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2023
15 avril 2024

Baromètre des usages du livre en 2024 en France

Le livre numérique a le vent en poupe. Selon les résultats de l’étude, 3 Français sur 4 âgés de plus de 15 ans ont lu ou écouté au moins un livre en 2023. Cela représente 40 millions de lecteurs. Parmi eux, 38 millions ont lu au moins un livre imprimé. 12 millions ont lu un livre numérique. Cinq millions de français ont écouté au moins un livre audio physique et environ 4 millions au moins un livre audio numérique (6,8 millions d’auditeurs en global).  Les grands lecteurs lisent plus de 20 livres par an mais sur quel support ?
Ils sont 22% pour le livre papier, 20% pour le livre numérique et 14% pour le livre audio physique et le même ratio pour l’audio numérique. (Voir la répartition pour les moyens lecteurs et occasionnels dans le graphique ci-dessous). Autre point intéressant, une large majorité lit principalement à la maison et le soir avant de dormir : papier 97%, ebook 78%, audio physique 52%, audio numérique 62%. Enfin, 58% des sondés achètent des livres imprimés neufs et 74% de l’occasion.

La littérature l’emporte avec 95% pour le livre papier, 89% pour le livre numérique, 83% pour l’audio physique et 89% pour l’audio numérique.  La Romance et la Fan Fiction à lire en ligne sont tendance ! En effet, la fan fiction séduit près de 2 millions de lecteurs en 2023. La new romance quant à elle, aura attiré en 2023 plus de 3,4 millions de lecteurs.  Celles et ceux qui aiment ces genres littéraires sont plutôt jeunes et ont moins de 35 ans.

47% des lecteurs de livres numériques et 68% des audio-lecteurs numériques ont un abonnement à une plateforme permettant la lecture et/ou l’écoute de livres. Le potentiel est grand : 50% des lecteurs des livres numériques ou audio numériques non encore abonnés seraient intéressés par une offre. Audible, est la plateforme qui remporte le plus d’abonnés.  Le piratage ne représente « que » 4%. Du coup, 72% des lecteurs se procurent des livres numériques gratuits et légalement. C’est aussi le cas pour 71% des audio lecteurs. Quand ils achètent leurs ebooks, 28% les acquièrent sur les plateformes majeures (Kindle, Apple…) et 20% sur les sites internet des grandes surfaces spécialisées (Fnac / Kobo par exemple). Pour le livre audio, 24% les achètent sur des sites internet de grandes surfaces et spécialisées et 17% sur les plateformes majeures. 

Pour lire des livres imprimés, 61% vont en bibliothèque. 67% empruntent des livres audio physiques.
66% ont recours au prêt numérique en bibliothèque pour l’audio et 48% pour les ebooks. Autre point intéressant, 19% des lecteurs de livres imprimés en empruntent plus de 20 chaque année en bibliothèque. Au final, 50% de l’ensemble de la population a déjà emprunté un livre (imprimé, numérique ou audio) en bibliothèque. Et pour conclure, si 74% des lecteurs recherchent des informations sur les livres avant de les choisir, 57% s’adressent à leur librairie ou leur bibliothèque !

Source : Idboox

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12 mars 2024

Baisse de la production de livres en 2023

Annoncée depuis mi-2022 par la majorité des éditeurs faisant face à l'inflation et au fléchissement des ventes, la baisse de la production est effective pour la deuxième année consécutive, et cette fois bien sensible. En un an, elle a baissé de 5,7 % à 63 565 titres, retrouvant un niveau jamais atteint depuis 2007, hors année exceptionnelle de 2020. Avant la période Covid, la production a stagné pendant six ans autour des 68 000 titres, portée par l'accroissement exponentiel des mangas. Ce dernier segment, qui a connu en 2023 une baisse de ses ventes (voir Livres Hebdo no 39), a continué sa progression en nombre de titres de 16,2 %, tandis que celui de la BD a diminué de 3,2 %.

Paradoxalement, le roman stagne non loin de son niveau record de 2021, à 10 338 titres. Cette résistance est à mettre au crédit de la néo--romance, en vogue actuellement, car les dernières rentrées littéraires d'hiver comme d'automne ont accusé un déficit de titres similaire au fléchissement global et la littérature dans son ensemble baisse de 5,8 %. Dans le même temps, la production de nouvelles et romans étrangers a légèrement augmenté de 1,9 %, sans retrouver son niveau de 2019 (-5,3 % dans l'intervalle). Hormis ces relatives croissances, l'ensemble des autres segments marquent le pas, tel le livre pratique (-10,2 %). Pénalisé par une réduction de l'offre dans le domaine de la santé -, les sciences humaines et sociales (-11,4 %) ou la jeunesse (-11,6 %).

D'un côté, certains acteurs de la filière ont évoqué une surproduction ces dernières années, qui impacte l'environnement et entraînerait une perte de qualité, puisque les prescripteurs ne sont pas en capacité d'assumer toute l'offre. En plus du surcoût de fabrication, celui des invendus pèse également dans le résultat des distributeurs. Mais ce développement permet une augmentation de l'innovation. Dans sa théorie sur l'économie de l'attention, le prix Nobel d'économie Herbert Simon explique qu'une « abondance d'informations crée une rareté de l'attention et le besoin de répartir efficacement cette attention ». L'économie de la tension, favorisée par de nouveaux outils tels que l'impression à la demande ou le suivi en temps réel des ventes d'ouvrage, peut être vertueuse. À terme, baisse de la production ne veut donc pas forcément dire dépression.

Source : Livres Hebdo

11 mars 2024

Contribution de 11 milliards de livres sterling à l'économie en 2023 par l'édition britannique

  Une étude commandée par la Publishers Association (PA) et menée par le cabinet de conseil en politiques publiques Public First a révélé que le secteur de l'édition britannique a contribué globalement à 11 milliards de livres sterling à l'économie en 2023, soutenant 84 000 emplois.  L'étude prédit également qu'avec le soutien adéquat du gouvernement, l'édition peut apporter 5,6 milliards de livres sterling supplémentaires à l'économie britannique d'ici 2033, soutenant ainsi 43 000 emplois supplémentaires. Dans le même temps, la demande internationale pour l'édition britannique devrait croître encore de 20 % au cours de la prochaine décennie, selon Public First. Cette étude intervient alors que l'AP appelle les politiciens de tous les partis à reconnaître la valeur économique du secteur de l'édition, à l'approche des prochaines élections générales. Pour arriver à ses chiffres, Public First a commencé avec les données sur les revenus du tableau de bord d'analyse de l'industrie de l'Autorité palestinienne, puis a converti les chiffres en valeur ajoutée brute (VAB) en utilisant les ratios de l'enquête annuelle sur les entreprises. Ensuite, l’effet indirect de l’édition sur l’économie à travers les chaînes d’approvisionnement « en amont », y compris les paiements aux imprimeurs et aux auteurs, a été ajouté, puis converti à nouveau en VAB. L'impact des adaptations cinématographiques, des ventes en librairie et des salons du livre/événements littéraires a été inclus. La VAB des seules exportations de produits d’édition a été estimée à 6,5 milliards de livres sterling. Les tendances des dernières années ont été utilisées pour estimer la croissance probable jusqu’en 2033.
Dan Conway, PDG de la Publishers Association, a déclaré : « Le secteur de l'édition est une véritable réussite pour le Royaume-Uni, moteur de la croissance économique, création d'emplois créatifs hautement qualifiés et leader des exportations mondiales d'édition qui contribuent au statut culturel et universitaire de la Grande-Bretagne à l'étranger. Les éditeurs sont le cœur de nos principales industries créatives grâce aux histoires incroyables qu’ils portent à l’écran, sur scène et dans les jeux, et ils soutiennent également le Royaume-Uni en tant que base mondiale de recherche et de développement.
« En tant que pays, nous devrions être immensément fiers de ce que le secteur a accompli, mais nous ne devons pas le prendre pour acquis. À l'approche d'élections plus tard cette année, nous demandons aux politiciens de tous bords de reconnaître la valeur économique de l'industrie de l'édition pour le Royaume-Uni, annoncé aujourd'hui à la veille de la Foire du livre de Londres, mais aussi son immense importance culturelle et académique pour inspirer la prochaine génération de lecteurs, d'apprenants et de dirigeants. Nous devons nous assurer de travailler ensemble pour ouvrir le prochain chapitre de cette histoire à succès et accroître la contribution économique et sociale de l'édition britannique pour le Royaume-Uni.
Un rapport plus large, « Vision pour l'édition : le rôle de l'édition dans le succès du Royaume-Uni », présente 10 priorités clés que la Publishers Association demande au gouvernement de prendre en compte. Il s’agit notamment d’engagements visant à garantir que la croissance de l’IA ne puisse se faire au détriment de la propriété intellectuelle et de la créativité humaine ; défendre vigoureusement le cadre britannique en matière de propriété intellectuelle et de droit d'auteur ; créer un accélérateur d’exportation d’édition ; supprimer les frais de traitement des livres audio, des articles et des livres ; investir dans les bibliothèques et l'alphabétisation ; et faire en sorte que le Royaume-Uni soit le foyer d’une recherche et d’une innovation de premier plan au monde.
Les revenus totaux de l'édition en 2022 s'élevaient à 6,9 milliards de livres sterling , selon le dernier rapport annuel A Year in Publishing , basé sur les ventes nettes facturées des éditeurs,

Source : The Bookseller

5 mars 2024

Résistance du marché du livre francophone au Québec

Avec près de 212 millions de dollars canadiens de recettes en 2023, le marché du livre francophone progresse de 2,3% en valeur au Québec avec un recul de 0,8% en volume, à 6 198 849 exemplaires, selon les chiffres de la BTLF publiés mardi 5 mars. Le 12ᵉ bilan annuel de la Société de gestion de la banque de titres de langue française, issu des données de Gaspard, l’outil de suivi des ventes hebdomadaires de livres dans la province, fait état d’une progression de la Littérature adulte (+1,6%) et Jeunesse (+3,5%). Ces deux rayons représentent plus de la moitié (51%) des ventes en librairie. Ces résultats sont au crédit d’une édition étrangère dynamique (4,1%) qui représente 44,6% de part de marché au Québec.

Alors que la littérature locale baisse, pour la deuxième année consécutive, de près de 3%, les ventes de littérature étrangère progressent de près de 6%. Particulièrement spectaculaire, le secteur de la Romance augmente de plus de 53% en un an. Après avoir enregistré un score similaire en 2021 (+52,4 %), elle affichait l’an dernier un gain de +8,9 % dans un marché général de littérature en perte de valeur (-1,8 %). Les nouveautés représentent 36,7% des ventes, dont plus de la moitié (53,4%) au rayon Littérature.

La BD poursuit sa croissance avec 4,9% d’augmentation des ventes en valeur en 2023. La BD européenne est catalysée par le 40ᵉ volume d’AstérixL’Iris blanc, à peine débarqué fin octobre dans le marché et qui décroche en dix semaines de vente le titre du livre le plus vendu de l’année dans Gaspard.

Comme en France, le marché du livre pratique a fléchi en 2023, avec un repli des ventes de 13,6%. Sa part de marché en librairie affiche désormais sa plus faible valeur jamais enregistrée dans nos bilans, à 6,8 %.

Dans le même temps, le marché du livre anglophone au Québec a représenté un peu plus de 51 millions de dollars et 2 201 522 exemplaires vendus. Par rapport à 2018, le prix de vente des livres dans les 239 points de vente (près de 60% du marché) composants le panel de Gaspard a augmenté en moyenne de 16% pour l’édition canadienne et 9,3% pour l’édition étrangère.

Source : Livres Hebdo

 

9 février 2024

Hausse des revenus mondiaux de 4 % grâce à la hausse des ventes numériques pour HarperCollins

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Les revenus mondiaux de HarperCollins ont augmenté de 4 % pour atteindre 550 millions de dollars (436 millions de livres sterling) au cours des trois mois clos le 31 décembre 2023, par rapport à la  même période de l'année dernière , principalement grâce à la hausse des ventes numériques, qui ont bénéficié de solides performances des livres audio et de meilleurs taux de retour.  Les chiffres de la société mère News Corp ont montré que le bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (EBITDA) a augmenté de 67 % pour atteindre 85 millions de dollars (57 millions de livres sterling), contre 51 millions de dollars (40 millions de livres sterling) l'année précédente. L'éditeur a déclaré que cela était principalement dû à des revenus plus élevés ainsi qu'à une baisse des coûts de fabrication, de transport et de distribution « dus au mix de produits et à l'absence de problèmes de chaîne d'approvisionnement de l'année précédente et de pressions sur les stocks et inflationnistes, en partie compensés par des coûts de personnel plus élevés ». Les résultats du Royaume-Uni n'ont pas été ventilés.  

News Corp a déclaré que les titres clés du trimestre comprenaient The Pioneer Woman Cooks – Dinner's Ready ! de Ree Drummond, The Little Liar de Mitch Albom (publié par Sphere au Royaume-Uni), Tom Lake d'Ann Patchett (publié par Bloomsbury au Royaume-Uni) et My Effin' Life de Geddy Lee.  

Les ventes numériques ont augmenté de 15 % par rapport à l'année précédente « grâce à la forte croissance du marché des ventes de livres audio téléchargeables, ainsi qu'à la contribution d'un nouveau partenariat avec Spotify ». L'éditeur s'était précédemment déclaré " très satisfait des résultats obtenus à ce jour par Spotify".

Les ventes numériques ont représenté 21 % des revenus des consommateurs pour le trimestre, contre 19 % l'année précédente, les livres audio représentant environ la moitié des revenus numériques. Les ventes de backlist ont représenté environ 60 % des revenus des consommateurs au cours du trimestre, contre 57 % l'année précédente.  Le directeur général de News Corp, Robert Thomson, a qualifié les résultats globaux du groupe de "solides" et a déclaré qu'il estimait "qu'il existe de fortes perspectives de croissance future à mesure que les conditions macroéconomiques difficiles s'améliorent sur certains de nos marchés".  

Il a ajouté que News Corp espère « être un fournisseur de contenu essentiel pour les entreprises d'IA générative, qui ont besoin d'un contenu de la plus haute qualité et opportun pour garantir la pertinence et l'exactitude de leurs produits ».  

Il a déclaré : « Nous préférons manifestement la négociation au litige, la cour aux salles d’audience. Mais soyons clairs, à mon avis, ceux qui réutilisent sans approbation volent et sapent l’acte même de créativité – la contrefaçon ne crée pas et le monde de l’IA regorge de contrefacteurs de contenu. 

Source : The Bookseller

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27 janvier 2024

Hausse des ventes de la bande-dessinée en France durant l'année 2023

Hausse vente BD 2023

«Le 9e art est désormais un poids lourd de l’édition française», se félicitait cette semaine le ministère de la Culture dans un article tout en dynamisme sur cette 51e édition du Festival d’Angoulême présidée par Riad Sattouf, récompensé du grand prix l’an dernier et très gros vendeur dans le paysage de l’édition indé.

Comme les années passées, le festival est l’occasion de publier les résultats de l’étude de marché menée par l’institut GfK et dévoilés hier au cours d’une conférence de presse. Les chiffres de 2023 viennent confirmer une tendance déjà constatée l’an passé, à savoir que depuis 2021, année de sortie de Covid où les ventes de bandes dessinées ont atteint le record de 87,2 millions d’exemplaires sur un an, ce nombre a baissé deux ans de suite, passant à 75 millions en 2023. Une baisse que connaît aussi le reste de l’Europe et qui n’en est plus une si l’on compare avec les ventes pré-Covid : en 2019, 48,4 millions d’exemplaires étaient vendus, ce qui revient donc à une croissance de 55 % en quatre ans.

Le prix des BD a connu l’an dernier une hausse particulièrement importante : 8,4 euros en moyenne pour les mangas (+6 %, contre +2 % l’année précédente)(pour en savoir plus lire lire l'article suivant en cliquant ici), 11,8 euros pour les BD jeunesse (+3 %), 19,1 euros pour les BD de genre (+3 %) et 17,2 euros pour les comics (+28 %). Les chiffres de ce que GfK appelle les «champs transversaux», où sont rangés notamment les romans graphiques, la BD patrimoniale (pré-1983) et la mystérieuse zone des «Autres», n’ont malheureusement pas été détaillés.

Dans le top 10 des ventes, loin devant les ultra-populaires séries One Piece et Mortelle Adèlele podium se partage entre le Monde sans fin de Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici (233 000 exemplaires) et les bons élèves Gaston (498 000 pour le Retour de Lagaffe) et Astérix (1 614 000 pour l’Iris blanc), dont le rapport se félicite qu’ils «dynamisent le top 2023». Le manga représente toujours plus d’une BD vendue sur deux, même si les ventes ont énormément reculé l’an dernier : -18 % par rapport à 2022, ce qui correspond à 40 millions d’exemplaires vendus. Mais là aussi, la baisse est à mettre en perspective avec le quasi-doublement en valeur du manga entre 2020 et 2021. Dans l’ensemble, sur les quatre dernières années, le nombre d’éditeurs ne cesse d’augmenter, passé de 600 à 710 depuis 2019, et de plus en plus de nouveautés sont publiées : 6 700 bandes dessinées ont vu le jour en 2023, contre 5 500 il y a quatre ans.

Source : Libération

25 janvier 2024

L’emprunt de livres numériques en forte hausse en 2023 aux Pays-Bas

Prêt Livres Numériques Hausse Pays-Bas

Au lancement de Bibliotheek, 80 000 personnes empruntaient 880 000 ebooks. Aujourd’hui ce chiffre a bien augmenté. 600 000 hollandais empruntent plus de 5 millions d’ebooks et 2 millions de livres audio numériques par an.

« Nous étions la première bibliothèque en ligne en Europe où les livres électroniques pouvaient être empruntés par plusieurs utilisateurs à la fois », explique Ronald Huizer de KB, la Bibliothèque nationale. « Avant le coronavirus, entre trois et quatre millions de livres numériques étaient empruntés chaque année ».
A la suite de pandémie la hausse s’est maintenue. Selon lui, l’application ThuisBieb, qui permet aux non-membres des bibliothèques d’accéder à 100 livres électroniques et livres audio, a contribué à cette croissance.

Par ailleurs, l’application LEES lancée l’année dernière, permet aux étudiants de télécharger gratuitement 120 livres et livres audio. Même si on constate une baisse de la lecture chez les jeunes, “près de 40 000 ebooks et livres audio ont déjà été empruntés depuis le lancement en septembre, ce qui constitue des premiers résultats encourageants » explique la BK.

Source : Idboox

22 janvier 2024

Une Europe à deux vitesses pour l'achat de livres

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En Europe, plus on va vers le sud, mieux les livres se vendent. Selon les dernières estimations de GFK, on a plus vendu de livres sur un an en Italie, en Espagne et surtout au Portugal alors que dans le même temps les volumes de ventes ont chuté en France, au Royaume-Uni et en Irlande.

Avec un déficit de ventes de 4% à 351 millions d’exemplaires écoulés, le marché français reste néanmoins une référence en Europe (en valeur, il augmente de 1%). Selon l’institut allemand (qui s’est rapproché de l’américain Nielsen en cours d’année), il se vend autant de livre dans l’Hexagone qu’au Royaume-Uni et en Italie cumulé. Ce dernier marché a progressé de 1% en volume de ventes en 2023 par rapport à 2022, année durant laquelle il s’était écoulé 112,6 millions d’ouvrages. Sans rattraper le niveau record de 2021 (115,3 millions d’exemplaires), les ventes en volume restent au-delà de 10% au-dessus des résultats de 2019.

Augmentation équivalente en Espagne de 1%. C’est surtout le marché du Portugal qui prend de l’ampleur avec 4% d’ouvrages achetés en plus l’an dernier. Il faut dire que le territoire part de loin. En 2017, le pays était lanterne rouge de la lecture de l’Union européenne. Depuis, une nouvelle frange de la population s’est mise à lire, jeune, aidée par les influenceurs sur les réseaux sociaux.

Dès 2022, les ventes de livres ont augmenté de 12% au Portugal et les recettes de 16%. Il s'agit de la plus forte croissance en Europe, selon GFK. Les ventes de romans graphiques et de mangas ont tout particulièrement explosé, avec une augmentation de 40%. Pour Pedro Sobral, le président de l’APPEL, l’association des éditeurs et libraires portugais, « le marché peut encore se développer », d'après des propos tenus à un journaliste suisse. 

Les résultats sont diamétralement opposés au nord de l’Europe, où la chute des ventes de livre au Royaume-Uni (-5%), en Belgique francophone (-6%) ou Irlande (-2%) contrastent avec la dynamique de la péninsule ibérique.

Source  : Libres Hebdo

21 janvier 2024

Gérard Macé, lauréat du Grand Prix de Poésie Robert Ganzo 2023

Gerard Macé Prix

Le Grand Prix de Poésie Robert Ganzo 2023 est attribué à Gérard Macé ! Le prix lui sera remis à Saint-Malo cette année, lors du festival Etonants Voyageurs  au Palais du Grand Large de Saint Malo, le dimanche 28 mai..

« Aux salles de lecture qui rappellent trop la lampe et l’étude, à la salle des catalogues où je me suis perdu deux ou trois fois, oubliant presque aussitôt ce que j’étais venu chercher, j’ai toujours préféré la bibliothèque des rues. Avec l’illusion que j’allais trouver là, dans ce dédale à ciel ouvert, un fil d’Ariane et le fin mot de ma propre histoire. Avec l’espoir de rencontrer la chance, cette passante éphémère dont on rêve à chaque instant d’emboîter le pas. »
Gérard Macé, Colportage, Gallimard, 2018

Auteur d’une œuvre inclassable et éclectique qui embrasse la poésie, la fiction, l’essai et la photographie, Gérard Macé témoigne dans ses textes d’une vision unique, profondément animée par le vivant et mêlant invention, rêverie et souvenirs. D’une plume onirique, il interroge les liens complexes unissant l’homme au monde vivant, générant d’infinies résonances.

Au nom du poète vénézuélien Robert Ganzo (1898-1995), le Grand Prix de Poésie Robert Ganzo, décerné par la Fondation Robert Ganzo sous l’égide de la Fondation de France, couronne chaque année un poète francophone d’importance, un aventurier du verbe et de la vie, un passeur d’émotions et de défis, un arpenteur de grand large et d’inconnu. Depuis son lancement en 2007, le Grand Prix de Poésie Robert Ganzo est décerné annuellement à Saint-Malo, par un jury d’écrivains, à l’occasion du festival international du livre et du film « Étonnants Voyageurs ». Dotée d’un montant de 10.000 euros (la plus forte dotation pour un prix de poésie), cette récompense distingue, pour un recueil ou l’ensemble de leur œuvre, des auteurs de poésie « en prise avec le mouvement du monde, loin du champ clos des laboratoires formalistes et des afféteries postmodernes ».

Source : Etonanants Voyageurs

15 janvier 2024

La lecture en France en 2023

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14 % des Français déclarent ne pas lire du tout. Mais alors, quelle importance les Français accordent-ils réellement à la lecture ? On le sait, la lecture est une habitude indispensable à l’épanouissement culturel et personnel. Pilier fondamental de l’éducation, la lecture demeure une habitude précieuse qui façonne la société française. Alors que les façons de se divertir évoluent avec la technologie, il semble crucial de souligner l’importance de maintenir des habitudes de lecture au sein de la population. Si 14 % des sondés déclarent effectivement ne pas lire, la lecture semble tout de même loin d’être morte en France quand on voit que près d’un quart des Français (24 %) se considèrent comme étant de fervents lecteurs. Un autre quart déclare faire partie des lecteurs occasionnels et 37 % se voient comme des lecteurs moyens. Cela signifie donc que 86 % des Français se déclarent lecteurs. C’est une augmentation de 5 points en comparaison avec 2021. On peut noter que 19 % des hommes déclarent ne pas lire contre seulement 10 % des femmes interrogées.

25 % des sondés ont également le sentiment de lire de plus en plus de livres. Ce chiffre est en hausse depuis 2019, et cette lecture est essentiellement une lecture de loisir. En moyenne sur cette année, les Français ont lu 22 livres, en tenant compte des lectures de vacances et des bandes dessinées mais en excluant les lectures professionnelles et les livres lus aux enfants. 31 % des Français déclarent lire plus de 20 livres par an.

Dans les faits, près de 9 Français sur 10 ont lu au moins un livre au cours de l’année. 86 % des sondés déclarent lire des livres au format papier et 29 % lisent des livres au format numérique. On peut noter que près d’un Français sur trois a déjà écouté un livre audio. Ecouter des livres audio est d’ailleurs une bonne idée dans le cas où l’on apprend une langue, en complément de cours de langue en ligne par exemple. Autre fait intéressant : il semble que l’importance de la lecture pour les adultes dépende de la place que celle-ci occupait lorsqu’ils étaient enfants.

En moyenne, les Français passent 4h47 par semaine à la lecture de livres, soit 41 minutes par jour. Fait à noter : les femmes et les plus de 65 ans sont ceux qui lisent le plus.

D’après les sondés qui déclarent vouloir lire davantage, voici les raisons citées dans un ordre d’importance :

  • ils n’ont pas le temps : 78 % sont d’accord avec cette affirmation
  • ils préfèrent accorder plus de temps à d’autres loisirs : 61 %
  • ils lisent autre chose que des livres (presse, blogs…) : 49 %
  • ils trouvent que les livres sont trop chers : 26 %
  • ils ne trouvent pas de livres qui leur plaisent : 22 %
  • ils ne ressentent pas le besoin de lire : 20 %
  • ils ont un entourage qui ne lit pas : 18 %
  • ils ont été déçus par certaines lectures : 12 %
  • ils ont des problèmes de santé qui les empêchent de bien lire : 10 %
  • ils n’aiment pas tellement lire : 9 %
  • ils n’ont pas facilement accès à des livres : 7 %
  • ils ne se sentent pas à leur place dans les lieux où l’on achète des livres : 7 %
  • ils sont effrayés par la lecture : 4 %

Parmi les loisirs cités en dehors de la lecture, l’écoute de musique, les échanges à distance et les sorties reviennent le plus souvent. Regarder la télévision, surfer sur Internet et lire des magazines ou des journaux viennent ensuite. De manière globale, ils déclarent passer en moyenne plus de 3 heures par jour devant un écran, tous profils confondus. 61 % des Français déclarent avoir envie de lire davantage. Que ce soit pour approfondir ses connaissances, ouvrir son esprit, se faire plaisir, s’évader, se détendre, passer le temps, mieux comprendre le monde qui nous entoure, oublier le reste, échanger avec d’autres lecteurs ou mieux se comprendre soi-même : les avantages de la lecture semblent nombreux. Voici quelques exemples qui reviennent le plus souvent. La lecture joue un rôle essentiel dans le développement intellectuel et culturel des individus. En France, terre de grands écrivains et de littérature renommée, encourager la lecture permet de préserver l’héritage culturel tout en ouvrant des portes vers de nouveaux horizons. Les livres sont des passeports vers d’autres mondes, stimulant l’imagination et favorisant la compréhension des différentes perspectives.

La lecture n’est pas seulement bénéfique sur le plan culturel, mais elle a également des avantages personnels considérables. Elle peut être un moyen efficace de réduire le stress, d’améliorer la concentration, et de favoriser le bien-être mental. En promouvant les habitudes de lecture, la France peut contribuer à une société plus équilibrée et épanouissante.

La France fait face à des défis persistants en matière d’illettrisme. En sensibilisant davantage la population à l’importance de la lecture, nous pouvons contribuer à inverser cette tendance préoccupante. Des initiatives éducatives, des campagnes de sensibilisation et des programmes de lecture peuvent jouer un rôle clé dans la promotion de la littérature.

Lire peut également permettre d’apprendre de nouvelles langues ! En plus de prendre des cours d’anglais en ligne, la lecture permet de se familiariser avec des expressions diverses et de progresser rapidement.

Il est crucial d’instaurer des habitudes de lecture dès le plus jeune âge. Les parents, les éducateurs et les bibliothécaires ont un rôle déterminant à jouer pour encourager les enfants à explorer le monde fascinant des livres. Des bibliothèques bien approvisionnées, des clubs de lecture et des événements littéraires peuvent contribuer à susciter l’intérêt des jeunes générations pour la lecture.

En cette ère de distractions numériques, il est impératif de rappeler l’importance de la lecture comme fondement de la culture, de l’éducation et du développement personnel. Les entreprises, les institutions éducatives, les parents et les médias ont tous un rôle à jouer pour créer un environnement propice à la lecture. Le gouvernement peut également favoriser cela et c’est d’ailleurs l’un des objectifs du Centre National du Livre (CNL), un établissement public du ministère de la Culture.

Si près de 9 Français sur 10 se déclarent lecteurs, ce chiffre masque des inégalités avec notamment des jeunes entre 15 et 24 ans qui déclarent lire de moins en moins.

La première raison semble être le manque de temps, avec de plus en plus de temps passé sur les écrans de manière générale qui affaiblit le temps disponible pour lire. Si on associe toujours la lecture à de nombreuses valeurs positives, il est important de donner l’habitude aux plus jeunes de consacrer du temps aux livres et de redonner à tous l’envie de lire et de s’ouvrir à la littérature !

Source : Preply

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