Le prix Interallié 2023 décerné au philosophe Gaspard Koenig pour son roman "Humus"
Le prix Interallié a été remis mercredi 22 novembre à Gaspard Koenig pour Humus (Éditions de L'Observatoire), fiction sur deux jeunes ingénieurs en agronomie critiques de l'agriculture intensive. Ce roman, publié en août par les Éditions de L'Observatoire, a également remporté le prix Jean Giono. Et il avait été parmi les finalistes des prix Goncourt et Renaudot.
Gaspard Koenig, 40 ans, s'était fait connaître grâce à la littérature, avec son premier roman en 2004. Puis il a fait des détours par la philosophie, l'essai et la politique. "Avec ce livre, je reviens au roman et c'est un plaisir d'avoir cette reconnaissance", a déclaré le lauréat après la proclamation du prix, au restaurant Lasserre à Paris. "À travers le roman, on peut dire beaucoup. C'est plus puissant. J'ai pu aller au bout des idées de mes personnages, et je ne tranche pas. Puis, surtout, il y a le plaisir de la création, qui me donne envie de continuer", a-t-il ajouté.
Le jury exclusivement masculin de ce prix littéraire créé en 1930, qui couronne de préférence les journalistes, avait retenu dans sa dernière sélection cinq hommes. Il n'a pas dévoilé comment s'était déroulé le vote.
"Ça s'est décidé assez vite. On pensait que Gaspard Koenig aurait d'autres prix avant l'Interallié et donc, pour nous, c'est un prix qui nous a paru une évidence", a expliqué à l'AFP un membre du jury, Christophe Ono-dit-Biot.
Source : France Info Culture







Le prix Goncourt 2023 récompense Veiller sur elle, de Jean-Baptiste Andrea (L’Iconoclaste, 592 p., 22,50 euros, numérique 16 euros), déjà distingué par le prix du roman Fnac : une fresque métaphysique autour de la sculpture, une méditation sur la présence et l’absence. Etaient également en lice Triste tigre, de Neige Sinno (P.O.L), Humus, de Gaspard Koenig (L’Observatoire) et Sarah, Susanne et l’écrivain, d’Eric Reinhardt (Gallimard). Le roman succède à Vivre vite, de Brigitte Giraud (Flammarion), dont le couronnement dans une ambiance tendue, en 2022, avait été un catalyseur des dissensions internes au jury du Goncourt.

