Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Biblioworld

Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 288
Publicité
11 novembre 2016

La Cour de l'UE assimile le prêt numérique à celui du livre papier

coureuropeennejusticesalleaudience

"Le prêt d’un livre électronique (e-book) peut, sous certaines conditions, être assimilé au prêt d’un livre traditionnel. Dans une telle situation, l’exception de prêt public, qui prévoit notamment une rémunération équitable des auteurs, a vocation à s’appliquer" indique un communiqué du service de presse de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). Celle-ci était saisie d'une question soulevée par la justice néerlandaise à la suite d'une procédure engagée par l'association regroupant les bibliothèques publiques des Pays-Bas contre les contrats de licence que lui imposent les ayants droit, via une société de gestion de droits. Les bibliothécaires néerlandais considèrent que "le régime pour les livres traditionnels devrait s’appliquer également au prêt numérique", et ont donc obtenu gain de cause. "Il n’existe aucun motif décisif permettant d’exclure, en toute hypothèse, du champ d’application de la directive le prêt de copies numériques et d’objets intangibles", souligne le communiqué. Sous réserve que le prêt respecte le même principe, à savoir "un exemplaire, un utilisateur", le prêt numérique est compatible avec l'exception prévue par la directive de 2006 sur le droit de prêt et les droits voisins du droit d'auteur. La CJUE s'est donc rangée à l'avis de son avocat général, qui jugeait l'alignement du prêt numérique sur le prêt papier compatible avec la réglementation de l'Union. 

En France, le "prêt numérique en bibliothèque" (PNB) apparaît similaire au système mis en cause aux Pays-Bas, et soulève les mêmes questions du côté des bibliothèques en raison de son coût. Elles doivent s'acquitter d'une licence assortie d'un nombre limité de crédits de prêts, ce principe de base étant mis en oeuvre sous des formes variables par les éditeurs. Lorsque les crédits sont épuisés, les bibliothécaires doivent les réalimenter. D'autre part, les éditeurs n'acceptent pas tous d'ouvrir cette possibilité pour leurs livres numériques. L'arrêt de la Cour de justice de l'UE n'entraîne pas de conséquence immédiate, mais il place le système français sous la menace d'un recours identique, qui s'appuirait sur cette décision de la juridiction suprême en Europe. Pour clarifier cette situation, une adaptation du droit de prêt en France pourrait s'avérer nécessaire. Encadré par la loi du 18 juin 2003, le droit de prêt du livre papier prévoit que les auteurs ne peuvent s'opposer à cette disposition, mais perçoivent un dédommagement financé par un pourcentage du prix de vente de leurs livres aux bibliothèques (6%) et par une rémunération forfaitaire versée par l'Etat, indexée sur le nombre d'inscrits en bibliothèques. Le tout est réparti par la Sofia, à proportion des livres achetés, à parts égales entre auteurs et éditeurs.

Sourcc: Livres Hebdo

Publicité
10 novembre 2016

Un site Internet répertoriant tous les livres polynésiens

Moemoea

Lancé à la veille du salon du livre, le site moemoea.org actuellement aux couleurs de l’événement littéraire qui vient tout juste d’ouvrir ses portes. Il présente, une fois n’est pas coutume, les ouvrages des auteurs invités comme En douce de Marin Ledun, Le Héros de Pierre Cornuel, Les Guerriers de l’arc en ciel d’Andrea Hirata ou bien Maiba de Russell Soaba.  Mais ce n’est pas sa mission. Son concepteur, Philippe Darius, explique : "C’est un projet culturel à dimension économique, un projet qui se place comme un acteur sur le marché du livre local". Moemoea a donc vu le jour pour présenter les titres polynésiens disponibles.  L’idée de Philippe Darius (qui planche sérieusement sur le site depuis deux mois) a dénombré à peu près 300 références, dont une quarantaine est déjà en ligne. "Les livres phares. Je me donne un mois pour terminer la liste". Ensuite, de nouveaux livres s'ajouteront au rythme des parutions. Pour chaque ouvrage, sont précisés : le titre, le nom de l’auteur, la maison d’édition et le résumé rédigé en quatrième de couverture. Les internautes ont plusieurs voies d’accès à ces titres : par éditeur, par thème (albums jeunesses, art et artisanat, BD, culture, encyclopédie…) ou par titre. 

"Le secteur du livre est en difficulté, la survie de son modèle économique n’est pas garanti, le livre numérique peine à décoller, il ne représente que 2% du marché et, sur le territoire, les éditeurs n’ont pas vraiment de visibilité sur internet. Le virage numérique n’a pas encore été pris et peine à l’être", résume Philippe Darius. D’où moemoea.org. "Il devrait être une vitrine de plus pour les ouvrages du territoire. Je le vois comme une force de proposition, un coup de pouce au sein du marché lui-même.

"Si ce n’était pas dans mon projet initial, la vente locale en ligne sera probablement proposée sur Moemoea", annonce Philippe Darius qui pourrait alors devenir le créateur d’une sorte "d’Amazon" local. Certains éditeurs passent par ce genre de plateformes internationales pour vendre leurs ouvrages. Lesquels font donc des milliers de kilomètres pour rejoindre leurs lecteurs, le système paraît insensé sur une planète asphyxiée par les transports continus d’hommes et de marchandises. 

Par ailleurs, "cela contribuera à rendre le site rentable et donc durable." La durabilité est une caractéristique chère au fondateur qui envisage aussi de faire du contenu propre, d’ajouter du texte, des liens, vidéos sur les nouveautés, de donner la parole aussi et dans une certaine mesure, aux internautes. "On est dans l’idée du blogging.

Source: Tahiti Info

8 novembre 2016

L'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle ouvre sa bibliothèque

bib_cdg

Bonne nouvelle pour les voyageurs en transit à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Ils peuvent désormais déambuler dans un espace baptisé "Instant Paris" et profiter de nouveaux équipements : un bar, un restaurant, un hôtel et... une bibliothèque. Située dans le Terminal 2, la bibliothèque de "Instant Paris" propose plus de 300 livres multilingues que les voyageurs peuvent consulter dans un salon doté d'une cheminée et de confortables fauteuils. La sélection d'ouvrages fait la part belle aux best-sellers essentiellement anglophones : Ken Follett, Harlan Coben, Paul Auster, Paolo Coelho, Stieg Larsson... Une section jeunesse propose l'incontournable saga Harry Potter. 

"Instant Paris" met également à disposition des voyageurs une sélection de la presse française et internationale ainsi que des tablettes en libre service. D'une superficie de 4 500 m², "Instant Paris, c'est l'art de vivre à la française" explique le groupe Aéroport de Paris. L'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle accueille chaque jour 180 000 passagers et a enregistré 469 338 mouvements d'avions en 2015.

Source: Archimag

 

7 novembre 2016

A 8 ans, elle raconte ses rêves d'enfant malade dans un livre

charlie livre

Elle vit les volets clos, loin de la lumière. Sa maladie l'empêche de regarder le soleil, de lézarder sur le sable au bord de la mer, de jouer à l'extérieur avec les autres bambins dans la journée. Mais son imagination est sans limite. Ses rêves d'enfant n'ont pas de frontière. Alors, tous les soirs, dans son lit, Charlie, entourée de princesses Disney, s'imagine un ailleurs. À 8 ans, elle rêve pour deux. Pour elle et sa soeur Christie, 16 ans, frappée du même mal qu'elle : une maladie de peau inconnue qui leur interdit toute exposition solaire, à laquelle s'ajoutent des troubles autistiques. Les yeux fermés, Charlie se raconte des histoires loin de Lagnes (Vaucluse), où vivent ses parents, invente des voyages, échafaude une autre vie. Elle en a même fait un livre : Le secret de Lola. Une sorte de conte, de vie rêvée dans laquelle tout devient possible. Dans ces quelques pages écrites avec ses mots enfantins il y a des mois, Charlie est Lola, une petite fille qui, à la nuit tombée, les soirs de ronde lune, embarque sa soeur Betty pour des chevauchées fantastiques. Betty vient de la planète Tisme, elle ne parle pas. "Lola l'emmène au far west, visiter le Japon... Betty, elle ressemble beaucoup à ma grande soeur Christie", explique Charlie. Grâce à une échelle envoyée par la lune, les deux soeurs embarquent sur le satellite de la Terre pour parcourir le monde. À la maison, leurs parents s'inquiètent de leur disparition soudaine. Mais les deux soeurs vont finir par revenir, et Lola par livrer son secret...

Quand Hélène Robert, la maman de Charlie et Christie, a découvert cette histoire que lui a racontée la plus jeune de ses filles, elle a été aussi surprise que bouleversée. "Charlie est une petite fille qui a beaucoup d'imagination. Elle raconte des histoires tout le temps. Parfois, ça tient la route. D'autres fois, non. Mais celle-là, je lui ai demandé de l'écrire. Évidemment, j'ai reformulé avec elle certaines phrases, mais toutes les idées viennent d'elles, c'est incroyable !"

Pendant des semaines, les parents de Charlie ont gardé cette histoire pour eux, puis ont fini par en parler dans leur cercle familial et amical. Sensible, véritable petite éponge qui encaisse les événements autour d'elle, Charlie qui, contrairement à sa soeur, peut s'exprimer tout à fait normalement, a fini par dire qu'elle aussi voulait "faire quelque chose pour l'association". La Vie pour Christie a été créée voilà plusieurs années pour faire connaître la maladie des deux fillettes et récolter des fonds (financement des examens, aménagement des lieux de vie, achat de nouvelles combinaisons anti-UV etc.). Aujourd'hui, la fillette voudrait trouver un éditeur ou un imprimeur pour publier son histoire. Le produit de la vente des livres serait entièrement reversée à l'association. Pour les dessins, Aude Ducloux, une aide-soignante, illustratrice à ses heures artistiques jamais perdues, a été appelée. Les coups de crayon de cette Toulonnaise ont donné les traits doux et rieurs aux visages des petites filles. "C'est vraiment le projet de Charlie",insistent ses parents.

Privée de contact avec la lumière du soleil, plus que jamais sensible à son devenir et à celui de sa soeur, Charlie a su romancer le mal qui les ronge. Si la maladie lui a ôté la possibilité de vivre comme n'importe quelle autre personne, du moins, quand il fait jour, elle n'est pas près de lui voler ses envies de liberté. Si vous voulez l'éditez vous pouvez la contacter par mail à l'adresse suivante la.vie.pour.christie@free.fr ou par téléphone au 06 81 19 96 90.

Source: La Provence

5 novembre 2016

Les éditeurs mettent la pression sur les collectivités

Déborah-Grall-lit-

De semaine en semaine, les responsables d’équipements de lecture publique sont de plusen plus nombreux à voir arriver sur leur bureau des courriers transmis par le DG de leur collectivité. Ces lettres émanent de la Société civile des éditeurs de langue française(SCELF). Cette société de perception et de répartition des droits d’auteurs représente quelque 300 éditeurs. Elle est mandatée par ces derniers pour percevoir les droits d’auteurs générés les adaptations des œuvres. Or, tout au long de l’année, les bibliothèques organisent des animations littéraires, des « lectures publiques » d’extraits ou d’œuvres intégrales.

Sollicitée par ses adhérents, l’Association des bibliothécaires de France (ABF) doit rencontrer les représentants de la SCELF le 14 novembre 2016. « Dans un contexte de baisse budgétaire, nous défendrons les bibliothèques comme lieu de promotion et d’accès à la lecture, plaide Xavier Galaup, président de l’ABF. Une éventuelle taxation risquerait de se faire au détriment des animations en bibliothèque. Nous espérons avoir une marge de discussion. Car, des acquisitions d’ouvrages aux animations, les bibliothèques contribuent pleinement à promouvoir la littérature et l’édition. » Les bibliothèques ne sont  pas les premières à qui la SCELF demande le versement de droits d’auteurs. Théâtres, radios, télévisions y sont déjà soumis de longue date. « La grande différence, c’est que les bibliothèques ne font pas payer l’accès aux animations qui proposent des lectures publiques, fait valoir Xavier Galaup. Elles ne sont pas des structures qui réalisent des bénéfices à l’occasion de manifestations culturelles. » A ce stade, la balle est donc dans le camp de la SCELF.

Souce: La Gazette des Communes

Publicité
4 novembre 2016

Des cafés littéraires dans les TGV

café littéraire TGV

Du 8 novembre 2016 au 21 février 2017, Librinova (plateforme dédiée à l’autoédition) investit 2 mardis par mois le Café iDTGV pour le transformer en véritable café Littéraire.  Chaque lecteur trouvera son bonheur.  

Vous pourrez  rencontrer  des auteurs Librinova auto-édités puis publiés chez des éditeurs traditionnels grâce au programme « En route vers le papier »,  remplir des quizz pour tester sa culture littéraire et même participer à une dictée, pour les plus téméraires !

Envie de bouquiner tranquillement ? Une bibliothèque mobile composée de liseuses et de livres sera mise à disposition pour découvrir les romans édités chez Librinova. Sans oublier un concours de nouvelles autour du thème « Le temps d’un voyage », avec la publication d’un recueil regroupant les meilleures histoires, à l’issue de l’opération.

 Les trais proposant cette animation sont les suivants:

Départ Arrivée Date
2953 Paris Toulouse 08.11.16
7900 Toulouse Paris 08.11.16
2917 Paris Marseille 22.11.16
2918 Marseille Paris 22.11.16
2953 Paris Toulouse 06.12.16
7900 Toulouse Paris 06.12.16
2917 Paris Marseille 13.12.16
2918 Marseille Paris 13.12.16
2953 Paris Toulouse 10.01.17
7900 Toulouse Paris 10.01.17
2917 Paris Marseille 24.01.17
2918 Marseille Paris 24.01.17
2953 Paris Toulouse 07.02.17
7900 Toulouse Paris 07.02.17
2917 Paris Marseille 21.02.17
2918 Marseille Paris 21.02.17
3 novembre 2016

Goncourt et Renaudot : les femmes prennent le pouvoir

Leïla Slimani Goucourt

Le jury du prix Goncourt, réuni chez Drouant à Paris a choisi de récompenser Leïla Slimani pour son deuxième livre, seulement, Chanson douce (Gallimard). Cette jeune romancière avait été précédemment remarquée avec Dans le jardin de l'Ogre. Son roman a été choisi au premier tour de scrutin par 6 voix contre deux à Gaël Faye (Petit Pays) et une chacune à Catherine Cusset(L'Autre qu'on adorait) et Régis Jauffret (Cannibales). Une élection au premier tour de scrutin qui est assez rare puisque cela est arrivé récemment pour La Carte et le territoire de Michel Houellebecq en 2010 pour et pour Les Bienveillantes de Jonathan Littell en 2006.

Leïla Slimani succède donc à Mathias Enard qui l'avait remporté en 2015 pour son très exigeant Boussole (Actes Sud). Chanson douce se découvre comme un huis clos autour d'une mère de famille et d'une baby sitter meurtrière. Celle-ci s'immisce dans l'intimité d'un couple de bourgeois dont le mariage bat de l'aile. Peu à peu la nounou gagne la confiance des parents, très heureux d'avoir découvert cette perle. Jusqu'au drame.

Le jury du prix Renaudot qui se réunissait au même moment a quant à lui décerné son prix 2016 à la romancière et dramaturge Yasmina Reza pour Babylone(Flammarion) qui succède à Delphine de Vigan. Dans ce roman, l'auteur raconte une soirée «particulière». Après avoir organisé un dîner chez eux, un couple assiste au retour de l'un de leur convive et voisin. Il vient de tuer sa femme.  Le Renaudot Essai a été décerné à Aude Lancelin, l'ex-journaliste de L'Obs pour son essai Le Monde libre (Les Liens qui libèrent) dans lequel elle pointe les failles du système médiatique français. Un prix disputé puisque le nom d'Aude Lancelin n'est sorti du chapeau qu'au dixième tour de scrutin. La romancière Stéphanie Janicot a, elle, reçu le Renaudot poche pour La Mémoire du monde (Livre de poche). Quatre femmes puissantes en somme.

Source: Le Figaro

2 novembre 2016

Des livres dans le métro londonien

Emma_livre_m_troAujourd'hui, Emma Watson a égayé la vie des usagers du métro londonien. La star de 26 ans a dissimulé une centaine d'exemplaires de l'oeuvre autobiographique "Mom & Me & Mom" de l'activiste et auteure afro-américaine Maya Angelou dans les couloirs du Tube. Chaque livre contenait une note manuscrite de l'actrice de la saga Harry Potter, qui a été nommée ambassadrice de bonne volonté à l'ONU pour l'égalité hommes/femmes.  "Mom & Me & Mom" est le livre que propose ce mois-ci Emma Watson dans le cadre de son club de lecture féministe Our Shared Shelf. Très investie dans sa mission de lutte contre les discriminations faites aux femmes, l'actrice fait partie des nouveaux visages du féminisme. Un activisme qui lui a parfois été reproché.

Source: Première

31 octobre 2016

Samsung : Une bibliothèque numérique en Turquie

bibliotheque-numerique

Samsung a travaillé avec la bibliothèque nationale Turque basée à Ankara pour ouvrir une bibliothèque numérique accessible aux chercheurs et universitaires et à toutes personnes intéressées par le patrimoine culturel du pays.  Cette bibliothèque numérique est gratuite pour les utilisateurs. 500 000 dollars ont été investis pour sa réalisation et sa mise en place. Le patrimoine culturel de la Turquie est maintenant préservé et consultable grâce à la numérisation de millions de documents. 

La rénovation du hall du rez-de-chaussée de la Bibliothèque nationale, a permis de créer un espace dédié pour la « Samsung Digital Library » avec une capacité d’accueil de 86 personnes. La salle a été équipée de tablettes Samsung, d’ordinateurs portables, d’imprimantes sans fil, d’écrans géants…

La bibliothèque propose plus de 27.000 manuscrits en turc ottoman, persan et arabe. Des livres, des partitions, des photographies, des films mais aussi les journaux édités depuis 1928…

C’est la seconde fois que le géant coréen collabore à la création d’une bibliothèque numérique, le premier projet concernait la bibliothèque de l’université d’Oxford.

Source: Idbooox

28 octobre 2016

Les lecteurs de la bibliothèque vont s'exposer en ville

expo photo Foix

Du 5 novembre au 9 décembre, 26 portraits géants vont être affichés dans le centre ancien de Foix. Une opération programmée dans le cadre des 200 ans de la bibliothèque municipale. Les photos seront exposées place Dutilh, Violet et du commandant Robert. Cette exposition, intitulée «des livres et nous», a été réalisée par Geneviève Lagarde, une photographe connue sur la ville. Elle a déjà travaillé sur plusieurs projets artistiques notamment avec l'Estive, le CFA... Là, il s'agissait de faire des portraits de lecteurs. Un exercice pas évident, surtout quand la photo va être affichée en grand durant plus d'un mois en centre-ville. Toutes ont été prises en Ariège, la plupart à Foix. «Maryline Lambert avait invité les lecteurs à me contacter. Après, il y a eu des rencontres de fil en aiguille», explique Geneviève Lagarde.

L'art du portrait demande aussi un certain savoir-faire. Réussir à faire oublier l'appareil, tout en s'approchant suffisamment près. D'autant plus que l'artiste aime travailler au plus près du sujet. «C'est difficile de poser. Du côté du photographe, il faut faire attention à ne pas être intrusif mais aussi réussir à capter les expressions. Ils m'ont laissé approcher. Du coup, on peut avoir l'impression que certaines photos sont volées», commente-t-elle. Pour elle, une photo réussie passe par «la prise du temps de la rencontre». À ses yeux, il s'agit d'un travail d'équipe. «Tout le monde a joué sa partition. C'est le travail d'un collectif, c'est ça qui est génial», s'enthousiasme-t-elle.

près, la photographe a aussi joué avec tous les codes du portrait. Une seule exigence : le livre. Il est au centre de toutes les photos.

Délibérément, on retrouve des lecteurs de tous les âges. Même un bébé à qui on lit des histoires. «Il n'est pas encore inscrit à la bibliothèque, mais je pense que le livre arrive très tôt dans nos vies. Il y reste jusqu'à la mort. Il tient une place importante dans notre environnement, c'est ce que j'ai voulu montrer», insiste-t-elle. Et en tant que Fuxéenne, elle a aussi été naturellement photographiée le libraire de «l'ivre livre» dans son antre, «une figure qu'elle ne pouvait pas rater».

Source: La Dépêche du Midi

Publicité