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2020
17 avril 2021

Hausse de lectures de livres numériques en Chine en 2020

La valeur du marché de la lecture numérique a atteint 35,2 milliards de yuans (5,4 milliards de dollars soit 4,5 milliards d'€) e n Chine l'année dernière, en hausse de 21,8% sur un an, selon un rapport sectoriel publié vendredi. 

Le nombre lecteurs numériques en Chine a augmenté de 5,56% en base annuelle pour atteindre 494 millions en 2020, selon le rapport publié par l'Association d'édition audio-visuelle et numérique de Chine lors de la 7e Conférence sur la lecture numérique de Chine, à Hangzhou, dans l'est de la Chine. Selon un sondage effectué dans le cadre du rapport auprès de 20.326 personnes ayant l'habitude de lire des livres en format papier ou d'écouter des livres audio dans 209 villes, chaque personne lit en moyenne 9,1 livres numériques et écoute 6,3 livres audios, respectivement. Dans le même temps, les personnes interrogées lisent en moyenne 6,2 publications imprimées en 2020, soit 2,6 de moins que l'année précédente. Davantage de lecteurs ont la volonté de payer pour des contenus de qualité en ligne. Environ 26,8% des lecteurs numériques ont dépensé en moyenne cent yuans ou plus par mois pour de la lecture numérique.

L'apparition de la pandémie de COVID-19 et la commercialisation de la 5G ont accéléré le passage de la lecture de la numérisation à l'intelligentisation. D'après le rapport, les nouvelles technologies telles que l'intelligence artificielle, la réalité virtuelle et la réalité augmentée ont étendu la couverture de la lecture numérique dans les bibliothèques et les librairies en nuage. En outre, les services de nuage et de l'Internet des objets dans le domaine de la lecture numérique sont entrés dans une phase de développement rapide.

Source: Chine.org

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16 avril 2021

Hausse de l’empreinte carbone d' Hachette Book Group

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Hachette Boook Group, l'une des cinq grandes maisons d'édition américaines, a publié un «rapport d'avancement environnemental» pour 2019 et 2020. Comme on pouvait s'y attendre, il y a eu une réduction importante de l'empreinte carbone de l'entreprise sous les conditions de la pandémie de coronavirus COVID-19 . En excluant le papier, selon le rapport «l'empreinte carbone de HBG a diminué de 34% l'année dernière, en raison de réductions importantes de l'électricité de bureau, des voyages d'affaires et d'autres impacts liés à la pandémie.

« Le papier que nous achetons représente environ 95% de l’empreinte carbone globale d’Hachette Book Group, et nous avons imprimé beaucoup plus de livres en 2020 que les années précédentes. En conséquence, l’empreinte carbone de l’entreprise a globalement augmenté de 2% en 2020 », peut-on lire dans les extraits du  rapport publiés par Publishing perspective. Un chiffre éloigné des objectifs de réduction annuelle de 2,5% de l’empreinte carbone fixé l’éditeur en 2016. « Nous restons déterminés à nous approvisionner en papiers recyclés lorsqu’ils sont disponibles sur le marché et à pousser nos fournisseurs à intégrer des fibres recyclées dans davantage de produits en papier », fait aussi savoir la direction d’Hachette Book Group.

Hachette Book Group produit actuellement ce qu'il dit être plus de 1 400 nouveaux titres pour adultes par an, dont environ 50 à 100 sont produits uniquement dans des formats numériques. Sa production comprend également jusqu'à 300 livres pour les jeunes lecteurs et 700 titres de livres audio, à la fois en téléchargement numérique et en formats physiques.

13 avril 2021

Hausse de l'utilisation des livres numériques par les français en 2020

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L'année 2020 a permis de gagner "près d'un million de lecteurs de plus en douze mois", souligne l'institut Médiamétrie dans un communiqué. "Si le lectorat du livre numérique s'affirme toujours plus féminin et plus jeune, l'évolution des pratiques de lecture, quel que soit le support, est en hausse significative chez les 15/24 ans", dont 46% ont déjà lu un livre numérique 

C’est sûrement lié aux confinements, mais, plus d’un Français sur quatre (26%) a déjà lu un livre numérique. C’est près d’un million de lecteurs de plus en douze mois (13,8 M). Et près d’un Français sur cinq (19%) a déjà écouté un livre audio physique ou numérique (9,9 M). Autre donnée intéressante, 26% des lecteurs de livres audio numériques le sont depuis moins d’un an (21% pour le livre audio physique et 15% pour l’audio numérique). On note aussi une évolution dans les pratiques de lecture. En effet, chez les 15/24 ans, un jeune sur deux a déjà lu un livre numérique et près d’un sur cinq a déjà écouté un livre audio. La fréquence de lecture est de plus en plus élevée quel que soit le support. Elle reste toutefois plus importante sur un support imprimé (39% des lecteurs lisent au moins un livre papier une fois par semaine) que numérique (18%) ou audio physique (9%) et numérique (16%). Le smartphone reste l’appareil le plus utilisé. En effet, 42% des lecteurs l’utilise pour les ebooks. Et 52% s’en serve pour écouter des audio books.

Pour la deuxième année consécutive, ils l'ont fait d'abord sur téléphone portable (42%) La liseuse n’est pas en reste. Un lecteur de livres numériques sur 3 en possède une. 33% lisent sur tablette. Quant aux livres audio physiques, ils sont principalement écoutés sur ordinateur (51%). Les utilisateurs de liseuses lisent beaucoup et régulièrement. 35% lisent une à plusieurs fois par semaine. 33% + de 20 livres par an. Et, 79% ont adopté la lecture numérique depuis plus de 2 ans. Par ailleurs, 58% achètent plus de 5 ebooks par an.  On achète plus aussi ! 56% déclarent acheter + de 5 livres par an (+3 points). C’est aussi le cas pour les ebooks à 39% (+ 3 points), pour le livre audio physique à 22% (+ 7 points) et pour l’audio dématérialisé 28% (+ 2 points). On retrouve la même tendance pour les français achetant plus de 10 livres par an.

Les bibliothèques ne sont pas oubliées. L’emprunt numérique en bibliothèque est en hausse et concerne 29% des lecteurs de livres numériques et 34% des audio lecteurs numériques. 

Voici une présentation en vidéo de ces chiffres:

 

10 avril 2021

Baisse du nombre de librairies à Paris ses 20 dernières années

Carte Librairies Paris

Selon le 8e recencement des commerces parisiens,  le  nombre de libraires a  baissé de  33%. en 20 ans. Elles ne sont plus que 643 dans la capitale, soit 405 librairies qui ont disparues depuis la première étude en 2000. Cependant, entre 2017 et 2020, la baisse s'est ralentie (-8%). L'Apur constate en effet que cette baisse, liée à la concurrence des grandes enseignes et du commerce en ligne, a été enrayée grâce à une politique municipale active : la SEMAEST a ainsi installé 34 librairies et éditeurs (dont 22 dans le Quartier Latin) et maintenu 19 autres dans leurs locaux. Au total, l'enquête comptabilise 580 librairies maintenues, 63 créations et 121 disparitions.  De plus le nombre de libraires indépendantes augmente. En effet, seulement 10% appartiennent à un reseau d'enseigne.

Le recensement souligne aussi les mutations géographiques: la disparition des librairies dans les arrondissements de l'ouest et du centre est partiellement compensée par la création de plusieurs d'entre elles dans le nord et l'est de la ville. Par ailleurs, 627 librairies occupent une surface de moins de 300m2, pour 9 librairies de 300 à 1000 m2 et 7 librairies au dessus des 1000 m2

Cependant comme le souligne Livres Hebdo,la densité des librairies à Paris reste plus importante que dans les autres grandes villes françaises.  Elle est de 0,9 librairie/papeterie/kiosque à journaux pour 1000 habitants, alors qu'elle n'est que de 0,5 à Bordeaux, 0,4 à Lyon, Marseille, Nancy et Nice, et 0,3 à Lille et Nantes.

1 avril 2021

Explosion des ventes de livres numériques au Québec en 2020

Plutôt stables depuis 2014, les ventes de livres numériques se chiffraient à 400 600 exemplaires vendus en 2019. Mais voilà qu’avec la pandémie, il s’est écoulé pas moins de 894 500 livres numériques en 2020 au Québec, a révélé mercredi une enquête de l’Observatoire de la culture et des communications (OCCQ). 

Cette hausse sans précédent de 123 % est « un des effets de la pandémie », a fait valoir la chargée de recherches à l’OCCQ, Sylvie Marceau.

« On observe une tendance similaire dans nos chiffres », a affirmé au Journal Christian Jetté, président Édition, secteur Livres de Québecor, qui regroupe 18 maisons d’édition.

Le livre numérique représente encore moins de 5 % des ventes de livres totales, nuance-t-il toutefois. Ce dernier attribue non seulement cette hausse à la pandémie, mais il soulève également que les Libraires indépendants du Québec, qui vendent notamment aux bibliothèques, connaissent une croissance importante. Il ajoute que 2020 a connu une « belle production de titres québécois », dont de nombreux romans, « qui s’adressent à un grand public » et qui ont un « beau potentiel de vente numérique ». 

« Le roman est surpondéré dans le marché du livre numérique par rapport aux autres », précise-t-il. 

Christian Jetté porte toutefois attention sur une autre donnée : le prix moyen du livre numérique a baissé de façon significative. Il est de 11,74 $ en 2020 comparativement à 15,48 $ en 2019.

« Le prix moyen plus faible en 2020 s’explique par un volume important de livres achetés au début de la pandémie à des prix assez bas, 0,99 $ par exemple, ou obtenus gratuitement », a expliqué Sylvie Marceau, de l’OCCQ.

Source: Le Journal de Montréal

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23 mars 2021

Succès de vente pour les romans policiers

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Le Covid-19 a précipité la société dans un scénario digne d'un roman noir, voire d'une dystopie. Face à cette situation inédite, le polar s'est imposé comme valeur refuge, apportant aux lecteurs des promesses d'évasion tout en affirmant sa volonté de réparer le vivant. Et premier remède contre la déprime, le cosy crime arrive en force. Ces séries d'enquêtes so british, marquées par l'humour et la fantaisie, ne sont pas nouvelles dans les librairies françaises. Les vingt-sept Enquêtes d'Agatha Raisin, signées M. C. Beaton, succès incontesté du secteur publiées par Albin Michel, se sont écoulées en France à 1,3 million d'exemplaires depuis leur lancement, en 1992. Les enquêtes de l'inspecteur Higgins (XO), de Christian Jacq, lancées en 2016 et déjà dotées de trente-sept titres, frôlent les 100 000 exemplaires vendus chaque année. Mais le phénomène a connu ces derniers mois une accélération radicale. « Les lecteurs ont envie de livres moins angoissants. Se faire frémir, oui, rajouter de l'angoisse, non », constate Caroline Lépée, éditrice chez Calmann-Lévy, qui publie fin mars Bretzel et beurre salé, de Margot et Jean Le Moal. L'éditrice Violaine Chivot, qui publie au Masque en avril Le murder-club du jeudi, de Richard Osman, confirme que la lecture de ce best-seller anglais lui a « sorti le nez de la dépression Covid »« Tout le monde veut sa part du gâteau sur le revival du cosy », s'amuse Glenn Tavennec, directeur de la collection « La bête noire » chez Robert Laffont, qui abrite déjà la série des Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman et celle de Son espionne royale de Rhys Bowen. L'éditeur lance en mai un cosy crime francophone, Les folles enquêtes de Magritte et Georgette, signé Nadine Monfils.

Mai sera « the » mois du cosy crime en France, avec une nouvelle série lancée par l'éditrice Marie Leroy à La Martinière, Les dames de Merlow enquêtent, de Robert Thorogood. Elle met en scène une enquêtrice de 77 ans, rédactrice de mots fléchés. « C'est la première fois qu'on accorde un tel plan promotionnel à un ouvrage », confie d'éditrice. Ainsi le budget atteint 100 000 euros, pour une mise en place à 30 000 exemplaires. Toujours en mai, les Presses de la Cité publieront Bal tragique à Windsor, de S. J. Bennett, nouvelle série mettant en scène... la reine d'Angleterre. Chez Hugo Thriller, dont le directeur Bertrand Pirel dit vouloir des « thrillers tout en douceur », paraîtra notamment en novembre Mort sur le Transsibérien, de C. J. Farrington. Et le genre pourrait bien s'intellectualiser : en 2022, Agullo publiera un cosy mystery polonais signé d'un couple d'auteurs gays que l'éditrice Nadège Agullo promet « engagé et de qualité ».

Source : Livres Hebdo 

15 mars 2021

Premier bilan 2020 pour l'édition en Europe

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Pour 2020, la FEE a déjà commencé à collecter des tendances. D’un point de vue géographique, elle remarque une croissance significative dans le Nord de l’Europe qu’elle relie aux services d’abonnement illimité aux livres audios mis en place par ces pays. L’augmentation est visible en Flandre (+4%), aux Pays-Bas (+7%), ou encore en Suède et en Norvège où les deux pays comptabilisent une hausse de 10%.  Le Portugal et la Grèce, connaissent, quant à eux, une forte baisse de leur chiffre d’affaires. Un recul de 19% pour l’un et jusqu'à 30% pour l’autre que la FEE associe au manque d’infrastructures pour les ventes en ligne et au peu d’aides accordées durant les confinements strictes.  En France (- 3,5%) comme en Allemagne (- 2,3%) et en Wallonie (- 5%), les statistiques relèvent une légère baisse. 


Concernant les secteurs éditoriaux, tous les pays sont marqués par une hausse des ventes liées à la littérature jeunesse et une chute du secteur Tourisme. 

Enfin, la Fédération note un glissement des ventes vers les best-sellers. Elle appelle donc, pour l’année à venir, à un soutien national et européen mais aussi à une vigilance accrue auprès des plateformes de vente en ligne.

Source: Livres Hebdo 

26 février 2021

Exercice stable pour Hachette en 2020

hachettesiege2015dionLe chiffre d’affaires de Lagardère Publishing (Hachette Livre) a légèrement baissé de 0,8% en données comparables en 2020 (0,4% en données consolidées), selon les résultats financiers de du groupe Lagardère publiés le 25 février. La branche édition du groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 2,375 milliards d’euros avec un résultat opérationnel courant de 246 millions d’euros, en hausse de 26 millions d’euros par rapport à l’année précédente. Malgré la crise sanitaire la branche livre du groupe a pu bénéficier d'un excellent 4e trimestre avec 700M$ (+3,2%), grâce à la tendance positive des ventes au Royaume-Uni et à l’effet de rattrapage post-confinement en France au mois de décembre. En France, la branche livre de Lagardère a subi une baisse de 4,3%, en raison du confinement au premier semestre. L'activité a aussi vécu des déconvenues, suite à la réforme scolaire et à la fermetures des librairies. En revanche, suite à la réouverture des librairies et de la vente en ligne, la littérature générale a profité au groupe sur la fin d'annéeé. Elle affiche des bonnes performances, grace à la parution des bestsellers comme Une Terre Promise de Barack Obama, La vie est un roman et Skidamarink de Guillaume Musso, Le consentement de Vanessa Springora, Et que ne durent que les moments doux de Virginie Grimaldi et La cerise sur le gateau d'Aurélie Valognes.

Aux USA, les ventes d'Hachette Book Group sontt en hausse de 3,9%, portées par les best-sellers de Stephenie Mayer et Nicholas Sparks. Les pays hispanophonesconnaissent un fort repli de 16,4%, impacté par une campagne scolaire de moindre ampleur et l’absence de nouvel album d’Astérix en Espagne. Au Royaume-Uni, les ventes d'Hachette UK sont en nette progression de 9,9%, dynamisées par The Ickabog (J.-K. Rowling) et la saga The Witcher (A. Sapkowski).

En 2020 le poids du livre numérique dans le chiffre d’affaires total de Lagardère Publishing est en hausse à 9,5% contre 7,7% en 2019. Même constat pour le livre audio, qui affiche une croissance de 1%, atteignant 4,3% du chiffre d'affaires. En revanche, les Fascicules chutent avec une baisse de 9,5%, causé par la réduction des lancements due à la crise sanitaire.

Source: Livres Hebdo

 

19 février 2021

Plus livres numériques que de livres papier vendus en Suède en 2020

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Les statistiques du marché du livre 2020 ont été publié hier par Erik Wikberg, chercheur responsable du rapport annuel Bokförsäljningsstatistiken. Les  chiffres sont  assez étonnants.  Les ventes de livres en volume ont augmenté de 21,1% et ont atteint moins de 63 millions d'exemplaires - dans un pays de 10 millions d'habitants, il est toujours bon de se souvenir. Et oui, la croissance s'est produite malgré la Corona. Dans l'ensemble, 2020 a été une année fructueuse pour l'industrie du livre. Les ventes de la librairie en ligne, qui, selon le rapport, est fusionnée avec les clubs de lecture, ont augmenté de 19,0 pour cent, soit 390 millions de SEK. Les services d'abonnement numérique ont augmenté leurs ventes de 25,2%, soit 231 millions de couronnes suédoises, poursuivant une forte croissance malgré un taux quelque peu en baisse par rapport à l'année précédente.

De plus pour la première fois, les ventes numériques en volume ont dépassé les ventes de livres imprimé. Et pas peu: le marché suédois a vendu 23,5 millions d'exemplaires imprimés et 29 millions d'exemplaires numériques.

 

16 février 2021

Succès des livres d'occasion chez les jeunes

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Si certaines activités ont disparu de la vie quotidienne des jeunes depuis le début de la pandémie, la lecture n'a jamais été une activité aussi prisée. C'est ce que révèle une nouvelle étude de La Bourse aux Livres, une application gratuite de revente de livres. Selon eux, 67 % des consommateurs de livres d'occasion ont moins de 45 ans. Les confinements et les différentes restrictions liées à la crise sanitaire n'auront pas eu uniquement des conséquences négatives dans la vie des jeunes. Beaucoup d'entre eux en ont profité pour se réfugier dans la lecture, cette activité que Montesquieu décrivait comme "le souverain remède contre les dégoûts de la vie". Selon La Bourse aux Livres (LBAL), 17 % des consommateurs de livres d'occasion ont entre 18 et 24 ans. Le phénomène est encore plus marqué chez les millennials puisqu'ils sont 45 % à se tourner vers l'occasion pour trouver de quoi remplir leur bibliothèque.

"Nous étions surpris de voir un tel engouement, on tient là quelque chose de très positif dans une période particulière pour tous, il est rassurant de constater que les Français préfèrent davantage se tourner vers la lecture", déclare Alexandre Taillandier, co-fondateur de La Bourse aux Livres. 

 Mais ces jeunes bibliophiles ont des goûts affirmés lorsqu'il s'agit de livres de seconde main. Si on dit souvent qu'ils préfèrent les bandes dessinées et les mangas, ils sont nombreux à s'être tournés vers des classiques de la littérature durant cette période particulière. "La ferme des animaux" de George Orwell fait partie des livres les plus achetés sur LBAL ces derniers mois, tout comme "Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une" de Raphaëlle Giordano. Si la romancière aborde l'art de transformer sa vie pour trouver le chemin du bien-être et du bonheur, le Britannique raconte, lui, la chute d'une république animalière fondée sur l'égalité.  Autre livre particulièrement apprécié par les Français les plus jeunes depuis le début de la crise sanitaire : "L'étranger" d'Albert Camus. Le personnage principal de ce roman, Meursault, y est notamment confronté à la privation de liberté. Une thématique devenue trop familière ces derniers mois... Selon LBAL, cet éclairage dystopique de ma réalité n'est pas la seule raison qui explique le récent succès de "L'étranger". Beaucoup se sont tournés vers Albert Camus pour conjurer l'angoisse de l'actualité, et plus particulièrement "La Peste". Entre février et mars dernier, le nombre de recherches Google portant sur ce classique a été multiplié par vingt, en faisant le phénomène littéraire du confinement du printemps.

Source:  La Dépâche

 

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