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18 juin 2019

Lecture de contenus numériques par 72% des Français

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Yoobox, la première application française de lecture en streaming, dévoile le 17 juin les résultats de son enquête sur les Français et la lecture numérique en 2019.

La première application française de lecture en streaming révèle le 17 juin les résultats du sondage qu’elle a mené en ligne auprès de 16000 Français majeurs.
 
Selon le sondage, il apparaît que 72% des Français interrogés lisent de plus en plus via de contenus (livres, presse) via des supports numériques. Les hommes sont en plus grand nombre (72%) que les femmes (68% ) à avoir affirmé qu’ils avaient l’impression de lire davantage en ligne en 2019 qu’avant.
 
Les habitudes de lectures ont également été étudiées par Yoobox. De manière générale, les résultats témoignent d’une envie pour les Français de lire pour se divertir (55%) plutôt que de lire pour apprendre ou comprendre un sujet particulier( 42%).
Interrogés sur les 3 acteurs les plus légitimes pour développer l’accès à des offres de contenus numériques, les sondés ont répondu "les éditeurs" à 57% ainsi que les opérateurs et fournisseurs d’accès à 58%. Les médias arrivent en troisième position avec 40%. 53% des personnes interrogées ne trouvent pas facilement les lectures qui les intéressent en librairie, bibliothèque ou dans les kiosques.
Le sondage révèle que 63% des participants pensent que l’accès aux livres numériques peut "sauver" la lecture. Ils sont 57% des Français à déclarer qu’ils trouvaient plus facilement les contenus qui les intéressaient grâce à la lecture numérique.
Source :Livres Hebdo
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9 mai 2019

Baisse du nombres d'enfants lisant des livres en été aux Etats-Unis

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L'éditeur Scolastic a récemment publié  un rapport intitulé  "Scholastic Kids and Family: 7 Édition" fournissant un aperçu intéressant des habitudes de lecture des enfants lorsque l'école est finie. Bien que les éducateurs sachent que la lecture contribue à réduire le glissement estival, il semble que la lecture elle-même glisse en été, selon les chiffres. À mesure que les enfants grandissent, ils lisent moins de livres pendant l'été. La baisse du nombre de livres lus par tous les âges depuis le rapport de 2016 est dramatique. le pourcentage  de non-lecteurs   a doublé  chez les jeunes de 9 à 11 ans et a augenté de 10% chez les 15 à 17 ans.

L'accès à la réservation pendant l'été reste un problème. En dehors des écoles, les bibliothèques publiques deviennent une source vitale de livres pour les enfants d’âge scolaire.

"Les résultats montrent que 53% des enfants ont la plupart des livres qu'ils lisent pour s'amuser dans les écoles. Que se passe-t-il pour cette majorité quand l'école n'est pas en session? Les bibliothèques publiques et les communautés peuvent être des partenaires essentiels pour réduire cet écart en travaillant avec familles pendant l’été », a écrit dans un commentaire accompagnant le rapport la bibliothécaire principale et directrice des services de bibliothèque de Scholastic, Deimosa Webber-Bey.

Souce: School Library Journal

22 mars 2019

Lecture d'histoires sur Facebook par une directrice

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Tous les mardis soirs depuis décembre, Belinda George s’apprête à lire une histoire du soir à ses 680 élèves, vêtue de son pyjama et assise sur son canapé. La directrice de l’école primaire Homer Drive, située au Texas, aux États-Unis, raconte des histoires dans un live sur la page Facebook de son établissement scolaire. Les «Tucked-in Tuesday» de Belinda George connaissent un grand succès: aujourd’hui ses interventions sont médiatisées et elle touche même des enfants à l’autre bout du pays.  La directrice souhaite que les enfants continuent à apprendre après la classe. Elle aspire à maintenir une relation forte entre l’école et la maison. «Je sais que si je ne les atteins pas en dehors de l'école, je ne les atteindrai jamais à l'école», explique-t-elle à The Independent. 94% de ses élèves viennent de milieu défavorisé. Depuis que Belinda George est devenue directrice, le niveau a augmenté. «Je comprends que certains de ces enfants n'iront jamais à l'université, mais je ne veux pas qu'ils se sentent comme s'ils ne réussissaient pas. Quoi que vous choisissiez, soyez juste bons», les encourage-t-elle. 

Chaque vidéo commence par l'appel des enfants, préalablement inscrits ou apparus sur son écran. Belinda George précise faire bien attention à la prononciation des patronymes, faute de quoi «ils viendront le lendemain me dire que j'ai écorché leur nom», raconte-t-elle. Diffusées via l’outil live de Facebook, les vidéos sont interactives. Les élèves peuvent répondre à des questions en temps réel. Le lendemain, les enfants peuvent passer un contrôle facultatif portant sur le livre lu la veille. Les plus curieux et curieuses demanderont si le livre est disponible à la bibliothèque de l'école. Chaque mardi, la directrice s'implique à fond: elle adapte sa voix aux personnages de l’histoire et se déguise en fonction du thème du livre. Pour Ladybug Girl par exemple, elle s'était munie d’ailes de coccinelle et d’une peluche représentant l’insecte.  Durant cette lecture, au moment où l'héroïne se voit interdire de faire quelque chose en raison de sa petite taille, la directrice en a profité pour faire passer un message aux enfants, en regardant fixement la caméra: «Combien d'entre vous ont déjà été informés que vous étiez trop petit pour faire quelque chose? J’ai trois sœurs plus âgées et elles me disaient que j'étais trop petite pour faire quelque chose. Mais devinez quoi? Je l'ai fait quand même.»  

Source: Slate

18 mars 2019

Légère hausse de l’usage du livre numérique

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Dévoilé ce lundi 18 mars à Livre Paris, sur le stand des coulisses de l’édition, le baromètre annuel organisé par la Société des gens de lettres (SGDL), le Syndicat national de l’édition (SNE) et la Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (SOFIA) _Pagesa enregistré une légère reprise de l’usage du livre numérique: 22% des personnes interrogées ont déclaré avoir déjà lu un livre numérique, contre 20% l’an dernier, et 21% en 2017. Par extrapolation, 12 millions des Français auraient donc déjà lu un livre numérique. La lecture du livre numérique reste générationnelle: 34% des 15/24 ans la pratique, contre 12% pour les plus de 65 ans. Elle est aussi toujours en phase de découverte: "39% des lecteurs actuels ne l’étaient pas il y a un an", selon l’étude. Et elle concerne avant tout les grands lecteurs: 16% lisent plus de 20 livres numériques par an, et 31% plus de 20 livres imprimés. La lecture numérique entraîne un effet de substitution à la marge: 22% des lecteurs numériques achètent moins de livres qu’avant, 17% en achètent plus. Le recours à une offre illégale progresse de 5 points (22% des lecteurs), "e plus souvent pour des raisons de disponibilité des titres", selon le baromètre. 50% des répondants déclarent avoir déjà acheté un livre numérique, et un tiers d’entre eux en achètent plus de 5 par an, dépensant plus de 100 euros. 43% des acheteurs sont passés par leur smartphone. Un tiers se fournit en livres gratuits, notamment du domaine public, ou en bibliothèques. Le prix médian des achats est à 8 euros. 37% des acheteurs se disent attentifs aux promotions. 37% des acheteurs utilisent une application de lecture (Kindle d’Amazon, iBooks d’Apple, Kobo, Google play, Izneo) pour commander leurs livres, contre 39% qui passent par des sites Internet où se retrouvent une partie des mêmes revendeurs (Amazon, Apple, Kobo, etc., soit 29% de ce sous-ensemble), derrière les sites des grandes surfaces spécialisées (14%: Fnac, Leclerc, Cultura), mais devant ceux des librairies (6%: Furet du Nord, Procure, Chapitre, Dialogue, parmi ceux qui sont cités). Et 21% des utilisateurs ont déjà emprunté un livre numérique en bibliothèque. L’ordinateur portable est l’appareil le plus utilisé(40% des lecteurs, +7 points), devant la tablette (38%, +3 points), le smartphone (37%, + 7 points), la liseuse (32%, + 9 points) et l’ordinateur fixe (21%, -1 point). Les trois catégories de livres les plus lus en numérique sont la littérature (69%), loin devant les essais (33%) et le pratique (29%). Par ailleurs, 14% des répondants déclarent aussi avoir déjà écouté un livre audio (+2 points), et 7% disent l’envisager. "Ce sont les mêmes résultats que ceux observés pour le livre numérique il y a 7 ans" remarque le baromètre. Ce sont plutôt déjà de grands lecteurs, et des jeunes. Le smartphone est en tête des appareils utilisés (43%), devant les tablettes (33%) et les ordinateurs portables (31%). Les achats numériques arrivent en tête (34%), loin devant les CD maintenant (14%), mais les usages gratuits sont importants: 30% des lecteurs empruntent leurs livres audio en bibliothèque, et 17% à des proches.

Source: Livres Hebdo

17 mars 2019

Les Français de plus en plus séduits par les livres audio

livres audio lecture France

Le salon du livre de Paris a ouvert ses portes au public ce vendredi. C'est la plus grande manifestation littéraire de France. L'occasion de s'arrêter sur une pratique en plein développement: le livre audio.  Ça se passe porte de Versailles à Paris, jusqu'à ce lundi. Cette année, l'Europe est à l'honneur. 3.000 auteurs sont attendus, dont Michel Bussi, écrivain aux 8 millions de livres vendus. L'occasion de s'arrêter sur une pratique en plein développement: le livre audio. Selon une récente étude Opinea pour la société Audible, 16% des Français ont écouté un livre en 2018 contre 8% en 2017. Les Français écoutent des livres audio sur leur smartphone ou sur leur tablette. Au lit avant de s'endormir, en voiture dans les transports ou en faisant des activités manuelles. Mais comment ces livres sont-ils enregistrés? Dans un studio d'enregistrement parisien, la comédienne, Marie-Eve Dufresne, termine la lecture d'un roman policier:

"J’essaye de faire passer un peu de suspense parce qu’on est quasiment à la fin du livre".  

Cela fait 10 ans maintenant que Marie-Eve enregistre des livres audio. Un vrai travail de comédienne.

"Même si ce n’est pas de la comédie pure, ça nécessite quand même de jouer, d’adopter un ton un peu particulier selon les narrations, selon les climats. C’est formidable de se dire qu’on va embarquer des gens dans l’imaginaire d’un auteur. Des gens qui n’ont pas le temps ou l’envie de lire un livre papier, peuvent prendre du plaisir à écouter".

Et ces auditeurs de livres audio, ils sont de plus en plus nombreux. Constance Stypula est directrice d'Audible France, une société qui commercialise des livres audio.

"Ça vous permet de faire autre chose à côté. Lire un livre ça occupe les yeux tandis que vous avez les yeux libres quand vous écoutez une narration".

Parmi les œuvres les plus écoutées, les romans, les thrillers, les livre de développement personnel. Que les Français écoutent le plus souvent dans leur lit ou au volant.

Source: BFM

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13 mars 2019

Toujours autant de lecteurs en France

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Alors que le marché du livre est en berne, les Français lisent toujours autant et aimeraient même lire davantage s'ils en avaient le temps, relève mercredi l'étude bisannuelle du Centre national du livre (CNL) sur "Les Français et la lecture". Selon cette étude, publiée deux jours avant l'ouverture du Salon Livre Paris et réalisée par l'institut Ipsos, 88 % des personnes interrogées se déclarent spontanément lecteurs (contre 84 % en 2017). Plus de neuf Français sur dix (92 %) ont lu au moins un livre, quel que soit son genre littéraire, au cours des 12 derniers mois. En moyenne, au cours des douze derniers mois, les Français ont lu 17 livres au format papier et 4 livres au format numérique. Le nombre de livres lus au format papier ou au format numérique est resté stable par rapport à l'enquête de 2017. "La lecture de livres numériques évolue de manière marginale et ne cannibalise pas le format papier", indique notamment l'étude. Les plus grands lecteurs (qui lisent au moins 20 livres par an) sont d'abord des femmes et des personnes âgées d'au moins 65 ans. Si 50 % des personnes interrogées affirment lire "tous les jours ou presque", ce taux monte à 59 % pour les femmes et à 67 % pour les personnes âgées d'au moins 65 ans.

Les romans, les livres pratiques et les BD, notamment les mangas, sont les trois grandes catégories de livres les plus lus. Mais, dans le détail, le marché du livre semble se redessiner (via les 15-24 ans et les femmes). Les Français ont lu une plus grande variété de genres littéraires qu'en 2017, dont trois sont en nette progression: les mangas-comics, les romans de science-fiction et les livres sur le développement personnel.

Si la lecture reste avant tout une activité de loisirs et de découvertes, la recherche d'épanouissement progresse de manière affirmée. Ainsi, 73 % des personnes interrogées estiment qu'il est "important de lire" pour "être heureux et épanoui".

Comme en 2017 et 2015, l'étude montre que les Français aimeraient lire davantage. Le manque de temps et la pratique d'autres loisirs (surtout pour les hommes et les jeunes) sont présentés comme les premiers freins. Un autre frein est l'absence de librairie près de chez soi ou le sentiment d'un manque de disponibilité des ouvrages recherchés en rayon. Alors que la loi sur le prix unique du livre est en vigueur depuis 1981, 29 % de Français refusent encore d'acheter des livres en librairie en arguant, à tort, que le prix des livres est plus élevé en librairie qu'ailleurs. L'étude montre une progression de l'achat de livres d'occasion (notamment chez les 65 ans et plus) et de la vente de livres sur internet. Enfin, si les lecteurs sont tendanciellement plus nombreux à emprunter des livres en bibliothèque, ils ne s'y rendent néanmoins pas plus régulièrement qu'auparavant même si la plan bibliothèque lancé il y a un an a permis l'extension des horaires d'ouverture dans un peu plus de 200 bibliothèques municipales.

Source: Le Point

5 mars 2019

Occitanie : E-books, Amazon… Face au numérique, comment le marché du livre s’adapte

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Has been, le livre​ ? Pas si sûr. Une étude de  l'association Livre et lecture, dévoilée ce lundi, montre un marché plutôt dynamique en Occitanie, même si l’ombre du numérique plane de plus en plus sur les libraires, les éditeurs et les auteurs. 20 Minutes a puisé dans ces chiffres-clés quelques-unes des mutations de cette filière. Oui, on lit encore, mais (beaucoup) moins. Les ventes de livres ne s’effondrent pas, dans la région, mais « se tassent », confie Laurent Sterna, le directeur d’Occitanie Livre et lecture. « Il y a moins de grands lecteurs, le nombre de personnes qui lisent plus de 15 livres par an s’est complètement effondré, reprend Valérie Travier, conseillère livre à la Direction régionale des affaires culturelles (Drac). Le public est aujourd’hui plus large, mais il lit moins. Il y a plus de lecteurs qui lisent un à deux livres par an. » Selon Laurent Sterna, les bouquins sont en concurrence avec les autres loisirs, comme le cinéma, le jeu vidéo ou le spectacle vivant. « Et lire demande un vrai effort d’attention », note-t-il.

En Occitanie, l’étude de Livre et lecture montre toutefois une appétence toujours présente du public pour la littérature. Près de 70 salons ou festivals dédiés au livre ont été créés ces cinq dernières années, dont 32 nouveaux événements en 2016 et 2017. Le livre numérique n’est pas (encore) l’ogre que l’on attendait. L’offre de livres numériques est en forte augmentation en Occitanie : 4.775 titres sont proposés aujourd’hui par les éditeurs membres de l’association Livre et lecture, soit une hausse de 46 % par rapport à 2016. En Occitanie, 16 % des titres sont numériques. Un tiers des éditeurs de la région proposent des e-books, 10 % d’entre eux proposant 90 % de l’offre.

En France, selon une étude du Syndicat national de l’édition, ce marché représente 8,6 % du chiffre d’affaires des ventes de livres. Ainsi, si dans l’industrie musicale, le streaming a quasiment effacé le disque, dans la filière du livre, le bon vieux bouquin a encore très largement les faveurs du public. « Le livre numérique est une question qui faisait peur, il y a encore cinq ans, il y avait une crainte que cette vague vienne tout emporter, indique Laurent Sterna. Avec le livre, subsiste le plaisir de l’objet, il y a un rapport assez sensuel avec le lecteur. Lire sur un écran rétroéclairé n’est pas encore dans nos habitudes. Pour de l’information, oui, mais pas pour de la littérature. »

Amazon fait (beaucoup) de mal aux libraires. Ce n’est pas une surprise : le boom du e-commerce a été dévastateur pour les libraires. Et les tentatives politiques pour remédier à ce phénomène ont été particulièrement infructueuses. « Quand on se félicite [en 2014] d’une loi dite anti-Amazon en décrétant que les frais de port ne pouvaient pas être gratuits, et que cela allait sauver la librairie française, c’est invraisemblable, indique Laurent Sterna. Evidemment, dans la seconde, Amazon a facturé ses frais de port un centime d'euro. C’est à la représentation nationale d’organiser des conditions et des lois qui vont provoquer un écosystème. » Acheter son livre chez un libraire et non sur Internet, peut ainsi représenter aujourd’hui un véritable « acte militant ». « La façon dont on achète un livre n’est pas neutre », souligne le directeur de Livre et lecture.

Les librairies sont (très) fragiles. Avec la concurrence féroce du e-commerce, pas facile d’être libraire, notamment dans les petites structures. Les grosses librairies, dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 2 millions d’euros, font près de la moitié (48,9 %) du chiffre d’affaires total des librairies d’Occitanie, alors qu’elles ne représentent que 8,6 % du paysage. Les petites boutiques, qui font moins de 300.000 euros de chiffre d’affaires par an, se partagent quant à elles 11,6 % du chiffre d’affaires total du secteur. Alors quand un petit libraire veut passer la main, il a parfois un peu de mal à trouver un repreneur. Or, un tiers des librairies ont déclaré à l’association Livre et lecture envisager une transmission « à plus ou moins long terme ». « Un très bon libraire, formé, va gagner difficilement plus d’un Smic, regrette Laurent Sterna. C’est la triste réalité. C’est un métier où l’on gagne peu. Mais pourtant, de l’envie, il y en a. » Certaines petites structures ne présentent même plus un modèle économique viable, et ne se payent pas. Alors, hormis les traditionnelles lectures, séances de dédicaces ou animations, pour subsister (ou innover), certaines librairies se diversifient en Occitanie. « Avec des résultats qui sont extrêmement variés, il n’y a pas de méthode miracle, souligne Cécile Jodlowski-Perra, la directrice d’Occitanie Livre et lecture. Par exemple, la Librairie-Tartinerie de Sarrant (Gers), devenue l’un des poumons économiques de ce village, propose des livres, mais aussi des tartines, comme son nom l’indique. Cette convivialité permet d’attirer des familles, des groupes, des touristes. En revanche, une librairie de Sète, qui avait proposé du vin et des assiettes de fromage, a fermé. Une partie de l’activité avait même fait couler l’autre. D’autres librairies proposent des jouets. »

Source: 20 minutes

26 février 2019

Hausse de la lecture chez les utilisateurs de livres numériques aux Pays-Bas

Lecture ebook Pays Bas

Les ebooks sont des formats de lecture à part entière. Si plusieurs études veulent nous faire croire que ce format n’intéresse pas les lecteurs, un sondage vient bousculer les préjugés. Selon les chiffres publiés par KVB Boekwerk / GfK la lecture d’ebooks incite plutôt à lire plus, notamment aux Pays-Bas, là où l’étude a été réalisée.  Selon cette étude, 38% des consommateurs ont lu, en 2018, au moins un livre numérique et un quart des lecteurs ont utilisé un service d’abonnement tel que Kobo Plus ou autre. Si seulement 6% des personnes interrogées lisent exclusivement en numérique, la majorité utilise les deux supports papier et ebook. 68% lisent en numérique depuis 2 ans ou plus et 1/3 lisent au moins un livre numérique par semaine. A noter que 43% des personnes interrogées disent lire des livres numériques gratuits mais téléchargés légalement. Paradoxalement, 42 % des répondants reconnaissent ne pas savoir faire la différence entre un ebook disponible légalement et illégalement. 

Un lecteur sur 3 de livres numériques déclare avoir lu davantage depuis qu’il a commencé à utiliser ce format. Ils n’opposent pas pour autant papier et numérique. Pour eux, un livre papier, permet de s’impliquer davantage dans l’histoire, selon les résultats. Les ebooks gagnent quant à eux, sur le confort: une majorité de lecteurs utilisent des options telles que le réglage de la police pour améliorer l’expérience de lecture et le mode nuit. De plus, lire des ebooks permet d’accéder à plus d’informations facilement : dans le dictionnaire ou sur Internet. Les autres avantages concernent, la disponibilité 24/24, la limitation de l’encombrement de la bibliothèque, mais tous regrettent le fait qu’on ne puisse les prêter…

Toutefois, 32% des lecteurs considèrent qu’on n’a pas l’impression de lire un livre quand on le lit en numérique, et, 1/4 des sondés notent que les livres ne sont pas toujours disponibles sous forme numérique. Concernant le prix des ebooks, 7 lecteurs sur 10 les trouvent encore trop chers. Les lecteurs de moins de 50 ans, en particulier, trouvent que le prix des livres numériques est trop élevé. Dans l’ensemble, les lecteurs pensent qu’un livre numérique coûte en moyenne 12,90 euros, alors qu’en réalité, au Pays-Bas, le prix moyen est de 8,96 euros. 21% des acheteurs de livres numériques en achètent au moins une fois par mois. Bol.com est de loin le fournisseur le plus utilisé; 83% des lecteurs y achètent leurs livres numériques, suivi par Kobo avec 22%.

Le marché des livres audio est en hausse: un quart des répondants s’y sont essayés au cours des 12 derniers mois. 9% des sodés déclarent avoir écouté un livre audio complètement au cours des 48 dernières heures. Les lecteurs de livres numériques écoutent des livres audio plus souvent que ceux qui n’en lisent jamais: 35% des lecteurs d’ebooks affirment écouter des livres audio. 8% indiquent écouter un livre audio, une fois par semaine. Au cours des 12 derniers mois, 13% des Néerlandais ont lu un livre numérique et écouté un livre audio.

Source: Idboox

12 février 2019

Création d'un jeu stimulant la lecture au Québec

grimoire

Alloprof lance un nouveau jeu vidéo pour développer les habiletés de lecture des enfants de la 3e à la 6e année du primaire : Grimoire. Le jeu est construit à partir d’extraits de livres d’auteurs de littérature jeunesse du Québec, dont Stéphanie Gervais, et d’une variété de textes adaptés aux goûts et au niveau des jeunes lecteurs. Plus concrètement, le joueur doit répondre à des questions de compréhension de lecture afin de libérer un maximum de créatures sympathiques et de les nourrir de pépites d’or. Une approche de jeu qui a fait ses preuves afin de motiver les jeunes à aller au bout des défis qui leur sont lancés.

« On l’oublie parfois, mais les élèves doivent comprendre des textes dans toutes les matières. C’est notamment pourquoi les compétences en lecture jouent un rôle crucial dans tout le parcours scolaire des jeunes, ainsi que dans leurs perspectives d’emploi et leur qualité de vie future », rappelle Marc-Antoine Tanguay, porte-parole et directeur de la stratégie d’Alloprof. « Grimoire vise à donner le goût de lire et à améliorer cette compétence essentielle », explique-t-il en précisant que d’autres idées pour favoriser la lecture sont également proposées sur la plateforme Alloprof Parents.

Avec la collaboration de la maison d’édition Dominique et compagnie, Grimoire présente des extraits de romans de 6 auteurs jeunesse du Québec. Les textes de type informatif du jeu sont, quant à eux, rédigés par les enseignants d’Alloprof.

« Alloprof a choisi de collaborer avec des auteurs jeunesse du Québec afin d’offrir des textes de qualité aux élèves et de contribuer par la même occasion à faire rayonner des écrivains québécois », lance Stéphanie Gervais, auteure du récit Grimoire.

La réalisation du jeu Grimoire a été possible grâce à l’appui du programme d’investissement communautaire de l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI). La version bêta de Grimoire présente une douzaine de textes adaptés aux élèves du primaire qui sont invités à commenter leur expérience pour bonifier le jeu. D’autres livres seront ajoutés dans le futur pour enrichir le jeu. Pour accéder à Grimoire, c’est par ici.

Source: Ecole branchée

6 février 2019

Joël Dicker: auteur francophone le plus lu en 2018

Joël Dicker

Le Genevois Joël Dicker a été l'écrivain francophone le plus lu en 2018, suivi par le dernier lauréat du Goncourt Nicolas Mathieu et celui de 2013 Pierre Lemaître, selon le palmarès annuel L'Express, RTL et Tite Live, rendu public mercredi.Ce palmarès, dévoilé chaque année début février et basé sur des ventes en France (hors poches), compte au total 34 noms. Y figure cette année celui de l'ancien chef de l'État François Hollande (18e auteur le plus lu) qui a fait un tabac en librairie avec Les leçons du pouvoir, livre-bilan de son quinquennat qui doit sortir en édition de poche en avril.  La star de ce palmarès, célébré à l'hôtel Lutetia, est la romancière belge Amélie Nothomb (13e du classement), la seule auteure à avoir toujours figuré dans le palmarès annuel de L'Express. «Chaque année, je suis dans la liste», se félicite l'auteure des Prénoms épicènes

Jusqu'à son décès en décembre 2017, Jean d'Ormesson était également assuré d'être dans le palmarès. D'ailleurs, son nom y figure encore cette année, à deux reprises, pour Et moi, je vis toujours (7e) et Un hosanna sans fin (8e). L'ancien chef d'État-Major des Armées, le général Pierre de Villiers, deviendra-t-il également un habitué du palmarès? Présent dans le classement des auteurs les plus lus en 2017 avec son livre Servir, il est de retour dans le classement 2018 (à la 29e place) pour son nouveau livre, Qu'est-ce qu'un chef?.  Sans surprise, le palmarès compte les noms de lauréats de plusieurs grands prix littéraires de l'année écoulée dont ceux de Philippe Lançon (4e du classement pour Le lambeau) ou David Diop (23e avec Frère d'âme). On y trouve également la jeune auteure belge Adeline Dieudonné à la 16e place pour La vraie vie, son premier roman et les poids lourds de la littérature francophone comme Guillaume Musso (5e avec La jeune fille et la nuit) ou Marc Levy (10e avec Une fille comme elle).

Ravi de se trouver parmi cet aréopage, François Hollande a expliqué que ses tournées «dans les librairies de France» lui ont permis de découvrir «un public nouveau». Il raconte avoir connu une séance de dédicaces qui a duré sept heures. «Et j'ai senti, dès l'automne, monter le sentiment d'une distance entre les Français et le pouvoir», a glissé l'ancien président.

Source: LeTemps

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