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9 novembre 2024

Les peintures magiques d’Omar Ba inspirées d’un conte peul réunies dans un livre et une expo

Invité par l’éditrice Diane de Selliers, Omar Ba a lu le texte d’Amadou Hampâté Bâ « une fois, c’est tout », nous assure-t-il au milieu des grands formats sélectionnés par son galeriste Daniel Templon. À Paris, le peintre n’avait pas exposé depuis six ans. Le livre d’Hampâté Bâ refermé, pour « ne pas trop se laisser parasiter », il s’est appliqué à illustrer Kaïdara pendant des mois et des mois, dans ses ateliers de Bambilor, dans la région de Dakar, ainsi qu’en Suisse, où il partage son temps depuis une vingtaine d’années.

Le résultat du projet, qui compte une quarantaine d’œuvres, est propice aux rêves. Le Kaïdara d’Omar Ba est habité de créatures hybrides, il est jalonné d’une faune énigmatique – bélier, caméléon, outarde, coq –, surgissant dans une profusion de plumes, que le peintre fait vibrer avec une touche texturée ultra sensorielle. On pense à Marc Chagall, lequel avait prêté sa fantasmagorie pour illustrer Les Fables de La Fontaine.

Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage présentes sur celui-ci. La reproduction totale ou partielle d’un article publié sur BeauxArts.com, sans l’autorisation écrite et préalable de Beaux Arts & Cie, est strictement interdite. Pour plus d’informations, consultez nos mentions légales. 

Avant de se faire un nom dans l’art contemporain au début des années 2010, Omar Ba est né en 1977 au Sénégal, d’une mère sérère et d’un père peul. L’artiste n’en parle pas la langue mais, petit, il a été baigné dans les récits de cette ethnie, transmis par la voix des griots. Sur des fonds en papier enduits de peinture noire, jaune ou orange, celui qui s’est formé entre l’Afrique et l’Europe croise avec maestria protagonistes en blue-jean et références peules. Ses personnages trônent avec une magnificence royale.

Au fil des images, le ravissement pour l’œil, tout comme les interprétations, semblent inépuisables. Les illustrations d’Omar Ba sont une invitation à voir au-delà du visible et à chérir le merveilleux. « Tu sauras que tu sais quand tu sauras que tu ne sais pas », nous intime ainsi le dieu Kaïdara.

Cette exposition  intitulée  Kaïdara par Omar Ba est visible du 30 octobre 2024 au 21 décembre 2024 à la 

Galerie Templon (28 Rue du Grenier-Saint-Lazare  à Paris).

Source : Beaux-Arts

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30 octobre 2024

Du rap au manga : l'incroyable succès de Tiers-Monde et Nako

Le rappeur Tiers-Monde, devenu mangaka (auteur de manga) à succès, a partagé son univers avec les fans havrais lors du festival Un Automne à Buller. Entre exposition et ateliers, les aventures de Nako conquièrent un public toujours plus large. À l'Université du Havre, les aspirants mangakas ont eu l'opportunité unique de participer à un atelier animé par Max, le dessinateur de Nako, et Tiers-Monde, son scénariste. Les participants ont pu bénéficier des conseils avisés des deux artistes pour donner vie à leurs propres personnages et histoires.

Max explique sa méthode : "C'est comme ça, sauf que tu décomposes les mouvements. Cette case, c'est celle-ci, celle-ci c'est celle-ci. Et là on va garder ce que tu as fait." Les jeunes talents ont impressionné les auteurs par leur créativité et leur motivation.

Le Havrais Tiers-Monde, rappeur reconnu, s'est lancé dans l'aventure du manga il y a sept ans. Pour lui, le lien entre ces deux univers est évident : "C'est des univers au final qui sont très liés. C'est le côté narratif que j'aime beaucoup, le côté écriture que j'aime beaucoup aussi car au final, c'est le même métier, c'est de l'expression, c'est de la transmission et c'est du partage."

L'exposition à la bibliothèque Raymond Queneau du Havre permet aux fans de découvrir les planches originales de Nako jusqu'au 30 novembre. Le succès de la série a dépassé toutes les attentes de ses créateurs.

Tiers-Monde raconte : "Honnêtement, on s'attendait dans un premier temps à faire 40 pages, à se dire on va faire 40 pages d’un possible manga. Après, on en a fait 70. Après on a été coup de cœur d’un jury. On a été publié au Japon. Après on a été édité en France. On en est au tome trois donc c'est une belle histoire."

En attendant le tome 4 de Nako, Tiers-Monde a accepté la commande d’une maison d’édition : il a raconté en manga la vie du judoka Teddy Riner. L'album, intitulé "Hajime ", est sorti en septembre.

Source : France 3 Normandie

19 octobre 2024

40 illustrations exposées dans 40 villes de Seine-Saint-Denis

Pour célébrer la littérature jeunesse et marquer les 40 ans du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse, le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a lancé un appel à candidatures aux illustrateurs de littérature et bande dessinée jeunesse qui les invite à proposer une image sur le thème : « Valoriser l’acte de lire comme espace de déploiement de l’imaginaire, vecteur de découvertes et de rencontres. »  

Les quarante illustrations sélectionnées ont été reproduites en grand format. Elles seront installées dans les quarante villes du département, au sein d’espaces dédiés à l’accueil de l’enfance (crèches, PMI, structures de l’ASE) à partir du 20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant puis réunies dans l’exposition « 40 x 40 » lors du Salon du 27 novembre au 2 décembre

Les illustrations originales intégreront ensuite la Collection départementale d’art contemporain, dans une optique d’ouverture renforcée à l’enfance et à la jeunesse. Pour découvrir certaines de ses illustrations cliquez ici.

18 octobre 2024

Une exposition sur Astérix proposée par l’atelier des lumières de Paris

Du 18 octobre 2024 au 5 janvier 2025, l’atelier des lumières, centre d’art numérique accueille une nouvelle création visuelle consacrée à Astérix ! Cette exposition immersive inédite est le fruit de l’association entre les éditions Albert René, qui gèrent les droits des deux auteurs de la BD mythique, et Culturespaces. Elle s’inscrit dans le cadre de l'anniversaire de la célèbre œuvre mythique des irréductibles Gaulois qui fête ses 65 ans en 2024.

Accompagnez les irréductibles gaulois dans une quête inédite ! Partez avec eux à la recherche du druide Panoramix, capturé par Jules César. Des plaines verdoyantes de la Gaule aux décors arides de l’Hispanie, en passant par les terres brumeuses de la Grande-Bretagne et les pyramides d’Égypte, Astérix et Obélix braveront déserts et tempêtes pour le retrouver.

Astérix, le Voyage Immersif transporte ainsi les visiteurs dans les décors minutieusement recréés de la bande-dessinée. Chaque scène met en valeur le trait de crayon d’Uderzo, à la fois fluide et expressif, donnant vie aux personnages, capturant avec précision humour et émotions. Astérix est aussi porté par la plume de René Goscinny et ses dialogues incontournables, dont la subtilité et l’intemporalité ont fait la renommée de l’iconique série.

Dans un respect de l’héritage d’Astérix, tel que conçu par ses talentueux créateurs René Goscinny et Albert Uderzo, cette exposition immersive promet de captiver les cœurs et les esprits des visiteurs. Une expérience sensorielle accompagnée d’une bande-son éclectique, pour une aventure inoubliable.

 

 

9 septembre 2024

Exposition inédite sur les super-héros à Angoulême

Spider-Man, Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Les Quatre Fantastiques, Doctor Strange, les X-Men ou encore la Veuve noire, tout l'univers des super-héros Marvel est présent au musée de la BD d'Angoulême. L'exposition "Marvel, super-héros et Cie" est la première exposition librement inspirée de l’univers Marvel créée au sein de la Cité Internationale de la bande dessinée et de l’image. Cette initiative s’inscrit dans la lignée de l’engagement de la Cité internationale de la bande dessinée d’Angoulême à préserver et à promouvoir le patrimoine culturel mondial de la bande dessinée.
De nombreuses planches originales sont exposées dans ce lieu. En 2005, un don de plusieurs milliers d’ouvrages avait été fait au musée de la part des éditions Marvel. Cette exposition a pour but de montrer la diversité des différents personnages qui entoure l'univers de cette entreprise de comics, devenu mondialement connu avec ses nombreux films sortis récemment. 

"Il y a vingt ans, Marvel a fait un don à notre bibliothèque patrimoniale, dont on a un très grand nombre d'exemplaires sur cette exposition. Ils ont ensuite été triés par nos équipes. Aujourd'hui, on a la plus grande collection d'Europe de comics book Marvel", précise Arthur Gatard, médiateur culturel du musée. "C'est l'occasion de montrer du Marvel, en les présentant par thématique, et de montrer comment le monde réel a pu influencer les super-héros. Il y a une vraie réflexion sur le côté presse du comics book, et cette possibilité de réagir à chaud aux actualités."

Pour cette exposition, l'accent a été mis sur les principaux groupes de super-héros tels que les Quatre Fantastiques, Les X-Men et bien évidemment, les Avengers. "Aujourd'hui, il y a pas mal de gens qui connaissent Marvel à travers les films. Souvent, les Avengers sont très connus, mais les Quatre Fantastiques beaucoup moins, notamment chez les plus jeunes", précise-t-il.

Parmi les visiteurs, de jeunes passionnés et des adultes subjugués par la richesse de cette exposition unique crée par le musée d’Angoulême. La visite guidée permet de comprendre certains choix des auteurs, comme l'explique Solal, 13 ans. "Je préfère les comics que les mangas, j'ai plein de comics, j'ai une grande bibliothèque chez moi. Mes préférés sont Spider-Man, les Avengers... L'exposition est vraiment intéressante : elle explique bien certaines choses. J'ai même appris des trucs que je ne savais pas, donc j'ai bien aimé."

Pour que les lecteurs puissent s'identifier un maximum à ces personnages, l’éditeur Marvel n’oublie pas le côté humain de ces super-héros. C’est le cas de Spider-Man, un étudiant qui habite dans la banlieue de New-York. "Dans les années 60, on va avoir une scission entre Stan Lee et Jack Kirby, (les deux plus grands scénaristes et éditeurs de Marvel) le premier étant plus sur le côté urbain, et l'autre sur le côté spatial et très loin de notre vie à nous. Il y a beaucoup de gens qui ont pu se reconnaître là-dedans, et ils ont pu vivre leurs propres aventures, notamment à travers Spider-Man", conclut Arthur Gatard.

L'exposition "Super-héros & Cie, l'art des comics Marvel" est ouvert au musée de la bande dessinée d'Angoulême jusqu'au 4 mai 2025.

Source : France Info

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25 juin 2024

Un été en hommage aux 80 ans de la disparition d'Antoine de Saint Exupéry

Le 31 juillet marque les 80 ans de la disparition en mer de Antoine de Saint-Exupéry pendant une mission à bord de son avion Lockheed P-38 Lightning. L’écrivain-aviateur, né en 1900 à Lyon, se nourrit de ses voyages pour l’écriture de ses livres dont Courrier Sud (1929) et Vol de nuit (1931, prix Femina). Il écrira à New-York le succès mondial Le Petit Prince en 1943. De nombreuses commémorations sont prévues tout l’été en son honneur en partenariat avec la Fondation Antoine de Saint Exupéry pour la Jeunesse (FASEJ) :

  • Du 29 mai au 29 septembre, exposition-dossier Antoine de Saint-Exupéry, Fragments d’Histoire au  qui permettra la découverte de la diversité du parcours de pilote de l’écrivain, de l’influence de ses expériences aéronautiques dans son œuvre littéraire et des pièces de l’épave du P-38 au musée de l’air et de l’espace du Bourget,
  • Les 28 et 29 juin, hommage avec la participation de 500 enfants qui réaliseront des lectures slamées du Petit Prince suivi d'une cérémonie militaire le lendemain à Lyon (sa ville de naissance),
  • 29 juin, date de naissance d’Antoine de Saint Exupéry  (Le Petit Prince Day),  journée internationale du Petit Prince,
  •  Le 3 juillet, inauguration d’une sculpture par l’artiste Sébastien Langloÿs à l’Hôtel du Grand Balcon,  puis un spectacle son et lumière du Petit Prince sur la façade du Capitole de Toulouse
  • Les 4 & 5 juillet, des concerts composé et joué par Ibrahim Maalouf au Théâtre de la Cité de l’Orchestre National du Capitole à Toulouse,
  • Du 5 juillet au 23 septembre, une exposition au Jardin Royal de Toulouse,
  • Le 31 juillet (jour de sa disparition), une messe commémorative à l’église de Borgo, suivie d’une cérémonie au camp militaire Henry Martin avec la mise en terre d’un olivier près du lieu de décollage de sa dernière mission. Enfin, dernière cérémonie officielle à l’aéroport de Bastia Poretta.
21 mai 2024

La BD mise à l'honneur au Centre Pompidou

Rencontres avec Riad Sattouf, Catherine Meurisse et bien d'autres, exposition sur Hergé en 2006... La relation du Centre Pompidou (et sa bibliothèque) avec la bande dessinée a commencé depuis bien longtemps. Un an avant une fermeture de cinq ans pour travaux, le musée remet le 9ᵉ art à l'honneur avec La BD à tous les étages, du 29 mai au 4 novembre 2024, avec le concours du Fonds Hélène & Édouard Leclerc et le festival d'Angoulême. La manifestation se structure autour de douze thématiques, à l'instar du rêve, du rire ou de l'anticipation, et dresse des ponts entre la bande dessinée européenne, le manga et les comics, qui ont tous les trois connu un renouveau dans les années 60 avec l'âge d'or de Hara-Kiri en France, le lancement du mensuel Garo au Japon et la célébrité de Robert Crumb aux États-Unis.

« Véritable traversée de l’histoire moderne et contemporaine du médium, l’exposition "Bande dessinée (1964 - 2024)", présentée au niveau 6, mettra notamment pour la première fois en dialogue en France ses trois principaux foyers d’expression - la création européenne, les mangas asiatiques et les comics américains, détaille un communiqué. En douze thématiques et par un jeu d’échos inattendus entre les auteurs, elle convoque les imaginaires de la bande dessinée, les émotions qu’elle suscite, ainsi que la diversité des techniques employées. »
Le patrimoine de la BD ne sera pas oublié, avec une grande exposition consacrée à Corto Maltese, inénarrable héros d'Hugo Pratt, et le musée prévoit six monographies des travaux d'Edmond-François Calvo, Will Eisner, Hergé, George Herriman, Winsor McCay et Geo McManus. En partenariat avec le festival d'Angoulême, le musée a aussi prévu six week-ends de discussions, concerts et ateliers, avec un accent particulier sur l'état des lieux du manga et ses déclinaisons numériques, comme le webtoon. De quoi satisfaire les amateurs du genre, à l'aube de la Japan Expo.  Le programme complet de La BD à tous les étages est à retrouver sur le site du Centre Pompidou.

Source : Livres Hebdo

4 mai 2024

La série jeunesse « Les Drôles de petites bêtes » à l'honneur pour ses 30 ans

Il y a trente ans, Antoon Krings donnait vie à « Mireille l’abeille », le tout premier personnage de ses « Drôles de petites bêtes ». Depuis, 72 autres animaux bariolés ont vu le jour sous le crayon de l’artiste et 21 millions d’exemplaires se sont vendus à travers le monde. Pour célébrer cet anniversaire, l’artiste et son cortège de petites bêtes font la Une de plusieurs événements estivaux. Du 24 mai au 13 juillet, les plus petits comme les adultes empreints de nostalgie sont invités à découvrir les premières esquisses de l’artiste, rassemblées dans une exposition à la librairie Gallimard. Des patchs, des puzzles et même des impressions d’art seront spécialement à la vente. Du 1ᵉʳ juin au 31 janvier 2025, le domaine national de Saint-Cloud met aussi cette création de plus de 30 ans à l’honneur en érigeant 20 panneaux dédiés dans le petit parc.

L’auteur et illustrateur jeunesse partira aussi, comme une rockstar, à la rencontre de son public sur l’ensemble du territoire. Par-delà les échanges et séances de dédicaces prévues, entre autres, à Chartres, Lille, Paris, Bastia, Rennes, Angoulême ou encore à Brive-la-Gaillarde, il présentera sa nouvelle protagoniste, Lily Pissenlit, au cœur d’un album à paraître le 23 mai. Un alphabet des drôles de petites bêtes suivra en août.  

Né en 1962, Antoon Krings grandit à Douai, bien que ses racines le relient – coïncidence amusante – au folklore nordique. Biberonné à la littérature anglo-saxonne, il passe des heures, enfant, dans le jardin de ses grands-parents, et dessine son émerveillement lorsqu’il scrute ce micro monde, à ses pieds. Encouragé par ses parents, il intègre l’école d’art Penninghen à Paris, qu’il quitte prématurément en raison de certaines mauvaises notes.

Après un séjour à Londres, l’artiste en herbe intègre le studio du styliste Emanuel Ungaro, auprès duquel il travaille cinq ans, avant de choisir la voie de l’indépendance. « Je ne voulais plus dessiner pour les autres, je voulais jouer ma propre partition, être à la fois le compositeur et l’interprète », confie-t-il dans un communiqué publié par Gallimard. Ses inspirations lui viennent de tous les horizons artistiques : les frères Grimm, Andersen, Marcel Aymé, comme les peintres Monet ou Dürer, les illustrateurs Grandville et Maurice Sendak. En 1990, il crée pour l’École des loisirs le personnage de Norbert, qui sera racheté par Hyperion, la maison d’édition de Disney. Trois ans plus tard, remarqué par l’éditrice Colline Faure-Poirée, Antoon Krings rejoint Gallimard Jeunesse où il crée Pickpocket : les aventures de Fennec le futé, récompensé de la mention spéciale du prix graphique à Bologne et porté à l’écran. L’artiste, qui n’a jamais égaré son âme d’enfant et n’a eu de cesse de cultiver son jardin imaginaire, dessine pour la première fois, en 1994, le visage rond de Mireille l’abeille et sa maisonnée abritée par un rosier. Après l’apidé féru de miel, Antoon Krings imagine Léon le bourdon, Siméon le papillon et de nombreuses autres créatures aux malices et caprices humains, dont la notoriété devient internationale. Pour leur donner du mouvement et ravir les enfants, une première série animée est diffusée en 2001. Quinze ans plus tard, l’auteur, dont le travail s’est imposé comme une référence de la littérature jeunesse, donne son nom à une médiathèque à Fourmies, dans le nord. En 2016, Antoon Krings co-réalise son premier long métrage, Drôles de petites bêtes, aux côtés d’Arnaud Bouron, qui sera suivi, en 2019, d’une seconde série animée produite par France Télévisions.

Source : Livres Hebdo

20 octobre 2023

Les femmes et la lecture à l’honneur dans une exposition d'un musée vietnamien

Phu nu doc sach (Femme lisant) de Trinh Lu

Dix-sept artistes de renom présentent leurs créations dans le cadre d’une exposition d’art qui se tient jusqu’au 22 octobre à The Muse Artspace, à Hanoï. Le point commun de ces œuvres est qu’elles représentent toutes des femmes plongées dans la lecture. 

Selon la curatrice Vân Vi, co-fondatrice de The Muse Artspace, au 47, rue Tràng Tiên, dans l’arrondissement de Hoàn Kiêm, Hanoï, l’exposition "Phu nu doc sach" (Femmes lisant) regroupe des peintures de Trinh Lu, Phan Câm Thuong, Trân Thu Huyên, Nguyên Van Trinh, Trinh Quynh Trâm, Nguyên Hoàng Dung, Cao Thuc, Cao Nam Tiên, Truong Van Ngoc, Bao Huynh, Duong Manh Quyêt, Dô Anh Hoa, Nguyên Phuong Hoa, Minh Dam, Hai Tiger, Nguyên Minh Quân, Nguyên Hà Phuong.

"À travers les yeux des artistes, on observe des portraits de femmes vietnamiennes contemporaines. L’image d’une jeune fille élégante lisant un livre, ou d’une femme moderne jonglant entre sa vie de famille et sa volonté de se cultiver par la lecture", a partagé Mme Vân Vi.

Le peintre Phan Câm Thuong a apporté à l’exposition son croquis d’une écolière et son livre pendant une pause à l’école des beaux-arts. Dans la classe, certains élèves discutent, tandis que d’autres continuent de travailler sur leur chevalet. Ils profitent souvent des pauses en classe pour explorer d’autres perspectives artistiques ou pour lire des livres. Bien que simple, cette esquisse n’en reste pas moins révélatrice de l’ambiance qui règne dans les classes de l’école des beaux-arts.

L’artiste Duong Manh Quyêt présente une peinture représentant une jeune fille élégante écoutant un livre audio. L’aquarelliste Minh Dam a, quant à lui, peint une jeune fille hanoïenne. Au milieu de l’agitation et de l’excitation des rues, elle trouve la paix à travers les livres.  Quant à Trinh Lu, il aime les livres et a consacré sa vie à la lecture, à l’écriture et à la peinture. Il présente à cette occasion une nouvelle œuvre créée en 2023, Phu nu doc sach (Femme lisant), qui représente de nombreuses femmes d’époques différentes, toutes le nez planté dans leur livre.

 "Au premier plan, dans cette peinture métaphorique, je ne représente pas seulement le portrait d’une mère et son enfant lisant un livre ensemble, mais je cherche à montrer que la culture est une ressource aussi importante que le lait maternel", a expliqué l’artiste. 

Nguyên Minh Quân a peint une femme vêtue d’habits anciens, référence à une statue célèbre. Le fond est une explosion de couleurs dans un style peu familier à la culture vietnamienne. Ces détails et l’utilisation extrême de la couleur donnent un sentiment sacré et mystique à l’œuvre. Pour sa part, Nguyên Hà Phuong utilise l’aquarelle pour peindre sur la soie. Son tableau Chu nhât (Dimanche) représente des petites filles lisant des livres ensemble alors qu’une d’entre elles s’est soudainement arrêtée pour ramasser une prune et glisser quelques mots à ses amies.

 "L’atmosphère du tableau est joyeuse et paisible. Tout est si normal et simple. La lecture ouvre nos âmes qui se connectent naturellement les unes aux autres", a-t-il partagé.

"Grâce aux artistes, à travers leurs peintures et la façon dont ils abordent le sujet, nous pouvons voir des femmes de lettres dans un contexte contemporain au Vietnam", a commenté une visiteuse hanoïenne.

De nombreux artistes présents à cette exposition ont également exprimé leur inquiétude quant à la disparition croissante de la lecture dans un monde où les formes de divertissement sont si nombreuses et attirent beaucoup plus les jeunes. L’artiste Cao Nam Tiên a partagé qu’actuellement, il voit rarement des gens lire des livres. Il a donc représenté une jeune femme vêtue d’une longue robe tenant un livre à la main, mais il semble sur le point de s’envoler. Il a nommé cette œuvre Sach do (Livre Rouge) pour la couleur de sa couverture tenue par la jeune femme. Nam Tiên a utilisé la peinture à l’huile en plusieurs couches avec une méthode méticuleuse pour donner vie à l’image.

Source : Le Courier du Vietnam

12 août 2023

Une exposition montrant les photos prises par Zola

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Connaissez-vous Émile Zola ? Non, pas l’écrivain... le photographe ! Le célébrissime auteur des Rougon-Macquart possédait un regard aussi affûté que ses mots et entretenait une passion dévorante pour l’image. Près de 2000 clichés sont parvenus jusqu’à nous : d’incroyables portraits de famille ou d’amis, des paysages et d’étonnantes scènes de rue qu’Émile Zola développait lui-même dans ses différents laboratoires. Ce passe-temps méconnu trouve son origine à Royan, station balnéaire de Charente-Maritime où le romancier passa trois étés entre 1886 et 1888, à l’invitation de son éditeur Georges Charpentier. Un autre ami, le journaliste royannais Victor Billaud, l’initia lors de son dernier séjour estival à cet exercice nouveau qu’il considéra très vite comme un art à part entière.Pour rendre hommage à cet héritage, le Musée de Royan propose jusqu’au 30 décembre une exposition baptisée « Zola et la photographie ». Près de 90 clichés y sont présentés, accompagnés d’appareils d’époque, et permettent de mieux cerner ce loisir balbutiant et la réelle maîtrise de Zola.

« Au départ, il était totalement hermétique à la photographie. Elle a pourtant fini par imprégner son œuvre et sa vision », sourit Isabelle Debette, la directrice du Musée de Royan. Féru de nouvelles technologies – du vélo en passant par l’automobile –, Émile Zola s’est ainsi investi à corps perdu dans cette pratique artistique après son passage dans la station balnéaire, et la cinquantaine venue.

Simple modèle sur les premiers clichés réalisés par Victor Billaud, sur les plages et dans les auberges du pays royannais, le romancier a très vite saisi ses propres envies, de sa résidence de Médan à Paris – en passant par l’Italie et Londres où il vécut onze mois en exil dans le sillage de l’affaire Dreyfus et du cinglant article « J’accuse… ! », publié en 1898.

« Il captait des choses peu courantes pour l’époque. Ça n’est pas toujours cadré mais il était vraiment doué », estime Isabelle Debette. Émile Zola, qui posséda une dizaine d’appareils parmi les plus perfectionnés de son temps, inventa même un déclencheur pour capturer sa propre image – des selfies avant l’heure, en somme.

À Royan, ce même été 1888, le romancier s’est découvert une seconde passion. 

« C’est là qu’il est tombé amoureux de Jeanne Rozerot, une lingère engagée par sa femme, Alexandrine Zola, quelques mois auparavant », souligne Monique Chartier, l’autrice de « Zola, trois étés à Royan », un précieux ouvrage paru aux Éditions Bonne Anse.

Longtemps cachée, cette relation fusionnelle donna naissance aux deux enfants d’Émile Zola et à de nombreuses photographies capturées – entre autres – à Verneuil-sur-Seine, village situé non loin de Médan où l’écrivain installa sa maîtresse, son fils Jacques et sa fille Denise. Plusieurs clichés sont ainsi exposés au Musée de Royan et permettent d’embrasser cette « double vie » étonnamment liée à la station balnéaire.

Un destin d’autant plus cocasse qu’Émile Zola ne souhaitait pas séjourner à Royan : « Il redoutait la foule et les étrangers – nom donné aux touristes en ce temps-là. Lui qui aimait beaucoup l’océan et nager aurait préféré s’installer à Saint-Palais-sur-Mer, la commune voisine », révèle Monique Chartier.

Source : Le Parisien 

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