Exposition pour expliquer la génèse de Vingt Mille Lieues sous la mer de Jules Vernes à Amiens
Dans le cadre du programme « Dans les collections de la BnF », la Bibliothèque nationale de France s’associe avec le musée de Picardie d’Amiens pour présenter les manuscrits autographes de Vingt Mille Lieues sous la mer de Jules Verne, ainsi qu’une série d’ouvrages et de photographies en relation avec la genèse et l’édition du roman. Cette exposition a commencé aujourd'hui et se termine le 1er octobre prochain.
« J’espère que vous nous conduirez bientôt dans les profondeurs de la mer. » Ainsi écrivait le 25 juillet 1865 George Sand à Jules Verne, pour remercier le jeune romancier de l’envoi de ses premières œuvres. En quelques années, Vingt Mille Lieues sous les mers allait devenir l’un des romans emblématiques de la « reconnaissance des mondes connus et inconnus », programme que s’était assigné Jules Verne dans Les Voyages extraordinaires.
Selon la pratique éditoriale courante au XIXe siècle, le roman paraît d’abord sous forme de feuilleton, entre le 20 mars 1869 et le 20 juin 1870, au sein d’un magazine pour la jeunesse, le Magasin d’éducation et de récréation. Journal de toute la famille. Cette première parution est rapidement suivie d’une édition non illustrée (1869-1870), puis, en 1871, d’une édition illustrée de cent onze gravures. Les premières ébauches de Vingt Mille Lieues sous les mers ne nous sont pas parvenues, mais, dans les deux lourds volumes qui rassemblent aujourd’hui les feuillets du manuscrit, on discerne différentes étapes de rédaction, de la phase d’écriture proprement dite au travail de réécriture. Le premier volume , à l’écriture serrée et minuscule, réunit deux versions déjà remaniées du texte, qui demeurent sans doute proches de la toute première rédaction. Le second quant à lui, présente les caractéristiques d’une copie destinée aux imprimeurs : l’écriture est aérée et nette, et le chef d’atelier du Magasin d’éducation a porté au crayon bleu les noms des ouvriers typographes chargés de la composition. Les premières ébauches de Vingt Mille Lieues sous les mers ne nous sont pas parvenues, mais, dans les deux lourds volumes qui rassemblent aujourd’hui les feuillets du manuscrit, on discerne différentes étapes de rédaction, de la phase d’écriture proprement dite au travail de réécriture. Le premier volume , à l’écriture serrée et minuscule, réunit deux versions déjà remaniées du texte, qui demeurent sans doute proches de la toute première rédaction. Le second quant à lui, présente les caractéristiques d’une copie destinée aux imprimeurs : l’écriture est aérée et nette, et le chef d’atelier du Magasin d’éducation a porté au crayon bleu les noms des ouvriers typographes chargés de la composition.
Source : BNF









