Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 300
Publicité
editeurs
13 juin 2022

Revenu engrangé par les éditeurs grâce à Mangas.io

Mangas

L’abonnement numérique est-il l’avenir du manga ? C’est le pari de Mangas.io, spécialiste de la lecture par abonnement lancé en mai 2020. Alors même que la part du numérique reste marginale dans le chiffre d’affaires global de la bande dessinée en France (mangas inclus), surtout en comparaison du Japon où le papier pèse moins de la moitié des ventes totales de mangas, Mangas.io revendique aujourd’hui plus de 40 000 comptes créés, avec une forte accélération depuis le début de l’année.

«Pour 6,9 euros par mois, nous proposons à nos abonnés un accès illimité au catalogue numérique de nos éditeurs partenaires auxquels nous reversons une part de l’abonnement, au prorata de la lecture de chacune de leurs séries », résume Mélanie Galagain, responsable du marketing et de la croissance chez Mangas.io. La formule permet aux éditeurs de récupérer 70 % du revenu net généré par les abonnements tout en ayant accès aux statistiques de lecture : un outil apprécié pour analyser les tendances. Et si Mangas.io ne communique pas encore sur le nombre de ses abonnés payants, ceux-ci sont « plusieurs milliers » et leur nombre connaît une progression constante, assure Mélanie Galagain.

De manière plus large, Mangas.io permet aussi aux éditeurs de composer – dans une certaine mesure – avec la réalité implacable d’un marché dominé par les pratiques de lectures numériques illégales. Quantités de titres paraissent en version papier en France alors qu’ils déjà été traduits en ligne et proposés en accès gratuit. Selon la société britannique Muso, spécialisée dans l’analyse du piratage, le téléchargement illégal de mangas a progressé de 58 % en 2021.

«Ne pas prendre en compte cette pratique de consommation serait absurde », note Camille Mercier, président des éditions Nazca, qui figurent parmi les partenaires de Mangas.io. A ce titre, supports numérique et papier ont de plus en plus vocation à travailler de concert même s’il s’agit moins, dans le cas de Mangas.io, de lutter contre le piratage que d’en atténuer les effets en offrant les conditions les plus attractives possibles aux lecteurs.

Un éditeur comme Kana, qui a rejoint Mangas.io en fin d’année dernière, va par exemple jusqu’à organiser des avant-premières sur la plateforme pour « lancer » ses titres. De son côté, Nazca propose sa série phare TODAG en traduction simultanée, misant sur l’effet mobilisateur des communautés de lecteurs, souvent très actives, pour générer des ventes papier. Sans parler des revenus issus directement de l’abonnement : au global, les droits reversés par la plateforme au titre de la lecture numérique représentent 6 % de chiffre d’affaires additionnel pour Nazca, pour un montant s’élevant « à plusieurs dizaines de milliers d’euros », selon Camille Mercier.

Contrairement aux modèles d’achat direct en numérique qu’on trouve sur d’autres plateformes et qui risquent de cannibaliser les ventes papier, Mangas.io s’inscrit davantage dans une logique de découverte. Les éditeurs y trouvent leur compte : « Dans le cadre d’un abonnement, on est plus proche de YouTube et de l’industrie musicale, décrypte Camille Mercier. Les clients qui apprécient peuvent passer à l’acte d’achat et ceux qui ne l’apprécient pas nous rémunèrent malgré tout par leur lecture numérique. » De la même manière pour Hicham Chennaf, co-fondateur des éditions ManEd, c’est la complémentarité entre papier et numérique qui fait l’attrait de Mangas.io : « Le partenariat génère des ventes additionnelles significatives pour ManEd, explique-t-il. Ce n’est pas le chiffre d’affaires qui est le plus intéressant à regarder, forcément moindre en numérique qu’en papier, c’est la communication réalisée par le numérique et qui génère des ventes papier. » Trois titres du catalogue ManEd représentant une vingtaine de tomes sont disponibles sur Mangas.io. Nazca de son côté propose sur Mangas.io l’intégralité de son catalogue numérique. Seules manquent les œuvres dont l’éditeur ne détient pas les droits numériques ou quand ceux-ci sont indisponibles.

Si tous les éditeurs de mangas n’ont pas rejoint Mangas.io, la plateforme peut compter sur le partenariat de dix spécialistes pour proposer 4 500 chapitres issus de plus de 120 séries : outre Kana, ManEd et Nazca, on y trouve les catalogues des éditions Ki-oon, Akata, IMHO, Mahô, Kotoji, NaBan et Black Box. Chez Black Box justement, Mangas.io représente un revenu annuel compris 7 et 10 000 euros. Une part modeste en regard des quelque 500 000 euros réalisés par l’éditeur en 2021, mais qui lui permet de capter une clientèle complémentaire : spécialisé dans les mangas vintage, Black Box vend l’essentiel de sa production par correspondance, se contentant de travailler avec un panel restreint de 37 librairies spécialisées. Sa clientèle est surtout composée de lecteurs déjà dotés d’un certain pouvoir d’achat, entre 25 et 45 ans, les adolescents désargentés lui échappant largement. « Comme nous sommes peu visibles en points de vente physiques, Mangas.io nous permet de développer notre notoriété auprès d’un public plus vaste et plus jeune », décrypte Alexandre Régrény, fondateur-dirigeant de Black Box.

La formule est d’autant plus intéressante pour les éditeurs que Mangas.io est éligible au Pass culture. Celui-ci a permis « à plusieurs centaines de jeunes de découvrir notre service à moindre frais sur une durée limitée, de trois à six mois », détaille Mélanie Galagain. Mangas.io permet aussi de donner leur chance à certaines séries passées inaperçues lors de leur sortie papier. Chez Nazca, Soul Land avait pâti de la parution de son premier tome en mars 2020, en plein premier confinement. Le titre a finalement trouvé son public grâce à Mangas.io : « Des lecteurs rencontrés en festival nous ont acheté des tomes papier en nous expliquant qu’ils avaient découvert la série sur le plateforme », se réjouit Camille Mercier.

Mangas.io n’annonce pas, pour l’heure, de nouveaux partenaires éditeurs. Son prochain projet à très court terme est de rendre accessible « d’ici une semaine ou deux » la souscription d’un abonnement sur son appli. Jusqu’à présent, les lecteurs n’ont d’autre choix que de passer par le site Internet pour s’abonner.

Source: Livres Hebdo

Publicité
6 avril 2022

Des ventes similaires à celles d'avant la pandémie attendues lors de la Sant Jordi

jordi3

Objectif : revenir aux chiffres d'avant la pandémie. L'environnement, sans restriction de mobilité et avec le masque (ou même pas ça) comme seul rappel de la pandémie, sera assez similaire, alors pourquoi pas le bilan des ventes ? Avec cette idée en tête, éditeurs, libraires et fleuristes affrontent une journée de Sant Jordi qui, selon le président de la Chambre du livre, Patrici Tixis, sera "très très lucide"« Nous avons essayé d'apprendre de tout ce que nous avons fait avant la pandémie et aussi de ces deux années. C'est peut-être l'un des jours les plus importants de Sant Jordi dans l'histoire », avance Tixis.

En 2019, dernière année avant l'épidémie de coronavirus,  les ventes lors de cette fête ont attiend 22,16 millions d'euros. pour  1,64 million d'exemplairesL'an dernier, avec avec des jauges qui ont permit d'accuellir que la moité du public habituel, le million de livres vendus était déjà frôlé.  Le secteur espère donc que ce sera le Sant Jordi de la reprise complète. "L'année dernière, nous avions une prévision de facturation de 60 % de 2019 et au final, nous avons fait 75 %, donc cette année, nous pensons que nous pouvons égaler les chiffres d'avant la pandémie", précise Tixis.

"Il y a un grand désir de récupérer Sant Jordi et de descendre dans la rue", souligne le président de la Guilde des libraires, M. Carmen Ferrer. Pour que rien ne se passe mal, une journée spéciale a été prévue qui, rien qu'à Barcelone, se traduira par 300 stands, 170 avec des signatures d'auteurs et 103 devant les librairies. "Si on les mettait tous à la suite, ils totaliseraient 4 kilomètres, plus que toute autre année", explique Marià Marin, secrétaire technique de la Guilde des libraires.

Mais non seulement ils ne seront pas en ligne, mais Sant Jordi continue de se délocaliser pour couvrir la quasi-totalité de Barcelone. L'axe central sera le Paseo de Gràcia, où sera installé un superbloc littéraire qui s'étendra de Diagonal à la Plaza Cataluña, mais la dyade aura une autre douzaine d'espaces satellites à Ciutat Vella, Gràcia, Les Corts, Poble Nou, Sant Andreu et Sarria. « Une belle dyade nous attend. Lorsque vous revenez à la normalité, vous redécouvrez ce que vous aviez perdu », se réjouit le maire adjoint à la culture de la mairie, Jordi Martí.

"A Sant Jordi, tout et tout le monde se vend", rappelle Tixis, pour qui il importe, encore une fois, de relativiser l'importance de la liste des best-sellers. « Les dix best-sellers de Sant Jordi représentent à peine 5 % du total », souligne-t-il. "Nous revenons à 2019, et cela signifie que les gens peuvent à nouveau entrer dans les librairies et toucher aux livres", ajoute Ferrer.

Source: ABC

6 mars 2022

Hausse des ventes de livres franco-canadiens en 2021

Hausse ventes livres franco-canadiens

Malgré les défis liés à la pandémie, les éditeurs franco-canadiens ont enregistré une hausse des ventes des livres qu’ils publient en 2021. Selon un sondage qu’il a récemment mené, le président du Regroupement des éditeurs franco-canadiens (REFC), Stéphane Cormier, indique que ses membres ont signalé une hausse moyenne de 5 à 10 % des ventes en 2021 comparativement à 2020. 

Certaines maisons ont eu de grosses augmentations, d’autres un peu plus modestes, précise-t-il.

 L’année 2021 a pourtant eu son lot de défis, avec l’annulation ou le virage virtuel de plusieurs salons du livre, qui sont des événements où se vendent de nombreux ouvrages, rappelle M. Cormier. 

«Donc, de ce côté-là, on a vu une diminution des ventes, mais ces ventes-là ont été compensées par les ventes dans les librairies indépendantes, au Québec, mais aussi au Canada français même si on sait qu’il n’y en a pas énormément. [...] On a aussi observé une augmentation de livres numériques, explique le président du Regroupement des éditeurs franco-canadiensREFC

« Ces facteurs réunis ont fait que les gens qui étaient à la maison, qui dépensaient un peu moins dans d’autres secteurs culturels comme le théâtre auquel on n’avait pas accès, ont quand même acheté des livres parce que c’était un des loisirs culturels offerts. Donc, je dirais que le secteur littéraire s’en est quand même très bien tiré en temps de pandémie.  »

 Aux Éditions de la nouvelle plume de Regina, en Saskatchewan, les ventes sont en train de rebondir à des niveaux qu’on avait connus avant la pandémie, indique le président Laurier Gareau.

Jusqu’en 2019, la maison d’édition encaissait en moyenne 12 000 $ en ventes de livres par exercice financier, mais les revenus avaient chuté en 2020 à 5500 $.

Or, en ne se fiant qu'aux données de décembre 2021, M. Gareau croit que les Éditions de la nouvelle plume devraient dépasser leur meilleure année de ventes cette année

« Ce qu’on voit, c’est une augmentation dans le nombre de ventes de livres numériques [...] et on a vraiment augmenté le nombre de distributeurs à travers le monde.Avec la réouverture des librairies qui avaient été fermées, les gens semblent avoir repris le goût d’acheter des livres, de lire des livres. »

La maison d’édition a aussi fait le choix de réduire le nombre de livres qu’elle produit, passant de sept à quatre par année, mais ils sont de plus grande qualité, estime M. Gareau, notamment en raison de leur accessibilité.

«Dans le choix des polices qu’on va utiliser dans certains de nos livres, on est soucieux du fait que certaines personnes peuvent avoir la dyslexie et avoir de la difficulté à lire des polices normales, [...] je pense que ça aussi, ça a un effet sur nos ventes, note M. Gareau. 

Au Manitoba, les Éditions des plaines notent une hausse des ventes de livres d’environ 15 % en 2021 par rapport à 2020, selon la présidente Joanne Therrien.  Plus de deux tiers des titres que publient les Éditions des plaines sont des livres jeunesse, dont la promotion au cours des deux dernières années a surtout dû se faire par l’entremise de rencontres virtuelles avec les auteurs. 

«A mesure que la pandémie devient moins préoccupante et que les restrictions sanitaires sont levées, la maison d’édition tient tout de même à garder en place ce genre d’activités qui présentent plusieurs avantages, observe Mme Therrien.

«Ça permet à des gens qui ne sont peut-être pas à l’aise [...] de se présenter à des activités en présentiel de quand même participer. Mais aussi, on s’est rendu compte que des gens qui étaient plus éloignés ont pu participer à des événements.»

«Le format hybride est très intéressant pour continuer à offrir cette ouverture au monde et en même temps pour célébrer nos auteurs, nos créateurs en présentiel.»

Le Regroupement des éditeurs franco-canadiensREFC consacrera d’ailleurs une partie de son assemblée générale, ce printemps, à une réflexion sur la sortie de la pandémie  pour savoir ce qu’on doit conserver des acquis, comment on envisage le futur.

Dans son plus récent bilan dressé en janvier, la Société de gestion de la Banque de titres de langue française signale une hausse de 18,3 % de livres québécois et franco-canadiens vendus en 2021 comparativement à 2020.

Source :  Ici Nord de l'Ontario

31 janvier 2022

Plainte contre Cloudflare par quatre maisons d'édition de mangas japonaises

cloudflare piratage mangaLa maison d'édition nippone Kodansha et trois autres - Shueisha, Shogakukan et Kadokawa - accusent l'américain Cloudflare de violation de propriété intellectuelle en tant qu'hébergeur de sites proposant des mangas piratés. Les quatre maisons spécialisées, éditrices entre autres de Fairy Tail, Dragon Ball, L'Attaque des titans, Naruto ou encore de One Piece, vont poursuivre en justice l'entreprise, ont-elles annoncé le 31 janvier.

"Tous les profits réalisés par ces sites pirates vont directement à leurs opérateurs illégaux, ne laissant rien aux librairies, aux éditeurs et aux auteurs de mangas qui consacrent leurs vies à créer ces oeuvres", a dénoncé le porte-parole de Kodansha.

L'un des sites de Cloudfare distribue 4000 mangas piratés et enregistre 300 millions de vues par mois, selon une source proche du dossier. L'organisation de défense de la propriété intellectuelle ABJ estime que le piratage de mangas sur internet serait à l'origine d'un manque à gagner d'au moins 780 milliards de yens (6 milliards d'euros) sur la période janvier-octobre 2021 pour les éditeurs nippons.

Les quatre plaignants vont réclamer au total 400 millions de yens (3,1 millions d'euros) de dommages-intérêts. Sollicité lundi par l'AFP, Cloudflare n'était pas joignable dans l'immédiat pour réagir aux accusations le concernant au Japon.

Source: Livres Hebdo

10 décembre 2021

Plainte contre la loi sur le prêt de e-books en bibliothèque voté par l'Etat du Maryland

pret-numerique-editeurs-maryland-61b30e6d5cdab401020086

Dans un commuqué de presse, l'association des éditeurs américains annonce avoir déposé une plainte contre le procureur de l'état du Maryland.  Cette plainte concerne la loi contre le prêt en bibliothèque. Celle-ci doit rentrer en vigueur le 1er janvier 2022.  Selon eux, elle donne aux bibliothèques un contrôle sans précédent sur les transactions de droits d'auteur de base qui sont clairement réservés à ceux qui écrivent, développent, investissent, distribuent et rendent publiques l'ensemble inestimable de romans, biographies, des ouvrages historiques et politiques, de la poésie, des bourses d'études et des supports de cours dont la mission est de publier et qui, ensemble, alimentent le divertissement, l'émancipation. Ce qui contredit la loi fédérale sur le Copyring.

« Le Maryland n'a pas le pouvoir constitutionnel de créer une loi fantôme sur le droit d'auteur ou de manipuler la valeur des intérêts de la propriété intellectuelle », a commenté Maria A. Pallante, présidente-directrice générale de l'Association of American Publishers et ancienne directrice du United States Copyright Office. « Il est clair que la loi américaine sur le droit d'auteur régit la disposition des œuvres littéraires dans le commerce et, d'ailleurs, toutes les œuvres créatives de l'auteur. Nous prenons cet empiètement très au sérieux, comme la menace qu'il représente pour une industrie de l'édition indépendante et viable aux États-Unis et pour une économie du droit d'auteur sans frontières. »  

Publicité
18 août 2021

Une lettre d'auteurs et d'illustrateurs britanniques demandant aux éditeurs d'agir pour le climat

1_JBEDjJFWs-liZ6eze6W5uw

Plus de 100 écrivains et illustrateurs britanniques, dont Cressida Cowell, Dara McAnulty et Piers Torday (photo),  ont signé une lettre ouverte aux éditeurs et agents littéraires britanniques les appelant à s'engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre conformément à l'Accord de Paris. La lettre ouverte, publiée par Torday sur Medium , indique que le rapport du GIEC de la semaine dernière a clairement indiqué que "l'humanité est au seuil d'un changement catastrophique et irréversible" après avoir connu neuf des 10 années les plus chaudes jamais enregistrées depuis 2005. Cependant, la lettre est écrit que  les signataires étaient "consternés" que "si peu d'éditeurs et d'agences littéraires britanniques aient souscrit à la Science Based Targets Initiative (SBTi) financée par le WWF et l'ONU pour fournir aux entreprises une voie clairement définie pour réduire les émissions conformément à la objectifs de l'Accord de Paris".

On peut aussi y lire la phrase suivante: "Nous avons la responsabilité envers nos lecteurs et nos communautés de publier de manière durable et éthique en ce moment de crise. Nous ne pouvons pas simultanément profiter de la résolution de notre plus grande crise tout en la perpétuant". 

Torday a déclaré à The Bookseller qu'il préparait la lettre aux côtés des auteurs Hannah Gold et Nicola Penfold depuis un certain temps, et que bien que de nombreuses grandes institutions médiatiques telles que la BBC et Channel 4 se soient inscrites à la SBTi , il n'y avait pas beaucoup d'éditeurs commerciaux. sur la liste—seulement Bloomsbury, Bonnier, Bertelsmann (PRH) et News Corp (HarperCollins).

"Dans une énorme industrie qui ne fait que gratter la surface", a-t-il déclaré. "J'ai écrit beaucoup de livres sur le changement climatique et l'édition n'est pas une entreprise si respectueuse de l'environnement parce que nous abattons des arbres pour imprimer des livres et nous les transportons partout dans le monde. C'est pourquoi j'étais très enthousiaste à l'idée que l'édition que j'ai il n'y a pas de scellant sur la couverture, il n'y a pas de papier d'aluminium, il n'y a pas de plastique dans l'emballage, il y avait un tirage très limité, le papier est recyclé. "Ce que ces lettres peuvent apporter, je l'espère, est un signal d'alarme [...] Je ne pense pas que nous puissions publier des livres sur l'environnement et en tirer de l'argent tout en perpétuant le problème. Certains éditeurs l'avaient depuis contacté en privé pour lui dire qu'ils avaient des projets en cours pour être plus durables. "Cette lettre n'est pas pour faire honte aux gens, c'est pour les obliger à rendre des comptes et leur dire:

" Bien, bien, les bonnes intentions sont fantastiques et très appréciées et nous les partageons, mais nous devons maintenant commencer à voir des propositions concrètes sur la façon dont nous pouvons publier et distribuer, emballer et stocker des livres de la manière la plus neutre en carbone possible'", a-t-il déclaré. 

"L'édition n'obtient pas de laissez-passer simplement parce que ce n'est pas une mine de charbon [...] il y a d'énormes quantités de carbone impliquées dans le transport, le stockage, les bureaux, le processus d'impression." Cependant, Torday pense qu'il y a « la volonté et la technologie » pour améliorer la situation. Il a déclaré que sa propre expérience avec l'équipe de production chez Hachette était "brillante" et que les imprimeurs étaient "totalement prêts à trouver des solutions", mais qu'il fallait faire davantage dans l'édition pour instaurer un "changement structurel". Il a juré de « revenir avec autre chose » s'il ne voit pas de résultats.  

14 juin 2021

Lauréats des Bologna Prize for the Best Children’s Publishers of the Year

BCBF20-banner_370x260px_bop_vincitori_2020

Créé par la Foire du livre jeunesse de Bologne en collaboration avec l'Association des éditeurs italiens (AIE) et l'Association internationale des éditeurs (IPA), le Prix  BOP - Bologna des meilleurs éditeurs jeunesse de l'année récompense les meilleurs éditeurs  jeunesse du monde. Ce qui le rend si spécial, c'est que le prix est décerné par les éditeurs eux-mêmes qui sont invités à nommer les maisons d'édition qui se sont distinguées par leur créativité , leur innovation et la qualité de leurs choix éditoriaux.

Voici les GAGNANTS des BOP en 2021:

28 avril 2021

Forte hausse des ventes de livres numériques et audio en 2020

Publishing2020_totals-1024x603

Selon le rapport publié par la Publishing Association, la valeur facturée des ventes aux éditeurs britanniques de livres, de revues et de droits / co-éditions combinés a augmenté de 2% pour atteindre 6,4 milliards de livres sterling en 2020. Les revenus des ventes au Royaume-Uni ont augmenté de 4% à 2,5 milliards de livres, tandis que les revenus des ventes à 3,7 milliards de livres sterling. 

Voici les secteurs en hausse :

  • l'édition grand public  de 7% à 2,1 milliards de livres sterling (de 16% à 688 millions de livres sterling pour la fiction,   de 4% à 1 milliard de livres sterling pour  la non-fiction et de 4%  à 675 millions £ pour les exportations de livres  et  de 4% à  1,7 milliard de livres sterling pour les livres imprimés ),
  • le numérique   de 7% à 2,1 milliards de livres sterling(de 8% à  67 millions de livres sterling pour l'éducation, de 9% à 2,5 milliards de livres sterling   et  de 24% à 418 millions de livres sterlings  pour l'édition grand public),
  • les téléchargements audio de 37% à 133 millions de livres sterlin,
  • les livres Jeunesse de 2% à 396 millions de livres sterling,
  • le secteur accadémiques de 3% à  3,3 milliards de livres sterling.

Les secteurs en baisse sont:

  • le sectuer éducatif de  21% à 528 millions de livres sterling (de 24% à 461 millions £ pour les livres imprimés et de 27% pour les exportations),
  • le secteur académique en ce qui le livre imprimé de 13% à 861 millions de livres sterling.

Stephen Lotinga, directeur général de l'Association des éditeurs déclare:

«L'édition s'est révélée incroyablement résiliente face aux défis importants de 2020. Il est clair que de nombreuses personnes ont redécouvert leur amour de la lecture l'année dernière et que les éditeurs ont pu proposer les livres divertissants et stimulants dont tant d'entre nous avaient besoin. Malgré les performances globales positives de l'industrie de l'édition, nous ne devons pas ignorer le fait que cette année a été particulièrement difficile pour les éditeurs de l'éducation et de nombreux petits éditeurs. Cela a également été une période extrêmement difficile pour de nombreux libraires et auteurs dont les moyens de subsistance ont été considérablement perturbés. Les librairies étant désormais en mesure de rouvrir et les événements physiques revenant, nous sommes optimistes que les gens pourront bientôt profiter à nouveau des livres ensemble. Nous devons exploiter ce retour à la lecture et tirer parti de l’immense opportunité que cela représente pour tout le monde. »  

 

27 avril 2021

French week pour l'édition française

French week logo

Organisée par le BIEF, la première French Week se tient la semaine du 17 au 21 mai 2021. Pendant cinq jours, ce nouveau rendez-vous est l'occasion d'échanges pour les éditeurs et responsables de droits des maisons adhérentes du BIEF et pour les professionnels internationaux.  Pour pallier l’absence de foires professionnelles en présentiel, le BIEF, en partenariat avec les Instituts français à l’étranger, invite des éditeurs du monde à rejoindre cet événement digital.

 Grâce à une plateforme facile d’utilisation, les professionnels peuvent convenir de rendez-vous en visio, du 17 au 28 mai, avec leurs partenaires ou pour prospecter de nouveaux professionnel.

Chaque jour de la French Week, les éditeurs internationaux pourront découvrir en vidéo les dernières tendances éditoriales du marché français dans les secteurs mis à l’honneur:

  • le lundi 17 mai la littérature,
  • le mardi 18 mai : la non-fiction, les  sciences humaines et sociales et les essais,
  • le mercredi 19 mai la jeunesse,
  • le jeudi 20 mai la bande dessinée et le roman graphique,
  • le vendredi 21 mai  l'art,  les beaux-livres et la vie pratique.
3 août 2020

Hausse des revenus des éditeurs américains en 2019

capture_d_e_cran_2019_08_20_a__15

Les revenus des éditeurs américains ont progressé de 1,1% en 2019 pour s'établir à 25,93 milliards de dollars (22,06 milliards d'euros), selon des données publiées par l'Association des éditeurs américains (AAP) et relayées par Publishing Perspectives. Les auteurs du rapport estiment qu'environ 2,76 milliards de livres ont été vendus cette année là. Pour la troisième année consécutive, les ventes par internet représentaient un chiffre d'affaires supérieur aux ventes en magasin. Les achats sur les plate-formes en ligne ont généré 8,22 milliards de dollars en 2019 (6,99 milliards d'euros) contre 5,86 milliards de dollars (4,98 milliards d'euros) pour les achats en boutique. Les revenus tirés de la ventes de livres numériques ont continué de chuter et ne représentaient plus que 1,94 milliard de dollars (1,65 milliard d'euros) en 2019, en baisse de 4,9% par rapport à 2018 et de 30,8% depuis 2015. Logiquement, les ventes unitaires déclinent également : 335,7 millions de livres dématérialisés ont trouvé preneur aux Etats-Unis en 2019, en repli de 2,6% sur un an. Le segment du livre audio, en revanche, enregistre une croissance de 15% de son chiffre d'affaires. Depuis 2015, ce mode de consommation a progressé de 143,8%. Le livre audio numérique représentait 8,1% des revenus du secteur aux Etats-Unis l'an dernier, non loin derrière le livre numérique, en perte de vitesse (11,7%).

Source: Livres Hebdo

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>