels du livre. Lamia Hammeche, directrice de l'édition par intérim à l'Entreprise nationale de communication, d'édition et de publicité (Anep) a déclaré que le volet édition de l'Anep a été touché par la situation imposée par la pandémie causant une «baisse des ventes et un report des rendez-vous de publication» pour absence de commercialisation et de promotion particulièrement «après la suspension des activités des libraires et distributeurs et l'annulation des Salons nationaux et internationaux» qui représentent une occasion de promotion des publications. Elle a cependant assuré que cette situation exceptionnelle a été mise à profit pour «revoir le processus d'édition, donner la priorité à la promotion sur des supports numériques et pour préparer l'ouverture de nouvelles librairies dans différentes villes du
pays». L'édition au niveau de l'Entreprise nationale des arts graphiques (Enag) a également connu un important recul, selon Fadhel Zakour attaché de presse de l'Enag, qui a indiqué «qu'une vingtaine de titres, particulièrement des ouvrages parascolaires, ont été publiés cette année contre une moyenne habituelle de près de 70 ouvrages par an». 

L'éditeur et président du Syndicat national des éditeurs de livres (Snel), Ahmed Madi a relevé pour sa part que le secteur du livre connait «une situation catastrophique depuis plusieurs années», accentuée par «l'absence de politique culturelle», ce qui a poussé un grand nombre de maisons d'édition et d'imprimeries à «cesser ou suspendre leurs activités».
Selon lui cette situation est le fruit de la «diminution des subventions publiques, de la cherté des coûts de production et de la rareté des librairies» en plus du «recul des ventes en version papier devant les supports numériques». Cette situation a été aggravée, selon Ahmed Madi, par la pandémie de Covid-19 qui a paralysé le secteur avec l'arrêt des activités des librairies et l'annulation des manifestations liées au livre ce qui a causé le gel des activités de cinquante maisons d'édition affiliées au Snel et de 90% des imprimeries.
Le président du Snel appelle les pouvoirs publics à«recourir aux différents mécanismes de soutien à l'industrie du livre, gelés depuis trois ans et à activer le Centre national du livre (CNL) qui devrait suivre la situation et fournir des rapports réguliers». Evoquant les imprimeries, l'imprimeur Amine Bouarroudj dont l'activité est composée à 80% de production de livres, a indiqué que «son chiffre d'affaires connaît une baisse de 70%».
Rafik Taibi, directeur des éditions «Al Khayal» déclare avoir publié 50 ouvrages en 2020 contre 90 en 2019 ajoutant que les publications de l'année dernière se sont très peu vendues. Spécialisé dans le livre pour enfant, Mohanned El Djomhani, directeur des éditions «Atfalouna» a lui aussi fait état d'un recul de 60% des publications causé par l'annulation des différents Salons du livre et par la réticence des auteurs à publier cette année. Du côté des éditions «Houma» un recul des ventes de près de 60% est enregistré depuis 2019. Récemment, un nouveau rapport de l'Unesco a révélé un recul des activités de l'édition de l'ordre de 7.5% sur le marché mondial pour cause de pandémie.

Source: L'Expantion

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27 octobre 2020

Hausse du marché de l'édition en France en 2019

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Selon un rappor du Syndicat national de l'édition, le chiffre d’affaires des éditeurs (ventes de livres et produit des cessions de droits) est passé de 2 670 millions d’euros en 2018 à 2 806 millions d’euros en 2019,  soit une hausse de 5 %. Le nombre d’exemplaires vendus est, quant à lui passé de 419 millions en 2018 à 435 millions en 2019, soit une hausse de 3,8 %. 

Hors scolaire, le chiffre d’affaires réalisé par les éditeurs sur leurs ventes de livres est en hausse de 1,7 %, avec un retour de la croissance sur le segment littérature (+0,7 %), un succès florissant et qui ne se dément pas de la bande dessinée (+11,3 %) ; et aussi les bonnes performances du livre jeunesse et des livres pratiques. Cette croissance est portée de manière différente par les trois catégories qui composent ce marché (Bande dessinée, Manga, Comics). Le segment Bande dessinée(tous publics et de genre) est le coeur du marché. Il affiche une croissance de +11,6 % et a largement bénéficié de la publication d’un nouveau tome  d’Astérix (champion des ventes en 2019). En 2019, avec un taux de croissance de 17,8 %, le segment du manga, a également largement contribué à la bonne santé  du secteur.  668 titres de la catégorie bande dessinée ont été traduits en français  et déposés au titre du dépôt légal à la BnF.  Ces traductions proviennent massivement  de bandes dessinées et mangas japonais (1 599 titres traduits depuis le japonais, soit 60 % du total), et de comics anglo-saxons (872 titres traduits depuis l’anglais,  soit 33 % du total).

En 2019, le chiffre d’affaires de l’édition numérique s’établit à 232,3 millions d’euros, affichant une progression de 9,2 % par rapport à l’année précédente. En augmentation régulière, la part des ventes numériques dans le chiffre d’affaires total des éditeurs s’établit désormais à 8,72 %.

 

17 juillet 2019

Plus de ventes de livres pour moins de livres publiés en Espagne

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En lisant le rapport sur le commece intérieur, la Federación de Gremios de Editores de España (FGEE)  a découvert  l'industrie de l'édition avait  facturé 2.363 millons d'euros en 2018 soit 1,9% de plus qu'en 2017. Les bénéfices augmentent mais seulement 76.202 nouveautés ont été publiées soit une baisse de 12,7%. Les ventent ont quant à elles augmentées avec 160 millons de livres papiers soit 1,9% de plus l'année précédente.  Selon  Migurel Berrero, président de la FGEE et l'Association des Chambres du Livre d'Espagne,"les chiffres permettent de refléter un certain optimisme puisqu'ils révèlent une amélioration progressive du secteur après la crise"

Le prix moyen des livres  était de 13,96 euros  contre 14,66 euros en 2017. Dans  détail, les essai se vendnt  à 11,42 euros (un euro de moins que l'année précédente) et le roman à 12,1 euros (20 cents en moyenne de plus que 2017). Les bandes dessinées coûtent 20 cents de moins et les titres d’enfants et de jeunes 10 cents de moins. Le produit le plus cher est les manuels non universitaires, qui coûtent un euro.

Comme l’indique le FGEE, la baisse de la production de l’édition est due à la suppression des titres publiés dans des livres pédagogiques. Il y avait moins de titres sur le marché des manuels scolaires, une baisse de 9,7%. "

Les éditeurs ont particulièrement insisté sur le fait que le livre papier soutenait le secteur et que le livre numérique avait stagné dans les ventes: son chiffre d'affaires avait été réduit de 0,1% par rapport à 2017 et s'élevait à 119 millions d'euros. Ce montant représente 5% du chiffre d’affaires total du secteur. Le nombre de titres édités s'est élevé à 19 236 et le nombre de téléchargements a atteint 12,8 millions. Le prix moyen des livres numériques - dans l’attente de l’application de la nouvelle réglementation européenne sur la TVA du livre - était de 9,25 euros, soit trois cents de moins. Contrairement au papier, ce qui se vend le plus en numérique est la non-fiction: 52,7% des ventes contre 20% de la fiction pour adultes. 

Les données de facturation par lieux de ventes  sont intéressantes. Les librairies indépendantes sont le principal lieu de vente des livres. En effet, elles ont facturés  831,5 millions facturés ce qui  représente 35,2% du total. Viennent ensuite les chaînes de librairies (Corte Inglés, Fnac, Casa del Libro et assimilées), avec 421,9 millions (17,8%). Et les hypermarchés (Alcampo, Carrefour et assimilés) atteignent à peine 8,2%, avec 194,6 millions d’euros facturés. Sur Internet, les livres vendus au format papier directement par les éditeurs représentaient 1%, soit quelque 24,5 millions

Source: El Pais

17 décembre 2018

Dépôt légal 2017 : un record pour les livres imprimés

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La BnF publie chaque année une synthèse et des statistiques sur la production éditoriale nationale en s'appuyant sur les dépôts et collectes réalisés grâce au dépôt légal.  L'édition 2018 de L'Observatoire du dépôt légal, qui s'appuie sur des données 2017, indique un record du dépôt de livres imprimés avec 81 263 livres enregistrés, soit près de 4 % de plus qu'en 2016. Le nombre de déposants actifs (au moins un dépôt dans l'année) est de 8 501, contre 8 224l'année précédente. Les nouveaux déposants représentent toujours environ un tiers des déposants (2 710 en 2017) : majoritairement des auteurs autoédités (45 % en 2017 contre seulement 38 % en 2012), des éditeurs professionnels (23 %) puis des associations (16 %). En comptabilisant à la fois les auteurs autoédités et les ouvrages publiés à compte d'auteur ou par des prestataires de tirage à la demande, on estime que ce secteur représente environ 17 % des titres, soit à peu près la même proportion qu'en 2016.

Avec 1 éditeur sur 3 ayant son siège social en Île-de-France, l'édition de livres reste marquée par une certaine centralisation. En dehors de l'Île-de-France :

  • Les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie sont les plus actives (9 % des déposants et 5 % des dépôts chacune), suivies par Provence-Alpes-Côte d'Azur et Nouvelle Aquitaine (environ 4 % des dépôts chacune).
  • Les départements des Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne et Rhône accueillent les éditeurs les plus productifs.

Cette 7e édition de l'Observatoire inclut également un focus intitulé "2017 année politique", qui propose une analyse des documents électoraux collectés. En les comparant aux entrées de 2011-2012, se confirment la bascule progressive des médias traditionnels vers le web et les réseaux sociaux, et la permanence du caractère éphémère de ce type de publications.

Source: ARL PACA

10 juillet 2018

Conflit d'intérêts: le gouvernement retire à Nyssen la régulation de l'édition

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Nouveau coup dur pour la ministre de la Culture, régulièrement contestée: plus d'un an après sa nomination, le gouvernement a retiré par décret à Françoise Nyssen, ex-patronne d'Actes Sud, la régulation économique du secteur de l'édition. Selon un décret publié mardi au Journal officiel, Mme Nyssen se voit retirer par le Premier ministre Edouard Philippe ses attributions concernant "la tutelle du Centre national du livre" et "la régulation économique du secteur de l'édition littéraire", et ne doit pas intervenir dans aucun dossier impliquant "la société "Actes Sud"".Ces attributions sont désormais "exercées par le Premier ministre", ajoute ce texte, précisant que ces décisions ont été prises "sur la proposition de la ministre de la Culture".

Réagissant auprès de l'AFP, la ministre a indiqué qu'elle "prenait acte" de cette décision. "Ce qui m'importe c'est de continuer à faire. Je suis là pour faire", a-t-elle ajouté.

La ministre a précisé qu'elle continuait à piloter la concertation sur la réforme du statut social des artistes auteurs, après une première réunion qui s'est déroulée lundi.

"Je suis vraiment à la manoeuvre sur cette question qui est importante et me tient à coeur", a-t-elle assuré.

Selon son entourage, le retrait d'une partie de ses attributions concernant l'édition résulte d'une série d'échanges entre la ministre et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, dont Mme Nyssen a fini par solliciter un avis officiel, le 23 janvier. Nommée ministre en mai 2017, Françoise Nyssen, 67 ans, a dirigé à partir du début des années 80 les éditions Actes Sud, fondées à Arles en 1978 par son père Hubert Nyssen (1925-2011), et en a fait l'un des fleurons de l'édition française. En arrivant au gouvernement, la ministre avait laissé à son mari, Jean-Paul Capitani, les rênes d'Actes Sud, qui compte à son palmarès quatre Prix Goncourt (Laurent Gaudé, Jérôme Ferrari, Mathias Enard et Eric Vuillard) et deux prix Nobel de littérature (Imre Kertész et Svetlana Alexievitch).

Source: Yahoo

 

15 juin 2018

L'état de l'édition numérique au Canada 2017

chiffres livres

Selon l’étude, menée par Booknet Canada, 54% des éditeurs publient ou ont l’intention de publier des ebooks enrichis. Le Top 5 des plateformes les plus utilisées par les éditeurs place Kobo en tête avec 98%, Amazon arrive juste derrière avec 94%, suivis de Apple 88% , Google 54% et Barnes&Noble 67%. En ce qui concerne les ventes unitaires de livres au Canada, 18,6% des achats en 2017 étaient des livres numériques.

C’est une légère augmentation par rapport à 2016, où les ventes de livres électroniques numériques avaient une part de 16,9% pour les achats.

Dans le même temps, le nombre d’éditeurs produisant des ebooks a également augmenté: 94% des éditeurs ont déclaré produire actuellement des livres numériques, en hausse de 3% par rapport à 2016.

65% des éditeurs ont indiqué que les ventes d’une année sur l’autre augmentent (lentement ou rapidement), citant des efforts de marketing et / ou un marché en pleine maturité en fonction. A noter que les éditeurs constatent que 30% des livres numériques publiés n’avaient pas de ventes au Canada en 2017, alors que 46% n’avaient pas de ventes en 2016.

Les livres audio continuent de prospérer, la production au Canada ayant connu une croissance continue au cours des trois dernières années. En 2015, seulement 16% des entreprises produisaient des livres audio numériques, alors qu’en 2017, ce nombre atteignait 61%. Le nombre de livres audio actifs atteint les 9 215 numéros ISBN, les éditeurs de petite et moyenne taille ont  en moyenne neuf numéros ISBN sur ce segment.

Source: Idboox

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