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2021
6 mars 2022

Hausse des ventes de livres franco-canadiens en 2021

Hausse ventes livres franco-canadiens

Malgré les défis liés à la pandémie, les éditeurs franco-canadiens ont enregistré une hausse des ventes des livres qu’ils publient en 2021. Selon un sondage qu’il a récemment mené, le président du Regroupement des éditeurs franco-canadiens (REFC), Stéphane Cormier, indique que ses membres ont signalé une hausse moyenne de 5 à 10 % des ventes en 2021 comparativement à 2020. 

Certaines maisons ont eu de grosses augmentations, d’autres un peu plus modestes, précise-t-il.

 L’année 2021 a pourtant eu son lot de défis, avec l’annulation ou le virage virtuel de plusieurs salons du livre, qui sont des événements où se vendent de nombreux ouvrages, rappelle M. Cormier. 

«Donc, de ce côté-là, on a vu une diminution des ventes, mais ces ventes-là ont été compensées par les ventes dans les librairies indépendantes, au Québec, mais aussi au Canada français même si on sait qu’il n’y en a pas énormément. [...] On a aussi observé une augmentation de livres numériques, explique le président du Regroupement des éditeurs franco-canadiensREFC

« Ces facteurs réunis ont fait que les gens qui étaient à la maison, qui dépensaient un peu moins dans d’autres secteurs culturels comme le théâtre auquel on n’avait pas accès, ont quand même acheté des livres parce que c’était un des loisirs culturels offerts. Donc, je dirais que le secteur littéraire s’en est quand même très bien tiré en temps de pandémie.  »

 Aux Éditions de la nouvelle plume de Regina, en Saskatchewan, les ventes sont en train de rebondir à des niveaux qu’on avait connus avant la pandémie, indique le président Laurier Gareau.

Jusqu’en 2019, la maison d’édition encaissait en moyenne 12 000 $ en ventes de livres par exercice financier, mais les revenus avaient chuté en 2020 à 5500 $.

Or, en ne se fiant qu'aux données de décembre 2021, M. Gareau croit que les Éditions de la nouvelle plume devraient dépasser leur meilleure année de ventes cette année

« Ce qu’on voit, c’est une augmentation dans le nombre de ventes de livres numériques [...] et on a vraiment augmenté le nombre de distributeurs à travers le monde.Avec la réouverture des librairies qui avaient été fermées, les gens semblent avoir repris le goût d’acheter des livres, de lire des livres. »

La maison d’édition a aussi fait le choix de réduire le nombre de livres qu’elle produit, passant de sept à quatre par année, mais ils sont de plus grande qualité, estime M. Gareau, notamment en raison de leur accessibilité.

«Dans le choix des polices qu’on va utiliser dans certains de nos livres, on est soucieux du fait que certaines personnes peuvent avoir la dyslexie et avoir de la difficulté à lire des polices normales, [...] je pense que ça aussi, ça a un effet sur nos ventes, note M. Gareau. 

Au Manitoba, les Éditions des plaines notent une hausse des ventes de livres d’environ 15 % en 2021 par rapport à 2020, selon la présidente Joanne Therrien.  Plus de deux tiers des titres que publient les Éditions des plaines sont des livres jeunesse, dont la promotion au cours des deux dernières années a surtout dû se faire par l’entremise de rencontres virtuelles avec les auteurs. 

«A mesure que la pandémie devient moins préoccupante et que les restrictions sanitaires sont levées, la maison d’édition tient tout de même à garder en place ce genre d’activités qui présentent plusieurs avantages, observe Mme Therrien.

«Ça permet à des gens qui ne sont peut-être pas à l’aise [...] de se présenter à des activités en présentiel de quand même participer. Mais aussi, on s’est rendu compte que des gens qui étaient plus éloignés ont pu participer à des événements.»

«Le format hybride est très intéressant pour continuer à offrir cette ouverture au monde et en même temps pour célébrer nos auteurs, nos créateurs en présentiel.»

Le Regroupement des éditeurs franco-canadiensREFC consacrera d’ailleurs une partie de son assemblée générale, ce printemps, à une réflexion sur la sortie de la pandémie  pour savoir ce qu’on doit conserver des acquis, comment on envisage le futur.

Dans son plus récent bilan dressé en janvier, la Société de gestion de la Banque de titres de langue française signale une hausse de 18,3 % de livres québécois et franco-canadiens vendus en 2021 comparativement à 2020.

Source :  Ici Nord de l'Ontario

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5 mars 2022

Des inégalités hommes-femmes toujours fortes

ecarrevenus-hommesfemmes

Compter les femmes pour que les femmes comptent. » L'universitaire canadienne Lori Saint-Martin (1), avec cetteformule écrite à l'occasion d'une analyse de la réception critique minorisée de la littérature produite par des femmes, signale avec force l'importance d'objectiver quantitativement et qualitativement les discriminations de genre dans les professions culturelles. Depuis trois ou quatre décennies, cette objectivation a été décisive afin d'étayer la revendication d'une parité des salaires et des carrières dans les métiers de la culture (2). En France, le poids des politiques publiques d'État confère aux administrations un rôle essentiel pour l'établissement de diagnostics réguliers de ces inégalités. Quand bien même, les années de forte effervescence que furent les septennats de Jack Lang au ministère de la Culture se singularisent par l'absence de prise en compte des questions de parité dans les milieux culturels (3). Où en sommes-nous aujourd'hui ? Au moment où, à l'image d'autres domaines, les mobilisations anciennes contre ces inégalités entre les femmes et les hommes dans les professions culturelles sont renforcées par celles nées des affaires de violences sexistes et sexuelles (4) ?

L'étude publiée par le DEPS-doc du ministère de la Culture en 2021 confirme une tendance de long terme caractérisée par de fortes inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes au sein des secteurs culturels (5). La croissance du taux d'activité féminine que connaît la société française depuis les années 1960, et le lent mouvement similaire dans les arts, la culture et la communication, aboutit aujourd'hui à ce que la proportion d'actives dans ce secteur atteint une quasi-parité, à 48 %. Il faut néanmoins souligner que la part d'actives est supérieure pour les professions littéraires (52 %) et pour le secteur du livre dans son ensemble (64%). Les actifs des professions culturelles se distinguent aussi par un niveau de qualification supérieur (51 % au niveau bac +3, ou plus, contre 25 %). Les femmes étant surqualifiées par rapport aux hommes puisque 50 % des actives sont diplômées du supérieur contre 40 % des actifs. Inévitablement, ces constats rendent les inégalités de salaires et de carrières d'autant plus saillantes. Pour les femmes, les salaires moyens sont sensiblement plus bas : on atteint un différentiel de 26 % pour la catégorie des cadres. La proportion des femmes à la direction des plus grandes entreprises du secteur du livre en France atteint seulement 16 % pour la période, 2014-2017. Pour la bande dessinée, plus industrialisée, cette part atteint 1 %. Ces dissymétries relevant d'une domination masculine induisent des relations de pouvoir défavorables aux femmes. Elles conditionnent les violences sexistes et sexuelles. D'autant plus que cette discrimination se décline à tous les instants des carrières des actives : sur-sélection et moindre rémunération à l'entrée, moindre évolution de carrière, statuts d'emploi plus souvent précaires, formation moins rentable, invisibilisation du travail... Des réalités qui interrogent l'engouement que les métiers du livre suscitent.

Aujourd'hui, aucune histoire de l'édition ne pourrait ignorer ces normes de genre et leurs effets négatifs pour des femmes pourtant majoritaires dans les entreprises de la filière. Plus avant encore, ces inégalités de genre également établies par les spécialistes de l'édition aux États-Unis devront conduire à questionner le redoublement de ces plafonds de verre pour les autres minorités. Posons quelques hypothèses afin d'éclairer cette contradiction, caractérisée entre une attractivité indéniable et des conditions d'exercice dégradées de manière systémique. Évoquons d'abord la plus évidente : le prestige associé à l'édition et au livre. Dont l'un des ressorts est la célébration de ses héros, les éditeurs, et de leurs relations, magiques, avec les auteurs.

cadres.

Le livre, son rôle dans l'entretien d'une culture légitime, nationale (et scolaire), contre lequel la moindre atteinte est inadmissible, appartient à une mythologie savamment entretenue. Le secteur de l'édition est doté d'une influence sans commune mesure avec son poids économique effectif. L'habitus professionnel de la filière est concentré sur les formats des livres, leurs supports, leurs contenus et leurs destinations finales, d'une importance sociale majeure, les lectorats. Plusieurs tomes, même sur papier bible, ne suffiraient pas à établir une anthologie de ces sublimations. L'économie du succès, de la singularité, du talent qui est au cœur de la production de la valeur renforcent les tendances élitistes de la corporation, au détriment d'une réflexion sur les conditions réelles de production. Avec Édition : l'envers du décor, un essai d'autant plus remarquable qu'unique pour son propos réaliste sur l'édition d'aujourd'hui, Martine Prosper, éditrice et syndicaliste, avait posé l'essentiel de ces constats : « On se retrouve donc dans la situation paradoxale d'une profession, fière de son savoir-faire et de son prestige, qui dévalorise son cœur de métier, et, par là même, hypothèque son propre avenir... (6) » 

En effet, les fonctions éditoriales, soumises à une forte concurrence qui limite les mobilités, sont les moins bien rémunérées (- 20 %) de la filière, par rapport à celles des salariés des autres fonctions (comptables, juridiques, marketing..., dont les effectifs, par ailleurs, sont bien plus importants). Les assignations de genre dans les discours publics du secteur de l'édition sont une réalité facile à documenter. Une certaine prise de conscience, certes relative, semble s'inscrire à l'agenda de la corporation. La mise en récit des pratiques éditoriales peut véhiculer des clivages de genre, et une naturalisation des qualités qui, pour être une réalité des découpages professionnels en place, n'en sont pas moins liées à des représentations construites sur des arbitraires. Aujourd'hui, il est moins probable qu'à l'occasion de ses mémoires un grand patron de l'édition décrive ainsi ses secrétaires : une « ravissante blonde aux yeux bleus » et une « belle brune au regard tendre et luisant » (7). Livres Hebdo en mars 1985 publiait un article titré, « Le représentant de demain... Quel homme ! » Il pointe des éléments importants concernant l'ensemble des métiers de l'édition : crise économique, mutations technologiques, évolutions des marchés de la culture qui ont rendu nécessaire l'avènement de représentants, « professionnels de la communication qui devront être organisés et rigoureux » (8). Un solide dossier de presse pourrait être rassemblé autour du thème de la fabrication des oppositions entre les hommes de la distribution et de la diffusion et les rôles féminins assignés aux attachées de presse, dont le maternage des auteurs et des autrices. L'effervescence des années 1968 avait conduit à des grèves inédites chez certains éditeurs, puis chez Hachette en 1969, et à des réflexions sur des modèles alternatifs afin de rompre avec l'inégalité des relations auteurs/autrices-éditeurs/éditrices. S'agissait-il d'un début de rupture avec un paternalisme patronal bien ancré ? Régine Deforges fonde en 1967 « L'Or du Temps » et elle se souviendra qu'« au début certains croyaient que je n'étais qu'un prête-nom de Jean-Jacques Pauvert, une femme de paille! » (9). Aux effets de ces luttes incarnées succède une séquence bien connue : un mouvement de rationalisation des professions et des procédés éditoriaux (10). Sans rupture, un secteur vantant la difficulté d'établir des règles, son refus des organigrammes, se recompose sous les effets cumulatifs des concentrations d'entreprises et de l'arrivée de nouveaux profils de dirigeants et de dirigeantes, de la massification de la commercialisation, de la formalisation des compétences (Asfored, 1972), de l'informatisation, de la comptabilité analytique et du contrôle de gestion, de l'externalisation, des outils marketing... L'internationalisation des échanges contribue aussi à une compétitivité accrue et une diversification de la production des éditeurs généralistes. Des manuels, bien plus épais que leurs prédécesseurs, formaliseront l'ensemble de ces Pratiques et métiers de l'édition (11). Les verdicts financiers sont de plus en plus reconnus et admis, même s'ils sont débattus. Sans parler d'une nouvelle ère, il faut constater une systématisation de tout un régime entrepreneurial. À l'orée de cette période, la visibilité des éditrices croît. En 1987, à l'occasion d'un débat titré « Profession : éditrice », parmi les professionnelles invitées, Odile Jacob mettra en avant son « besoin de reconnaissance » en se demandant « pourquoi n'y a-t-il pas aujourd'hui une femme n°1 dans l'édition? » (12) Le périmètre des fonctions de longue date assigné à celles-ci (iconographie, fabrication, service de presse, gestion des droits, agente littéraire...), s'étend vers les responsabilités de directions d'entreprises, de filiales ou de départements, et la création de collections. Cela s'expliquerait notamment par la quête d'un personnel qualifié avec des salaires plus faibles (13). Si cette faiblesse relative des salaires des actives de l'édition remonte à la fin du XIXe siècle, le nombre de femmes au sein de l'encadrement et au sommet de l'édition s'accroît. À l'image d'autres domaines, la branche s'est saisie des différences salariales et d'exercice des métiers avec la signature entre le SNE et les syndicats d'accords d'égalité professionnelle entre femmes et les hommes (2012 et 2013). Peu avant, Teresa Cremisi, alors PDG de Flammarion, récuse l'argument d'une dévalorisation professionnelle engendrée par une présence dorénavant majoritaire des femmes. Toutefois, plus les chiffres d'affaires des entreprises éditoriales sont élevés, moins les dirigeantes sont nombreuses. Faut-il instaurer des quotas ? Longtemps réticente, l'éditrice admet « une position moins raide, et peut-être moins logique » : des quotas pourraient être nécessaires durant « une période de transition » de 10 à 15 ans afin de donner « un coup d'accélérateur à l'égalité hommes-femmes » (14). Hypothèse audacieuse, voire iconoclaste, d'une figure tutélaire du milieu éditorial, dont le mérite est aussi de signaler l'urgence de cette question salariale.

Plus récemment, une « vitrification » (15) des recrutements durant une certaine période (Sophie de Closets, PDG de Fayard), a abouti à de nombreux recrutements de dirigeantes, surdiplômées et dont une majorité revendique des formations commerciales. La dynamique serait-elle ponctuelle ? Au printemps 2020, on peut lire dans L'Express, que l'édition deviendrait « l'empire des femmes », car « d'audacieuses figures, en majorité quarantenaire, ont opéré une véritable razzia sur les postes de directions » (16).

Toutefois, le compte n'y est pas. Les salaires des femmes, de l'encadrement et des autres échelons, demeurent inférieurs. En 2010, pour Sylvie Goulée, alors représentante chez Volumen, « Le métier s'est féminisé avec la précarisation salariale » (17).

Les réussites des grandes figures, dont Teresa Cremisi ou Béatrice Duval, puis l'attention portée à celles plus récentes de Sophie de Closets (Fayard), d'Anna Pawlovitch (Albin Michel), Véronique Cardi (Lattès)... et plusieurs autres feront-elles bouger les lignes de manière sensible ? En reprenant l'analyse de la sociologue Yacinthe Ravet pour les cheffes d'orchestre, ultra-minoritaires, pour l'édition aussi, on peut dire que « le temps des pionnières n'est pas révolu ! » 

Source  : Livres Hebdo 

23 février 2022

Hausse des ventes de livres en 2021 aux États-Unis

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Décidemment la pandémie de Covid-19 semble avoir été bénéfique aux éditeurs du monde entier.
Les USA affichent de beaux chiffres de vente pour les livres en 2021. Ces chiffres concernent les ventes dans les librairies. Selon le US Census Bureau, les ventes ont augmenté de 28 %. 9,03 milliards de dollars ont été générés en 2021. L’année précédente les ventes de livres étaient de 6,50 milliards de dollars.

Selon les chiffres, la majorité des ventes s’est faite au quatrième trimestre de l’année. Les ventes des librairies au mois de décembre ont augmenté de 33,6 % par rapport à décembre 2020, passant à 1,20 milliard$ contre 900 millions$ en décembre 2020.
L’augmentation de décembre fait suite à des hausses des ventes de 53 % en octobre et de 43 % en novembre.

Source : Idboox

 

4 février 2022

Hausse des ventes de livres en Belgique francophone

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L'Association des éditeurs belges (ADEB) a transmis les tendances générales du marché du livre en Belgique francophone (Fédération Wallonie - Bruxelles) pour l'année 2021. les chiffres seront confirmés au printemps lorsque les ventes directes des éditeurs et celles des livres scolaires et juridiques seront agrégés, précise l'organisme. Le marché du livre neuf physique a connu une forte augmentation en Belgique FWB par rapport à 2020 avec une hausse de +17,2% en valeur. Après la contre-performance finalement assez limitée en 2020 (-4,5%), "le marché a donc surperformé en 2021" affirme l'ADEB. Ce sont les grandes surfaces culturelles, chaines de librairie et sites de vente en ligne qui en ont le plus profité (+22,7%), tout comme les librairies (+14,4%), tandis que les hypermarchés ne connaissent qu'une faible croissance (+1,5%).

Par genres éditoriaux, les beaux-arts ont été les champions de l'année avec une croissance de 35,7%, après une année 2020 catastrophique, juste devant la Bande dessinée (+35,1%, et +99,2% dans le manga). L'ADEB signale aussi les beaux dynamismes des Sciences humaines et techniques (+26,2%), des rayons Loisirs et vie pratique (+22,2%) et Histoire (+19,3%). Les livres jeunesse croissent à hauteur de 10% (mais les albums jeunesse ont enregistré une hausse de 16,6%). A l'inverse le parascolaire a baissé de 4,6%, revenant à son niveau de 2019.

De son côté, la littérature générale, avec une augmentation de son chiffre d'affaires de 10,4%, (55,9M€) perd sa place de genre leader, la cédant à la Bande dessinée (62,9M€). Les livres jeunesse s'accrochent à la troisième place (42,5M€).

Source: Livres Hebdo

1 février 2022

Année record pour Pottermore en 2021

J K Rowling

Pottermore Publishing, la société de contenu numérique de Wizarding World de JK Rowling, a vu ses revenus augmenter d'environ un quart pour atteindre 40,4 millions de livres sterling, tandis que les bénéfices avant impôts ont grimpé de 150 % pour atteindre 9,5 millions de livres sterling.   La société a communiqué les détails de ses résultats financiers le 31 janvier couvrant la période de 12 mois jusqu'au 31 mars 2021. Elle n'a pas encore rendu ses comptes publics à Companies House.  Les revenus ont augmenté de 23%, passant de 32,5 millions de livres sterling en 2020 à 40,4 millions de livres sterling, tandis que les bénéfices avant impôts sont passés de 3,8 millions de livres sterling à 9,5 millions de livres sterling.  La société a déclaré: «Pottermore Ltd a connu une année exceptionnelle bénéficiant d'un appétit considérablement accru pour la lecture numérique pendant la pandémie, de solides performances de vente des livres électroniques et des livres audio numériques Harry Potter et d'un investissement continu dans la planification de franchises en partenariat avec Warner Bros. 

«La campagne Harry Potter à la maison, menée par Wizarding World Digital LLC, a davantage soutenu la lecture pendant le verrouillage de 2020. Cela a vu des célébrités du monde sorcier et au-delà lire Harry Potter et la pierre philosophale (Bloomsbury Children's). Les lectures de chapitres ont été mises à disposition gratuitement sur www.wizardingworld.com . Pottermore Publishing a également travaillé avec des partenaires tels qu'Audible et Overdrive pendant cette période pour permettre un accès gratuit au livre audio et au livre électronique de Harry Potter à l'école des sorciers en plusieurs langues. 

Les échanges au cours de la première partie de l'année en cours, jusqu'au 31 mars 2022, ont été conformes aux attentes de la direction, a déclaré Pottermore. Il a rapporté: «Les ventes de livres électroniques et de livres audio numériques Harry Potter restent solides et 2021/22 devrait offrir une autre performance rentable. La société investit également dans le personnel, la recherche et le développement. » 

La société d'édition a déclaré qu'elle continuait de bénéficier de la stratégie de commerce ouvert qui rend son contenu disponible via des partenaires de vente au détail en ligne et de bibliothèques tels qu'Amazon, Apple, Audible, Google, Storytel, Bookbeat et Overdrive. 

Les chaînes numériques continuent d'être gérées par Wizarding World Digital LLC via la filiale Pottermore Inc et Warner Bros. 

Source: The Bookseller

 

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28 janvier 2022

Hausse spectaculaire des ventes pour la bande-dessinée en 2021

Ventes BD 2021

« Par Toutatis ! » doit jubiler Astérix. « Dattebayo ! » peut lancer le jeune ninja Naruto. « Pas de pitié pour les nazebroques ! » vocifère sûrement Mortelle Adèle. Publiée en amont du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (FIBD), qui devait se tenir à partir de ce 27 janvier et a été reporté du 27 au 30 mars prochain, l'étude GfK Market Intelligence montre que la BD talonne désormais la littérature générale en France.

L'année dernière, un livre sur quatre vendus était un album de bande dessinée (25 %), contre 18 % en 2020 et seulement 12 % en 2012. En volume, le segment de la BD talonne désormais la littérature générale (24 % des ventes, contre 25 et 22 % pour les livres jeunesse). Comme une potion magique, la crise sanitaire semble avoir décuplé l'appétit des fans : les ventes de bandes dessinées ont bondi de 60 % pour atteindre 85 millions d'exemplaires, contre 53 millions en 2020. Le chiffre d'affaires a progressé de 50 %, à 890 millions d'euros en 2021, selon des chiffres de l'institut GfK (voir graphiques).  Les meilleures ventes de l'année ont été le dernier AstérixAstérix et le griffon (large leader avec 1,55 million d'exemplaires), suivi d'un tome de la série de manga Naruto (275 000 exemplaires) et d'un autre manga, Demon Slayer (255 000 exemplaires). Dans le top 5, Astérix est la seule création européenne, devant quatre tomes de mangas japonais. Suivent le dernier Blake et Mortimer, Le Dernier Espadon (6e), et les dernières pitreries de Mortelle Adèle, Tout ça finira mal (7e), qui dépassent chacun les 210 000 exemplaires. Pour les éditeurs, les bandes dessinées sont devenues des machines à cash. Ainsi, le carton du dernier Astérix va doper les profits de Hachette Livre, filiale du groupe Lagardère qui doit faire l'objet d'une offre publique d'achat du groupe Vivendi. Astérix et le griffon s'est vendue quatre fois plus que le dernier Prix Goncourt, La Plus Secrète Mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr (378 000 exemplaires). Quant à Naruto, série imaginée par Masashi Kishimoto, elle fait les beaux jours de son éditeur français Kana, filiale du groupe Dargaud qui appartient au groupe Média Participations de Vincent Montagne. « « Le marché de la bande dessinée a connu une année incroyable. À côté des best-sellers attendus, comme le dernier AstérixBlake et Mortimer ou Largo Winch, des succès surprises, comme Le Monde sans fin de Blain et Jancovici, ont électrisé les ventes en fin d'année », se réjouit Vincent Montagne, également président du Syndicat national de l'édition. La vraie performance vient du manga, à l'hypercroissance portée par des sagas très populaires comme Naruto, One Piece et Demon Slayer. Un très bon filon pour les éditeurs. Il est le premier segment en valeur, devant la BD de genre. Il s'est vendu en France 47 millions de mangas en 2021, pour un montant de 353 millions d'euros… « L'année, excellente pour l'ensemble de l'édition, a été exceptionnelle pour la bande dessinée. Grâce en particulier au pass culture qui a permis à de nouveaux lecteurs de découvrir la librairie. C'est aussi le triomphe des mangas avec des progressions de marché de plus de 100 % ! Le triomphe de l'album de Goldorak ou du tome 1 de Naruto, meilleure vente en 2021 alors qu'il est paru il y a plus de 10 ans, en témoigne », poursuit Vincent Montagne. Les volumes en format japonais pèsent désormais 55 % de toutes les ventes de BD, contre 42 % en 2020. Dattebayo !

Source: Le Point

 

26 janvier 2022

Hausse de l’autoédition en Europe en 2020 et 2021

autoedition

BoD (Books on Demand) a dévoilé quelques chiffres intéressants sur l’autoéditionLa plateforme qui propose aux auteurs de s’autoéditer confie que depuis les confinements les auteurs ont beaucoup publié.Ce bilan BoD concerne plusieurs pays où la société propose ses services : Allemagne, Suisse, Autriche, Danemark, Finlande, Suède, Espagne, Norvège et France. En 2020, le nombre de livres autoédités a augmenté de plus de 30%, passant ainsi de 1 500 en 2019, à plus de 2 000 en 2020 en France. Au niveau européen, cela représente plus de 4 millions de livres imprimés (pas de chiffres sur le nombre d’ebooks vendus).

En 2021, les chiffres sont encore plus impressionnants. En effet, la plateforme comptabilise 2 600 livres sur l’année. Ce chiffre est en augmentation de près de 25%. Il est associé aussi, à une augmentation des ventes en librairie de près de 45%. Autre constat, plus de 30 titres se sont ainsi vendus à plus de 1000 exemplaires, et ils sont de plus en plus nombreux à dépasser les centaines de ventes. La société fait un autre bilan intéressant. La plateforme note qu’en 2019, l’autoédition et l’impression à la demande représentaient 20% du dépôt légal des titres imprimés en France.

Dans le même sens, BoD a enregistré ces 5 dernières années, une forte évolution du nombre de titres publiés annuellement. 552 ouvrages ont vu le jour en 2015, et, 2600 en 2021. c’est une augmentation de plus de 370%. Pour l’entreprise, les divers confinements ont joué le rôle de catalyseur, incitant les auteurs à sortir leurs manuscrits des tiroirs.

Source  : Idboox 

20 janvier 2022

Astérix et Guillaume Musso en tête des meilleurs ventes de livres en 2021

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Comme tous les deux ans, à savoir le rythme de parution des aventures du célèbre Gaulois, Astérix et le Griffon (éditions Albert René) domine largement le classement établi par le cabinet GfK. L'album s'est vendu à 1 547 576 exemplaires après sa sortie le 21 octobre, soit un rythme de près de 21 500 albums de bande dessinée par jour, ou 15 par minute.

Du côté des auteurs, tous titres confondus, Guillaume Musso continue, à 47 ans, de surclasser ses concurrents. Il est en tête de ce classement pour la onzième année consécutive, avec 1,278 million de livres vendus selon GfK. Il est suivi par Virginie Grimaldi (2e comme en 2020, 877 000 exemplaires). La troisième place a été ravie par Franck Thilliez (750 000 exemplaires) à Michel Bussi (721 000 exemplaires). Suivent six auteurs qui se situent entre 600 000 et 656 000 exemplaires : dans l'ordre Marc Levy, Bernard Minier, Valérie Perrin, Mélissa Da Costa (nouvelle dans ce top 10), Marie-Bernadette Dupuy et Aurélie Valognes. Le Suisse Joël Dicker, qui était cinquième en 2020, pâtit de ne pas avoir publié en 2021, même en poche. Il compte se relancer en 2022 avec L'Affaire Alaska Sanders, attendu en mars.

Loin derrière Astérix, L'Anomalie de Hervé Le Tellier (Gallimard), prix Goncourt 2020, est le deuxième livre le mieux vendu de 2021, sous le demi-million d'exemplaires, à 491.884. Cela porte à près de 933 000 les ventes depuis la sortie, discrète, de ce roman en août 2020. Le podium est complété par La Vie est un roman de Guillaume Musso, sorti en mai 2020 en grand format, et en mars 2021 en poche, avec 433.355 exemplaires. Quatrième, L'Inconnue de la Seine (Calmann Lévy), publié en septembre, a cumulé 399.615 exemplaires. Le Goncourt 2021, La plus secrète mémoire des hommes du Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr (éditions Philippe Rey), est cinquième avec 378.219 exemplaires. Après Tout le bleu du ciel, roman de Mélissa Da Costa datant de 2019 (sixième avec 331.010 exemplaires), le candidat à la présidentielle Eric Zemmour a réussi à se hisser dans ce palmarès où les livres politiques brillent rarement : 282 671 exemplaires pour La France n'a pas dit son dernier mot, qu'il a auto-édité. GfK a noté la part croissante de la bande dessinée parmi les 50 meilleures ventes de l'année. "Pas moins de 20 titres", contre six en 2020 et trois en 2019, note Casseline Rosello, consultante citée par Livres Hebdo. Après Astérix, la BD la mieux vendue a été le volume 1 du manga Naruto, avec près de 275.000 exemplaires.

Source : France  Info

19 janvier 2022

Les américains et la lecture : livre papier ebook et audio

USA-lecture-2021

Trois américains sur 10 lisent des livres numériques et écoutent des livres audio dématérialisés. La proportion des américains lisant des livres imprimés reste prépondérante. Mais il est à noter qu’au cours des 12 derniers mois, 30 % déclarent avoir lu un livre numérique (ebook ou audio). Peu importe le format pourvu qu’on lise !

75 % des adultes américains déclarent avoir lu un livre au cours des 12 derniers mois dans n’importe quel format, que ce soit complètement ou partiellement, un chiffre qui est resté pratiquement inchangé depuis l’enquête de Pew en 2011. 65 % des adultes déclarent avoir lu un livre imprimé au cours de la dernière année. De plus, les Américains ont lu (en moyenne) environ 14 livres au cours des 12 mois passés. Dans les faits, selon les chiffres du cabinet d’analyses, 33 % des Américains lisent en numérique et lisent également des livres imprimés. 32 % déclarent ne lire que des livres imprimés. Seulement 9 % déclarent n’avoir lu que des livres au format numérique (ebook + audio) et n’avoir lu aucun livre imprimé au cours des 12 derniers mois. La proportion d’adultes dont le revenu annuel est inférieur à 30 000 $ qui ont écouté un livre audio a augmenté de 8 points depuis 2019 (22 % contre 14 %). La proportion d’adultes américains vivant en ville qui déclarent avoir lu un livre dans n’importe quel format est passée de 75 % en 2019 à 81 % en 2021, soit une augmentation de 6 points.

Source: Idbook 

14 janvier 2022

Hausse des ventes pour Edinburgh University Press

Ventes Edinburg University PressLes ventes de livres d'Edinburgh University Press (EUP) ont augmenté de 6 % par rapport à l'année précédente, avec un chiffre d'affaires dépassant les 4 millions de livres sterling pour la première fois, selon ses derniers résultats financiers.  Le rapport annuel pour la période de 12 mois au 31 juillet 2021 a montré les performances de la presse au milieu de divers blocages tout au long de la pandémie, les téléchargements de livres électroniques et de journaux numériques augmentant en particulier. Il a terminé la période avec des ventes consolidées de 4,1 M £ et un bénéfice net de 316 000 £ après intérêts, contre une perte de 127 000 £ en 2020 et un bénéfice de 87 000 £ avant la pandémie de 2019.

EUP a publié 256 nouveaux livres et commandé 344 titres aux côtés de neuf nouvelles séries, signant des auteurs d'Australie à Israël et d'Iran à la Turquie, avec 40 % des nouveaux auteurs sous contrat basés en dehors du Royaume-Uni et des États-Unis. Il y a eu une augmentation de 11% du nombre d'auteurs retournant à l'EUP pour publier leur travail, « reflétant la valeur accordée au fait de placer les auteurs au centre de tout ce qu'ils font ». 

Les ventes numériques ont particulièrement augmenté. Le rapport indique : « Le chiffre d'affaires a été tiré par la croissance considérable des ventes de livres électroniques (49 % de plus que l'année précédente), où nous avons réalisé des revenus de plus de 1 million de livres sterling pour la première fois. Ce passage à l'achat numérique d'abord parmi nos bibliothèques clientes était en cours avant la pandémie (les ventes de livres électroniques représentaient 22 % de nos revenus de livres en 2018, 24 % en 2019, 28 % en 2020 et 37 % en 2021 ; nous prévoient 41 % en 2022). La croissance des ventes de livres électroniques a eu un impact sur nos revenus de livres imprimés, où nous avons enregistré une baisse de 6 % par rapport à l'année précédente. Pendant ce temps, les ventes de revues sont restées plus ou moins stables par rapport à l'année précédente.  Les revues ont également obtenu de bons résultats. EUP a publié 50 revues au cours de l'exercice, avec un chiffre d'affaires de 1 million de livres, droits inclus. Deux revues ont rejoint le giron en 2021 : Burns Chronicle et Legalities . Il y a eu un total de 1 306 articles de revues au cours de l'année – un peu moins de 17 000 pages de contenu de revues – et une augmentation de 26 % des téléchargements par rapport à l'année précédente. 

Nicola Ramsey, PDG, a déclaré : « Au cours de ce qui a été sans aucun doute une année difficile, il est fantastique de voir une performance aussi solide pour Edinburgh University Press. Dans notre plan d'affaires précédent, nous avions fixé l'objectif d'atteindre le cap des 4 millions de livres sterling d'ici la fin juillet 2022. Avoir atteint cet objectif un an plus tôt, et pendant une pandémie, témoigne de la haute qualité de la publication dans nos programmes de livres et de revues. , et au travail acharné de tout notre personnel pour obtenir ce résultat. »

Le chef des finances et des opérations, Aga Wojda-Gacka, a déclaré que les résultats étaient meilleurs que prévu : «L'exercice pour 2021 a dépassé toutes nos attentes en termes de chiffre d'affaires et de résultat net. Nous nous préparions à assister à une baisse drastique des ventes et à des pertes substantielles, mais au lieu de cela, nous avons généré un bénéfice sain. Non sans sacrifices, l'effort de toute l'équipe a été extraordinaire. Si c'est ce que nous pouvons réaliser en temps de crise et de changement sans précédent, alors l'avenir s'annonce radieux pour l'EUP.»

La présidente du conseil d'administration, Margaret Hewinson, a commenté : « L'engagement et la créativité démontrés par tout le personnel ont été exceptionnels et la croissance internationale de la liste ainsi que le franchissement du cap des 4 millions de livres sterling en témoignent. Il s'agit d'une excellente base pour le nouveau leadership de la presse, car elle prévoit une innovation et des partenariats accrus dans ses ambitions de servir la communauté des sciences humaines et sociales à un nouveau niveau.»

Source: The Bookseller

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