Après l'écran, l'écriture : les premiers romans des acteurs Tom Hanks et Keanu Reeves sortent en français début 2026, le premier rendant hommage au cinéma, le second plongeant dans la science-fiction.
Dans Naissance d'un chef-d'œuvre du cinéma (Seuil), en librairie le 16 janvier après être sorti aux États-Unis en 2023, Tom Hanks raconte le tournage rocambolesque d'un film de super-héros au budget colossal. L'acteur de Forrest Gump et Apollo 13, âgé de 69 ans, "pose un regard d'initié sur les efforts considérables nécessaires à la production d'un film", résume l'éditeur.
De son côté, le Canadien Keanu Reeves, 61 ans, ajoute le titre de romancier à ceux d'acteur, réalisateur et musicien avec Le Livre d'ailleurs (Au diable vauvert), co-écrit avec China Miéville, un auteur britannique de romans de science-fiction et d'horreur. Ce roman, qui suit le périple d'un guerrier immortel, a été écrit parallèlement à la série de BD comics BRZRKR, que Keanu Reeves a co-créée et scénarisée.
La Nuit des Bibliothèques revient pour une 14e édition durant toutes les vacances scolaires de fin d’année et jusqu’au 31 janvier, a annoncé lundi la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Cet événement, qui rassemble plus de 120 bibliothèques publiques, propose de sensibiliser les familles aux bienfaits de la lecture pour les tout-petits grâce à une série d’activités.
Les bibliothèques wallonnes et bruxelloises participantes ouvriront leurs portes pour des lectures d’histoires sur les thèmes de la nuit et des doudous. Les enfants sont invités à venir en pyjama. Ceux-ci auront aussi l’opportunité de créer eux-mêmes des doudous sortis de leur imagination et des histoires découvertes lors d’ateliers "doudou it yourself".
Enfin, l’animation "Au dodo les doudous !" propose aux bambins d’amener leur peluche préférée à la bibliothèque pour qu’elle puisse y dormir. À leur retour, ils pourront découvrir en images les aventures vécues par leur doudou et pourront emprunter les livres qu’il a lus pendant la nuit.
Toutes ces activités sont entièrement gratuites.
La liste des bibliothèques participantes peut être retrouvée sur le site de la FWB.
Alors que le vote du projet de loi de finances est repoussé au 31 décembre, un quart des financements publics devraient disparaître pour le monde du livre. Auteurs, éditeurs, libraires, organisateurs d'événements littéraires… Ils sont, pour la plupart, dépendants des fonds publics dédiés au développement de la lecture et des collections. La lecture était pourtant la grande cause nationale en 2021.
“Un paradoxe", insiste François Annycke, directeur de l’Agence régionale du livre et de la lecture des Hauts-de-France (AR2L).
D’autant plus que cette annonce intervient deux semaines après les États généraux de la lecture, organisés pour redonner aux enfants le goût de lire. Les 7-19 ans passent en moyenne 19 minutes à lire quotidiennement, contre plus de trois heures sur les écrans.
"Quand une librairie se trouve dans un milieu rural ou un quartier difficile, c’est un lieu culturel central et majeur, parce que c’est souvent le seul”, au delà des restrictions budgétaires, le président de l’AR2L s’inquiète de l’accès, de tous, aux pratiques culturelles.
Derrière les livres, il y aussi des auteurs et autrices, rappelle Laurent Marioni. Le patron de la librairie Bulles en stock à Amiens, spécialisée dans la BD, est préoccupé pour les artistes avec lesquels il travaille : “j’ai peur pour cette création et cette créativité.” Son commerce ne sera pas directement touché par les coupes budgétaires, mais il appréhende les années à venir : “Si on casse des choses maintenant, on en paiera les conséquences dans un an, cinq ans, dix ans.”
En 2026, à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance, la Drôme rend hommage à Madame de Sévigné, figure emblématique du Grand Siècle et témoin privilégiée de la vie mondaine et littéraire de son temps. À travers ses lettres adressées à sa fille, la marquise nous laisse un témoignage précieux de l’art d’écrire, de vivre et d’aimer au XVIIᵉ siècle.
Tout au long de l’année, le Département de la Drôme et Grignan vous invitent à (re)découvrir la marquise à travers une programmation riche et vivante : expositions, spectacles, reconstitutions, gastronomie, ateliers d’écriture, visites et animations pour tous. Pour connaître le programme, cliquez ici.
Le Centre national du livre (CNL) en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale et l’ensemble de ses partenaires, invite, pour la cinquième édition, tous les Français et Françaises à célébrer collectivement la lecture à travers le Quart d’heure de lecture national, le mardi 10 mars 2026.
Le CNL invite d’ores et déjà les structures souhaitant rejoindre l’événement à s’inscrire sur son site internet, à consulter le guide pratique en ligne et à partager leurs initiatives via les réseaux sociaux avec la mention du #10marsjelis.
« Donner une place à la lecture dans notre quotidien, professionnel ou privé, permet de faire prendre conscience de l’importance des livres dans la vie de chacun, de leur influence dans la relation à l’autre et du plaisir qu’ils nous donnent ; ils favorisent la création de liens et ouvrent des espaces de réflexion. Notre société en a besoin. », déclare Régine Hatchondo, présidente du CNL.
Que nous soyons non-lecteurs, lecteurs occasionnels, habituels ou inconditionnels, ce dispositif a pour but de remettre la lecture au cœur de notre quotidien, en nous donnant envie de lire 15 minutes par jour… ou plus !
En partenariat avec l’Éducation nationale pour les écoles, le CNL mobilise également les entreprises, les administrations, les associations, les centres sociaux, les EHPAD… En manifestant notre attachement collectif aux livres, cette opération nationale symbolique vise à sensibiliser l’ensemble des citoyens à l’importance de la lecture et à encourager toutes les organisations, publiques et privées, à mettre en place, en leur sein, des projets réguliers autour du livre et de la lecture.
En 2019, l’Éducation nationale a généralisé un « quart d’heure de lecture » dans toutes les écoles. De réels effets ont été constatés après sa mise en place : au niveau collectif, cette pratique offre un temps de silence apprécié par tous, suscite l’enthousiasme et renforce le sentiment d’appartenance au groupe. Ce temps culturel partagé permet également à chacun, une fois le temps de lecture passé, de reprendre son travail dans un état d’esprit plus serein, plus apaisé et plus concentré.
Ces bienfaits s’appliquent également aux adultes. Quinze minutes de lecture au quotidien sont suffisantes pour bénéficier de tous les bienfaits de la lecture. Autant d’occasions de se détendre, de s’évader, de s’étonner et de continuer chaque jour à s’enrichir. La pratique de la lecture a notamment été identifiée comme un des moyens privilégiés pour prendre soin de sa santé mentale – Grande cause nationale 2025 – et cela tout au long de la vie.
Cette année encore, il est possible de participer au Quart d’heure de lecture national en ouvrant tout simplement un livre le 2ème mardi du mois de mars, soit le 10 mars 2026. Un événement à vivre seul ou en temps collectif, au sein d’une association, d’un club de lecture, d’une administration ou d’une entreprise…
La nouvelle bibliothèque centrale d’Ottawa Ᾱdisōke n'ouvrira pas comme prévu en 2026, en raison des retards « irrécupérables » de l'entrepreneur, a expliqué la directrice des services d’infrastructure et d’eau à la Ville d'Ottawa, Carina Duclos, au Comité des finances et des services organisationnels de la Ville d’Ottawa mardi.
Mme Duclos n’a pas spécifié la raison des retards, car celle-ci ne peut être divulguée en séance publique, selon la directrice.
Les travaux sur le site se poursuivent avec beaucoup d'attention et de rigueur, sans jamais perdre de vue notre objectif commun, dit-elle en assurant que le projet n'était pas compromis.
Nous sommes déterminés à collaborer avec tous nos partenaires pour mener ce projet à terme.
Même une fois la construction terminée, Mme Duclos rappelle qu'il restera encore beaucoup de travail avant l'ouverture au public. Il ne faut rien précipiter, ajoute-t-elle.
Sans qu'aucune nouvelle date de fin des travaux ne soit fournie, une diapositive de présentation laisse entendre que la date d'achèvement prévue par l'entrepreneur est désormais fixée à septembre 2026, soit plus tard que la date contractuelle de janvier.
Le maire Mark Sutcliffe a qualifié la nouvelle de décevante. Il relève que plusieurs grands projets lancés peu après le début de la pandémie de COVID-19 avaient été affectés par des problèmes d'approvisionnement.
Il existe toutes sortes de raisons qui peuvent expliquer des retards, dit-il. Et il ne s'agit pas d'un bâtiment ordinaire.
C'est une nouvelle bibliothèque spectaculaire qui deviendra un monument emblématique de notre ville. Nous avons tous hâte de son ouverture.
Plombé par les appels au boycott d'auteurs et la défection d'éditeurs, le festival d'Angoulême n'aura pas lieu en 2026. Les organisateurs du festival international de BD (FIBD), ont annoncé l'annulation de la 53e édition, prévue du 29 janvier au 1er février, considérant, par l'intermédiaire de leurs avocats, qu'elle ne "pourrait avoir lieu dans des conditions satisfaisantes".
Le festival faisait l'objet d'un large appel au boycott d'auteurs et autrices, dont la lauréate du Grand Prix 2025 Anouk Ricard, qui critiquent une dérive commerciale et reprochent à la société 9e Art+ d'avoir licencié une salariée qui venait de porter plainte en 2024 pour un viol survenu en marge du festival. Le 20 novembre, les financeurs publics du festival, qui contribuent pour moitié à son budget d'environ 6 millions d'euros, avaient appelé ses organisateurs à annuler l'édition 2026, estimant "plus que compliqué" d'organiser son maintien.
Les grandes maisons d'édition de BD avaient auparavant jugé cette 53e édition "compromise", jugeant "la confiance (...) rompue" avec les organisateurs.
Malgré cette tempête, le ministère de la Culture continue de plaider pour un maintien du festival fin janvier prochain.
Dans un article publié jeudi 27 novembre, le quotidien Le Monde indique avoir consulté un courriel envoyé par la société privée 9e Art+ qui organise depuis 2007 le Festival international de la BD d'Angoulême, dans lequel elle annonce qu'elle interrompt la mise en œuvre de l'édition 2026 prévue fin janvier. Cette information a été confirmée à franceinfo Culture par une responsable des éditions Dargaud.
"Nous vous informons que la production de l'édition 2026 du Festival d'Angoulême est, à ce jour, mise à l'arrêt" écrit la directrice du protocole, Noémie de La Soujeole, à ses destinataires dans cet e-mail. Nous reviendrons vers vous très prochainement pour vous apporter plus de précisions. Merci de votre compréhension."
De son côté, l'organisation du festival confirme l'envoi du mail et indique à France 3 Nouvelle-Aquitaine qu'"aucune décision n'a été prise de la part de l'organisateur" quant au maintien ou non de la prochaine édition, censée se tenir du 29 janvier au 1er février 2026. Le Monde précise que c'est la première fois depuis le début de la crise qui secoue l'événement charentais que l'opérateur chargé de l'organiser évoque un renoncement, mais que le terme d'annulation n'est pas officiellement utilisé. 9e Art+ a même fait savoir au quotidien du soir qu'aucune décision n'avait été prise de la part de l'organisation.
Entrez dans un monde où l’encre devient sortilège, et le dessin, un art de la magie... L’univers féérique du manga L’Atelier des Sorciers prend vie à Versailles dans un lieu au charme inattendu : l’Ancienne Poste, transformée pour l’occasion en galerie enchantée. Cette exposition, visible du 18 avril au 12 juillet 2026, met à l’honneur Kamome Shirahama, mangaka japonaise reconnue pour son trait raffiné et son approche singulière de la bande dessinée. Une immersion dans les coulisses d’un manga culte, où chaque trait à l’encre révèle un monde de magie, de transmission et de poésie.
Si vous êtes passionné par les mangas initiatiques, attiré par les univers graphiques sophistiqués, ou simplement curieux de découvrir un art exigeant et sensible, cette exposition vous tend les bras. Vous y découvrirez des reproductions soignées de planches originales, accompagnées d’explications sur les techniques traditionnelles de l’artiste, encore entièrement réalisées à la main, dans une industrie pourtant largement passée au numérique. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs de bande dessinée japonaise, de fantasy et de dessin d’art.
Le parcours proposé à l’Ancienne Poste s’adresse aussi bien aux adolescents fans de shōnen, qu’aux adultes férus de narration poétique et aux curieux de l’illustration contemporaine. On y retrouve les valeurs de persévérance, de connaissance et de solidarité qui imprègnent chaque volume de L’Atelier des Sorciers, série entamée en 2018 et qui comptera bientôt treize tomes. Le tout, porté par une esthétique délicate et profondément immersive. Vous aimez flâner dans des expositions où l’on prend le temps de contempler le geste artistique ? Vous vous passionnez pour les processus créatifs et le dessin d’auteur ? Alors cette exposition est faite pour vous.
En revanche, si vous êtes à la recherche d’une animation interactive ou d’un parcours ludique pour de jeunes enfants, ce rendez-vous pourrait ne pas répondre à vos attentes. L’exposition s’inscrit dans une logique de contemplation, de découverte artistique et de réflexion autour du processus de création. Ici, pas d’effets numériques ni de dispositifs immersifs : tout repose sur la force évocatrice du trait, de l’encre et du papier.
Sous les voûtes de l’Ancienne Poste, chaque reproduction exposée devient une fenêtre ouverte sur le monde de Coco, l’héroïne de L’Atelier des Sorciers. À travers le regard de Kamome Shirahama, la magie n’est pas un don inné, mais un savoir à acquérir, un langage à apprendre, une discipline à pratiquer. Une vision profondément humaniste et éducative, qui fait de cette œuvre une véritable ode à l’apprentissage et à la curiosité.
En arpentant les salles, vous serez invités à découvrir les coulisses d’un manga à succès, bientôt adapté en série animée sur Netflix, et dont la richesse visuelle impressionne autant qu’elle émeut. L’exposition révèle également la démarche d’une artiste en marge des tendances industrielles, revendiquant une pratique lente, artisanale et profondément personnelle. Une déclaration d’amour à l’art du dessin, que vous pourrez contempler à votre rythme.
Que vous soyez en quête d’un moment de détente artistique en solo, d’une sortie culturelle entre amis, ou d’un rendez-vous à deux autour d’un univers enchanteur, cette exposition propose une parenthèse hors du temps, à deux pas du château de Versailles. Le lieu, intimiste, se prête à une découverte posée et attentive, idéale pour s’imprégner pleinement de la délicatesse du travail de Shirahama.
Les financeurs publics du festival international de la bande dessinée d'Angoulême (FIBD) ont demandé jeudi 20 novembre à ses organisateurs de renoncer à la tenue de la prochaine édition prévue en janvier 2026, estimant son maintien « plus que compliqué ».
« Il nous apparaît plus que compliqué d'organiser le maintien de l'édition 2026 », sans les éditeurs et des auteurs, a annoncé le maire d'Angoulême Xavier Bonnefont lors d'une conférence de presse des collectivités locales et d'un représentant de l’État, qui financent l’événement à hauteur de 50 %. « Ce sont les auteurs et autrices, avec leurs maisons d'édition, qui font le festival. Sans eux et sans festivaliers, pas de festival et sans festival, pas de subvention publique », a ajouté l'élu.
« Nous demandons donc à l'association du FIBD (propriétaire de l'événement) et à l'organisateur (la société 9e Art + de tirer les conclusions que cette réalité impose », a-t-il expliqué, assurant « se mettre en ordre de marche » pour trouver « un nouvel opérateur » afin d'organiser l'édition 2027.
Anticipant la demande des financeurs publics, la présidente de l'Association du FIBD Delphine Groux, qui a déjà été écartée, avec le patron de 9e Art + Franck Bondoux, de la direction du festival à partir de 2028, a par ailleurs adressé jeudi matin un courrier aux membres de l'association. Elle y affirme que l’annulation du festival en 2026 serait une « catastrophe » pour la ville d’Angoulême et assure avoir « traité en toute loyauté, respect et impartialité les cinq dossiers reçus des candidats ». « Notre décision de retenir les deux candidats finaux a été prise à l’unanimité en présence de notre avocat / conseil qui nous a accompagnés tout au long du processus », complète-t-elle. Delphine Groux, qui défend son bilan, indique aussi avoir reçu des insultes et des menaces de mort.
Le ministère de la Culture avait cependant appelé mercredi à maintenir la 53e édition prévue du 29 janvier au 1er février prochains. Contacté jeudi par l'AFP après l'annonce faite à Angoulême, il a maintenu cette position.