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23 juillet 2024

L’éditeur de bande dessinée Delcourt racheté par Editis

Les grandes manœuvres dans l’édition ne connaissent pas de trêve estivale. Editis avait été récemment écarté du rachat d’Humensis (Puf, Editions de l’Observatoire, Belin…) qui devrait se jouer en septembre entre Albin Michel et Gallimard. La déception aura été de courte durée puisque le deuxième groupe d’édition français, propriété du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, annonce être entré en négociations exclusives pour acquérir Delcourt. Une belle opération qui va permettre à Editis de se renforcer dans le secteur de la BD et des mangas où il n’occupait jusqu’ici qu’une place modeste.

Tout le contraire de Delcourt qui en moins de quarante ans s’est hissé parmi les trois acteurs majeurs du secteur au côté de Glénat et Dargaud (Médias Participations). Son fondateur Guy Delcourt, un ancien rédacteur en chef de la revue Pilote, a souvent eu de bonnes intuitions. Il est le premier à avoir réalisé avec succès l’adaptation en français de grands titres de la BD américaine moderne tant en comics qu’en romans graphiques. On lui doit notamment The Watchmen (Alan Moore / Dave Gibbons), The Dark Knight Returns (Frank Miller), Hellboy (Mike Mignolia), ou bien encore la série Walking Dead de Robert Kirkman et Charlie Adlard. Mais aussi tous les albums de Chris Ware (Jimmy Corrigan) et de Daniel Clowes (Black Hole), tous deux grand prix du Festival d’Angoulême.

La bande dessinée franco-belge occupe également une bonne place dans un catalogue qui compte au total environ 10 000 titres. Parmi eux de grands succès comme la série Donjons pilotée par Lewis Trondheim et Johann Sfar, mais aussi des Légendaires de Patrick Sobral et évidemment Lanfeust de Troy, lancée par Christophe Arleston aux éditions Soleil rachetée par Delcourt. Enfin le groupe est également bien implanté depuis près de vingt ans dans les mangas grâce au rachat de Tonkam.

Guy Delcourt avait cédé il y a six ans 49 % du capital de son groupe à Florac, le fonds d’investissement de la famille Marie-Jeanne Meyer. Selon nos informations, ce fonds souhaitait céder cette participation et, en fonction de l’acquéreur, Guy Delcourt était lui-même ouvert à vendre tout ou partie de la sienne en continuant à diriger le groupe pendant encore quelques années. Les dirigeants d’Editis auront manifesté trouvé les arguments pour le convaincre. Sans doute en y mettant le prix fort.

Source  : Télérama 

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28 juin 2024

La lecture, grande gagnante du Pass culture chez les jeunes bénéficiaires

Le dispositif Pass culture est plébiscité pour l'achat de livres, selon une étude menée en collaboration avec l'Observatoire de la librairie du Syndicat de la Librairie française.  Entre 15 et 18 ans, l'âge du public auquel le Pass culture est destiné, ce ne sont pas les DVD ou les concerts, ni les festivals qui dominent. Ce sont bien les livres : plus de la moitié des utilisateurs ont déjà réservé au moins un livre depuis la mise en place du dispositif, selon cette étude commandée par le gouvernement actuel.

C'est même le premier poste d'utilisation, avec environ 114 euros dépensés par bénéficiaire. Si depuis sa création il y a cinq ans, le Pass Culture a surtout mis en lumière l'amour des jeunes Français pour les mangas - en tête des genres les plus réservés avec près de 40% - la tendance s'inverse depuis le début de l'année. Ce sont désormais les romans et les nouvelles qui dominent le classement, avec 41% contre 30% pour les mangas. Autre enseignement dans l'air du temps : si les 16-19 ans passent plus de cinq heures par jour sur leur écran, plus de la moitié affirme qu'au moins une demi-heure sur ce total est utilisée pour la lecture.

Source  : France Info Culture

29 avril 2024

Diminution des achats de livres en France à cause l'instauration des frais de port

Depuis le 7 octobre 2023, les achats de livres neufs en ligne avec un panier inférieur à 35 euros sont soumis à des frais de port de 3 euros. Cette mesure, pensée pour protéger les librairies physiques françaises, a en réalité déclenché une cascade de réactions contrastées. Les données de l'IFOP montrent un déclin significatif des achats de livres depuis la mise en place de cette initiative, avec 40% des consommateurs qui déclarent réduire leurs dépenses en lecture, une conséquence directe de la pression économique accrue sur leur budget. L'objectif était transparent : stopper la domination d'Amazon.

Amazon a vivement critiqué cette loi, prévoyant une réduction du pouvoir d'achat des Français et un accès restreint à la culture, surtout dans les zones moins desservies par les librairies physiques. En parallèle, l'entreprise a perdu l'avantage de la livraison gratuite pour ses membres Prime sur les commandes de livres. Cependant, certains commerces, comme Fnac et Cultura, semblent un peu mieux résister.

Macron a annoncé une possible taxe sur les livres de seconde main
La Commission européenne a exprimé des doutes sur l'efficacité de la mesure, suggérant l'absence d'un impact positif après son application. En effet, malgré les intentions législatives, seulement 26% des consommateurs se tournent vers les librairies indépendantes plus fréquemment. Selon l'IFOP, 63% des lecteurs disent avoir vu leur pouvoir d’achat impacté par l’instauration des frais de livraison. 

Et visiblement, le gouvernement ne semble pas trop faire attention à ces chiffres. Lors de sa visite au Festival du livre de Paris le 12 avril 2024, le président Emmanuel Macron a proposé l'introduction d'une "contribution" sur les livres d'occasion afin de soutenir le prix unique du livre, en place depuis 1981, et d'améliorer l'aide aux auteurs, éditeurs et traducteurs. Toutefois, les détails de cette mesure restent flous et cela pourraient impacter les jeunes et les étudiants, qui bénéficient grandement du marché de l'occasion pour accéder à la lecture à moindre coût.

Source : Economie Matin

10 avril 2024

Bibli'ambule, un drôle de triporteur avec sept hamacs dans la Manche

Si vous avez prévu de participer à la manifestation Du jardin à l’assiette organisée dimanche 14 avril 2024 au Pavillon des énergies, à Saint-Lô, vous apercevrez la Bibli’ambule.Ce drôle de triporteur se transforme, une fois ouvert, en bibliothèque ludique dotée de sept hamacs pour accueillir les lecteurs de tous poils. Le Département de la Manche, via sa Bibliothèque départementale, vient d’en faire l’acquisition.

«Il sera mis à la disposition de nos médiathèques et bibliothèques adhérentes, au gré de leurs programmes d’action », explique Nicolas Huart, responsable des collections à la Bibliothèque départementale de la Manche.

Un bel outil original et ludique qui permettra aussi aux bibliothèques de sortir de leurs murs et d’aller à la rencontre de publics pour lesquels la lecture n’est pas forcément évidente

« La lecture est l’une des priorités majeures du Département », rappelle Valérie Coupel-Beaufils, conseillère départementale en charge de l’action culturelle.

Le taux d’inscrits dans les bibliothèques de la Manche est identique à la moyenne nationale, soit 12, 6 %. En 2022, on recensait ainsi 53 130 emprunteurs, sur une population desservie de 421 435 personnes.  Ce triporteur doté d’une double assistance électrique (il pèse 100 kg sans les livres !) est fabriqué par les Ateliers Z’ambules, situés à Paris. C’est la première Bibli’ambule que le Département commande. Coût de l’acquisition : 17 700 €, financés par le Département, avec une aide de 9 000 € du Ministère de la culture.

Après Du jardin à l’assiette, la Bibli’ambule sera déployée à Portbail, sur le site du festival Les Pinsonores, les samedi 27 et dimanche 28 avril prochains.

« On le retrouvera aussi lors des Traversées Tatihou au mois d’août », confie Nicolas Huart.

Source  : Côté Manche

13 février 2024

Rachat du diffuseur numérique e-Dantès par Albin Michel

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Le diffuseur numérique e-Dantès intègre le groupe Albin Michel. Il apportera son expertise en diffusion aux maisons d’édition d’Albin Michel mais continuera aussi d’accompagner ses clients éditeurs actuels comme Bragelonne, L’Atalante, Métailié, Anne Carrière, MxM Bookmark ou encore Alter Real. « Ce rachat va permettre une accélération de notre développement digital en lien avec Adilibre, notre filiale de distribution numérique », se projette Gilles Haéri, directeur général du groupe Albin Michel. 

Fondé en 2012 par Alain Nevant et Stéphane Marsan, e-Dantès compte aujourd’hui une dizaine de collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros en 2023. Maintenant dirigé par Émilie Mathieu et Alexandre Levasseur, le diffuseur numérique se spécialise dans de multiples segments comme l’imaginaire, la romance, le thriller, le développement personnel, l’ésotérisme ou le parascolaire. « Cette étape passionnante marque un moment clé dans la déjà riche histoire d’e-Dantès. Elle consolide notre présence sur le marché de l’édition, renforce notre détermination à investir dans de nouvelles initiatives sur le marché numérique eBook et Audiobook, tout en affirmant notre engagement envers nos différents clients et partenaires », analyse Émilie Mathieu

« Ce rapprochement est une opportunité pour e-Dantès. Il permet de nous maintenir à la pointe de l’innovation sur des enjeux majeurs du futur du livre comme l’IA, l'e-commerce et les nouvelles technologies appliquées au secteur de l’édition. De quoi contribuer activement à l’avenir de notre secteur », complète Alexandre Levasseur.

Source  : Livres Hebdo 

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31 octobre 2023

Feu vert de l'UE pour l'acquisition d'Editis par Kretinsky

feu vert UE achat éditis

Dans le monde de l'édition, la nouvelle était très attendue. La Commission européenne a annoncé, mardi 31 octobre, avoir donné son aval à l'acquisition par l'homme d'affaires tchèque Daniel Kretinsky du groupe français Editis, cédé par le groupe Vivendi.

Dans sa notification, la Commission explique que la participation de 25 % du groupe Czech Media Invest (CMI), détenu par Daniel Kretinsky, dans Fnac-Darty, ne pose pas de problème de concurrence. La crainte était que la Fnac, enseigne de produits culturels qui se revendique "premier libraire de France", favorise les livres publiés par Editis au détriment de ses rivaux, ou qu'Editis réserve une exclusivité à la Fnac pour vendre ses livres aux consommateurs.

Mais d'une part, estime la gardienne de la concurrence dans l'Union européenne, "la participation minoritaire actuelle de Daniel Kretinsky ne lui confère pas de contrôle sur Fnac Darty", avec ces 25,03%, même s'il est premier actionnaire. D'autre part, la société tchèque "ne serait pas incitée financièrement, dans les circonstances actuelles, à restreindre l'accès des livres d'Editis aux concurrents de Fnac Darty dans le secteur de la vente au détail".

Editis (avec des maisons comme Robert Laffont, Le Robert, Nathan, Plon, etc.) est le numéro deux français de l'édition, derrière Hachette Livre (Grasset, Larousse, Livre de poche, Hatier, etc.), qui réalise environ deux tiers de son activité en dehors de la France. 

Depuis 2018, le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, déjà à la tête d'un petit empire médiatique dans son pays et d'un puissant groupe énergétique, a racheté de nombreux médias en France. Il contrôle notamment MarianneElleTélé 7 Jours, 4 5% du média vidéo Loopsider et plus de 5 % du groupe TF1. Premier actionnaire de Fnac-Darty, l'homme d'affaires de 48 ans tente également d'acquérir une partie du groupe informatique Atos et participe à la reprise du distributeur Casino.

Source: L'Express

 

8 août 2023

Accord pour l’achat de Simon & Schuster entre Paramount Global et la société de capital-investissement KKR

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Paramount Global et la société de capital-investissement KKR ont confirmé que KKR achèterait Simon & Schuster pour 1,62 milliard de dollars (1,27 milliard de livres sterling) dans le cadre d'une transaction entièrement en espèces. Après la clôture de la transaction, Simon & Schuster deviendra une société privée autonome et continuera d'être dirigée par Jonathan Karp, président et chef de la direction, et Dennis Eulau, coo et cfo KKR créera un programme d'actionnariat au profit des employés de S&S, il a été également annoncé. 

Karp a déclaré: "Tous les dirigeants de Simon & Schuster qui ont rencontré KKR sont sortis de ces conversations impressionnés par la profondeur de l'intérêt de KKR pour notre entreprise et leur engagement à nous aider à grandir, à prospérer et à devenir une entreprise encore plus forte. Avec le soutien de KKR , nous sommes impatients de collaborer sur de nouvelles stratégies qui amélioreront notre capacité à fournir aux lecteurs un large éventail de livres et à offrir aux auteurs la meilleure publication possible qu'ils peuvent recevoir.

KKR a l'intention de "soutenir de nombreuses initiatives de croissance, notamment l'extension du solide programme d'édition national de Simon & Schuster à divers genres et catégories, l'élargissement de ses relations de distribution et l'accélération de la croissance sur les marchés internationaux", indique le communiqué.

La société de capital-investissement "soutiendra également Simon & Schuster dans la création d'un vaste programme d'actionnariat pour offrir à tous les plus de 1 600 employés de l'entreprise la possibilité de participer aux avantages de la propriété après la clôture de la transaction. Depuis 2011, les sociétés du portefeuille de KKR ont attribué des milliards de dollars de valeur totale des fonds propres à plus de 60 000 employés non cadres dans plus de 30 entreprises », a-t-il déclaré.

Ted Oberwager, associé chez KKR, a déclaré : « L'histoire de près de 100 ans de Simon & Schuster témoigne de la valeur durable de l'expression créative à travers les mots écrits et parlés. Nous sommes heureux d'investir derrière Jon et l'organisation extrêmement talentueuse de Simon & Schuster pour soutenir leur mission de fournir un contenu de marque aux lecteurs du monde entier.

Richard Sarnoff, président de Media chez KKR, et ancien vice-président exécutif et directeur financier de Random House, a ajouté : « Nous voyons une opportunité convaincante d'aider Simon & Schuster à devenir un partenaire encore plus fort des talents littéraires en investissant dans l'expansion du les capacités et les réseaux de distribution de l'entreprise à travers les médias et les marchés tout en conservant son héritage de 99 ans d'indépendance éditoriale.

"Nous pensons également que l'opportunité de créer une culture de propriété au sein de l'un des plus grands éditeurs au monde a un énorme potentiel de création de valeur pour toutes les parties prenantes de Simon & Schuster."

La finalisation de la transaction sera soumise aux approbations réglementaires.

Source : The Bookseller

26 juillet 2023

Enquête sur une "éventuelle prise de contrôle anticipée" par Vivendi de Lagardère lancée par la Commission Européenne

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La Commission européenne a annoncé, mardi 25 juillet, l'ouverture d'une enquête formelle au sujet d'une éventuelle prise de contrôle anticipée de Lagardère par Vivendi, ce qui contreviendrait aux règles de l'Union européenne.

Le 9 juin, la Commission avait autorisé Vivendi, le groupe du milliardaire Vincent Bolloré, à absorber son ancien rival Lagardère, à plusieurs conditions : céder le magazine Gala ainsi que ses activités dans l'édition que sont Editis et ses entités (Robert Laffont, Nathan, Le Robert, Pocket, etc.). Ces engagements "répondent intégralement aux problèmes de concurrence relevés par la Commission" dans son enquête, avait jugé l'exécutif européen. S'il s'avère que l'opération a été mise en œuvre avant ce feu vert, Bruxelles pourrait infliger à Vivendi une amende pouvant atteindre 10% de son chiffre d'affaires total.

L'ONG Reporters sans frontières (RSF) avait réclamé une telle enquête. "Compte tenu des nombreux signaux attestant d'une emprise croissante de Vincent Bolloré sur les médias du groupe Lagardère avant même la validation du rachat, il est étonnant qu'une enquête pour prise de contrôle anticipée n'ait pas été lancée plus tôt", avait alors estimé le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, pointant du doigt "les changements importants intervenus notamment dans les rédactions du Journal du dimanche et de manière plus prégnante encore à Paris Match".

Ce 25 juillet, après l’annonce de Bruxelles, Vivendi, via un porte-parole, a rappelé que « l’ouverture d’une enquête ne préjuge en rien de l’existence d’une infraction. (…) A ce stade, Vivendi n’a pas de détails sur cette enquête avec laquelle elle entend coopérer pleinement. Nous estimons avoir pleinement respecté les règles applicables en matière de concentrations et nous nous engageons à continuer à les respecter jusqu’à la pleine exécution des remèdes offerts à la Commission européenne pour le rapprochement avec Lagardère. » Et de souligner que l’enquête « ne remet pas en cause l’autorisation de l’acquisition de Lagardère par Vivendi rendue par la Commission européenne. » Vivendi joue marche sur des oeufs mais joue gros : pas question de renoncer à une opération qui lui ferait quasiment doubler de taille, avec 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 66 000 salariés.

11 juin 2023

Validation du projet de rachat de Lagardère par Vivendi de la Commission européenne

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La Commission européenne a validé l’opération de rachat de Lagardère par Vivendi vendredi 9 juin, après près de neuf mois d’enquête approfondie, selon un communiqué de l’autorité de la concurrence à Bruxelles. Celle-ci a néanmoins posé deux conditions pour la finaliser : les ventes du groupe Editis et du magazine Gala, appartenant à Vivendi.     

« Nous devons veiller à ce que les marchés de l'édition et de la presse restent compétitifs et diversifiés pour favoriser une pluralité d'idées et d'opinions », a déclaré la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager. « Les remèdes proposés par Vivendi permettront de préserver la concurrence existante sur ces marchés, au bénéfice des consommateurs », a-t-elle conclu.

« La décision de la Commission est subordonnée au respect intégral des engagements contractés », et la mise en œuvre des cessions sera contrôlée « par un mandataire indépendant sous la supervision de la Commission », ajoute le communiqué de la Commission. Il évaluera « l'adéquation des acheteurs » dans le cadre d'une procédure d'approbation distincte.

Alors que Vivendi souhaite entrer en négociations exclusives avec un des candidats à la reprise du magazine Gala « très prochainement », le groupe a signé fin avril une promesse d’achat avec IMI pour Editis. Yannick Bolloréprésident du Conseil de surveillance de Vivendi, espère boucler les deux opérations avant « la fin octobre ».

« Ce rapprochement répondra à notre ambition stratégique d’internationalisation de nos activités et à notre volonté d’être un acteur mondial de référence de la culture et du divertissement », a-t-il déclaré après l’annonce de la Commission européen. De son côté, Arnaud Lagardère, P-DG du groupe éponyme, s’est félicité de travailler dorénavant avec un « ami, Vincent Bolloré, si injustement pris à partie ces derniers temps ».

Du côté d’IMI, la filiale d’investissement de Daniel Kretinsky en passe d’acheter Editis, on se félicite de cette étape importante tout en se refusant à tout commentaire en attendant la validation des mêmes autorités sur leur projet de rachat. Celle-ci pourrait intervenir dans les prochaines semaines.

Quant aux représentants des salariés d’Editis, qui font part depuis plusieurs semaines de leurs inquiétudes de ne pas être entendus par les repreneurs, ils sont circonspects. Pour Didier Glachant, coordinateur syndicale Cgt groupe Editis, l’autorisation de la Commission est « une bien triste nouvelle pour l’indépendance des médias, celle de l’édition et le pluralisme du débat public en France ».

Source: Livres Hebdo

2 mai 2023

Augmentation du nombre de livres achetés par les 16-29 ans en Allemagne

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En Allemagne, les jeunes acheteurs de livres deviennent de plus en plus actifs sur le marché du livre. Ces dernières années, les dépenses des acheteurs de 16 à 29 ans ont considérablement augmenté, et ils ont également acheté plus de livres par habitant. Les médias sociaux deviennent de plus en plus importants pour eux comme source d'inspiration. Tels sont les résultats de cette étude de GfK commandée par l'Association allemande de l'industrie du livre et le grossiste en livres Libri. Les principaux résultats sur le comportement d'achat des acheteurs de 16 à 29 ans en comparaison de 2022 à 2017 :

  • Le nombre d'acheteurs (livres à usage privé, hors livres scolaires et spécialisés) a – comme le nombre total d'acheteurs – diminué, à savoir de 18 %, passant d'environ 4 millions à environ 3,3 millions de personnes,
  • les dépenses des jeunes ont toutefois augmenté de 8 %, passant de 392 millions d'euros à 425 millions d'euros. La croissance est particulièrement forte à 19 % chez les 16 à 19 ans,
  • L'intensité d'achat de ceux qui achètent des livres a augmenté de manière significative de 23,9 % : en 2017, 9,4 titres ont été achetés par habitant, en 2022, c'était déjà 11,7. Chez les 16 à 19 ans, l'intensité d'achat a même augmenté de 58,9 % (passant d'une moyenne de 7,5 livres en 2017 à 12,0 livres actuellement). 
Les médias sociaux deviennent de plus en plus une source d'inspiration pour les jeunes : près d'un euro sur cinq dépensé en livres chez les 16-29 ans est désormais basé sur les recommandations des réseaux sociaux et des influenceurs, par exemple sur TikTok ou Instagram. A 19 ans c'est même plus d'un sur quatre. Les chiffres proviennent d'une évaluation spéciale du GfK Consumer Panel Media:Scope Buch avec un total de 20 000 personnes. Ils sont représentatifs de la population résidente allemande âgée de 16 ans et plus, pour un total de 62,2 millions de personnes.

« Dans quelle mesure nous, en tant qu'industrie, réussissons-nous à intéresser les jeunes à la lecture est l'une des questions cruciales pour notre avenir. Les chiffres montrent que les livres sont très populaires auprès des adolescents et des jeunes adultes, malgré une concurrence médiatique croissante. Mais ils montrent aussi que nous ne pouvons pas nous asseoir et nous détendre. Le KulturPass pour les 18 ans, que le gouvernement fédéral lance cet été, est une mesure importante. Dans le même temps, les éditeurs et les libraires s'engagent à développer de nouvelles façons d'atteindre les jeunes clients, par exemple avec le Libri.Campus, que nous sommes heureux de soutenir cette année », déclare Peter Kraus vom Cleff, directeur général du Borsenverein  à Böersenblat.

« L'engouement des jeunes pour les livres est une formidable opportunité pour le marché du livre et pour une société libre et éclairée. En tant qu'industrie du livre, nous avons la responsabilité de promouvoir et d'entretenir cette passion sur le long terme, mais surtout de la faire grandir. Surtout ceux qui ne sont pas naturellement incités à lire », explique Alyna Wnukowsky, porte-parole du conseil d'administration de Libri . « Nous y apportons notre contribution en développant des approches pour et avec les librairies sur le Libri.Campus afin d'atteindre et de fidéliser encore mieux les groupes cibles de jeunes lecteurs à l'avenir.

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