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2023
1 janvier 2023

Augmentation de prix pour certains mangas aujourd'hui

L'année commence mal pour les amateurs de mangas. En effet, certains éditeurs ont décidé d'augmenter leurs prix à partir d'aujourd'hui. Sont concernés les mastodontes (Ki-oonKurokawaGlénatPika), des sociétés plus modestes (OtotoTaifu), mais aussi les nouveaux acteurs du marché (Mangetsu). 

"Un éditeur n'est jamais content d'augmenter ses prix, parce qu’on sait que les lecteurs vont devoir faire des choix", rappelle Ahmed Agne, le patron de Ki-oon.

Kana et Panini, qui ont déjà augmenté l'année dernière, maintiennent pour le moment leurs prix. Aucune augmentation n'est prévue chez Vega-Dupuis, Delcourt, Akata, NaBan, Imho et Sakka.

En pleine explosion des ventes, le milieu du manga a dû gérer, au cours des derniers mois, la pénurie du papier qui l'a empêché de rééditer des titres très populaires. La situation n'a fait qu'empirer. ​​Sappi Papier, l'un des plus gros fabricants de papier européen, a augmenté fin septembre ses prix de 8 à 10 %. Sans compter les usines qui ferment ou se spécialisent dans le carton et l’emballage, plus lucratif que le papier.

A cette crise se sont ajoutées les hausses des matières premières nécessaires à l'impression d'un manga (carburant, énergie, encre) et des coûts de transport et de stockage. La principale hausse des prix d'impression (20-30%) vient de la crise de l'énergie, héritée de la guerre en Ukraine, qui fait rage depuis mars dernier. Autant de facteurs qui obligent les maisons d'édition à augmenter le prix de leurs ouvrages.

La situation était déjà difficile l'année dernière, mais beaucoup d'éditeurs ont pris la décision d'attendre "pour pouvoir préparer [les] lecteurs en amont", précise Satoko Inaba, directrice éditoriale de Glénat Manga. Impossible aussi d'annoncer une augmentation de prix alors que les maisons d'édition faisaient la tournée des médias pour se féliciter des ventes extraordinaires du manga.

L'enjeu de cette augmentation a été d'éviter de dépasser le seuil symbolique des 7 euros pour les titres qui font sensation chez les adolescents, dont le budget n'est pas extensible. "C'était l'équation la plus compliquée", reconnaît Ahmed Agne. Voici   la nouvelle grille tarifaire de cet éditeur :

Grille Tarifaire

Le seuil a été franchi chez Pika (Fairy TailL'Attaque des Titans) et Kurokawa (Spy x FamilyOne Punch Man) , qui proposeront désormais leurs shonens phares à 7,20 euros.

"On a fait un état des lieux de nos tarifs", note Marie Vautrin, chargée des relations libraires et diffuseurs chez Pika. "On ne voulait pas augmenter pour augmenter."

Ki-oon résiste. Longtemps le shonen-blockbuster le moins coûteux du marché, My Hero Academia sera proposé à 6,95 euros au lieu de 6,60. Idem pour Jujutsu Kaisen (vendu jusqu'à présent 6,90). Aucun éditeur, toutefois, ne craint de perdre son lectorat.

"Je ne crois pas une seconde qu'on vendra moins de My Hero Academia et de Jujutsu Kaisen", assure Ahmed Agne. "Mais ils feront des choix sur des futurs lancements."

Des augmentations plus importantes sont en revanche à prévoir sur des titres destinés à un public plus âgé, au pouvoir d'achat plus important que les adolescents. Les chefs d'œuvre de Lovecraft de Gou Tanabe augmentent d'un euro et les Junji Ito (chez Mangetsu) entre 2 et 5 euros.

"Le débat, c’est est-ce que le livre est au bon prix par rapport à ce qu’il est sur le marché?", précise Sullivan Rouaud.

Source: BFM TV

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29 novembre 2022

Mangas et jeunesse à l’honneur de la 50e édition du Festival de la BD d’Angoulême

Festival Angoulême Twitch TikTok

La 50e édition du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême se tiendra du 26 au 29 janvier 2023. Pour cette nouvelle édition, les organisateurs ont décidé de mettre notamment à l’honneur les mangas et la jeunesse, tout en développant leur présence sur les réseaux sociaux. Les mangas, l’avenir de la BD et les réseaux sociaux seront à l’honneur du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (Charente), principal rendez-vous mondial du secteur, qui fêtera sa 50e édition du 26 au 29 janvier 2023, ont annoncé les organisateurs lundi 28 novembre 2022.

« Depuis 50 ans, le festival est engagé dans un combat sans fin pour la légitimation de la bande dessinée », a expliqué Franck Bondoux, délégué général du festival, lors d’une conférence de presse organisée dans la grande salle ovale de la BNF Richelieu, à Paris. « La BD qui est entrée à la Bibliothèque nationale de France, au Louvre, au Centre Pompidou ou au Collège de France, est bien regardée comme un livre. Il y a eu des avancées extrêmement significatives», a-t-il ajouté.

« Nous serons tournés vers l’avenir et la jeunesse »

Soulignant que le chiffre d’affaires mondial en 2021 de la bande dessinée numérique est devenu supérieur à celui de la bande dessinée imprimée, Franck Bondoux a estimé que « le festival doit s’interroger sur la manière de nouer des contacts avec les nouvelles générations, notamment à travers les réseaux sociaux ». « Nous avons pensé cette 50e édition comme la première d’une nouvelle ère. Il n’y aura pas de grande exposition rétrospective lors de ce 50e Festival. Nous serons tournés vers l’avenir et la jeunesse », a ajouté le délégué général du Festival d’Angoulême.

Il a annoncé un grand quartier jeunesse de plusieurs milliers de m2 et la création d’une chaîne Twitch, avec aussi un déploiement du festival sur TikTok. Une application permettra de suivre désormais l’actualité de l’événement en temps réel pour la première fois.

Plusieurs mangakas (auteurs de mangas) de renom seront présents à Angoulême, tandis qu’une grande exposition sera consacrée au Japonais Ryoichi Ikegami, toujours en activité à presque 80 ans. L’œuvre de la Canadienne Julie Doucet, pionnière de la bande dessinée alternative et féministe, fera l’objet également d’une exposition. Par ailleurs, le festival mettra à l’honneur le métier de coloriste de BD. Des œuvres du Japonais Masakazu Ishiguro, des Français Anouk Ricard, Riad Sattouf et Timothée Ostermann, de l’Allemand Jens Harder, de l’Américain Joshua Cotter, du Belgo-Marocain Aniss El Hamouri ou de l’Espagnol Ximo Abadia sont en sélection officielle.

Le Grand jury de ce jubilé sera présidé par Alexandre Astier, créateur de la série télé culte Kaamelott, et scénariste de la saga éponyme en bande dessinée.

Source : Ouest France

11 octobre 2022

Dépôt du dossier de rachat de Lagardère à Bruxelles

Rachat lagardère commition européenne

Le processus d’achat du groupe Lagardère par le groupe de Vincent Bolloré a franchi une nouvelle étape ces derniers jours à Bruxelles, selon nos informations. Les avocats de Vivendi ont remis à la Commission Européenne le dossier préalable à la notification du service de l’antitrust européen. Le groupe de Vincent Bolloré se refuse pour l’heure à tout commentaire. Selon une source proche du dossier, le document de plusieurs centaines de pages présente le projet d’acquisition du groupe Lagardère par Vivendi et précise les modalités de la cession du groupe Editis, annoncée fin juillet.

Cette étape marque l’entrée en instruction du dossier à Bruxelles. Le formulaire ad ’hoc déposé par les avocats du groupe Vivendi doit être d’abord examiné par les autorités de la concurrence afin de vérifier dans un premier temps sa « complétude ». Si elle constate qu’elle a tous les éléments en sa possession, la Commission publiera officiellement un communiqué pour signifier son examen du fonds du dossier, probablement d’ici la fin du mois.

Fin juillet, peu après l’annonce de la cession d’Editis en quotation-distribution, l’entourage de Vincent Bolloré espérait pouvoir boucler le processus en début d’année 2023.   

Source : Livres Hebdo 

16 septembre 2022

Augmentation de 1€ pour les livres chez Calmann-Levy

Hausse prix livre Calmann-Levy

L'inflation n'épargne pas le secteur de l'édition . En raison de la hausse du prix des matières premières, fabriquer un livre coûte de plus en plus cher. Par conséquent, l'éditeur Calmann-Levy a annoncé une augmentation de 1 euro du prix de ses livres, à compter du 1er janvier 2023. Son directeur Philippe Robinet est l'invité d'Elizabeth Assayag dans La France Bouge ce vendredi. En un an, le prix de la pâte à papier a presque doublé passant de 600 euros à 1.100 euros la tonne. À cela s'ajoute l’augmentation des prix de l’énergie, indispensable pour faire tourner les rotatives, mais celui du carton d’emballage pour protéger les livres durant le transport. Cette dernière hausse s'explique par la flambée récente des prix du carburant. 

En août dernier, la maison d’édition bretonne indépendante Locus Solus avait déjà pris pareille décision. Ses livres ont augmenté de 1 ou 2 euros. "Il y a deux solutions. Soit, vous augmentez le prix du livre, soit vous augmentez la quantité de livres imprimés pour compenser la hausse du prix du papier", explique le responsable commercial de Locus Solus, Régis Lemersier.

Les éditions Flammarion, Fayard et du Seuil, contactées par Europe 1, affirment qu’une telle décision n’est pas à l’ordre du jour de leur côté. Mais en coulisses, certains confient qu’elle finira par s’imposer. Sur un livre vendu à 20 euros, l’éditeur ne perçoit que 4 euros. En conséquence, lorsqu'il prend une augmentation de 1 euro à son compte, il réduit son revenu par livre de 25%. 

Source: Europe 1

6 janvier 2021

Prévision de hausse du chiffre d'affaire de l'édition numérique jusqu'en 2025

La pandémie de la Covid-19 a dynamisé l’édition numérique, les chiffres contenus dans cette étude montrent que tous les indicateurs sont au vert pour que la croissance se poursuive. Les prévisions sont : 29 milliards en 2022, 30,5 milliards en 2023 voir le graphique ci-dessous. 

Revenus édition numérique

Utilisateurs édition nunériques

 Les chiffres de cette étude prennent en compte l’e-Publishing dans son ensemble. A savoir, le livre, les magazines grand public et professionnels, la presse en ligne. Selon les statistiques reçues, les livres numériques vont générer 15,6 milliards de dollars de revenus cette année dans le monde. La croissance devrait là aussi se poursuivre pour atteindre les 17.7 milliards $ en 2025. Le marché mondial de l’édition électronique est dominé par les livres numériques. Ils devraient atteindre plus d’un milliard d’utilisateurs avec une croissance CA de 6% versus 2021. La presse digitale, joue un rôle moins important et devrait atteindre les 11.4 milliards de dollars de revenus en 2021. L’enquête Statista montre qu’Amazon domine sur les marchés américain, allemand et britannique, avec 83%, 66% et 84% des répondants utilisant ses services pour acheter des ebooks. D’autre part, le marché chinois est très compétitif, iReader, Amazon et QQ Reader détiennent chacun environ 30% de part de marché.

Les États-Unis jouent un rôle de premier plan sur le marché mondial de la publication numérique. Ils devraient générer 9,8 milliards de dollars de revenus en 2021. C’est une augmentation de 8% en un an. Les statistiques montrent que les livres électroniques représentent plus de 60% de cette valeur. Le Japon devrait atteindre 2,3 milliards de dollars en 2021, soit 10% de plus qu’il y a un an. Les revenus du marché chinois de l’ePublishing, (3e au monde), devraient augmenter de 11,1% pour atteindre 2,2 milliards de dollars en 2021. Bien que la Chine soit loin derrière, le nombre d’utilisateurs de livres numériques dans le pays devrait atteindre 378 millions cette année. c’est près de quatre fois plus qu’aux États-Unis et au Japon réunis. Le Royaume-Uni se défend également. Avec 1,7 milliard de dollars de CA, le pays s’est classé comme le plus grand marché de ce segment en Europe et le 4ème au monde. Le livre numérique représente également le plus grand segment du marché britannique, qui devrait atteindre une valeur de 965 millions de dollars cette année. La Corée du Sud suit, avec 956 millions de dollars de revenus.

Source: Idboox

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6 février 2020

Ouveture d'un parc sur le thème de la BD

Parc Imageland Angoulême

L’ambition est d’inaugurer ce nouveau site pour les 50 ans du festival de la BD d'Angoulême. Imagiland, un parc d'attractions entièrement consacré à l'univers de la BD, ouvrira ses portes en 2023 à La Couronne (Charente), aux portes de la capitale française de la bande dessinée. La « Stargazer » Gaston Lagaffe, le « Flying Theatre » Yakari, le « Playland » Marsupilami, le « Dark Ride » interactif Valerian, le « Roller Coaster » Boule et Bill ou encore le tunnel immersif Blake et Mortimer… Bénéficiant des licences du groupe Media Participations (Dargaud, Dupuis, Le Lombard…), Imagiland proposera aux visiteurs un parc de quatorze attractions autour de plusieurs personnages de bande dessinée, et un hôtel de 90 chambres reprenant lui aussi l’univers de la BD.  Ce projet est porté par Dragontoon Group, filiale hongkongaise de Dragontoon China. Ce nouveau venu dans le secteur des loisirs, développe plusieurs concepts de parcs à thème dans le monde (Shanghai, Pékin, Sri Lanka…). Pour son projet français, Dragontoon s’appuiera sur le groupe Vinci et sa filiale dédiée au développement immobilier Adim, et Parexi, la société qui a développé le parc à thèmes consacré à Spirou près d’Avignon. Parexi sera le gestionnaire et le développeur du parc. L’agence d’architecture bordelaise Brochet/Lajus/Pueyo a été choisie pour concevoir le parc.

« Imagiland offrira un mix entre attractions outdoor classiques et attractions digitales indoor », indiquent les porteurs du projet, promettant « l’intégration de nouvelles technologies et de nouveaux concepts. »

Un deuxième parc nature complétera le tout, « avec du canyoning sur une montagne reconstituée au bord d’un lac, et de l’accrobranche avec un parcours enfant, un parcours adulte, une descente en rappel et un saut sur air bag. » Un « show aquatique nocturne » est aussi envisagé. L’ensemble se déploiera sur 122.000 m2, sur le site de l’ancienne carrière de Lafarge.

Quelque 95 millions d’euros seront investis pour le lancement de ce projet, 15 millions d’euros supplémentaires étant déjà crédités pour ajouter des attractions supplémentaires après l’inauguration, au rythme d’une par an. Le parc devrait ainsi proposer une vingtaine d’attractions d’ici à 2030. Quelque 200 emplois sont envisagés à l’ouverture du parc. Le prix d’entrée devrait être compris entre 28 et 30 euros.

Source: 20 minutes

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