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10 janvier 2024

Record historique de fréquentation pour BNF en 2023

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L'année 2023 est un bon millésime pour la Bibliothèque nationale de France qui a accueilli 1 450 000 personnes dans l’ensemble de ses sites parisiens (Richelieu, Arsenal, Opéra, François-Mitterrand) et de son antenne du département des Arts du spectacle à Avignon. Ce pic  de fréquentation dépasse celui de 2019 qui avait enregistré 1,3 million de personnes avant une baisse brutale provoquée par la crise sanitaire de 2020. "L’établissement établit ainsi en 2023 un nouveau record historique et figure parmi les bibliothèques les plus fréquentées du monde" se réjouit-on à la BnF.

A elles seules, les salles de lecture affichent un total d'un million d'entrées alors que 400 000 visiteurs ont accédé au musée, aux expositions et aux manifestations organisées par l'institution. Autre bonne performance, plus de 70 000 adhésions au Pass annuel BnF ont été enregistrées en 2023.

En 2024, les jeunes dès 14 ans pourront accéder aux salles de lecture publique du site François-Mitterrand. La salle I dédiée à la littérature jeunesse sera également ouverte aux enfants et à leurs familles tous les jours de l’année.

Source : Archimag

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7 septembre 2023

Fréquentation record pour les bibliothèques de Rouen

Hausse fréquention bibliothèques Rouen

Après avoir créé de nouveaux postes et allongé les horaires d'ouverture, la municipalité de Rouen  (Seine-Maritime) a enregistré 225.228 entrées dans ses bibliothèques, un record. L'amour de la lecture se développe à Rouen.
Depuis les nouveaux aménagements mis en place en janvier, "les bibliothèques municipales n’ont jamais été si fréquentées et les livres empruntés. Entre janvier et juillet 2023, les bibliothèques municipales ont enregistré 225.228 entrées soit une hausse de 34% par rapport à la même période 2022" , se réjouit dans un ommuniqué la ville ce jeudi.

Cet accroissement ne se limite pas aux nombres de visiteurs occasionnels. Le nombre d'inscrits et les prêts de documents augmentent eux aussi, respectivement de 22% et de 18%. Dans son communiqué, la ville souligne également le taux de satisfaction des usagers. D'après une enquête réalisée entre janvier et juin citée par la mairie, 86% d'entre eux sont satisfaits des nouveaux horaires. Au début de l'année, la municipalité avait choisi d'élargir les horaires des bibliothèques de la ville, notamment en ouvrant la bibliothèque Simone de Beauvoir le dimanche. Elle a également embauché 11 agents supplémentaires.

"Ce choix a été motivé par l’objectif de rendre plus accessible nos bibliothèques et donc d’accroître l’accès à la lecture, une ambition qui devient réalité à l’heure de ce premier bilan", expliquent Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, et Marie-Andrée Malleville, son adjointe à la culture.

Faciliter l'accès à la littérature fait partie "de l’ambition que nous donnons à notre Candidature pour faire de Rouen et la Vallée de la Seine, la Capitale européenne de la Culture en 2028", poursuivent les deux élus.

Source : BFM Normandie

24 avril 2023

100 000 personnes au Salon du Livre de Paris

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Organisé au Grand Palais éphémère près de la tour Eiffel, le Festival du Livre 2023 avait cette année l'Italie comme pays invité d'honneur. Le Festival a succédé en 2022 au Salon du livre de Paris, créé en 1981 et qui ne correspondait plus aux souhaits de plusieurs éditeurs, à cause de son gigantisme à Paris Expo Porte de Versailles, un immense parc des expositions.

Les lecteurs ont pu rencontrer les auteurs de littérature contemporaine présents sur les 7 scènes du Grand Palais éphémère qui ont mis à l'honneur tant la bande dessinée que la littérature jeunesse, la romance, la fantasy, le polar ou les sciences humaines. 1750 séances de dédicaces ont eu lieu. Les éditeurs de livres de sciences et de religion ont pu présenter leur actualité dans deux nouveaux lieux hors-les-murs dédiés.

La dernière des 39 éditions sous l'ancien format avait attiré, en mars 2019, 160 000 visiteurs. La première édition du Festival, en avril 2022, avec une jauge volontairement plus basse, est tombée à 90.000 visiteurs. L'an passé, les entrées étaient gratuites pour permettre au festival de se relancer. Cette année, l'événement est revenu aux entrées payantes, 5 euros, mais seulement pour les plus de 25 ans.

Plus de 90 000 ouvrages se sont vendus en trois jours, pour un chiffre d'affaires en progression de 32% par rapport à 2022, ont indiqué les organisateurs dans un communiqué. Le directeur général, Jean-Baptiste Passé, a souligné "la formidable affluence des moins de 25 ans, qui représentent près de 50% des visiteurs".

Le festival met cela sur le compte du partenariat avec l'application chinoise TikTok, "qui a contribué à amplifier la communication de la manifestation auprès de cette tranche d'âge", ainsi que sur "l'utilisation du Pass Culture". Le festival a eu lieu la veille des vacances scolaires et 6500 élèves de tous niveaux ont fait le déplacement.

 Parmi les moments forts du programme "Passions italiennes" partagée avec le festival Italissimo qui se tenait la même semaine, retenons les interventions d'Antonio Scurati, Paulo Rumiz, Milena Agus, Milo Manara, Paulo Cognetti ou encore le regard à la fois intime et universel qu'Erri De Luca a posé sur l'époque au cours de son grand entretien donné en conclusion du Festival.

Plusieurs prix littéraires ont été remis ou annoncés durant le Festival. Le premier prix Marcel Gotlib a été décerné à Manu Larcenet pour le troisième tome de Thérapie de groupe intitulé La tristesse durera toujours aux éditions Dargaud. On peut aussi noter le prix des lectrices et des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris décerné à Anthony Passeron pour Les Enfants endormis (Editions Globe).

Côté livre audio, le prix Lire dans le noir - France Culture est attribué à Chien 51 de Laurent Gaudé (Actes Sud) dans la catégorie fiction, Je sais pourquoi l’oiseau chante en cage de Maya Angelou dans la catégorie non-fiction, et Amondo, fils du Baobab de Hélène Ducharme (La Montagne secrète) dans la catégorie jeunesse. La prochaine édition aura lieu du 12 au 14 avril 2024.

Source : France TV Info

22 avril 2023

Quel bilan pour la gratuité des prêts dans les bibliothèques municipales des grandes villes françaises

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Bordeaux, Lille, Nice, Marseille, Rennes, Le Havre, Le Mans, Tours, Dijon, Paris*… Ces villes n’ont pas la même couleur politique mais ont toutes fait le même choix : rendre gratuites les inscriptions à leurs bibliothèques et médiathèques municipales. Car si la loi stipule que l’entrée dans ces lieux publics consacrés à la lecture et aux cultures ne peut être payante, il n’en est pas de même pour les emprunts de documents. La tarification est fixée librement par les communes. Or, depuis quelques années, en particulier depuis le Covid-19, de plus en plus de maires ont décidé de faire sauter cet obstacle.

« On a bien vu pendant la crise que le livre avait suscité un regain d’intérêt, que l’accès à la lecture était un enjeu important. Et le simple fait de payer pour s’inscrire pouvait être un frein auprès d’une catégorie de public », explique Michel Cocotier (PS), conseiller municipal de la ville de Nantes, laquelle s’apprête à fêter le deuxième anniversaire de la gratuité de son réseau de bibliothèques.

« On s’est aperçu qu’il y avait un décrochage chez les adolescents et les jeunes adultes. La gratuité est clairement un outil pour les faire revenir », justifie Lucille Lheureux (EELV), adjointe au maire de Grenoble, où la mesure est effective depuis 2019, y compris pour son artothèque.

« Même si les abonnements n’étaient pas chers, c’était peut-être déjà trop pour certains. Les bibliothèques sont des lieux tellement importants qu’il ne faut pas qu’il y ait le moindre frein », confirme Pascal Labelle (LR), adjoint au maire de Reims, qui a pris la même décision en 2020.

Source : 20 Minutes 

25 avril 2022

90 000 visiteurs au  Festival du livre de Paris 

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Entre la file d'attente qui court jusqu’à la rue, et les livres s'empilant dans les bras des lecteurs, le public a répondu présent pour la nouvelle formule du Festival du livre de Paris lancée par le Syndicat national de l’édition. Selon ses organisateurs, le Grand palais éphémère, sur le Champ-de-Mars, a accueilli 90 000 visiteurs du 22 au 24 avril, et les éditeurs se montrent plutôt satisfaits de cette première en dépit des problèmes de signalétique et de facturation.

"Ce lieu est tellement plus agréable, se réjouit Pierre Hilde, directeur commercial du Seuil. Cela se ressent pour nous mais aussi sur les lecteurs", ajoute-t-il, pointant les piles bien entamées de textes réservés "aux lecteurs curieux aimant déambuler". "Plus chaleureux, plus accessible, moins bruyant... vraiment le lieu est super !" abonde Barbara Astruc, directrice éditoriale chez Leduc.s.

Qualifié de "vrai festival" par beaucoup, le festival du livre de Paris a fait des adeptes pour sa formule esthétique même si son choix de sobriété poussé à l'extrême a posé quelques soucis de repérage. Les éditeurs se rejoignent tous sur ce point : la signalétique trop faible empêche certains lecteurs de se repérer.

Changement majeur, l'encaissement centralisé était également au centre des débats parmi les exposants. "Cela réduit le dialogue que l'on pouvait avoir avec nos lecteurs. Par ailleurs, les libraires en charge des TPE volants ne sont pas repérables dans l'espace", regrette Colette Olive, la  directrice de Verdier, avant d'être interrompue par une lectrice ne comprenant pas où payer son livre.

Sur le site, deux moyens d'encaissement étaient possibles : une caisse centrale et des terminaux de paiement mobiles. Si la première solution a été une franche réussite avec 10 minutes d'attente en moyenne, les TPE volants se sont révélés, eux, trop peu nombreux. "C'est un point que nous devrons rêgler pour les années à venir", reconnait le directeur du festival, Jean Baptiste Passé.

Pour beaucoup de maisons, cette solution de paiement était à double tranchant. Elle donnait une plus grande liberté au lecteur, qui pouvait déambuler entre les stands comme dans une grande librairie. Mais, en invisibilisant les achats, elle rendait plus difficile la gestion des stocks. "Comme on ne savait pas vraiment ce que l'on vendait, on était un peu bloqué dans notre réassort", regrette Juliette Bartolo, marketing manager chez Kana. La gestion des stocks a donné quelques sueurs froides à certains éditeurs ne voyant pas arriver leurs ouvrages.

Au final cependant, "100 000 livres ont été vendus en trois jours", se félicite Jean-Baptiste Passé, avant d'annoncer les dates de la prochaine édition : les 21, 22 et 23 avril 2023. 

Source :   Livres Hebdo 

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21 mars 2022

Baisse de la fréquentation pour le festival international de la bande dessinée

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Le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, c'est terminé pour cette année ! Après 4 jours de festivités, l'événement a pris fin dimanche 20 mars 2022. Cette année, les files d'attentes pour les dédicaces étaient moins longues. Les visiteurs, moins à l'étroit entre les stands. Et pour cause. Cette 49ème édition du Festival a enregistrée une baisse de 25% de fréquentation comparé aux années précédentes.  Selon Franck Bondoux, Délégué général du Festival, plusieurs raison à cela.:

"Les scolaires n'ont pas été de la partie, par exemple. Difficile pour les professeurs de construire des projets pédagogiques dans les circonstances actuelles", concède-t-il.

L'organisateur pointe aussi le changement de date de l'événement, là encore dû à la crise sanitaire. "48 ans que le festival se déroule en janvier. Forcément, on perd des visiteurs habitués". 

D'ordinaire, l'événement coûte 4.5 millions d'euros. Cette année, c'est un de plus. "Il a fallu faire, défaire, refaire, redéfaire... Des milliers de bracelets, de programmes, jetés, annulés, remplacés... Ça coûte de l'argent, tout ça", regrette Franck Bondoux. Pour l'aider dans ses dépenses, la direction du Festival a donc fait appel au Ministère de la culture, ainsi qu'aux collectivités qui le soutiennent.

 "L'état a répondu présent à ce stade, on va faire les comptes à la sortie. Je veux croire qu'on va trouver des solution", se rassure Franck Bondoux. 

Le Délégué général veut voir le bon côté des choses. "Une exposition comme celle que nous avons consacrée à René Goscinny vient de très loin : c'est plus de deux ans de travail. La livrer au public, enfin, c'est un réel soulagement, et un bonheur". 

Source: France Blau  La Rochelle

7 janvier 2022

Grosse baisse de fréquentation pour les bibliothèques françaises en 2021

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À l’heure des bilans, les mauvais chiffres de fréquentation viennent encore assombrir le tableau. Car les bibliothèques n’ont pas retrouvé leurs niveaux de fréquentation d’avant la crise du Covid. Par rapport à 2019, année de référence, les pertes sont lourdes : 50 % de lecteurs en moins dans le réseau de la bibliothèque municipale de Lyon, à la médiathèque de Troyes Champagne Métropole, comme à celle d’Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne. Moins 38 % à la bibliothèque francophone multimédia (BFM) de Limoges, moins 35 % à la bibliothèque municipale de Grenoble… Certaines bibliothèques rurales, dont les ouvertures au public reposaient sur des bénévoles, n’ont tout simplement pas rouvert depuis le début de la pandémie. Plus inquiétant encore, les prêts d’ouvrages à domicile ont également chuté : – 30 % à Troyes, – 22 % à Lyon, – 10 % à Limoges… Alors que les ventes de livres ont grimpé de 19 % en 2021, ces chiffres sont particulièrement amers. Devant l’ampleur d’un phénomène dont il a tardé à prendre la mesure, le ministère de la culture a prévu une « enquête flash » en janvier. En attendant ses résultats, les responsables d’établissements expliquent ces baisses par la conjugaison d’une multitude de facteurs.

« On constate un phénomène de prudence. Les visites de nos lecteurs semblent plus espacées dans le temps, plus mesurées, plus rationnelles aussi, avec des paniers plus garnis », analyse Julien Barlier, directeur de la médiathèque de Limoges.

Partout, les bibliothécaires interrogés estiment que les habitudes de visite ont été bouleversées par le télétravail et les changements de vie quotidienne liés à la pandémie. « Parfois, les lecteurs n’ont pas pu s’adapter aux changements d’horaires que nous avons dû mettre en place pour maintenir le service », poursuit Julien Barnier. « Beaucoup de nos lecteurs sont dépendants des transports en commun. La crainte des contaminations dans les transports a aussi pu être un frein aux visites », complète Béatrice Pallud-Burbaud, directrice ajointe aux publics à la bibliothèque municipale de Lyon (

Contrairement aux librairies indépendantes, qui ont profité de l’élan vers le commerce de proximité après le premier confinement et vu leur cause bien médiatisée, les bibliothèques ont aussi souffert d’une forme d’invisibilité. « Depuis le début de la pandémie, on a un vrai problème de visibilité et de lisibilité de l’ouverture des bibliothèques, déplore Béatrice Pallud-Burbaud. Les gens ne savent plus bien si on est ouvert et quand. » 

Difficile encore de dire quels lecteurs ont été perdus, mais les professionnels observent souvent les mêmes tendances. « Les lecteurs fidèles sont encore plus fidèles. C’est sans doute sur le terrain de l’élargissement des publics que nous avons perdu des lecteurs », estime Julien Barlier. « Très clairement, nous avons perdu des lecteurs âgés, plus craintifs face au virus, et le public le plus défavorisé, celui qui vient prendre un café, se reposer, brancher son téléphone, indique Justine Duval, directrice de la médiathèque d’Ivry-sur-Seine. Mais nous avons surtout perdu un peu tout le monde ! »

Les plus jeunes semblent plus que d’autres encore manquer à l’appel, « comme les enfants qui venaient seuls avant la pandémie », évalue Isabelle Westeel, directrice de la bibliothèque municipale de Grenoble. « Auparavant, les bibliothèques de quartiers se remplissaient à la sortie du collège, c’est moins le cas maintenant », constate aussi Julien Barlier, à Limoges.

Partout, l’application du passe sanitaire a eu un impact fort sur la fréquentation. Mais elle a aussi provoqué beaucoup de remous dans la profession. « On était persuadé qu’on ne serait pas concerné, d’autant plus que les librairies et les centres commerciaux qui vendent des livres n’y sont pas soumis », se souvient Béatrice Pallud-Burbaud. « Pour toute la profession, l’application du passe sanitaire a été très rude car elle vient contredire le principe de notre ouverture universelle, sans conditions », ajoute Loriane Demangeon, vice-présidente de l’Association des bibliothécaires de France (ABF).

Dans certaines villes, comme à Grenoble, les mouvements de grève du personnel refusant de contrôler les passes ont encore compliqué l’accueil du public. « Les grèves ont duré de l’été jusqu’à la mise en place de bornes d’auto-contrôle des passes en décembre », témoigne Isabelle Westeel, qui souligne combien cette mesure a suscité « incompréhension, désarroi et colère ». « Nous avons été obligés de respecter la loi et nous l’avons fait, cependant nous avons fait le choix de ne pas contrôler le passe des 12-17 ans, comme à Lyon, Villeurbanne ou Strasbourg », précise-t-elle.

Pour contrer les effets du passe sanitaire, certains lieux ont maintenu les prêts à la porte d’entrée des médiathèques, comme à Troyes. « C’était un service très demandé », souligne Catherine Schmidt, directrice. D’autres ont fait le choix inverse. « Avec le click and collect, les bibliothécaires ont eu l’impression d’être chez Amazon et de se transformer en manutentionnaires, note Julien Barlier. Ce service ne pouvait être que temporaire. » 

À l’issue de cette année difficile, l’usure se ressent dans les équipes. « S’y ajoute l’inquiétude que les baisses de fréquentation signalent de vrais changements d’habitude », relève Loriane Demangeon.

Dans ce contexte, la loi sur les bibliothèques, votée à l’unanimité fin décembre 2021, est venue apporter un peu de réconfort. Consensuel, le texte vient combler un vide juridique, « car aussi – curieux que cela puisse paraître –, il n’y avait rien dans la loi concernant les bibliothèques », rappelle la sénatrice Sylvie Robert, rapporteure du texte. Le texte rappelle les principes régissant ces établissements : liberté d’accès, gratuité de la consultation, pluralisme des collections…

« Cette loi est une reconnaissance bienvenue dans une période où le ministère a parfois oublié les bibliothèques dans la gestion de l’épidémie », pointe Loriane Demangeon. Reste la frustration que le principe de libre accès ait été énoncé au moment même de l’application du passe sanitaire. « La loi doit être décorrélée du contexte épidémique, elle est faite pour le temps long », plaide Sylvie Robert, qui souhaite toutefois que « le débat sur le régime d’exception applicable aux bibliothèques » soit lancé dès que la situation épidémique sera plus calme.

Source: La Croix

17 décembre 2021

80% de jeunes visiteurs à la Bienale du livre de Rio

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La traditionnelle Biennale du livre de Rio de Janeiro, qui vient de fêter sa vingtième édition, a été une surprise pour ses organisateurs et pour la société en général car elle a réfuté bon nombre des mythes actuels, comme celui selon lequel les jeunes ne sont plus attirès par les livres papier . Ils ne seraient que des enfants de l'ère numérique. Les chiffres de cette Biennale sont surprenants, la première à se tenir en présentiel et virtuellement. Bien qu'il n'ait pas été facile d'accéder au site de la foire, dans le quartier de Tijuca, 250 000 personnes y ont assisté, dont 80 % de jeunes entre 18 et 25 ans. Deux millions de livres ont été vendus. « Les ventes ont été surprenantes », se réjouit Marcos Veiga Pereira, du SNELL (Syndicat national des éditeurs de livres). Il y avait plus d'un million de personnes qui ont assisté aux événements en face à face avec les auteurs. La Biennale a été suivie par près de 750 000 personnes, pour la plupart des jeunes. Tous les auteurs soulignent « l'enthousiasme des gens à toucher le livre physique » et à pouvoir connaître personnellement les écrivains. L'un des espaces les plus visités était celui dédié aux nouveaux titres de la littérature LGBTI. 70 000 élèves des écoles publiques avec 5 000 enseignants y ont participé. 

Les chiffres sont étonnant  car le Brésil vit un moment tragique de la culture provoqué par un président, Jair Bolsonaro, qui n'accorde pas d'importance au savoiret même le méprise. Il y a quelques jours, Bolsonaro a donné un exemple de plus du peu d'appréciation qu'il professe pour la culture et surtout la lecture. En conversation avec un groupe de ses disciples les plus fanatiques, l'un d'eux lui a offert un livre. Le président l'a rejeté et a déclaré : « Je ne lis pas de livres. Je n'ai rien lu depuis trois ans ». 

En fait, il parle et écrit mal même en portugais. Les livres et leur force culturelle ont été exprimés par tous les grands penseurs depuis l'Antiquité. La haine des livres et de la culture de tous les tyrans de l'histoire est unanime et significative. La célèbre phrase du poète allemand Heinrich Heine "où les livres sont brûlés, les hommes finissent par être brûlés", comme dans les feux de joie faits avec des livres qui ont précédé l'Holocauste,

Les jeunes d'aujourd'hui qui se sont enthousiasmés pour la Biennale du livre de Rio et semblent avoir découvert la tactilité du livre papier, peut-être que dans quelques années ils ne pourront plus toucher à un exemplaire car le papier pourrait cesser d'exister, mais ils n'oubliez jamais le bonheur de caresser le livre physique, de demander un autographe à son auteur. Et surtout le plaisir de lire qui ouvre l'esprit et permet de découvrir les replis les plus cachés de l'âme humaine.

Source: El Pais

 

1 novembre 2021

Une valise pleine de livres jeunesse autour de Santa Margherita Ligure

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Si les enfants ne peuvent pas aller à la bibliothèque... elle vient jusqu'à eux. La réglementation Covid rend difficile la visite des locaux de la bibliothèque de Santa Margherita Ligure près de  Gênes. Donc les bibliothécaires ont rempli une valise de livres.  

« Il en faut très peu pour créer une petite bibliothèque itinérante - expliquent la conseillère Beatrice Tassara et la responsable des services de bibliothèque Marina Marchetti - juste une valise à roulettes, un chariot. L'important est de les remplir de nombreux livres: un peu de polars, horreur, fantastique, aventures et bandes dessinées d'auteur". 

Les lieux de ces « rencontres littéraires » sont les plus variés. "Santa Margherita Ligure est si belle que nous n'avons que l'embarras du choix - continuent Tassara et Marchetti (au parc de la Flûte enchantée, sur la Piazza del Sole, sur la plage de Ghiaia, à la Villa Durazzo, etc. Et s'il pleut, il y a l'auditorium du collège. "

L'initiative durera toute l'année scolaire et s'adresse principalement aux écoles qui, les années précédentes, prévoyaient des visites à la bibliothèque mais avec l'entrée en vigueur des restrictions dues aux règles sanitaires, elles avaient suspendue leurs visites.

Source : Ansa

16 septembre 2021

Restrictions sanitaires : quels effets sur la fréquentation des bibliothèques?

fréquentation bibliothèques restristions sanitairesOn le sait, les bibliothèques ont traversé deux années de restrictions sanitaires : d’abord une fermeture complète au printemps 2020, puis l’application de jauges jusqu’à l’obligation pour les plus de 18 ans de présenter un passe sanitaire. Mais quelles sont les retombées concrètes sur leur fréquentation ?
A Lyon, en comparant janvier-août 2019 (avant la pandémie) à la même période en 2021, la fréquentation dans l’ensemble du réseau a diminué de 52%, et les prêts de 21%. Si l’on compare juillet 2020 et 2021, avec « des horaires d’ouverture d’été à peu près identiques », précise la Ville, la bibliothèque centrale de la Part-Dieu voit sa fréquentation baisser de 15%. C’est 3% pour les prêts. Parallèlement, les bibliothèques de quartier enregistrent une hausse de 7% de la fréquentation et de 4% des prêts par rapport à juillet 2020. Est-ce un effet du passe sanitaire ? Il est devenu obligatoire à partir du 21 juillet à la Part-Dieu, quand les bibliothèques de quartier sont restées à une jauge de cinquante usagers autorisés à entrer. Le 17 août, nouveau contexte : tous les établissements lyonnais passent sous le régime du QR code qui atteste que le visiteur est totalement vacciné ou négatif au Covid. La fréquentation baisse de 32% sur la Part-Dieu et de 25% sur les bibliothèques des territoires par rapport à l’année précédente.
« Cette baisse très importante peut s’expliquer par la généralisation du passe sanitaire, ainsi que par l’ouverture moindre des bibliothèques liée à des mouvements sociaux », analyse la Ville.
Le 18 août et le 28 août notamment, des agents ont en effet fait grève contre l’obligation de présenter un passe en bibliothèque. Le 8 septembre, Laurent Bosetti, l’adjoint au maire, est allé dans leur sens en demandant au gouvernement, dans un tweet, « une exonération du passe sanitaire pour les bibliothèques municipales. »

A Strasbourg, il y a eu davantage de visiteurs cet été par rapport au précédent. Presque 8000 entrées en plus en juillet et un petit 1400 en août. Le 10 août, le passe sanitaire s’étendait à tout le réseau.

«La mise en place du passe sanitaire n’a pas suscité l’effondrement auquel on aurait pu s’attendre », estime Bertille Détrie, responsable du département médiation et communication des médiathèques de la métropole. Quant aux prêts, à Strasbourg, on  remarquait qu’ils n’étaient pas proportionnels à la baisse de la fréquentation : « Les usagers ont continué à emprunter lorsque cela était possible. »
A Nantes, l’activité estivale de prêt reste inférieure à celle de 2018 ou 2019 « d'environ 20% », indique la directrice de la bibliothèque municipale, Agnès Marcetteau à Livres Hebdo. Pourtant, de mars à juin, les prêts physiques avaient rattrapé ceux d'avant Covid (593 487 prêts en 2019 contre 562 920 cette année). Le passe aurait-il plombé les chiffres de prêts ? Elle reste prudente. « Les animations culturelles ont repris cet été ont toutes atteint leur jauge complète », avance-t-elle. Mais c’est mieux que l’été dernier.  L’été 2020, c’était juste après le premier choc de la Covid : les gens n’avaient aucune assurance sanitaire, pas de vaccin, pas de passe, donc évitaient d’aller dans des espaces publics », retrace la directrice. Concernant les prêts, les ressources numériques se sont partiellement substituées aux prêts physiques pendant les périodes de fermeture : la consultation a augmenté de 1,5 à 4 fois en 2020, recense Agnès MarcetteauMais cette année, on revient à une pratique des ressources numériques d’avant Covid. Le public qui vient en bibliothèque aime venir et est très attaché à des documents papiers.»

Les habitudes ne sont pas toujours revenues. Certes, les Bordelais retrouvent leurs bibliothèques : le réseau de Bordeaux a accueilli deux fois moins de visiteurs par rapport à 2019, mais en cette rentrée, c’est seulement 15% de moins dans les établissements de proximité. La reprise contrastée se voit notamment sur la bibliothèque centrale, Mériadeck qui accuse une baisse toujours importante, d’environ 40% : 1 700 visiteurs en moyenne les samedis de septembre en 2019, contre 1 000 depuis la rentrée », décompte Yoann Bourion. Les espaces internet d'habitude bondés sont beaucoup moins remplis. »

Selon  le directeur Yoann Bourion, les familles et les enfants reviennent malgré le passe sanitaire.  Le problème est que le public relevant de l'exclusion sociale est beaucoup moins visible et un gros travail devra être mené du point de vue partenarial. Une solution serait  pour lui  une grande campagne de communication pour rappeler ‘le réflexe bibliothèque.

Selon les chiffres du syndicat Sud donnés dans Archimag, les médiathèques de Brest auraient perdu 33% de leurs usagers en passant de de 54 169 entrées en juillet 2019 à 35 950 entrées en juillet 2021.

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