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1 octobre 2024

De nouveaux documents de Proust acquis par la BNF ?

La grande nouvelle a été annoncée par Jean-Claude Meyer lors du dîner qui, lundi 30 septembre, réunissait les amis de la Bibliothèque nationale de France (BNF). Dont un nombre important de grands mécènes. Après avoir rappelé que le dîner allait contribuer à l'acquisition des planches originales du chef-d'œuvre de Calvo La bête est morte, une bande dessinée conçue sous l'Occupation dans la clandestinité, publiée en 1944 et 1945 et relatant les événements de la Seconde Guerre mondiale sous forme d'une fable animalière (les lapins et les écureuils figurent les Français ; les loups, les Allemands ; les hyènes, les Italiens, etc.), le président du Cercle de la BNF révélait à l'assemblée, avec enthousiasme et émotion, qu'elle allait pouvoir contribuer à une autre acquisition pour la BNF: « un ensemble majeur exceptionnel provenant des héritiers de Marcel Proust ».

Que comprennent ces archives retrouvées que les héritiers de Marcel Proust mettent en vente ? Rien de moins que des manuscrits d'À la recherche du temps perdu, des écrits d'enfance et d'adolescence, des dessins, quatorze fragments inédits de Jean Santeuil, de nombreuses lettres et même le contrat d'édition de Du côté de chez Swann, retraçant chaque phase de la production de l'écrivain, depuis ses premiers écrits jusqu'aux derniers ajouts apportés à son chef-d'œuvre.

Un véritable trésor, donc, qu'il serait catastrophique de voir filer à l'étranger, raison pour laquelle une classification « Trésor national » a été demandée pour lui. Sans pouvoir ni vouloir entrer dans le détail, Gilles Pécout, le président de la BNF, confirme que la bibliothèque était bien informée de l'existence de ce fonds proustien majeur. « Nous restons en attente de son classement par la commission consultative des trésors nationaux. », dit-il. « Une chose est sûre : dès que cela sera possible, la BNF mobilisera toutes ses forces et tous ses amis pour acquérir ce fonds qui compléterait sa très riche collection proustienne, la plus riche au monde. »

Si la décision de la Commission consultative des trésors nationaux (CCTN) était positive, elle rendrait en effet impossible la vente de ce vaste ensemble pendant un délai incompressible de trente mois. Ce qui laisserait le temps à l'État français de réunir les fonds nécessaires à son acquisition, notamment à travers le mécénat. « Cette acquisition, reprend Gilles Pécout, sous réserve du verdict de la CCTN, serait sans nul doute un événement à la fois capital pour notre patrimoine littéraire et pour la recherche internationale. »

« Mort à jamais ? Qui peut le dire ? » s'interrogeait Proust dans La Prisonnière. Cette bonne nouvelle, en tout cas, nous le rend encore un peu plus vivant.

Source : Le Point

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19 juin 2024

La BnF et l'Ina en négociation avec le consortium ARGIMI pour alimenter la future IA générative

Au mois de juin 2023, BPIfrance lançait un appel à projet portant sur les "communs numériques pour l'intelligence générative". Objectif : rendre accessibles les ressources numériques afin de développer une intelligence artificielle générative francophone. Un an plus tard, BPIfrance a rendu son verdict : c'est le consortium ARGIMI qui a remporté cet appel à projet. Composé de trois entreprises (Artefact, Giskard et Mistral AI), ce consortium va piloter ce projet en collaboration avec la Bibliothèque nationale de France et l’Institut national de l’audiovisuel.

A ce jour, peu d'informations circulent sur les contours de cette collaboration. Le consortium "négocie actuellement un accord afin d’accéder aux données publiques de l’Institut national de l’audiovisuel et de la Bibliothèque nationale de France" selon nos confrères de Politico ; "les deux institutions, assises sur des fonds audiovisuels et documentaires parmi les plus importants au monde, devraient ainsi donner un coup d’accélérateur à des modèles dont l’appétit en données d’entraînement est insatiable."
"L’accès à ces corpus de textes et de vidéos permettra de développer les modèles à la fois sur des données issues de la littérature et de l’audiovisuel, et sur des applications spécifiques du secteur privé, respectant les normes éthiques et réglementaires actuelles" précise Artefact l'une des trois sociétés du consortium ARGIMI.

Parmi ces normes réglementaires figure bien évidemment le respect du droit d'auteur. Une partie des collections de la BnF est en effet couverte par le droit d'auteur alors que les documents tombés dans le domaine public sont progressivement numérisés et mis en ligne sur la bibliothèque numérique Gallica qui a passé le cap des 10 millions de documents en 2023. Les collections numériques de la BnF comptent également plus de 54 millions fichiers collectés au titre des archives du web. Au-delà des chiffres, ces collections bénéficient surtout de métadonnées qui permettent d’identifier un document numérique dans le catalogue général de la BnF. Ces métadonnées permettent également de naviguer dans ce document via Gallica, ainsi que de le préserver dans le système d’archivage pérenne SPAR.

Du côté de l'Ina, ses collections représentent aujourd'hui plus de 27 millions d'heures de documents TV et radio. L'Institut national de l'audiovisuel collecte également 182 chaînes TV et radio au titre du dépôt légal.
Ces partenariats sont non seulement prestigieux mais aussi qualitatifs en termes de richesse documentaire. Ils permettront au consortium ARGIMI de bénéficier d'un corpus susceptible de créer une IA générative améliorée. Alors que seulement 5% des projets d’IA générative franchissent le cap de l’industrialisation, le consortium affiche une ambition : créer la prochaine génération de grands modèles de langage (large language models ou LLM) capables de réaliser de nombreuses tâches : création de contenus, extraction d’informations, traduction, reconnaissance d’objets…

Source : Archimag

25 avril 2024

Mise en quarantaine de quatre livres décorés à l’arsenic par la Bibliothèque nationale de France

La Bibliothèque nationale de France (BnF) a indiqué jeudi 25 avril à l’Agence France Presse avoir mis en quarantaine quatre livres du XIXe siècle décorés à l’arsenic, pour éviter tout risque face à ce toxique. L’alerte est venue à la fin des années 2010 d’universitaires qui ont découvert cet élément chimique sur la couverture d’ouvrages datant de cette époque. Un programme de recherche germano-américain appelé Poison Book Project (« Projet livres empoisonnés ») tâche de recenser les livres concernés. La grande majorité de ceux connus jusqu’ici se trouve aux États-Unis. La BnF a comparé les titres déjà identifiés dans d’autres pays avec son propre catalogue. Et après analyse, seuls quatre volumes, sur les 28 potentiellement concernés, contenaient bel et bien de l’arsenic.

« Ces ouvrages ont été mis en quarantaine et vont faire l’objet d’une analyse complémentaire par un laboratoire extérieur destinée à évaluer la quantité d’arsenic présente dans chaque volume », a indiqué l’institution.

Les quatre ont en commun d’avoir été imprimés en Grande-Bretagne, et rarement consultés. Ce sont deux tomes de ballades irlandaises rassemblées par Edward Hayes en 1855, une anthologie bilingue de poésie roumaine par Henry Stanley en 1856, et un recueil des travaux de la Société royale d’horticulture britannique pour 1862-1863. L’arsenic était prisé pour la teinte baptisée « vert de Schweinfurt » ou « vert de Paris » qu’il donnait aux couvertures, entre les années 1790 et 1880 selon la base de données actuelle. Ce pigment était principalement utilisé dans les pays anglophones et en Allemagne, plus rarement en France.  La BnF a indiqué se pencher sur d’autres livres à la couverture verte « au-delà de la liste du Poison Book Project ».  En théorie, les lecteurs qui consultent de tels ouvrages risquent des malaises ou vomissements. La bibliothèque a précisé à l’AFP que le risque pour les usagers était a priori très modéré. 

Aucun cas suspect d’empoisonnement n’a en effet été recensé, nulle part dans le monde, ces dernières années.

Les bibliothèques publiques allemandes se sont lancées depuis mars dans une vaste enquête pour trouver les livres concernés, avec des dizaines de milliers d’analyses à mener. Les résultats ne sont pas encore connus.

​​​​​​​Source : Ouest France

21 mars 2024

L'historien Gilles Pécout nommé président de la Bibliothèque nationale de France

L'historien Gilles Pécout, 62 ans, ambassadeur de France à Vienne depuis 2020, a été nommé président de la Bibliothèque nationale de France (BnF), a annoncé l'Élysée à l'issue du Conseil des ministres ce mercredi. Gilles Pécout doit succéder le 18 avril à Laurence Engel à la tête du plus grand établissement culturel du pays (plus de 2 200 agents), qui s'engage dans la construction d'un nouveau site à Amiens.

Ce spécialiste de l'Italie du XIXe et du début du XXe siècle a mené une carrière de haut fonctionnaire à l'université, puis dans l'Éducation nationale, et enfin dans la diplomatie. Il se tourne donc vers un nouveau domaine, la culture.

Né à Marseille et ancien élève du lycée Thiers, il est devenu recteur, à Nancy-Metz en 2014, puis à Paris en 2016 après avoir dirigé le département d'histoire de l'École normale supérieure.

Le président Emmanuel Macron l'a ensuite nommé ambassadeur en Autriche en 2020. L'une de ses priorités a été de développer la coopération éducative avec ce pays. Il arrive à la BnF précédé d'une réputation de gestionnaire exigeant, une compétence nécessaire à la tête d'un établissement qui a peu développé ses ressources propres.

Source : La Provence

16 mars 2024

Laurence Engel non renouvelée à la tête de la BnF

Laurence Engel, présidente de la Bibliothèque nationale de France (BnF) depuis 2016, a annoncé, vendredi 15 mars, dans un courriel à ses équipes qu'elle quitterait l'institution le 6 avril après la non-reconduction de son mandat par l'Elysée. 

"Le président de la République, par la voix de la ministre de la Culture, m'a fait savoir le 4 mars qu'il souhaitait donner à la BnF un nouveau président ou une nouvelle présidente", a indiqué Laurence Engel dans le document consulté vendredi soir par l'AFP et authentifié par une responsable de la BnF.

A travers ce changement, l'exécutif souhaite donner "un nouveau cap dans une nouvelle donne budgétaire", a précisé Laurence Engel. Contactés par l'AFP, le ministère n'a pas fait de commentaire et l'Elysée n'avait pas répondu dans l'immédiat. Le nom de la personne, qui lui succèdera, n'a pas non plus été dévoilé.

Première femme à accéder à la présidence du plus grand établissement culturel de France, Laurence Engel a souligné partir "à regret". Elle avait été nommée à ce poste en avril 2016, sous la présidence de François Hollande. En huit années, elle a mené à bien de nombreux projets, dont la rénovation du site historique de la Bibliothèque nationale de France, rue de Richelieu, inauguré en 2022 après 12 ans de travaux. Site où elle a ouvert au public de façon gratuite la majestueuse salle Ovale, une salle de lecture jusqu'alors réservée aux chercheurs, et installé un musée. "Pour que la BnF assume sa mission d'accueillir le plus largement possible tous les publics", a rappelé Laurence Engel dans son courriel.

Elle a aussi mis en chantier un nouveau site à Amiens, destiné à accueillir les collections de journaux de la BnF et qui doit ouvrir fin 2029. Ex-directrice de cabinet de l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti, Laurence Engel a également été médiatrice du livre et responsable des Affaires culturelles de la Ville de Paris.

Cette ancienne élève de l'ENS et de l'ENA, conseillère maître à la Cour des comptes, a par ailleurs été présidente du conseil d'administration de l'Institut national d'Histoire de l'Art et présidente de la commission financière de l'AFP.

Source : France Info Culture

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13 mars 2024

Budget prévisionnel de presque 100 millions d'euros pour la future Bibliothèque nationale de France à Amiens

La Bibliothèque nationale de France a annoncé mardi 12 mars son budget prévisionnel concernant son futur site d'Amiens destiné à abriter les collections de journaux. 

"Le budget prévisionnel du projet est fixé à 96,7 millions d'euros courants et s'achèvera avant fin 2029", a-t-elle écrit dans un communiqué.  "C'est un gros budget, qui s'annonce, d'environ 100 millions d'euros. C'est ce qu'on appelle donc un grand projet culturel. Mais tout ne résume pas au budget", a déclaré pour sa part lors d'une conférence de presse à Amiens la présidente de la BnF Laurence Engel.

Elle a dévoilé le projet retenu à l'issue du concours d'architecture. Il est signé du cabinet parisien TVK (Pierre Alain Trévelo et Antoine Viger-Kohler), associé aux Londoniens de Carmody Groarke. TVK est connu pour la rénovation, inaugurée en 2013, de la place de la République à Paris, qui a notamment étendu l'espace réservé aux piétons et drastiquement réduit la circulation automobile.

"Ce projet s'est démarqué par une très grande qualité architecturale qui s'inscrit depuis toujours dans l'histoire et l'identité de la BnF", a estimé la bibliothèque, héritière de celle des rois de France. Celle-ci a mené deux chantiers de très grande ampleur ces 30 dernières années. D'abord la construction de la bibliothèque François-Mitterrand, dans le sud-est de Paris, inaugurée en 1995. Puis la rénovation complète de son berceau dans le centre de la capitale, le site Richelieu, achevée en 2021. Les deux avaient coûté respectivement 1,2 milliard et 261 millions d'euros.

De son côté, la ville d'Amiens doit accueillir, sur l'ancien site de son Hôpital Nord, deux bâtiments. L'un stockera, dans des conditions beaucoup plus favorables qu'aujourd'hui, des journaux et des périodiques (plus de 300 000 titres) aujourd'hui répartis sur plusieurs sites. L'autre accueillera les bureaux et ateliers du Conservatoire national de la presse ainsi créé à Amiens.

Ce Conservatoire "permettra de poursuivre la numérisation de ces documents souvent fragiles et de faciliter leur consultation et leur rayonnement", a indiqué la BnF. "Un nouveau magasin de collections hautement technologique, entièrement robotisé, et fonctionnant sous atmosphère à oxygène raréfié et sans climatisation active, favorisera la meilleure préservation des documents, notamment les plus fragiles", a expliqué la BnF.

Le projet prévoit "une surface utile d'environ 10 000 m², répartis entre un bâtiment de conservation de 6000 m² offrant une capacité de 280 kilomètres linéaires, et près de 2000 m² d'espaces d'ateliers pour la restauration et la numérisation des collections". Laurence Engel, citée dans un communiqué, a salué "une écriture architecturale ambitieuse, incarnée, recherchant l'harmonie avec son environnement urbain, répondant à toutes nos exigences techniques".

Source : France Info Culture

10 janvier 2024

Record historique de fréquentation pour BNF en 2023

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L'année 2023 est un bon millésime pour la Bibliothèque nationale de France qui a accueilli 1 450 000 personnes dans l’ensemble de ses sites parisiens (Richelieu, Arsenal, Opéra, François-Mitterrand) et de son antenne du département des Arts du spectacle à Avignon. Ce pic  de fréquentation dépasse celui de 2019 qui avait enregistré 1,3 million de personnes avant une baisse brutale provoquée par la crise sanitaire de 2020. "L’établissement établit ainsi en 2023 un nouveau record historique et figure parmi les bibliothèques les plus fréquentées du monde" se réjouit-on à la BnF.

A elles seules, les salles de lecture affichent un total d'un million d'entrées alors que 400 000 visiteurs ont accédé au musée, aux expositions et aux manifestations organisées par l'institution. Autre bonne performance, plus de 70 000 adhésions au Pass annuel BnF ont été enregistrées en 2023.

En 2024, les jeunes dès 14 ans pourront accéder aux salles de lecture publique du site François-Mitterrand. La salle I dédiée à la littérature jeunesse sera également ouverte aux enfants et à leurs familles tous les jours de l’année.

Source : Archimag

2 octobre 2023

Entrée à la Bibliothèque nationale des manuscrits de Beaumarchais

Manuscrit Beaumarchais BNF

Les manuscrits et archives de Beaumarchais font désormais partie des collections de la Bibliothèque nationale de France (BnF), grâce à un don de ses descendants, a annoncé l'institution lundi 2 octobre à l'AFP. Les précieux documents n'avaient pas quitté la famille depuis la mort de l'auteur. Ils se trouvent "dans un bon état de conservation", selon Charles-Éloi Vial, conservateur de la BnF.
Il s'agit d'une part des manuscrits des œuvres les plus célèbres de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (1732-1799), comme Le Barbier de Séville ou Le Mariage de Figaro. Ceux-là font l'objet d'une dation. D'autre part, la famille transmet en don plus de 20 000 documents qui éclairent la vie et l'action de celui qui fut aussi horloger, homme d'affaires, polémiste, marchand d'armes, et espion au service de Louis XV et Louis XVI. Une description de la mission de Beaumarchais pour récupérer des pamphlets contre Marie-Antoinette diffusés en Angleterre, par un certain Guillaume Angelucci, est annotée de la main du souverain.

"Les manuscrits permettent de voir la recherche de perfection de Beaumarchais en tant qu'écrivain. Il n'hésite pas à raturer, corriger des dizaines de fois, y compris à modifier des pièces de théâtre déjà en train d'être jouées", fait remarquer Charles-Éloi Vial. Les autres archives intéresseront de nombreux historiens du XVIIIe siècle, sur des sujets comme le fonctionnement de la cour royale, le monde des lettres et de l'édition, les relations franco-américaines ou le marché des armes.

Jean-Pierre de Beaumarchais, descendant de l'écrivain et universitaire, a estimé qu'il était temps que des chercheurs puissent exploiter ces manuscrits dans de bonnes conditions. "Pour moi, ces archives sont un trésor national, et il est naturel qu'elles reviennent à l'État. C'est aussi une façon de les mettre en sécurité. Pendant longtemps, elles ont été consultées dans ma salle à manger ou celle de mes parents", a-t-il expliqué à l'AFP.

Source : France Info Culture

13 septembre 2023

La BnF lance son prêt de livres numériques

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La Bibliothèque nationale de France propose aux détenteurs d'un Pass Lecture/culture ou d'un Pass Recherche d'accéder à un premier lot de 13 000 ouvrages.

C'est un service qui était attendu par de nombreux lecteurs : la Bibliothèque nationale de France vient de lancer son service de prêt numérique offrant un accès à un premier lot de 13 000 ouvrages. Classiques de la littérature, théâtre, poésie, livres d’histoire, de philosophie ou d’économie, récits de voyage, sélections pour la jeunesse… "Cette offre vient compléter celle des ouvrages en libre accès de la bibliothèque tous publics" explique Anne Pasquignon, adjointe à la directrice des collections

L'accès au prêt numérique est réservé aux détenteurs d'un Pass Lecture/culture ou d'un Pass Recherche qui permettent déjà d'accéder en illimité aux salles de lecture, aux expositions temporaires, aux conférences, aux concerts, aux lectures de la BnF.

Téléchargeables au format ePub ou consultables en ligne, les ouvrages sont accessibles sur tablette, liseuse (saut Amazon Kindle), ordinateur et smartphone via des applications tierces : Aldiko, Baobab, Pocketbook Reader... Ils peuvent être empruntés pour une durée de cinq semaines à raison de cinq titres par mois.

"Ce catalogue est appelé à s'étoffer dans les prochains mois" précise la BnF.

Source : Archimag 

 

28 mars 2023

Appel aux dons pour l’acquisition du Bréviaire à l’usage de la Sainte-Chapelle par la BNF

BNF_2023_ Acquisition

La BnF souhaite acquérir un exceptionnel manuscrit enluminé réalisé vers 1370 pour le roi de France Charles V (1338-1380), le Bréviaire à l’usage de la Sainte-Chapelle. Cette acquisition permettrait au manuscrit de rejoindre les collections nationales, dont l’histoire commence avec Charles V dit «le Sage», premier roi lettré de la tradition française. La librairie qu’il constitua à partir de 1364 constitue le cœur historique de la BnF. Le Bréviaire à l’usage de la Sainte-Chapelle provient de cette inestimable collection princière dont seuls 185 volumes ont été retrouvés.  Richement illustré de 33 miniatures et orné d’un décor secondaire des plus raffinés, le bréviaire l’ouvrage présente toutes les caractéristiques d’une commande royale. Le calendrier, établi à l’usage de la Sainte-Chapelle de Paris, mentionne les obits des rois et de plusieurs reines de France, depuis Philippe IV jusqu’à Jeanne de Bourbon, épouse de Charles V décédée en 1378. On y lit, mises en évidence par des lettres rouges ou dorées, les grandes fêtes liturgiques associées à la couronne de France, comme la translation du chef de Saint Louis (17 mai), la réception de la couronne d’épines (11 août) et celle des Saintes Reliques en la Sainte-Chapelle de Paris (30 septembre). Plus loin dans le volume, le sanctoral débute par une rubrique des plus explicites : « Ci commence la seconde partie des saints a l’usaige de Paris selonc l’Ordenance de la Chapelle de l’ostel du roy de France ».

Plusieurs peintures représentent un roi en prière, en qui l’on peut reconnaître Charles V lui-même. Il apparaît ainsi agenouillé devant saint Louis de Toulouse, aux pieds de saint Augustin ou en adoration devant les reliques de la Sainte-Chapelle. Cette dernière image constitue un rare témoignage iconographique de ces reliques qui, jusqu’à la Révolution, contribuèrent au prestige du royaume de France et qui sont, depuis le XIXe siècle, intimement liées à l’histoire de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

 L’apparition inopinée sur le marché de ce manuscrit vient étoffer de façon notable le corpus de l’une des productions les plus abouties de l’enluminure gothique, celle du Maître de la Bible de Jean de Sy. La majorité des peintures de l’ouvrage, qui témoignent du raffinement atteint par les enlumineurs travaillant pour la cour de Charles V, sont attribuables avec certitude à cet artiste ou à ce groupe d’artistes actifs à Paris entre 1350 et 1380. Le style, qui s’inscrit dans l’héritage du célèbre peintre Jean Pucelle, se distingue par une tendance au naturalisme, dont t témoignent les paysages ponctués de bouquets d’arbres, la vivacité des figures ou encore la variété des animaux. Les scènes, parfois peintes en semi-grisaille, dénotent un sens aigu de la narration. On recense actuellement une quinzaine d’œuvres du Maître de la Bible de Jean de Sy, majoritairement de provenance princière, dont la moitié sont conservées dans des institutions publiques françaises. Un second enlumineur, connu sous le nom de Maître du Livre du sacre de Charles V, est l’auteur d’une douzaine des miniatures du manuscrit, dont l’originale composition représentant le roi de France agenouillé devant les Saintes Reliques. Il est l’un des collaborateurs habituels de l’artiste principal et participa à plusieurs grandes commandes royales entre 1350 et 1378.

Le montant d’acquisition du bréviaire de Charles V est fixé à 1,6 M€ que la BnF espère réunir avant le 31 décembre 2023 pour faire entrer dans les collections nationales ce document exceptionnel.  Pour réunir cette somme, la Bibliotnèque natoinale a besoin de votre aide, vous pouvez faire un don en cliquant ici.

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