Adopte une lampe, nouvel appel au don de la BNF
Avoir son nom apposé sur une lampe en opaline, sur une table en chêne ciré avec un sous-main en linoléum noir armé de toile de jute ou marqué sur une colonne en fonte… C’est inscrire son patronyme dans le patrimoine, que représente la fameuse «salle Ovale» de la Bibliothèque nationale de France (BNF). C’est offrir une forme d’éternité… Quarante-deux lampes sont à adopter pour 1 000 euros chacune, 100 tables avec le numéro de place au choix pour 2 000 euros ou 32 colonnes à 6 000 euros pièce. Il est également possible de verser des dons d’un montant libre, à partir de 5 euros, dans cette souscription publiqueouverte jusqu’au 31 décembre 2016. Elle vise à rassembler 500 000 euros destinés à la rénovation de la salle, dont le coût total est estimé à 3,8 millions d’euros. Ces travaux, prévus pour quatre ans, doivent porter sur sa verrière, la restauration des boiseries sculptées, des peintures, des mosaïques, des dorures et des mobiliers. Son décor s’est en effet terni avec le temps : la peinture est écaillée, les mosaïques sont noircies, les dorures se sont matifiées et la verrière est abîmée. En 2020, une fois les travaux terminés, «le paradis ovale» sera un lieu de lecture ouvert à tous. «Cette majestueuse salle, célèbre pour ses murs tapissés d’ouvrages et surplombée d’une impressionnante verrière, illustre pleinement un imaginaire puissant associé à l’univers des livres», avance Laurence Engel, présidente de la BNF, dans un communiqué. Cet appel au don est le quatrième lancé par la Bibliothèque nationale de France après trois campagnes qui ont permis d’acquérir trois trésors nationaux : le Livre d’heures de Jeanne de France, le manuscrit de François IerDescription des douze Césars avec leurs figures, ainsi que le Bréviaire de Saint-Louis de Poissy. La BNF fait valoir que le mécénat permet de bénéficier d’une réduction d’impôts égale à 66% de la valeur du don, dans la limite de 20% du revenu imposable pour un particulier (selon la loi du 1er août 2003), jusqu’à 60% du montant du don dans la limite de 0,5% de l’impôt dû par la société pour une entreprise (selon la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France). De quoi motiver davantage les amateurs de lampe en opaline…
Source: Libération

