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traduction
22 mars 2023

Refus de traduction en espagnol pour le dernier livre d'un autrice catalane

Traduction catalan Espagnol

« J'ai interdit la traduction espagnole du livre. Par contrat. Je ne veux pas contribuer à la bilinguisation de la littérature catalane». Júlia Bacardit, une écrivaine catalane qui a défendu dans une interview publiée cette semaine qu'elle n'avait opposé son veto qu'à l'espagnol et à aucune autre langue, dans son dernier ouvrage, "Un dietari sentimental", s'est montrée aussi directe.

Bacardit, qui est également co-auteur du podcast 'Les golfes', avait été précédemment publié en espagnol. En fait, dans l'interview publiée dans Elnacional.cat, elle souligne que son livre "Le prix d'être mère", qui était un essai sur le don d'ovules et tout ce que cela implique, s'est vendu davantage en espagnol qu'en catalan . "C'était un livre plus journalistique, ça ne me dérangeait pas d'être traduit", dit-elle.

Au contraire, Bacardit souligne que 'Un dietari sentimental' est, comme son nom l'indique, beaucoup plus personnel et "ça me rend encore plus clair [l'interdiction de la traducción au Castilian]". "Aussi pour le moment où nous sommes, dans un recul très net du catalan ", précise l'écrivain.
"Pour le moment, la décision que j'ai prise est assez ferme", réitère l'écrivain lors de l'entretien, tout en insistant sur le fait que "cette décision, ce refus, est une petite chose que nous, écrivains, pouvons faire pour notre langue". « La seule contribution que je puisse apporter, la seule petite victoire , c'est que mes amis hispanophones me lisent en catalan, au lieu de me lire traduit. Et ce n'est pas par supériorité morale : si je le fais, c'est parce que pour moi c'est très important, c'est personnel et ça me fait vraiment mal », se défend-t-elle.
Dans ce livre, Bacardit réfléchit à la première personne sur certaines de ses expériences intimes mais aussi sur la littérature ou le journalisme et parle explicitement de la « douleur du langage ». En ce sens, il réitère que ses sentiments sur la langue pourraient être compris par « les basques, les galiciens et les autres personnes bilingues de l'État espagnol ».
Source : ABC
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8 septembre 2021

Premières places des traduction pour les livres jeunesse

carte des livres de livres les plus traduit dans les monde

Quel est le livre le plus traduit au monde après la Bible ? Pour le savoir, la plateforme d'apprentissage en ligne Preply a mené l'enquête auprès de 195 pays, en s'appuyant notamment sur le World Cat Library, base de données des collections de bibliothèque de l'Online Computer Library Center. Et la France peut être fière : c'est un livre écrit par un habitant de l'Hexagone qui arrive en tête du palmarès. Célèbre pour ses talents d'aviateur, son auteur a rédigé cette œuvre littéraire en 1942 à New York, où il s'était exilé. Depuis sa parution outre-Atlantique en 1943 (et en 1946 en France), la fable, illustrée par les aquarelles de son écrivain lui-même, n'a cessé de bercer l'imagination des petits et des grands. Ce conte philosophique, dont le héros à tête blonde souhaite éperdument qu'on lui dessine un mouton, a ému, 75 ans après sa sortie dans l'Hexagone, 14 millions de lecteurs français. Dans le monde, il s'en vend 5 millions d'exemplaires chaque année. On l'aura deviné, il s'agit du Petit Prince, d'Antoine de Saint-Exupéry, traduit à ce jour dans plus de... 382 langues.  Voici la suite du  classement des livres les plus traduits au monde, pays par pays: 

  • + de 300 traductions pour Les aventures de Pinocchio de Carlo Collodi  (Italie),
  • + de 175 traductions pour Les Aventures d'Alice au pays des merveilles de Lewis Carrol (Angleterre),
  • + de 160 traductions pour La Petite Sirène, Hans Christian Andersen (Dannemark) ,
  • + de 150 traductions pour Le Testament de Taras Shevchenko (Ukraine),
  • + de 140 traductions pour L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche de Miguel de Cervantes (Espagne),
  • + de 112 traductions pour Le chemin du bonheur de L. Ron Hubbard (États-Unis)  (attention, il a été écrit par le fondateur de la Scientologie),
  • + de 93 traductions pour Les aventures de Tintin d'Hergé (Belgique),
  • + de 90 traductions pour La Tragédie de l'homme d'Imre Madách (Hongrie),
  • + de 80 traductions pour L'Alchimiste de Paulo Coelho (Brésil).

Source: Version Femina

4 mars 2021

426 livres français traduits aux Etats-Unis en 2021

librairie_albertine

L'Amérique attire toujours autant les auteurs français. Malgré la pandémie, 426 titres seront traduits en langue anglaise et publiés aux États-Unis en 2021, a annoncé début mars le service culturel de l'Ambassade de France. Le nombre de titres est en très légère baisse puisque 442 titres étaient disponibles sur le territoire américain en 2020.Même en période de pandémie, les maisons d'édition américaines continuent de faire confiance aux auteurs français. Tous les genres y sont représentés, à commencer par la fiction. En 2021, 107 titres seront publiés. Parmi eux, de nombreux classiques de la littérature française figurent, comme The Open Road de Jean Giono (New York Review Books) et Les inséparables de Simone De Beauvoir (Ecco/HarperCollins). Pour autant, certaines oeuvres contemporaines leur emboitent le pas. En effet de nombreux éditeurs américains vont pour la première fois publier des auteurs tels que Samira Sedira, Franck Bouysse, Jean-Paul Dubois ou Emmélie Prophète. Tandis que d'autres auteurs déjà implantés de l'autre côté de l'Atlantique, seront de nouveau traduits, à l'instar de Tatiana De Rosnay et son roman Flowers of Darkness (St Martin's Press), Maryse Condé avec Waiting for the Water to Rise (World Editions), Annie Ernaux avec Se perdre (Seven Stories Press) et Yasmina Kadra avec Khalil (Doubleday). Les lauréats des grands prix littéraires de l'année répondront aussi présents. Les librairies américaines mettront en rayon Keeling Over de Lola Lafon, lauréate du Prix Landerneau en 2020 mais aussi le prix Goncourt 2020 The Anomaly d'Hervé Le Tellier (Other Press). Amélie Nothomb ou Leila Slimani continuent d'être traduites livre après livre.. 

Les américains portent de plus en plus d'intérêts pour les ouvrages de non-fiction français. En 2021, il devient le genre le plus traduit avec 156 titres. Nombre d'entre eux sont attendus. C'est le cas des essais sociaux et politiques Black is the Journey de Maboula Soumahoro (Polity Press) et Technofeodalism de Cédric Durand (Verso). D'autres genres tels la Queer Theory et l'Ecologie sont en pleine expansion. Durant les prochains mois, les lecteurs américains découvriront Another End of the World is Possible: Living the Collapse (and Not Merely Surviving It) de Pablo Servigne, Gauthier Chapelle et Raphaël Stevens (Polity Press), et Affluence et liberté : Une histoire environnementale des idées politiques par Pierre Charbonnier (Polity Press).

La bande dessinée séduit elle aussi le continent américain, avec 122 traductions prévues pour 2021. Les maisons d'édition française du neuvième art (Dupuis, Dargaud, Le Lombard) sont devenues des références aux États-Unis, et sont régulièrement distinguées dans les palmarès nationaux. Ainsi, Les classiques Thorgal (Cinebook) et Gomer Goof (Cinebook) continuent d'être traduits et de nouveaux titres forts arriveront dans le courant de l'année, comme Women Discoverers : Top Women In Science de Marie Moinard et Christelle Pécoult (NBM) et Authorised Happiness 3 de Jean Van Hamme et Griffo (Cinebook).

Les livres jeunesse sont plus discrets, avec 33 titres. Les enfants auront le plaisir de découvrir Fossils from lost worlds de Damien Laverdunt and Hélène Rajcak (Gecko press), Pop Up Earth d'Anne Jankeliowitch, Olivier Charbonnel etAnnabelle Buxton (Thames & Hudson).

Source: Livres Hebdo

1 mai 2019

Difficulté des livres francophone à intéresser les éditeurs anglophone au Canada

edition Canada

En général, le milieu de l’édition anglophone du pays se tourne rarement vers la littérature francophone, notent les éditeurs acadiens. À moins d’un prix littéraire du Gouverneur général du Canada ou d’un auteur vedette, peu d’ouvrages de la francophonie canadienne sont traduits en anglais.

Lorsque la traductrice Jo-Anne Elder de Fredericton approche un éditeur anglophone pour soumettre un projet de traduction, elle a plus de difficulté à faire passer sa proposition que si l’idée vient de la maison d’édition.

«C’est encore plus difficile de publier une traduction parce que c’est moins rentable du point de vue financier. Les traductions en général vendent moins bien que des livres originaux.»

Selon le directeur des Éditions Perce-Neige, Serge Patrice Thibodeau, seulement quelques ouvrages de leur collection ont été traduits en anglais. Or, le Conseil des arts du Canada tente de peine et de misère de renverser la vapeur.

«Le Conseil des arts du Canada chauffe les oreilles des éditeurs anglophones parce qu’il y a beaucoup d’argent pour la traduction littéraire au Conseil des arts du Canada et ce ne sont que les éditeurs francophones qui font traduire des livres de l’anglais au français, mais l’inverse ne se produit pas. C’est vraiment un gros défi. C’est comme si on n’existait pas et qu’ils (éditeurs) n’étaient pas du tout intéressés à la littérature de langue française au Canada et il y a même très peu de littérature québécoise publiée en anglais», a partagé l’éditeur de Moncton.

Chaque année, le Conseil des arts du Canada organise une foire de la traduction afin de rapprocher les éditeurs francophones et anglophones. Serge-Patrice Thibodeau estime que les lecteurs anglophones auraient tout à gagner à avoir accès à des traductions pour découvrir la littérature canadienne-française.«Les lecteurs francophones des Maritimes vont lire la version originale en anglais, mais comme beaucoup d’anglophones ne lisent pas le français, ils auraient tout à gagner des traductions pour découvrir la littérature acadienne et québécoise. On dirait qu’il n’y a aucun intérêt de la part des éditeurs anglophones à moins que le livre ait reçu un prix du gouverneur général. Là, les éditeurs anglophones vont se garrocher dessus.

Les maisons d’édition Goose Lane au Nouveau-Brunswick, Nimbus Publishing à Halifax et Guernica à Toronto figurent parmi les éditeurs qui publient des traductions de livres acadiens. Certaines traductions anglaises ont aussi été réalisées par les éditeurs francophones eux-mêmes. C’est le cas des Éditions La Grande Marée et de Bouton d’or Acadie qui publient parfois les versions françaises et anglaises de certains de leurs ouvrages quand le sujet s’impose.»

D’après la directrice des Éditions Bouton d’or Acadie, Marie Cadieux, qui arrive de la Foire du livre jeunesse de Bologne, il y a encore beaucoup de chemin à faire en matière de traduction. La maison d’édition jeunesse a réussi à vendre les droits pour quelques-uns de ses livres, dont le roman jeunesse à succès de Diane Carmel-Léger, La Butte à Pétard.

«L’espoir est que ça augmente du côté francophone. Il n’y a pas autant d’intérêt du côté anglophone pour la traduction des francophones. Je pense que la connaissance des auteurs n’est pas là. Des auteurs comme Michel Tremblay ont été traduits rapidement à cause de leur notoriété. Les auteurs acadiens, même l’Acadie elle-même n’est pas sur la carnet des choses hot du côté anglophone ou rarement. Ça fait que l’appétit du public n’est pas aiguisé de la même façon.»

L’éditrice de Moncton considère que les éditeurs doivent établir des liens de confiance avec les entreprises d’éditions anglophones. Des efforts sont déployés dans ce sens à la mesure de leurs moyens.

«Pour les auteurs et pour le rayonnement de la culture acadienne quant à moi il faut absolument que les livres circulent. Le fait d’être traduit confirme le travail d’un auteur et ça ouvre sur tout un nouveau marché (…). Il reste que ce n’est pas évident et facile à vendre. Les éditeurs anglais vont rentrer dans des librairies et il vont voir des livres en anglais. Ils ne sont pas en contact avec ce que l’on fait. C’est à nous aussi de faire le travail.»

À la Grande Marée, ce sont surtout les essais historiques qui ont suscité de l’intérêt de la part du milieu anglophone.

«Ça arrive, mais c’est rare. En ce qui nous concerne, c’est surtout de l’essai historique qu’on va faire traduire. Ça arrive de temps en temps qu’on publie des manuscrits en anglais qui ont été traduits en français.» 

La version anglaise du livre Histoire des Acadiens et des Acadiennes du Nouveau-Brunswick sera bientôt publiée afin d’être distribuée dans les écoles anglophones de la province à la demande du ministère de l’Éducation.Le plus récent ouvrage du folkloriste et historien Georges Arsenault fera également l’objet d’une traduction qui sera publiée par Nimbus.

 Source: Acadie Nouvelle

29 avril 2017

Des contes à partager en famille

conte langues entrangères

Ils s’avancent plus ou moins timidement. Seuls, à deux, trois, ou plus, ils font face à une centaine de camarades rassemblés dans la salle d’activités de l’école Michel-Colucci de Metz (Moselle). Ils sont Turcs, Roumains, Arméniens, Maliens… et se présentent dans leur langue natale. Un préambule émouvant à l’inauguration d’un beau projet pour l’établissement : le sac à histoires.

« Il nous a été proposé par Catherine Bertolotti, chargée de mission au Casnav (Centre académique pour la scolarisation des enfants allophones issus de familles itinérantes et de voyageurs), et sa pertinence nous a immédiatement paru évidente », indique Agnès Pierre, la directrice. « Nous sommes une école un peu particulière. Nous recevons un flux incessant d’enfants qui vont et viennent. De toutes les nationalités. De toutes les cultures. Chacun avec sa personnalité. Et nous sommes chaque jour face à un défi : transmettre les richesses de la France, sans renier les différences. »

Les enseignants ont choisi quatre albums de littérature jeunesse : Les trois brigands de Tomi Ungerer pour les CP, La brouille de Claude Boujon pour les CE1 et CE2, L’ogre, le loup, la petite fille et le gâteau de Philippe Corentin pour les CM1, et Le voyage d’Oregon de Louis Joos pour les CM2. L’objectif était de les faire traduire dans toutes les langues parlées par les enfants de l’école. « Cela n’a pas été évident, raconte Agnès Pierre. Demander aux parents était compliqué, car la plupart ne maîtrisent pas assez bien le français pour proposer une traduction fidèle des textes. Alors nous avons tous activé nos réseaux : familles, amis, connaissances… Ce travail réalisé, les pères et les mères se sont prêtés avec joie à l’enregistrement audio des contes (téléchargeable sur le site des Rep +, NDLR) ». Ainsi, les livres peuvent être lus et/ou écoutés. « Et nous avons réalisé quatre jeux de société en lien avec les histoires. »

Une rotation va être planifiée, afin que chaque élève puisse repartir chez lui régulièrement avec un sac à histoires. Puis le troquer pour un autre. « Nous souhaitons ainsi proposer aux familles de se retrouver autour d’un livre, d’un jeu », indique Agnès Pierre. « C’est un éveil aux langues aussi intéressant pour les enfants francophones natifs, qu’allophones, ajoute Catherine Bertolotti. Nous savons que plus ils sont confrontés tôt à différentes sonorités, mieux ils apprennent les langues. Et il est bon de rendre explicite que les objets, les actions peuvent être nommés différemment. »

Jusqu’à la fin de l’année scolaire, les livres vont voyager entre l’école et les familles. Ils continueront à la rentrée. « Nous pourrions imaginer ajouter un album, ou une ou deux traductions supplémentaires, nous verrons », indique Agnès Pierre. « Le sac à histoires pourrait être proposé à d’autres écoles de Metz, comme Jean-Moulin, La Seille, ou à Borny », note Danielle Bori, adjointe au maire de Metz en charge de l’éducation. Car on ne copie que les bonnes idées…

Souce:  Le Républicain Lorrain

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5 octobre 2015

De grands auteurs sud-américains traduits dans la langue des Incas

incas

Alors que des élus cherchent à rendre obligatoire l'enseignement du quechua, le ministère péruvien de la Culture s'est procuré les droits de textes d'auteurs prestigieux du continent sud-américain pour les traduire dans cette langue qui n'existe qu'à l'oral et qu'il a donc fallu retranscrire phonétiquement. Elle sort de l'oubli grâce à deux ambassadeurs de marque: les prix Nobel Mario Vargas Llosa et Gabriel Garcia Marquez, dont les œuvres vont être traduites dans la langue des Incas.
 
"Avec ces traductions, nous cherchons à valoriser la langue quechua, la renforcer afin que ceux qui la pratiquent se familiarisent avec son écriture”, a expliqué à l'AFP, Luis Nieto, conseiller à la direction de la Culture de la région de Cuzco.
 
Dès le mois de décembre au Pérou, c'est toute une collection d'ouvrages du Péruvien Vargas Llosa, du Colombien Garcia Marquez, de l'Argentin Adolfo Bioy Casares, de l'Uruguayen Juan Carlos Onetti et de la Brésilienne Clarice Lispector qui paraîtront dans cette langue ancestrale. ;Au Pérou, sur 30 millions d'habitants, environ 3,6 millions de personnes parlent le quechua, principalement dans les régions qui bordent la Cordillère des Andes. Son usage s'étend également en Bolivie, et dans une moindre mesure en Equateur et au nord du Chili. Mais en 2009, l'Unesco a classé le quechua parmi les 2500 langues menacées dans le monde.

L'idée de la traduction de ces œuvres est née en avril 2014, en collaboration avec la maison d'édition péruvienne Estruendomudo, et après avoir pris contact avec Carmen Balcells, l'agent littéraire qui a lancé le boom de la littérature latino américaine, morte le 20 septembre dernier.  Au bout de quelques mois de démarches, le ministère péruvien de la Culture s'est procuré les droits de certains contes, les premiers traduits en quechua, une langue qui n'existe qu'à l'oral et qu'il a donc fallu retranscrire phonétiquement. Le conte de Garcia Marquez, Un monsieur très vieux avec des ailes immenses est ainsi devenu en quechua "Machu wiraquchataq raprasapataq". Et Le défi de Vargas Llosa a donné "Qanchu ñuqachu wañusunchis".
 
Les traductions et leurs vérifications ont demandé plus de trois mois de travail aux linguistes péruviens Socrates Zuzunaga et Georgina Maldonado.
 
"La traduction a été compliquée parce que le quechua est une langue tronquée (les Incas n'avaient pas d'alphabet, ndlr) mais qui connaît également de multiples acceptions. C'est une langue très riche, avec des phrases poétiques et une certaine résonance. Pour chaque conte il nous a fallu entre 15 et 20 jours de travail, avant l'étape de vérification”, explique M. Zuzunaga.
 
Chaque livre comptera 50 à 110 pages en édition bilingue (quechua et espagnol), avec un tirage de 5000 exemplaires par œuvre.

Source: Livres Hebdo

5 janvier 2015

Le livre français s'exporte aux États-Unis

LIVRES EXPORT

Andreï Makine, Oscar Coop-Phane, Laurent Mauvignier, Jean-Christophe Rufin, Jean Echenoz, Michel Bussi mais surtout Modiano avec cinq livres et Simenon avec treize romans font partie des écrivains français qui seront traduits aux États-Unis en 2015. Les services culturels de l'ambassade de France sur place ont en effet établi un premier inventaire des traductions qui donneront lieu à des livres publiés outre-Atlantique cette année. Pour l'heure, 238 livres sont concernés. On retrouve dans cette liste un grand nombre de romanciers, comme le dernier prix Nobel de littérature, Patrick Modiano, ainsi que l'avant-dernier lauréat du Goncourt Pierre Lemaitre et un grand nombre d'essayistes et de philosophes, preuve que la pensée française s'exporte toujours bien. Le secteur de la «non fiction» est en effet très bien représenté. Figurent ainsi dans cette catégorie, le toujours très traduit Alain Badiou et Étienne Balibar, Michel Foucault, Félix Guattari, François Laruelle, Michel Onfray ou Michel Serres mais aussi l'un des phénomènes éditoriaux américains de 2014, l'économiste Thomas Piketty dont le livre L'Économie des inégalités (La Découverte), sorti en France en 2008 va être publié par Harvard University Press. Cette liste n'est pour l'instant pas définitive et d'autres livres devraient être concernés dans les mois qui viennent. En 2014, 500 ouvrages français avaient été traduits en anglais ce qui représentait une hausse de 23 % par rapport à 2013. Les romans et les essais étaient majoritaires mais la BD et lalittérature jeunesse tiraient aussi leur épingle du jeu. Les services de l'ambassade avaient à la mi-décembre 2014 établi la liste des dix livres français traduits, de tous les genres, ayant largement convaincu la critique américaine. Y figuraient notamment ceux d'Éric Chevillard, Marie NDiaye, Julia Kristeva, Patrick Modiano, Emmanuel Carrere ou Timothée de Fombelle et Hervé Tullet pour la jeunesse.

Source: Le Figaro

8 février 2014

Un faux traducteur sévit sur Amazon

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Si vous avez acheté des livres numériques traduits par un certain "M Angelo" dans le Kindle Store. Vous étes fait avoir. En effet, il s'agit d'une traduction faite grâce aux logiciels de traduction automatique. Si vous avez, vous pouvez les identifier facilement car le faux traducteur a rajouté son nom à celui de l'auteur sur la couverture des livres. 

Les livres touchés sont des romans de langue anglaise tombés dans le dommaine public notamment  L'Île au trésor ou La Guerre des mondes.

Ces traductions en français, italien ou espagnol vendues 0,99 cents ont été retirées hier par Amazon.Ceci est en accord avec  la chatre du éditoriale de Kindle. En effet, il  se réserve également le droit de refuser de publier les "mauvais" livres numériques, dont les traductions maladroites des ouvrages.

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