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2025
21 avril 2026

Les 10 livres les plus contestés dans les bibliothèques américaines

Du 19 au 25 avril, c'est  la Semaine nationale des bibliothèques , et en reconnaissance de la  Journée du droit à la lecture le 20 avril, l'American Library Association a annoncé les 11 livres les plus contestés de 2025 dans le cadre de son  rapport 2026 sur l'état des bibliothèques américaines. 

Le livre « Sold » de Patricia McCormick   arrive en tête de liste avec 36 contestations, suivent le  Monde de Charlie de Stephen Chbosky avec 33 contestations  et  Gender Queer par Maia Kobabe avec 25 contestations.

Le Bureau de la liberté intellectuelle de l'ALA a indiqué que 4 235 ouvrages différents ont fait l'objet de contestations en 2025 et que 40 % d'entre eux « représentent le vécu des personnes LGBTQIA+ et des personnes de couleur ». De plus, le Bureau a constaté que « 92 % des contestations de livres ont été initiées par des groupes de pression et des représentants gouvernementaux, contre 72 % en 2024 ».

 

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31 mars 2026

Forte baisse des ventes de livres au Québec en 2025

Selon le bilan du marché du livre au Québec publié par Gaspard, les ventes  des librairies affiche un recul de 0,5 % en valeur et de 3,7 % en unités, après plusieurs années de croissance soutenue. La progression des ventes au détail (+4,6 %) est annulée par la contraction des ventes aux collectivités (−7, 9 %). Les ventes aux collectivités représentent principalement les ventes effectuées par les librairies agréées aux bibliothèques publiques et aux établissements d'enseignement. Elles chutent de 7, 9 %. C'est  un recul marqué par rapport à 2024. Cette dynamique représente le principal facteur dépressif du marché en 2025. Ce segment représentait 40,6 % du marché en 2024 et recule à 3 7, 5 % en 2025. Les ventes au détail, quant à elles, affichent une progression de 4,6 %, signe que la demande des consommateurs individuels demeure soutenue.

Le livre jeunesse est la catégorie la plus touchée en baisse de volume. Avec un repli de 10,0 % en quantités et de 6,8 % en valeur, il enregistre la plus forte perte absolue du segment aux collectivités. Les ventes de littérature aux collectivités reculent de 2,4 %, alors que les ventes au détail progressent de 6,1 %. Cet écart entre les deux canaux est l'un des signaux les plus nets du bilan 2025 : la demande institutionnelle en littérature se contracte pendant que la demande des lecteurs individuels se maintient. Les dictionnaires et références subissent un recul très prononcé aux collectivités, avec une baisse de 31,3 %. La catégorie Langues, communication .

L'année 2025  aura  été  marquée  par  une  présence  importante  d'auteurs  étrangers  dans  les  palmarès  de  littérature.  L'autrice  Freida  McFadden se distingue particulièrement, occupant cinq positions dans les dix meilleures ventes de la catégorie, ce qui est exceptionnel. Dans l'ensemble, la littérature progresse de 3,8 %, portée entièrement par les ventes au détail (+6,1 %). Du  côté  des  éditeurs  étrangers,  la  croissance  est  forte  (+8,3 %),  tirée  par  le  roman  historique  étranger  (+25,9 %),  le  policier/thriller  étranger (+18,0 %), la science-fiction et le fantastique étranger (+8,5 %) et le roman étranger (+3,4 %). La part de marché des éditeurs étrangers en littérature atteint 55,5 %.Les ventes des éditeurs québécois en littérature reculent quant à elles de 1,9 %. Le roman québécois résiste mieux (+3,7 %), mais le roman historique, genre important en littérature québécoise, s'effondre (−34,4 %).Le policier/thriller demeure le segment le plus dynamique de la littérature (+14,6 %), dominé à 73,9 % par les éditeurs étrangers. UN RECUL MARQUÉ EN JEUNESSELa catégorie jeunesse est l'une des plus touchées par la baisse des ventes en 2025 : elle recule de 3,1 % en valeur et de 6,4 % en unités. Première catégorie en importance dans les librairies comparables (28,2 % du marché), son repli pèse significativement sur le bilan global.Le recul est particulièrement prononcé aux collectivités, comme mentionné précédemment. Au détail, la baisse est plus modeste (−2,2 % en quantité, +1,6 % en valeur), ce qui témoigne d'une meilleure résistance auprès des consommateurs individuels. Les ventes des éditeurs canadiens en jeunesse reculent de 4,3 %, contre −1,5 % pour les éditeurs étrangers.La sous-catégorie Albums illustrés, la plus volumineuse en jeunesse (39,8 % des unités), recule de 3,6 %. La sous-catégorie Loisirs est la seule à afficher une croissance (+5,1 %), tirée par les cahiers de coloriage, le phénomène Jade Lachine, visible dans tous les palmarès.
La vie pratique est la grande catégorie la plus dynamique en 2025 (+7, 4 % en valeur). Au détail, la croissance est particulièrement soutenue (+10,6 %), tandis qu'aux collectivités, la catégorie recule légèrement (−5,0 %).Cette croissance est portée par la sous-catégorie Loisirs et activités créatrices (+50,4 %), où le phénomène des livres de coloriage est particulièrement marqué. Précisons que les livres de coloriage sont comptabilisés dans les ventes de livres lorsqu'ils sont dotés d'un ISBN valide et publiés par un éditeur de livres reconnu. Après plusieurs années plus difficiles, ce segment est très nettement de retour. La cuisine et gastronomie recule légèrement (−1,3 %). Les éditeurs canadiens dominent largement ce segment (81,2 % du marché), qui demeure l'un des plus imperméables à la concurrence étrangère. La croissance personnelle recule de 7, 4 %, un repli notable après une hausse de 7,7 % l'année précédente.

La bande dessinée affiche une relative stabilité en 2025 (+1,6 % en valeur). Les éditeurs étrangers dominent largement la catégorie avec 7 7, 2  % du marché, et Astérix en Lusitanie trône en tête du palmarès général toutes catégories confondues. Les ventes de manga se main-tiennent stables pour une deuxième année consécutive, ce qui suggère que ce segment a atteint un plateau après plusieurs années de forte croissance.La catégorie Politique et administration publique enregistre quant à elle la plus forte croissance toutes catégories confondues (+32,6 % en valeur). L'effet Trump et le contexte géopolitique de 2024-2025 se reflètent clairement dans les palmarès

17 mars 2026

Plus de quatre millions de livres publiés aux Etats-Unis en 2025

Le nombre total de livres publiés aux États-Unis en 2025 avec un numéro ISBN a bondi de 32,5 % par rapport à 2024, pour atteindre plus de quatre millions d'ouvrages, selon les statistiques compilées par Bowker. Cette augmentation est principalement due aux ouvrages autoédités, dont le nombre de livres imprimés et de livres électroniques (y compris ceux sans code BISAC) a bondi de 38,7 % pour atteindre plus de 3,5 millions, contre 2,5 millions en 2024.  Le nombre de livres publiés de manière traditionnelle en 2025 a augmenté de 6,6 %, passant de 602 428 en 2024 à 642 242. Ce total inclut 310 513 livres publiés avec des codes BISAC, utilisés pour faciliter leur classement par catégorie. L’écart est beaucoup plus faible pour les livres autoédités, ce qui laisse penser que les auteurs autoédités ont bien compris l’importance de l’utilisation de BISAC pour la visibilité de leurs ouvrages.

Andrew Kovacs, responsable marketing produit chez Bowker, a avancé plusieurs facteurs susceptibles d'expliquer la reprise des ventes de livres autoédités en 2025, après une baisse en 2024 par rapport aux niveaux de 2023. Il a notamment avancé que l'une des raisons de cette hausse réside dans la disponibilité et l'adoption croissantes de nouveaux outils au sein de la communauté des auteurs.

« Le fait que chaque aspect du processus d'édition, autrefois disponible uniquement auprès des éditeurs traditionnels, puisse désormais être obtenu auprès des fournisseurs de services d'autoédition avec un niveau de qualité comparable » est probablement le principal facteur d'augmentation de la production, a déclaré Kovacs.

Ces nouveaux outils, a poursuivi Kovacs, aident les auteurs non seulement à écrire et à publier des livres, mais aussi à les distribuer et à les commercialiser. La facilité de publier un même ouvrage sous différents formats – relié, broché ou numérique (chacun nécessitant un ISBN unique) – explique également l'augmentation du nombre de livres publiés, a-t-il ajouté.

Les genres les plus populaires des ouvrages autoédités, dont la grande majorité est publiée en format numérique, restent globalement stables. En 2025, le top 5 était composé des genres suivants : fiction (477 104 livres) ; documentaire jeunesse (401 716 livres) ; jeux et activités (354 684 livres) ; romans jeunesse (265 615 livres) ; et récits de voyage (246 615 livres). Ces catégories, ainsi que les ouvrages de développement personnel, ont représenté plus de la moitié de l'augmentation de la production de livres l'an dernier, a déclaré Kovacs. Du côté de l'édition traditionnelle, le roman pour adultes est resté le genre le plus populaire, avec 39 681 ouvrages publiés en 2025, suivi par la littérature jeunesse, qui a comptabilisé 24 768 titres parus l'an dernier. Les chiffres des deux catégories sont en légère baisse par rapport à 2024. Les cinq premières catégories sont complétées par les ouvrages documentaires pour la jeunesse (21 283 livres) ; les ouvrages sur les affaires et l'économie (18 105 livres) ; et les ouvrages sur la religion (16 095 livres). Dans une perspective à plus long terme, le nombre de livres publiés de manière traditionnelle a augmenté de 10 % entre 2022 et 2025, tandis que le nombre de livres autoédités a bondi de 43,5 %.

Source : Publishers Weekly

14 mars 2026

La santé fragile des librairies de quartier en Espagne

Les librairies indépendantes font partie de ces lieux où l'acheteur profite probablement davantage que le vendeur, mais la pandémie a inauguré une période faste pour le secteur, grâce au soutien indéfectible des lecteurs et à une croissance quasi sans précédent. L'année dernière, les ventes ont commencé à se normaliser, et une baisse de 5,9 % des ventes de livres a mis un terme à cette période faste. Les libraires s'accordent toutefois à dire que le secteur est actuellement florissant malgré la flambée des loyers, qui a déjà pesé lourdement sur les finances des libraires, l'essor des plateformes en ligne et la présence toujours plus importante des chaînes de librairies. Pour rester compétitives, les librairies misent sur le contact humain et proposent des expériences qui vont bien au-delà du simple achat.

On publie davantage de livres, le nombre de lecteurs augmente et les jeunes, que l'on craignait de voir se tourner vers les écrans, restent attirés par la lecture. Dans ce contexte, les librairies indépendantes constituent un pilier fondamental grâce à leur large diffusion, la diversité de leur offre et le contact humain qu'elles proposent. Elles demeurent le lieu privilégié pour acheter des livres, mais elles perdent des clients. « Je ne saurais pas vous dire pourquoi, car, en réalité, les librairies se portent très bien en ce moment », déclare Almudena Amador, propriétaire de Ramón Llull à Valence, à propos de la gestion et du fonctionnement de ces commerces. « C'est une période faste pour les librairies, et je sais que c'est également vrai pour de nombreuses librairies indépendantes », confirme Paco Goyanes, fondateur de Cálamo à Saragosse. D'ici 2025, les librairies seront le canal d'achat habituel pour 67 % de la population, selon l'étude « Habitudes de lecture et d'achat de livres » de la Confédération espagnole des guildes de libraires (FGEE). Au cours des trois années précédentes, ce chiffre oscillait autour de 70 %. Durant ces mêmes périodes, entre 45,4 % et 43,5 % des personnes interrogées ont acheté leur dernier livre dans ces établissements, contre 40 % l'année dernière.

Les prédictions les plus pessimistes, annonçant le sort des librairies comme celui des vidéoclubs avec l'arrivée des livres numériques, ne se sont pas réalisées. Ce format s'est finalement révélé être un complément plutôt qu'un substitut. Cette menace écartée, le secteur se retrouve confronté à deux nouveaux enjeux : l'évolution des habitudes de consommation et la consolidation du marché. « Au final, la concurrence, c'est internet, toutes les grandes plateformes et les grandes enseignes », explique Judit Pino parmi les rayons de Semuret, une librairie centenaire de Zamora qu'elle a reprise il y a sept ans.

Les plateformes de vente en ligne , notamment Amazon, transforment la manière dont les livres sont recherchés et achetés, et internet est désormais le deuxième canal de distribution le plus important. Leurs ressources leur permettent de raccourcir les délais de livraison, d'appliquer systématiquement une remise de 5 % et de réduire, voire de supprimer, les frais de port, quel que soit le montant de la commande. « Quand je paie au moins trois euros et demi de frais de port, je ne peux pas me permettre de vendre un livre de poche à neuf euros et de l'envoyer gratuitement », explique Olga Federico, co-gérante avec Mireia Perelló de la librairie La Impossible, ouverte à Barcelone en 2013.

Le pourcentage d'achats réguliers en ligne a diminué de près de deux points ces trois dernières années, pour atteindre 43 %, et 24 % des personnes interrogées dans le cadre de l'étude de la guilde des libraires admettent avoir effectué leur dernier achat en ligne, soit un point et demi de moins que les années précédentes. Les mêmes indicateurs pour les chaînes de librairies dressent un tableau bien différent. « On observe un phénomène de concentration des points de vente au sein de chaînes, des chaînes en pleine expansion », constate Álvaro Manso, porte-parole de Cegal et propriétaire de Luz y Vida à Burgos. En 2023, 33 % des citoyens déclaraient faire régulièrement leurs achats dans ces commerces, et 13,5 % indiquaient y avoir effectué leur dernier achat. En 2025, ces chiffres étaient passés respectivement à 38 % et 16 %, contre 26,5 % et 11,9 % en 2019. « Nous perdons effectivement une petite part de marché au profit des chaînes », explique M. Manso. « Les chaînes vont finir par égaler nos ventes. »

Les librairies indépendantes misent sur leur approche personnalisée et leurs événements soigneusement sélectionnés pour fidéliser les lecteurs. Elles organisent des ateliers, des clubs de lecture, des présentations de livres… « Cela permet aussi de changer l'image que les gens se font des librairies et de ne plus les réduire à de simples lieux de transactions commerciales », souligne Pino. À El Halcón Maltés, ouverte il y a deux ans par José Parra à Madrid, par exemple, on programme des dégustations de vins et de livres, des ateliers d'écriture, et bien d'autres activités. « Nous essayons de nous inspirer du Barça, qui était bien plus qu'un simple club ; d'être plus que de simples libraires, de proposer une expérience », explique son fondateur, qui présente chaque jour un ouvrage différent sur le compte Instagram de la librairie, suivi par plus de 75 000 personnes – une stratégie qui lui a déjà permis de conquérir de nouveaux clients. « Nous veillons à ce que la visite de la librairie soit une expérience à part entière et à créer un lien avec la communauté », commente Sanmamed.

La relation entre libraires et lecteurs les distingue également de la concurrence. « Le contact humain, le service client… », explique Silvia de la Cruz, avec sa partenaire María Pérez Cano, de Verbena, la librairie qu'elles ont ouverte il y a quelques mois à Madrid avec deux autres associés. « Il arrive un moment où un lien se crée », ajoute-t-elle, évoquant cette proximité qui permet les échanges et les conseils. « Je pense que les gens apprécient vraiment cette intimité avec leur libraire », remarque Menéndez, de la Libraría Paz. « Je suis sûre qu'ils emploient du personnel très compétent », dit Sanmamed à propos des grandes librairies, « mais on n'y retrouve pas cette même proximité, ce même niveau de conseils personnalisés. »

Ces espaces constituent également un terreau fertile et un refuge pour les projets indépendants, tandis que les grandes chaînes, grâce à leur visibilité accrue et à leurs entrepôts, s'intéressent aux segments porteurs comme les sagas romantiques, ce sous-genre littéraire qui mêle fantasy et roman d'amour. « Nous offrons un soutien plus important et une meilleure visibilité aux petites maisons d'édition émergentes qui proposent des choses vraiment originales et uniques », explique Pérez Cano. Les éditeurs indépendants vendent plus de deux fois plus de titres différents que les grandes chaînes (525 000 contre 229 000), et leurs ventes sont principalement tirées par leur catalogue de titres anciens, selon les données de Cegal.

Source : El Pais

7 mars 2026

Égalité femmes-hommes dans le monde du livre ?

À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le ministère de la Culture a publié la 14ème édition de l’Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication. Si des progrès sont constatés, notamment dans le monde du livre, des inégalités persistent, en particulier dans les postes de direction et les écarts de revenus. L’étude se base sur des données récoltées entre 2023 et 2026 sur la part des femmes dans différents secteurs culturels et observe, qu’en 2023, 54 % des personnes en emploi dans le secteur « livre/presse » sont des femmes, dont 65 % dans le domaine du livre. Cette même année, 42 % des artistes-auteurs sont des femmes, tous secteurs confondus. Néanmoins, ces quasi-égalités sont à nuancer car les revenus médians des hommes peuvent être deux à trois fois supérieurs à ceux des femmes selon les domaines, exception faite des traductrices, entre autres. Le rapport analyse également la part des femmes parmi les bénéficiaires des aides attribuées par le Centre national du livre. La part des femmes parmi les bénéficiaires des aides du CNL (tous domaines confondus) atteint 59 % en 2024, après plusieurs années autour de 46 % entre 2018 et 2021. Cela indique une progression notable de la part des autrices soutenues ces dernières années. Les aides attribuées aux autrices et aux traductrices en 2025, réparties en domaines éditoriaux, sont les suivantes :

  • Littérature jeunesse : 75 %,
  • Roman : 58 %,
  • Poésie : 49 %,
  • Théâtre : 47 %,
  • Histoire et sciences humaines et sociales : 45 %,
  • Bande dessinée : 42 %.

On remarque une forte majorité des femmes en littérature jeunesse, ainsi qu'une légère majorité pour les romans. Malgré cela, les montants moyens restent inférieurs ou égaux pour les femmes dans tous les domaines éditoriaux : avec un montant moyen alloué aux femmes de 4 839 euros et de 6 254 euros pour les hommes. De manière générale, concernant les différentes bourses allouées par le CNL en 2025, 59 % des demandes proviennent de femmes. Elles représentent également 59 % des aides attribuées et perçoivent 53 % du montant global alloué. Concernant les bourses d’écriture en 2025, 55 % de demandes ont été déposées par des femmes, dont 53 % attribuées à des femmes. Néanmoins, le montant des aides moyen et de 8 823 euros pour les femmes et 9 750 euros pour les hommes. L’écart moyen est donc de 10 %. Les bourses de résidence ont suscité 60 % de demandes émanant de femmes, 62 % des aides ont été attribuées à des autrices. Le montant moyen reste toutefois plus élevé pour les hommes : 4 421 euros contre 3 742 euros pour les femmes, soit un écart d’environ 15 %. Les résidences en milieu scolaire se distinguent par une présence féminine plus marquée : 67 % ont été déposées par des femmes, qui représentent la même proportion des 315 aides attribuées. Le dispositif, doté d’un budget total de 630 000 euros, prévoit un montant moyen identique de 2 000 euros pour les autrices comme pour les auteurs, sans écart de rémunération.

Les commissions du CNL qui regroupent des professionnels du livre (auteurs, éditeurs, universitaires, critiques), décident de l’attribution de nombreuses aides publiques au secteur. En 2025, les femmes représentent : 48 % des présidences des commissions, 55 % des membres et 55 % de l’ensemble des commissions. Ce dernier chiffre est plutôt stable depuis 2021.</p> Toujours en 2025, la répartition homme-femme est variable en fonction des secteurs. Parmi les chiffres notables, seulement 25 % de femmes font partie de la commission d’Extraduction sciences, sciences humaines et sociales, 37 % de la commission des Arts. Au contraire, 79 % font partie de la commission Littérature jeunesse, 77 % de la commission Partir en livre et 70 % de la commission Vie littéraire.

C'est dans les postes de direction qu'un écart important se fait sentir. Dans les 100 plus grandes entreprises culturelles françaises, dans le secteur livre et presse, 14 % des postes de direction sont occupés par des femmes en 2026. Dans le secteur du livre seul, la part atteint 20 %. Pour les jurys de prix majeurs (Goncourt, Renaudot, Femina, Médicis, Interallié, Décembre) : 47 % de femmes font partie des jurys en 2025, 33 % si l’on exclut le prix Femina, dont le jury est exclusivement féminin. On observe une nette progression ces dernières années concernant la présence d’autrices dans les sélections et récompenses littéraires. Sur neuf grands prix littéraires, entre 2012 et 2019, 37 % des personnes sélectionnées étaient des femmes et 39 % des lauréates. Entre 2020 et 2025, 47 % des personnes sélectionnées étaient des femmes et 43 % des lauréates. Néanmoins si on prend l’historique des lauréats de grands prix littéraires du début du XX<sup>e</sup> siècle à 2025, on trouve 27 % seulement de femmes sur l’ensemble de la période. Mais pour 2020-2025, leur part atteint 54 %, signe d’un rééquilibrage récent.

Source : Livres Hebdo

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27 février 2026

Association du Centre national du livre et de Librio pour le quart d’heure de lecture national

À l’occasion de la cinquième édition du Quart d’heure de lecture national, organisée le 10 mars 2026, le Centre national du livre (CNL) s’associe à Librio, collection de poche des Éditions Flammarion, pour rappeler que la lecture peut trouver sa place dans tous les emplois du temps, quels que soient le temps et le budget dont on dispose. Ce partenariat inédit s’inscrit dans une ambition commune : encourager une pratique quotidienne de la lecture, accessible à tous, en réponse au recul de cette activité et à la concurrence croissante des écrans.

our accompagner cette opération, Librio propose une sélection de 12 titres issus de son catalogue de littérature classique et contemporaine. Courts et accessibles, ces ouvrages se prêtent particulièrement à une lecture par séquences de quinze minutes, permettant à chacun de lire à son rythme.

Identifiés par le logo « Quart d’heure de lecture », ces titres seront mis en avant en librairie grâce à un dispositif dédié comprenant boîtes de présentation et affiches, facilitant leur repérage.

Proposés à des prix compris entre 2 et 3 euros, ces ouvrages incarnent l’engagement historique de Librio : rendre la littérature accessible au plus grand nombre.

La sélection des 12 titres :

  • L’enfant multiple – Andrée Chedid
  • Le Blé en herbe – Colette
  • Le Joueur – Fédor Dostoïevski
  • Gabriel Lambert, le bagnard de l’Opéra – Alexandre Dumas
  • Lanzarote – Michel Houellebecq
  • La légende de Sleepy Hollow suivi dui– Washington Irving
  • La Métamorphose suivi de Dans la colonie pénitentiaire – Franz Kafka
  • Trois histoires énigmatiques : Arsène Lupin – Maurice Leblanc
  • La Parure et autres nouvelles réalistes – Guy de Maupassant
  • Pauline – George Sand
  • Salut et liberté suivi de La Nuit des brutes – Fred Vargas
  • Dieux et héros de la mythologie grecque – Gilles Van Heems

Dans le cadre de cette opération, la SNCF s’associe également au CNL pour relayer le Quart d’heure de lecture national dans les rames du RER C au début du mois de mars. Cette initiative invite les voyageurs à transformer leur temps de transport en moment de lecture, en écho direct à l’esprit de l’opération portée par le CNL.

« En nous associant à Librio, nous affirmons une conviction simple : la lecture doit pouvoir trouver sa place dans chacune de nos journées. À travers cette sélection de textes classiques, courts et accessibles, nous rappelons que quinze minutes suffisent pour renouer avec le plaisir de lire. Ce partenariat illustre l’engagement du Centre national du livre en faveur d’une lecture pour tous, partout et à tout moment. », déclare Régine Hatchondo, Présidente du Centre national du livre

« Nous sommes fiers de nous associer au Centre national du livre pour porter cette cause qui nous est chère. Quinze minutes, c’est le temps d’un café ou d’un trajet en métro : avec Librio, nous voulons montrer que la lecture peut s’inscrire naturellement dans le quotidien de chacun, sans contrainte de temps ni de budget. », dit Pauline Kipfer, directrice de la collection Librio.

 

24 février 2026

Habitude de lecture des américain en 2025

Une nouvelle enquête YouGov (menée auprès de 2 203 citoyens adultes) révèle une réalité contrastée sur les habitudes de lecture aux États-Unis.  Si la majorité de la population a ouvert au moins un livre, la consommation totale est portée par une infime minorité de « super-lecteurs ».  En 2025, 6 Américains sur 10 (59%) affirment avoir lu au moins un livre. À l’inverse, 40% n’en ont lu aucun. Parmi ceux qui ont lu :
-27% ont lu entre 1 et 4 livres;
-13% entre 5 et 9 livres;
-19% ont lu 10 livres ou plus

Cette répartition crée une véritable « inégalité de lecture ». En effet, les 4% de lecteurs les plus assidus (50 livres+) représentent à eux seuls 46 % de tous les livres lus dans le pays. Plus globalement, le top 19% des lecteurs assure 82% de la consommation totale de livres! Le lecteur américain médian a lu 2 livres en 2025, alors que la moyenne s’élève à 8 livres (gonflée par les gros lecteurs). Le niveau d’éducation joue un rôle clé :

-Diplômés de troisième cycle: Médiane de 5 livres (moyenne de 13,6).
-Niveau baccalauréat ou moins: Médiane de 0 (moyenne de 4,6).
-Niveau université (Collège): Médiane de 3 pour les diplômés (moyenne 10,6 ) et 2 pour ceux ayant entamé des études (moyenne 7,7).

L’âge influence également le volume. Par exemple, les 65 ans et plus lisent en moyenne 12,1 livres, contre 8,2. Pour les 30-44 ans, 6,4 pour les 45-64 ans et 5,8 pour les 18-29 ans.
Fait notable : 24 % des seniors ont lu au moins 10 livres.

La politique s’invite aussi dans les statistiques : les Démocrates lisent en moyenne 10,6 livres), contre 7,7 pour les Républicains et 5,9 pour les Indépendants.

L’intérêt pour les affaires publiques est corrélé à la lecture. Ceux qui suivent la politique « la plupart du temps » lisent en moyenne 10,7livres, contre seulement 3,8 pour ceux qui ne s’y intéressent « presque jamais ». Le papier résiste, le numérique domine chez les « gros » lecteurs
Le livre physique reste le support privilégié :

  • 46% des Américains ont lu au moins un livre papier en 2025. 24 % ont lu en format numérique et 23 % ont écouté un livre audio.
  • 23 % lisent exclusivement sur papier.
  • 5 % exclusivement en numérique.
  • 2 % uniquement via l’audio.
  • 29 % alternent entre plusieurs formats.

Bien que seuls 14 % des Américains préfèrent le format numérique, ces derniers sont les plus gros lecteurs. 13 % d’entre eux ont lu plus de 50 livres, contre seulement 4% pour les amateurs de papier et 5% pour les fans d’audio. Le genre « Mystère et Crime » arrive en tête (35% des lecteurs). Suivent l’Histoire (30 %), les biographies/mémoires (27 %). Les thrillers, la fantasy et la romance ferment la marche (tous à 23% ). 51 % des Américains possèdent une carte de bibliothèque, mais 46% n’en ont pas. Parmi les détenteurs de cartes :

-24 % sont des utilisateurs réguliers (au moins une fois par mois).
-20 % empruntent rarement et 7 % jamais.
-19 % utilisent les services annexes (ordinateurs, événements) au moins une fois par mois. L’étude complète est ici.

Source : Idboox

22 février 2026

Hausse de fréquentation pour les bibliothèques de Nantes depuis leur gratuité en 2021

La bibliothèque de Nantes est un réseau de huit établissements formé de la médiathèque du centre-ville – Jacques-Demy –, des médiathèques Lisa-Bresner, Floresca-Guépin, Luce-Courville et de quatre bibliothèques à Breil-Malville, Chantenay, Erdre-Batignolles et Manufacture. En 2024 et 2025, le réseau a accueilli 780 000 visiteurs par an. C’est l’équipement culturel de proximité le plus fréquenté, en hausse de 57 % entre 2022 et 2024, de même que les prêts de livres, multipliés par deux, avec plus de deux millions de prêts par an, présente Vincent Clavelier, le responsable. Paradoxalement, ceux qui empruntent des livres ici sont aussi ceux qui achètent beaucoup en librairie, une partie de nos lecteurs les font vivre. En juin 2020, pendant le Covid, Jacques-Demy fut le seul lieu culturel à rouvrir. À partir de 2021, le système de gratuité universelle a boosté la fréquentation du réseau nantais. Depuis 2023, les médiathèques Lisa-Bresner, Floresca-Guépin, Luce-Courville ouvrent le dimanche et ça marche bien »,décrit Violaine Godin, directrice de Luce-Courville.

« Certains sont là dès l’ouverture et jusqu’à la fermeture »
À Nantes – comme partout –, les jeunes de moins de 15 ans et les seniors forment l’essentiel des visiteurs. Ils sont demandeurs de livres mais aussi de lien social. Jacques-Demy est un lieu de vie et certains sont là dès l’ouverture et jusqu’à la fermeture : des personnes seules, retraitées ou en précarité, poursuit-il. Les gens apprécient l’offre diversifiée, l’emprunt de livres numériques augmente mais aussi le prêt d’objets (machines à coudre, kits d’astronomie, boîtes à histoire…). Le prêt d’instruments de musique, proposé depuis 2024, a du succès », poursuit-il.
La bibliothèque Erdre-Batignolles, ouverte en mai 2023, a été pensée pour que l’on s’y sente  comme à la maison  », avec des espaces jeux. La médiathèque Luce-Courville connaît aussi une hausse de fréquentation, passant de 1 000 abonnés, avant 2019, à 2 200 en 2025. C’est le seul équipement culturel de Nantes nord, on reçoit des ados seuls ou un public familial qui vient aussi d’Orvault et de Sucé-sur-Erdre, pour des conseils de lectures, l’aide d’un écrivain public comme pour des consultations sociales, parce qu’on travaille avec les assos du quartier (Léo-Lagrange, celles des parents d’élèves, Paq’la Lune, l’Etoile du Cens…) », précise Violaine Godin.
La gratuité universelle est appliquée depuis 2021 à Nantes, quel que soit l’âge, d’où que viennent les personnes, l’accès et la consultation sur place de documents sont livres. L’abonnement est aussi gratuit pour tous, quel que soit votre lieu de résidence.

Source : Ouest France

20 février 2026

Hausse du chiffre d'affaire pour Hachette Livre en 2025

Lagardère Publishing, dénomination boursière d’Hachette Livre, dépasse 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025, surperformant des marchés du livre en recul en France (+2%), au Royaume-Uni (+3%) et aux États-Unis (+3%). La maison mère Louis Hachette Group affiche un résultat opérationnel ajusté en hausse de 8 %, à 551 millions d'euros.

La branche édition affiche un chiffre d'affaires de 3,001 milliards d'euros, en progression de 4,5 % en données publiées et de 2,7 % en comparable. L'EBITA atteint 308 millions d'euros (+6,6 %), pour une marge de 10,3 %.

En France, la croissance est de +2 % dans un marché en recul de -1,5 % (source GfK). Le segment Illustré a bénéficié du nouvel album d'Astérix (Astérix en Lusitanie, plus de deux millions d'exemplaires vendus d'après le groupe), des livres de coloriage et des titres cuisine. En Littérature générale, les succès sont portés par Dan Brown (Le secret des secrets, JC Lattès), Nicolas Sarkozy (Le journal d'un prisonnier, Fayard), Pierre Lemaitre (Un avenir radieux, Calmann-Lévy) et Adélaïde de Clermont-Tonnerre (Je voulais vivre, Grasset), lauréate du prix Renaudot 2025. Le segment Éducation a profité de la réforme de la classe de 6<sup>e</sup>.</p>

Au Royaume-Uni, la croissance atteint +3 % dans un marché en léger repli (-0,5 %, source Nielsen), portée notamment par Onyx Storm (Rebecca Yarros), The Hallmarked Man (Robert Galbraith) et Circle of Days (Ken Follett), ainsi que par un nouveau partenariat de distribution avec Bloomsbury.

Aux États-Unis, le chiffre d'affaires progresse de +3 % en comparable (+11 % en intégrant Sterling Publishing/Union Square, acquis en novembre 2024), dans un marché en léger recul (-0,5 %, source AAP). <em>Quicksilver</em> et Brimstone de Callie Hart, ainsi que les rééditions anniversaire de Twilight, figurent parmi les meilleures ventes. Le catalogue soutient également la dynamique, avec la série The Housemaid (Freida McFadden).

En Espagne et en Amérique latine, le chiffre d'affaires recule de -6 %, en partie du fait de la fin de la réforme scolaire nationale amorcée en 2022.

Les Fascicules progressent de +5 %, tirés par Warhammer Combat Patrol (lancé au Royaume-Uni et aux États-Unis) et Disney Novels. Les Jeux de société affichent une hausse de +10 %, avec deux millions d'exemplaires vendus du jeu Skyjo (Blackrock Games) et le lancement réussi de Flip 7 (Catch Up Games)

L'effet de périmètre positif sur la branche édition atteint 98 millions d'euros, intégrant l'acquisition de 999 Games (avril 2025) en sus de Sterling Publishing. Les effets de change ont pesé de -48 millions d'euros, principalement en raison de la dépréciation du dollar américain.

Source : Livres Hebdo

 

 

13 février 2026

Progression du CA du livre en France au 3ème trimestre 2025

Au troisième trimestre 2025, le chiffre d’affaires du livre est stable en volume par rapport à celui du même trimestre 2024 ; il est quasi stable en valeur (tableaux 1 et 2, graphique 13). Cette quasi-stabilité en valeur est caractérisée par une baisse de plus de 10 % des activités de traduction et d’interprétariat que viennent contrebalancer l’évolution du commerce de détail de livres de toute nature et, dans une moindre mesure, celle des diverses activités d’édition. Cette quasi-stabilité en valeur sur un an peut par ailleurs être rapprochée de celle des ventes de livres imprimés neufs mesurées par l’institut NielsenIQ/GfK17.

Comparé à son niveau du troisième trimestre 2019, le volume d’activité du livre diminue de 3 % ce trimestre, le chiffre d’affaires en valeur correspondant progressant de 9 %. L’évolution du chiffre d’affaires du secteur depuis début 2019, avec un premier semestre 2020 touché par la crise sanitaire, montre une tendance marquée par un pic saisonnier au quatrième trimestre, attribuable aux ventes de fin d’année (pic en décembre selon les données mensuelles). Ces chiffres sont tiré de l'Analyse conjoncturelle du chiffre d’affaires de la culture au 3e trimestre 2025 publié par le ministère de la Culture (cliquez ici pour lire ce document).

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