Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 288
Publicité
musee
12 septembre 2022

Un nouveau musée à Paris pour les trésors de la Bibliothèque nationale

Musée BNF

De vases de l'Antiquité jusqu'à la photographie contemporaine, un nouveau musée ouvre à Paris pour exposer les trésors de la Bibliothèque nationale (BnF) au sein de son site historique, rue de Richelieu, qui rouvre après rénovation complète. En plein centre de Paris, à mi-chemin du Louvre et des Grands Boulevards, le "quadrilatère Richelieu" souffrait d'une image vieillie de repaire pour rats de bibliothèque. Pour sa réouverture, à l'occasion des Journées européennes du patrimoine samedi et dimanche, les visiteurs vont découvrir un lieu qui a mis en valeur ses aspects les plus fastueux, beaucoup plus accueillant, lumineux et aéré. 

Dans sa présentation du lieu, la ministre de la Culture Rima Abdul Malak salue "une architecture guidée par la modernité, l'ouverture, la transparence, la fluidité".

Cette rénovation ne s'est pas faite sans controverses. Le démontage d'un escalier monumental, menant au musée justement, mais jugé trop massif pour la circulation des visiteurs et usagers dans le hall, a fait jaser les admirateurs de cette pièce d'architecture. Celle-ci attend de connaître sa prochaine destination. Les syndicats ont quant à eux dénoncé les moyens consacrés au musée, d'après eux un "projet de prestige" qui ne doit pas masquer la dégradation des services au public.

La présidente de la BnF, Laurence Engel, rétorque que rendre accessibles au public le plus large les collections, dont la richesse pas toujours connue, est au coeur de sa mission. "Avoir un musée qui va montrer cette diversité, c'était pour nous très important", dit-elle à l'AFP.

Elle voit l'achèvement de ce projet, mais il s'est étalé sur trois présidences de l'institution. Les 12 ans de travaux, plus gros projet du ministère de la Culture depuis le début du siècle, ont coûté à l'État 261 millions d'euros. Des mécènes ont également contribué, dont la famille Rockefeller, ou de grands groupes français comme Saint-Gobain qui a offert une galerie en verre. Le musée offre un cadre exceptionnel à des pièces uniques qui changeront régulièrement. Ainsi, "4.500 ans séparent l'oeuvre la plus ancienne présentée dans la première rotation, une tablette sumérienne avec inscription cunéiforme, de la plus récente, "Cahier d'un retour au pays natal" d'Aimé Césaire, illustré par Daniel Buren", précise la BnF. 

"On fait voir l'histoire du monde. Parce que nous avons des collections qui vont de l'Antiquité jusqu'à nos jours et qui retracent cette histoire, en particulier les relations entre la France et le monde", explique à l'AFP le conseiller scientifique du musée, Gennaro Toscano.

Comme il aime à le rappeler, le dernier-né des musées de la capitale française avait aussi été le premier en son temps. Grâce aux collections royales amassées à partir de la fin du XVe siècle, et à la volonté de Colbert de doter la France d'une ambitieuse bibliothèque ouverte aux savants, il a démarré en vérité à la fin du XVIIe siècle. 

"Ce ministre du roi Louis XIV "réunit des livres, manuscrits et imprimés, des objets précieux, archéologiques, numismatiques, et une immense et richissime collection d'estampes et de dessins" qui seront visibles par des visiteurs qui n'étaient pas qu'aristocrates, rappelle M. Toscano.

Le musée du XXIe siècle reprend et démocratise encore cet esprit, dans sept salles de 1.200 m². La plus somptueuse est la galerie Mazarin, sur 45 mètres de long.Le premier globe où est écrit "America" y côtoie le Code Napoléon relié pour l'empereur ou le manuscrit du "Don Giovanni" de Mozart. L'entrée du musée coûte 10 euros (8 euros tarif réduit), mais un pass annuel pour y accéder, ainsi qu'à toutes les salles de lecture de la BnF, est vendu 15 euros jusqu'à jeudi.

Source: Le Point

Publicité
20 juin 2021

Mobilisation des bibliothèques anglaises pour préserver une collection unique de manuscrits

Manuscrit Scott

Le mois prochain, la collection unique de la bibliothèque Honresfield composée de manuscrits littéraires, comprenant des pièces de Jane Austen, Walter Scott et des sœurs Brontë, devait être proposée aux enchères, à Londres. La vente orchestrée par Sotheby's était prévue en trois vacations, dont la première en juillet prochain.  Un consortium de bibliothèques et de musées britanniques en a décidé autrement. Il s'est réuni pour tenter d'éviter que le précieux groupe de manuscrits, ne soit divisé et ne disparaisse entre des mains privées. Il s'est engagé à réunir la somme pour acquérir la précieuse collection, évaluée à 15 millions de livres (environ 17,5 millions d'euros), relate le site spécialisé Artnet. La maison de ventes a accepté de reporter la vacation, le temps que les institutions réunissent les fonds.

«En collaboration avec l'association caritative britannique Friends of the National Libraries (FNL), Sotheby's a accepté de reporter le début des enchères pour permettre les négociations pour l'acquisition de l'intégralité de la bibliothèque par un consortium d'institutions pour la nation», a déclaré la maison de ventes dans un communiqué.

La collection en question est la légendaire bibliothèque Honresfield, un assemblage historique de lettres manuscrites, de croquis, de manuscrits littéraires compilés par les industriels victoriens William et Alfred Law à la fin du XIXe siècle. Elle comprend notamment des poèmes d'Emily Brontë, l'autographe du roman complet de Walter Scott, Rob Roy, datant de 1817, ainsi que des lettres de Jane Austen adressées à sa sœur.  La bibliothèque Honresfield est restée dans l'ombre depuis 1939, et de nombreux experts pensaient qu'elle avait été perdue. Fin mai, lorsque Sotheby's a annoncé une série de ventes dédiées à la bibliothèque, les chercheurs se sont rapidement efforcés de trouver des moyens de ne pas la disperser. L'initiative est menée par les Amis des bibliothèques nationales (FNL), une organisation caritative dédiée à la préservation du patrimoine écrit et imprimé au Royaume-Uni, ainsi qu'un groupe de huit institutions indépendantes, dont la British Library, la National Library of Scotland et les musées des Brontë, des Austen et d'autres auteurs. Dans un communiqué publié cette semaine, le consortium s'est engagé à lever les quinze millions de livres sterling nécessaires pour acheter la collection et la redistribuer aux bibliothèques du Royaume-Uni «pour le bien du public». «Le consortium à l'échelle du Royaume-Uni est déterminé à collecter des fonds pour s'assurer que nous pouvons sauver la bibliothèque Honresfield pour que tout le monde puisse la partager et en profiter», a déclaré a déclaré John Scally, administrateur du FNL et directeur de la Bibliothèque nationale d'Écosse, dans un communiqué.

L'association a lancé un appel à l'aide auprès de bailleurs de fonds institutionnels et de philanthropes individuels, tandis que le FNL a lancé une campagne de financement participatif. «Nous sommes ravis de jouer notre rôle pour la préservation de cette grande bibliothèque», a déclaré Gabriel Heaton, spécialiste de la littérature anglaise et des manuscrits historiques chez Sotheby's, dans un communiqué. Avant d'ajouter: «Cette initiative sans précédent témoigne du pouvoir continu de la littérature à inspirer le public tant d'années après que ces écrivains eurent écrit pour la première fois.»

Source:  Le Figaro

18 octobre 2019

Tansformation de la maison de Stephen King en musée

king musée maison

On la dirait tout droit sortie d'un roman d'épouvante. La maison de Stephen King, demeure de style victorien aux murs rouge sang et au portail orné d'araignées géantes et d'inquiétantes chauve-souris en métal, va être transformée en musée et retraite pour écrivains, rapporte le site Rolling StoneLe célèbre écrivain américain et sa femme ont décidé de faire de leur résidence de Bangor, dans le Maine, un établissement à but non-lucratif où seront archivés les différents travaux de Stephen King. Des visites seront possibles sur rendez-vous.

Le lieu permettra également à des écrivains d'y faire une retraite - cinq personnes maximum à la fois. Les écrivains en question vivront dans la guest house juste à côté, acheté par l'auteur de Carrie en 2004, et pourront consulter ses archives pour y puiser de l'inspiration.

Le couple King ne vivra évidemment plus dans la maison en question, et s'installera dans sa résidence secondaire en Floride.

"La famille King a été merveilleuse envers la ville de Bangor depuis tant d'année, et a donné littéralement des millions de dollars pour diverses causes", a confié le conseiller municipal de la ville à Rolling Stones. "Préserver son héritage, ici à Bangor, est important pour notre communauté".

Source: BFM TV

1 août 2019

Ouverture d'un musée de la littérature irlandaise à Dublin

moli

Vous aimez la littérature et l'Irlande. Dès le 20 septembre (date de son ouverture), vous  pourrez visiter un musée dédié au patrimoine littéraire irlandais à Dublin.  Il sera situé dans la  Maison UCD Newman sur St Stephen's Green.  Ce batiment était le siège  de 'Université catholique d'Irlande où ont étudié les écrivains irlandais Flann O'Brien, Kate O'Brien, Maeve Binchy et James Joymes.  Quant au  poète Gerard Manley Hopkins, il y a enseingné les lettres classiques. 

Comme l'explique l'Irish Times, le MoLI s'inspire de l'œuvre du plus célèbre écrivain irlandais, James Joyce, et tire son nom de son personnage féminin le plus célèbre, Molly Bloom. Le MoLI proposera des expositions dynamiques et immersives qui racontent l'histoire du patrimoine littéraire irlandais, de nos toutes premières traditions de narration à nos célèbres écrivains contemporains. Une multitude de trésors littéraires des collections de la Bibliothèque nationale seront exposés, dont le tout premier exemplaire d'Ulysses de James Joyce, ainsi que des cahiers manuscrits pour Ulysses et des lettres fascinantes, dont celle de Joyce à WB Yeats.  Le MoLI poursuivra cette belle histoire de l'éducation avec un important programme national gratuit pour les enfants, des événements littéraires et d'écriture, des lectures, des performances, des débats et des discussions, ainsi qu'une bibliothèque de recherche Joycean accessible aux étudiants, aux universitaires et au public.  Il présentera de nexpositions temporaires tout au long de l'année. La première sera dédié sur l'écrivaine originaire de Limerick Kate O'Brien. 

Ce musée est né grâce à un partenariat majeur et une alliance créative entre l'University College de Dublinet la Bibliothèque nationale d'Irlande, appuyés par la Naughton Foundation et Fáilte Ireland. 

Pour savoi plus sur la littérature irlandaise vous pouvez déjà écouté la radio numérique proposée sur le site du MoLI en cliquant  ici.

 

26 mars 2019

Ouverture d'un musée à la BNF en 2021

BNF galerie Mazarine

Joyau du site historique de la Bibliothèque nationale de France au 58, rue de Richelieu (IIe arrondisment de Paris), la galerie Mazarine est en pleins travaux. Spécialistes des décors peints, des stucs ou des dorures, une trentaine de restaurateurs, dont certains venus de Florence, s’emploient à redonner leur éclat aux fresques de la voûte de cette splendide galerie baroque, classée monument historique.  Un ouvrage titanesque : 12 000 heures de travail sont nécessaires pour restaurer les peintures et 7 000 pour les stucs ! Représentant des scènes mythologiques (Romulus et Rémus…), ce décor grandiose a été peint en 1647 par l’artiste italien Giovan-Francesco Romanelli.

« Nous avons réussi à dégager complètement les panneaux peints de leur encrassement et de leur vernis. Fissures, taches d’humidité… : la galerie était dans un état pitoyable. Les deux restaurations menées à la fin du XIXe siècle, et dans les années 1978, avaient obscurci l’ensemble. Aujourd’hui, nous avons retrouvé l’état des fresques du XVIIe siècle », explique Alix Laveau, restauratrice.

Mené sous la responsabilité de Michel Trubert, architecte en chef des monuments historiques, ce chantier va permettre à la galerie Mazarine, conçue par le cardinal Mazarin pour y exposer sa collection, de retrouver sa fonction initiale de salle d’exposition.  La création d’un musée au sein de la BNF sera d’ailleurs l’une des grandes nouveautés du lieu où les visiteurs pourront notamment voir le manuscrit du roman de Victor Hugo, « Les Misérables », lors de la réouverture à l’automne 2021. Chacun pourra aussi déambuler dans le jardin Vivienne agrémenté d’un café et même traverser le sacro-saint quadrilatère puisqu’un passage reliant les rues Richelieu et Vivienne sera aménagé.

Moyennant un budget de 241 M€, la rénovation des 58 000 m2 du site Richelieu de la BNF, supervisée par l’architecte Bruno Gaudin, aura été menée depuis 2010 en deux tranches. La première, de la salle Labrouste (rouverte en décembre 2016) à la cour d’honneur, s’est concentrée jusqu’en 2016 côté rue Richelieu. La seconde en cours, s’attaque à l’aile de la rue Vivienne, de la galerie Mazarine à la salle Ovale.

« Plus ancienne institution culturelle de France », selon sa présidente Laurence Engel, la BNF « accueillera les lecteurs sans aucune condition d’accès dans la salle Ovale avec ses fameuses lampes en opaline, espace qui compte 150 places et que nous prévoyons d’ouvrir le dimanche », annonce la présidente.

Inaugurée en 1932, cette salle de 1 000 m2 (comme la salle Labrouste) doit son nom à la forme de la verrière qui la surplombe à 25 m de hauteur. A l’abri de la pluie sous un grand chapiteau de toile, les verres encrassés par les ans ont été déposés et seront remplacés par un verre translucide à l’identique qui redonnera sa lumière zénithale à la salle de lecture. Après nettoyage, les mosaïques des coupoles qui scandent les noms des grandes bibliothèques du monde, de Londres à Alexandrie, sont en cours de rénovation. Quant à la couronne qui orne le plafond, elle va être restaurée à la feuille d’or.

Source: Le Parisien

Publicité
18 octobre 2018

Réouverture du musée Roald Dahl

musee-roald-dahl

Fermé depuis fin mai 2018 pour cause d’inondation, l’établissement situé dans le village de Great Missenden, au nord-ouest de Londres, sera à nouveau accessible au public à partir du samedi 20 octobre. Ouvert au public depuis 2005 dans le village de Great Missenden, au nord-ouest de Londres, le musée Roald Dahl consacré à l’œuvre de l’écrivain jeunesse avait dû fermer en mai pour cause d’inondation. L’établissement rouvrira ses portes en forme de barres de chocolat géantes le samedi 20 octobre, permettant aux visiteurs de tous les âges de découvrir à nouveau la réplique de la cabane où l’auteur de Matilda et Charlie et la chocolaterie écrivait chaque jour dans un vieux fauteuil moelleux personnalisé d’une tablette d’écriture.

"Heureusement, les dégâts de l’inondation se sont limités à une partie du site, et les archives de Roald Dahl et sa mondialement célèbre ‘Writing Hut’ n’ont pas été touchées. Toutefois, la Story Centre Gallery a dû être entièrement détruite – incluant son sol – et reconstruite à partir de zéro", affirme le musée sur son site.

Dans un ancien relais de poste acquis en 1996 par la veuve de l’auteur, le musée accueille une large collection d’archives: manuscrits, photographies, lettres, "livres d’idées" et les objets chers à l’écrivain qui repose désormais dans le cimetière du village. Roald Dahl avait vécu à Great Missenden de 1954 jusqu’à sa mort en 1990, à l’âge de 74 ans. Ses œuvres (James et la pêche géanteFantastique Maître RenardLe bon gros géantLes deux gredinsetc.), souvent adaptées en films à succès, se sont vendues à plus de 250 millions d’exemplaires.

Source: Livres Hebdo

25 septembre 2018

Librarium : un musée innovant dédié au livre, à l'écrit et aux bibliothèques à Bruxelles

librarium_belgique

En 2007, la Bibliothèque royale de Belgique (KBR) envisage la création d’un espace permanent pour la mise en valeur de ses riches collections patrimoniales. En 2008, elle lance un concours destiné à concevoir la scénographie d’un tel espace. Et, dès 2010, ce chantier est lancé grâce à l’aide de sponsors dont la Loterie nationale.

Il propose un concept original offrant au spectateur divers niveaux de lecture qui évoquent l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Sa mise en scène interactive fait appel aux techniques multimédias les plus récentes, dont des bornes interactives et des audioguides.

Sous la dénomination de Librarium, il s’articule autour d’un espace central d’où rayonnent différentes thématiques. Chacune de celles-ci est développée dans une des huit salles spécifiques, définies par une phrase-titre qui en révèle le programme : « Des sociétés humaines naît une pensée », « Exprimée par l’écrit », « véhiculée par un support matériel », « Et figurée par l’image », « Pour passer d’un auteur à un lecteur », « Elle sera conservée dans des lieux de mémoire », « Où s’organiseront les savoirs », « Afin de faire éclore une pensée nouvelle ».

Les visiteurs peuvent ainsi découvrir de nombreux objets provenant des différentes sections de la KBR tels que papyrus égyptiens, manuscrits médiévaux, incunables, estampes ou documents autographes… Afin d’accroître l’intérêt de l’exposition et de protéger des pièces souvent extrêmement fragiles, le contenu présenté est modifié tous les trois mois. Un effort important d’animation valorise ce patrimoine : ateliers, animations et partenariats divers.

Ce programme est piloté conjointement par les services éducatif et patrimoine. Il dispose d’un cadre propre (trois-quatre personnes), appuyé par une vingtaine de bénévoles, principalement afin d’encadrer les groupes (écoles, associations…), ainsi que les visites guidées pour des visiteurs. Le succès de fréquentation de ce nouveau musée a permis de multiplier par trois le nombre de visiteurs individuels de la KBR, et ce malgré une baisse des emprunts et des consultations sur place. Toutes les catégories de visiteurs ont d’ailleurs manifesté un haut degré de satisfaction lors des enquêtes menées auprès du public. De plus, cette expérience a contribué à générer une nouvelle dynamique de coopération entre les services en charge du Librarium. La KBR a cependant entamé une large réflexion sur la poursuite de son projet. Elle envisage tout d’abord d’améliorer largement l’expérience multimédia qu’elle propose, par exemple en permettant une manipulation ou consultation virtuelles des différents objets exposés grâce à leur numérisation. Un choix plus étendu des langues des diverses notices devrait aussi répondre aux attentes d’un public cosmopolite. Une meilleure mise en valeur des pièces essentielles de son patrimoine, en particulier sa magnifique collection de manuscrits médiévaux dite « Librairie des Ducs de Bourgogne » pourrait aussi être prise en considération. La problématique d’une communication performante autour d’un binôme bibliothèque-musée devrait certainement être abordée.

Un accroissement de son offre muséale, en complément de la poursuite de son rôle de bibliothèque nationale, permettrait à la KBR de devenir un des pôles les plus attractifs et dynamiques du cœur de la cité.

Source : Archimag

21 septembre 2017

Le Musée Paul Valéry de Sète dévoile la donation Daniel Leuwers

Daniel Maximin, texte manuscrit, Thierry Le Saëc

Le critique littéraire et poète français Daniel Leuwers a récemment légué au Musée Paul Valéry de Sète l’ensemble des collections du Livre pauvre rendant hommage à Paul Valéry. Jusqu’au 7 janvier 2018, l’institution organise une exposition célébrant cette donation.

Création poétique sur papier, manuscrite ou illustrée, le Livre pauvre peut être rangé dans la catégorie du livre d’artiste puisqu’il se situe à la croisée de la poésie manuscrite et de la peinture. La « pauvreté » du livre s’explique par le faible coût de sa conception : un simple feuillé plié en deux dans la plupart des cas. Son concept a été lancé par le critique, poète et écrivain Daniel Leuwers en 2002 avant de devenir un véritable laboratoire d’expérimentation pour de nombreux artistes et écrivains.

Du 22 septembre au 7 janvier 2018, le Musée Paul Valéry, à Sète, présente 515 livres d’artistes, provenant des 36 collections issues de la donation Daniel Leuwers, qui empruntent un ou plusieurs vers à l’œuvre de Paul Valéry. L’exposition permet de découvrir, ou redécouvrir, les créations de Michel Butor, Pierre Dhainaut, Gilbert Lascault en passant par Jean-Gilles Badaire et Jean Anguera. L’œuvre de Paul Valéry est perçue par les auteurs et les artistes comme une mise en abîme à leur propre création collaborative. Notons que cette exposition s’ouvre à l’occasion de la 7e édition des Journées Paul Valéry qui ont pour thème, cette année, « Paul Valéry et les écrivains ».

Source: Connaissance des arts

26 décembre 2016

L'architecture des bibliothèques: exposition au Musée Benaki (Athènes)

getImageEm

Jusqu' au 8 janvier 2017 le Musée Benaki* accueille l'exposition "L'architecture des bibliothèques dans le monde occidental: De l'époque minoenne à Miguel Angel (1600 av. J.-C. - 1600 ap. J.-C.)". L'exposition retrace l'évolution architecturale des bâtiments en fonction de bibliothèques tout au long de cette période. L'idée de l'exposition a été conçue par K. Sp. Staikos, architecte, spécialiste de l'histoire et auteur d'un livre que fut le résultat d'une étude critique-scientifique approfondie sur l'architecture de cette période. Staikos a fait ses études à l'ecole des Beaux-Arts et il est également diplômé de l'École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris. Ce projet est une merveilleuse façon de voyager à travers le temps et l'espace, car les bibliothèques présentées ne sont pas accessibles au grand public ou, pire encore, elles n'existent plus. L'exposition envisage cette fois la bibliothèque dans sa dimension matérielle et monumentale. Elle se divise en 5 sectionschronologiques nettement distinctes: le monde grec, le monde romain, le monde byzantin, l'Occident à l'époque médiévale et la Renaissance. Chaque section représente l'évolution architecturale des bibliothèques selon les critères spirituels et culturels de son époque.

Y sont exposées mémos, plans d'architecture, cartes, photographies et estampes originales datant du 15ème siècle dont certains ont été restaurés pour cette occasion. Dans le monde grec les premières bibliothèques s'appellent "musées" parce qu'ils sont sous la protection des muses. Les collections de livres les plus importantes se trouvent dans les écoles philosophiques à Milet et puis à Croton, à l'Académie de Platon et au Lycée d'Aristote. A cette époque, les bibliothèques sont des bâtiments en forme de temple et à l'intérieur domine la statue de la déesse Athéna ou d'Apollon. Cette tradition va continuer à dominer, aussi, tout au long de l'époque hellénistique. La bibliothèque mythique d'Alexandrie et celle de Pergame étant deux échantillons représentatifs de cette période. En 43 après. J.-C., les Romains construisent la première bibliothèque publique à Rome, suivant la tradition architecturale grecque mais avec quelques différences: pour faire correspondre les deux langues, ils créent deux bâtiments identiques mais séparés, où les fichiers ont été classés en latin et en grec de même manière. Le public s'encourage à explorer la morphologie des bibliothèques à travers les esquisses et les rendus d'architecture des bibliothèques de l'époque romaine, telle que la bibliothèque d'Octavia ou des empereurs Trajan et Hadrien.

Source: News Press

20 novembre 2016

"Tomi Ungerer Forever", l’expo hommage qui célèbre les 85 ans de l’illustrateur

tu_85_antonelli

remi_courgeon

Une centaine d’artistes ont pris leur crayon pour fêter les 85 ans de Tomi Ungerer. L’expo qui présente ces créations vient d’ouvrir ses portes. "Tomi Ungerer Forever" est à découvrir jusqu’au 19 mars 2017 au musée Tomi Ungerer à Strasbourg. Le célèbre illustrateur  strasbourgeois Tomi Ungerer fêtera ses 85 printemps le 28 novembre prochain. Un anniversaire fêté avec quelques jours d’avance par le musée qui porte son nom à Strasbourg. Son cadeau ? L’expo hommage "Tomi Ungerer Forever" qui réunit une centaine d’œuvres de grands noms de l’art graphique. Tomi Ungerer est l’un des plus brillants dessinateurs de sa génération.  Ses livres pour enfants "Les Trois Brigands" et "Jean de la Lune" ont fait le tour du monde. Son affiche contre la ségrégation raciale Black Power/White Power est devenue une icône. 

Deux générations d’illustrateurs ont été marquées par son travail. Des artistes qui, aujourd’hui, lui rendent hommage à travers l’exposition "Tomi Ungerer Forever". Les œuvres exposées ont toutes un lien avec le travail de Tomi Ungerer. Blake, Blechman, Cestac, Geluck, Hoppmann, Lemaître, Loustal, Meurisse, Mordillo, Plantu, Plonk & Replonk, Solotareff, Swaart, Willem, et beaucoup d’autres encore, ont répondu présents avec des parodies, des détournements ou encore des hommages graphiques. Chaque création est présentée avec l’oeuvre de Tomi Ungerer qui l’a inspirée.  Parmi les artistes qui participent à l’exposition, il y a Rémi Courgeon, auteur d’une vingtaine de livres pour enfants. Son dessin représentant Tomi Ungerer en diablotin a été choisi pour faire la couverture du catalogue de l’exposition.  "C’est un homme qui a toujours été très espiègle et aussi très proche de l’enfance, explique t-il dans le reportage de France 3.  Alors je voulais qu’il y ait de l’enfance dans ce dessin car en fait c’est un personnage malicieux". 

Voici un reportage présentant cette exposition:


Source: Culturebox

Publicité
<< < 1 2 3 4 > >>