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16 octobre 2024

Palmarès 2024 du Grand prix Livres Hebdo des bibliothèques

Dur dur d'être jurés, quand il faut départager 79 dossiers proposés par 29 bibliothèques candidatant pour le Prix des bibliothèques Livres Hebdo-la Sofia, car toutes s'inscrivent dans l'ambitieux sillage du Manifeste de l'Unesco, qui proclame la bibliothèque comme porte d'accès à la connaissance et à l'épanouissement spirituel par la discussion et l'art. Cela sans barrières commerciales, juridiques ou technologiques, et en s'adressant à toute personne, quels que soient son âge, sa langue, son statut social, sa religion. Au contraire, plus il y a de diversité, mieux c'est. Dans ce contexte, les médiathèques ne se sont plus contentées de prêter des livres mais sont devenues des agoras fourmillantes d'animations culturelles. C'est pour mettre en avant ce dynamisme que Livres Hebdo a créé ce prix voilà bientôt quinze ans. Des prix, il y en a neuf. Pour ceux de l'accueil, de l'animation, du service innovant, de l'innovation numérique ou de la communication, nous récompensons aussi bien une action ponctuelle qu'une philosophie globale. Ces catégories peuvent être renforcées par l'agencement spatial de la bibliothèque, qui fait l'objet d'un prix dédié. Les bibliothèques francophones à l'étranger et les établissements de moins de 500 m2 peuvent également prétendre à un trophée spécial.

Enfin, le Grand Prix distingue un établissement ou un réseau exemplaire sur plus d'un aspect : souci des personnes porteuses d'un handicap, co-construction de la vie de la bibliothèque-terrain de jeu avec les citoyens éclairés… C'est aussi eux qu'il faut applaudir.

 

Voici le palmarès complet du Grand prix Livres Hebdo des Bibliothèques 2024 : 

  • Grand prix 2024 pour les bibliothèques de Rouen,
  • Prix de l’Animation 2024 pour la médiathèque Le Trente de Vienne,
  • Prix de l’Accueil 2024 pour la médiathèques ludothèque Taïga à Sèvremoine,
  • Prix de l’Espace intérieur 2024 pour la ludo-médiathèque L’Echappée d’Herblay-sur-Seine,
  • Prix de l’Innovation numérique 2024 pour le Learning Centre Claude Oytana  à Besançon,
  • Prix de la Communication 2024 pour les médiathèquesles de la ville et de l’Eurométropole de Strasbourg,
  • Prix du Service innovant 2024  pour la bibliothèque départementale de Loire Atlantique à Nantes,
  • Prix de la Petite Bibliothèque 2024 pour la médiathèque de Bazouges la Pérouse,
  • Prix de la Bibliothèque francophone Hors de France 2024 pour le centre de ressources du B3 à Liège en Belgique.

Une mention spéciale Bibliothèque Hors de France 2024  pour Kitabus, la Bibliothèque mobile de l’Institut Français à Bukavu en RDC.

 

Le jury a également remis un coup de cœur au Réseau des bibliothèques de la maison d’arrêt de Paris La Santé (Paris) En parallèle, nos lecteurs ont été invités à voter en ligne pour leur bibliothécaire favori parmi cinq professionnels prometteurs repérés par la rédaction. Résultat : ils ont en majorité en majorité la bibliothécaire de l’année 2024 Mélanie Loriot, directrice de la bibliothèque du CHU de Lille. Cette année, le jury était composé de Christine Desmares (directrice de la librairie Le Plateau), Claude Poissenot (sociologue, maître de conférences, université de Lorraine), Claire Gourdon Baillet (directrice de la ludo-médiathèque de Bordères-et-Lamensans), Laurent Binet (président du jury et écrivain), Dorothée Cunéo (directrice des éditions Denoël), Carole Zalberg (vice-présidente de la Sofia), Jacques Braunstein (rédacteur en chef de LH), Fanny Guyomard (journaliste à LH) et Marc Martinez (directeur de la bibliothèque de Sciences Po et président de l'ADBU).

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2 octobre 2024

Augmentation des prix pour les mangas des éditions Kana en 2025

Malheureusement à partir du 01 janvier 2025, les prix des mangas publiés par les éditons Kana vont encore augmenter.  Comme vous le savez sans doute, chaque manga a un code prix dédié, ce qui vous permettra de connaître l’exacte augmentation. Ce code-prix se trouve au niveau du code-barre à l’arrière du volume. Voici une liste d’exemples pour vous y retrouver :

Code tarif   nouveau tarif Augmentation  Série
KA01 7,30€  0€ Naruto, L’enfant en moi, Hunter x Hunter, Boruto, Death note ,Sakura Saku, Moriarty, Jardin Secret, etc
KA02 8,10 € 0,20€ Darwin Incident, Flow, Bonne nuit Pun Pun, Otaku Otaku, La voie du tablier, Sky-high, Bucket list, Love Fragrance, Bloom into you, Asadora, Pluto, I cannot reach you, Shaman king Super star, Gleipnir, Sexy cosplay doll, etc.
KA03 9,25 € 0,30€ Naruto roman, Death note T13, roman Boruto, Real, Yuyu Hakusho SE, Shaman king roman, Seraph of the end Roman, Death’s Choice, L’île des téméraires, Gente, Ristorante Paradiso
KA31 10,25€

0,30€

Shaman King SE, Slam Dunk SE, Naruto coloriages, Ichiko et Niko, Le Japon en un coup d’œil, Rose de Versailles coloriages
KA04 10,95 € 0,45 € Quartier de la lumière, Rose de Versailles, Encyclopédie des animaux
KA05 13,25€ 0,30€ Adabana, Death note BE, Saint Seiya Deluxe, Lupin, Nijigahara Holograph, Sunny, Levius est, Astro boy, Shaman King SE T17,
KA10 13,95€ 0€ Slam Dunk Deluxe
KA06 15,95€ 0,45€ Naruto Hokage, V2 Panzer, Death note roman, Ivre du Japon, Samourai bambou, Errance, Master Keaton, Hokusai, K, La fin du monde, etc.
KA07 18.95€ 0.45€ Sommet des dieux, Number 5 int, Inio asano Anthology, Lorsque nous vivions ensemble, etc.
KA28 12,45€ 0,46€ Capitaine Albator : Mémoires de l’Arcadia
KA25 13,45€ 0,46€ Capitaine Albator : Mémoires de l’Arcadia (tome 3)
KA27 25,90€ 1€  Capitaine Flam : L’empereur Éternel

 

17 août 2024

Une librairie dans une cave à vin en Allemegne

La librairie Akente Bücher & Wein à Offenburg fait partie de la selection pour le Prix de la librairie allemande.

« Ceux qui aiment la bonne littérature aiment aussi le bon vin », explique la propriétaire de cette libraire  Kirsten Pieper au magazine  Böersenblatt.

Journaliste de formation, elle a fondé en 2016 une cave avec son mari Jochen Basler à Zell-Weierbach, dans le Bade - auparavant, les raisins étaient donnés à la coopérative par les parents de Basler. Lorsqu'en 2022 Christa Peiseler, alors âgée de 70 ans, a décidé d'abandonner sa librairie Akcente à Offenbourg, la spécialiste des lettres, qui a été rédactrice en chef d'un quotidien pendant 15 ans, a pensé : « Une librairie a toujours été mon rêve. Et le domaine viticole ne disposait pas de local de vente. Alors pourquoi ne pas combiner les deux ? J'avais décidé en une semaine et demie. »

Pieper a repris l'inventaire et les étagères de Peiseler, a ouvert un nouveau magasin dans la Langen Strasse et a fondé la librairie Kompakte Bücher & Wein . Sur 50 mètres carrés, il propose « une sélection soigneusement sélectionnée d'œuvres littéraires et de livres pour enfants et jeunes », ainsi que des vins de la cave Pieper Basler. En vue des synergies, le calcul de Pieper a fonctionné : "Nos clients du vin sont aussi des clients de la librairie. Nous utilisons notre cave à vin et la cour intérieure pour des événements." L'ambiance particulière est également appréciée par des auteurs très renommés tels que Michael Köhlmeier et Hanns-Josef Ortheil , qui ont récemment lu. Les lancements réguliers de livres de l'entreprise sont également très bien accueillis : plus de 120 personnes sont venues au dernier lancement de livres d'été. Mais il offre également un forum aux jeunes auteurs prometteurs.

Pieper gère le magasin avec deux employés à temps partiel et deux intérimaires, tandis que son mari se charge des livraisons de livres scolaires. Installée à la frontière française, elle est actuellement en train de mettre en œuvre des projets transfrontaliers avec une librairie partenaire à Strasbourg - Pieper ne manque pas d'idées nouvelles.

6 juillet 2024

Yanbow Al Kitab remporte le Prix BOP 2024

La 61e Foire du livre jeunesse de Bologne a octroyé à la maison d’édition jeunesse marocaine Yanbow Al Kitab, le prestigieux prix BOP à l’échelon du continent Afrique. Cette distinction est décernée en reconnaissance de l’excellence dans l’édition jeunesse.

Le Prix BOP, établi par la Foire du livre pour enfants de Bologne en collaboration avec l’Association des éditeurs italiens (AIE) et l’Association internationale des éditeurs (IPA), vise à reconnaître et à célébrer les éditeurs de livres jeunesse qui se distinguent par leur créativité, leur innovation et la qualité de leurs choix éditoriaux. Yanbow Al Kitab a été sélectionné comme lauréat de l’Afrique parmi une liste impressionnante de candidats. La maison d’édition a su se démarquer par son engagement envers la promotion de la littérature jeunesse et son engagement à offrir des livres de qualité aux jeunes lecteurs du Maroc et au-delà.

Source :  L’Information

 

29 juin 2024

Un prix récompensant la lutte contre la censure pour les bibliothécaires du Manitoba

L’Association des bibliothèques du Manitoba a annoncé jeudi que Cathy Ching, directrice de la Bibliothèque régionale du Centre-sud, à Winkler, et le reste de son équipe se verront décerner le tout premier Prix du livre sur les droits de la personne. Ce prix vise à récompenser les personnes qui défendent la liberté intellectuelle tout en favorisant la création d'espaces inclusifs et diversifiés dans les bibliothèques du Manitoba.

L'association a déclaré, jeudi, que les gestes de Ctahy Ching et du réseau des bibliothèques du centre-sud contre la censure ont inspiré la communauté et la province, incitant de nombreuses personnes du réseau de bibliothèques à proposer leur candidature pour le prix.

Cathy Ching espère que cette reconnaissance donnera confiance à d'autres établissements pour continuer à faire ce qu'il faut et à tenir tête aux personnes qui veulent supprimer les livres.

Nous sommes heureux que cela nous soit arrivé parce que nous sommes le deuxième réseau de bibliothèques rurales du Manitoba, déclare-t-elle. S'ils s'étaient attaqués à une petite bibliothèque autonome, elle aurait peut-être subi leur pression. 

Certaines bibliothèques du Manitoba ont reçu des injures ou se sont fait voler des livres à la suite de la campagne visant à retirer certains livres sur l'éducation sexuelle pour enfants du réseau des bibliothèques.

L'administratrice de la Bibliothèque de Morden, Gail Hildebrand, affirme que la situation a eu un effet psychologique considérable sur les personnes travaillant à la bibliothèque.

«Nous étions constamment détournés de nos tâches quotidienne.»

, déclare Gail Hildebrand, administratrice de la Bibliothèque de Morden
Tout le travail que nous avons fini par faire, c'était juste d'affiner les politiques et de nous assurer que nous protégions les droits de nos clients et que nous ne permettions pas à une petite minorité de parler au nom de tout le monde, déclare-t-elle.

Source : Radio Canada

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26 mars 2024

Tous les lauréats des Trophées de l’édition 2024

Placée sous le signe de l’audace dans l’édition, la 5ᵉ cérémonie des Trophées de l’édition de Livres Hebdo s’est tenue, lundi 25 mars dans la soirée, à l’Odéon-Théâtre de l'Europe. Présentée par David Abiker, elle a réuni plus de 600 invités de l’interprofession et a été l’occasion de remettre quinze prix aux plus belles réussites éditoriales francophones de l’année

Les lauréats des trophées de l’édition 2024 :

  • Trophée de l’innovation numérique : Hachette Livre pour la création d’un espace virtuel immersif, co-construit avec Power Z.
  • Trophée de l’adaptation audiovisuelle : Grasset, éditeur de Le Consentement de Vanessa Springora, porté sur grands écrans par Vanessa Filho.
  • Trophée de la création audio : L’École des loisirs pour la série audio Les Mémoires de la forêt, adaptée des romans de Mickaël Brun-Arnaud
  • Trophée de la promotion du livre : Glénat, pour la 2ᵉ édition de la « Nuit One Piece ».
  •  Trophée de la valorisation du fonds : Denoël pour la réédition critique et mise à jour des œuvres complètes de Blaise Cendrars.
  • Trophée de l’engagement solidaire : Beaux-Arts de Paris Éditions pour Une révolution iranienne : Femme, vie, liberté.
  •  Trophée du développement durable : La Baconnière pour l’impression de Moby Dick en « cradle-to-cradle » (zéro déchet).
  • Trophée de la fabrication du livre : Gallmeister pour leur nouvelle collection « LITERA » de classiques de la littérature mondiale.
  • Trophée de la conception artistique : Éditions 2024 pour La Pérégrination vers l’Ouest, Intégrale des illustrations de l’édition japonaise de 1806-1837.
  • Trophée de la création éditoriale : Dépaysage pour la collection « Talismans » dédiée aux littératures autochtones contemporaines d’Amérique du Nord.
  • Mention spéciale création éditoriale : Passés Composés pour la collection « Infographies » de livres d’histoire, réalisés avec des data designers.
  • Coup de cœur du jury : Pocket pour la 10ᵉ édition de 13 à table !, recueil de nouvelles au profit des Restos du cœur. 

Les trophées spéciaux 2024 :

  Trophée spécial de la petite maison d’édition de l’année : Aux forges Vulcain.

  Trophée spécial de l’éditeur de l’année : Antoine Caro, directeur des éditions Seghers.

  Trophée spécial de l’auteur de l’année : Cédric Sapin-Defour, auteur de Son odeur après la pluie (Stock).

 

Livres Hebdo remercie ses partenaires pour cette 5ᵉ édition : Alfalibra, Audiens, Cityz Media, Groupe Dupliprint Editis, Le Figaro, FSC, GfK, Hachette Livre, et le Centre national du livre.

Source : Livres Hebdo

24 janvier 2024

Posy Simmonds sacrée Grand prix du festival de la BD d’Angoulême

6WXWIIYGLRGVRAUBCR2RGMJU4ESon nom s’inscrit désormais au Panthéon de la BD, aux côtés, entre autres, de ceux de Franquin, Pratt, Moebius,Goltlib, Spiegelman… La Britannique Posy Simmonds, 78 ans, a été sacrée grand prix de la ville d’Angoulême qui récompense l’ensemble de son œuvre ce mercredi soir, après le vote de ses pairs, en ouverture de la 51e édition du Festival international de la bande dessinée. Préférée à Catherine Meurisse et à l’Américain Daniel Clowes, l’autrice de « Gemma Bovery » succède à Riad Sattouf. « Wow ! Ce fut d’abord une surprise d’avoir été parmi le trio de nominations et puis une surprise encore plus grande d’avoir gagné le prix. Bien sûr, après la surprise, j’étais ravie », a-t-elle réagi auprès du Parisien.

Celle qui fut présidente du jury du festival en 2017 et qui est actuellement exposée à Beaubourg, devient la cinquième femme à être couronnée à Angoulême. De quoi la ravir. « La BD a toujours été un bastion masculin, mais petit à petit, surtout au cours des dernières décennies, des femmes ont infiltré ce Boys Club, et moi je suis heureuse d’en faire partie. Avoir remporté un prix aussi prestigieux que le grand prix d’Angoulême donnera des ailes à mon crayon », se réjouit-elle.

Enfant de la middle class britannique, Posy Simmonds se découvre très jeune un appétit pour la lecture et le dessin, fouillant sans cesse dans la bibliothèque de ses parents. Tout y passe : livres mais aussi magazines satiriques, journaux populaires, hebdomadaires féminins, comics américains… À 17 ans, après des années en pensionnat, aussi douée pour le français que pour le dessin, elle s’envole pour Paris. Elle y fréquente la Sorbonne, un peu, mais aussi les cafés, les clubs de jazz de Saint-Germain, elle lit Camus et Sartre, découvre Siné, Reiser, Sempé…

« J’ai eu une immersion totale dans la culture et le mode de vie français. Le souvenir de ces mois m’est toujours resté… Un temps passé dans les galeries les musées, les bibliothèques. J’ai appris le français, j’ai flâné, j’ai apprécié la cuisine (venant d’Angleterre, où la nourriture n’était pas grand-chose). Depuis, j’ai toujours été heureuse d’être en France », raconte aujourd’hui la plus Frenchie des autrices britanniques.

Mais la consécration viendra plus tard avec deux romans graphiques. D’abord « Gemma Bovery » (1999), réinterprétation moderne, littéraire mais plus british et féminine, du « Madame Bovary » de Gustave Flaubert, écrite pour le Guardian. En 2007, elle récidive dans la même veine avec « Tamara Drew », inspirée cette fois d’un livre de Thomas Hardy. Le succès des deux albums est international, d’autant qu’ils sont adaptés rapidement au cinéma : « Tamara Drew » par Stephen Frears, en 2010, puis « Gemma Bovery » en 2014 par la Française Anne Fontaine, avec au générique Fabrice Luchini. « Si je suis féministe ? Oui, depuis que j’ai commencé à travailler pour la page Femme du Guardian il y a cinquante ans. C’était une époque où cette page se concentrait sur les droits de femmes, l’égalité salariale, etc. », assume l’autrice. En 2018, « Cassandra Darke »qui doit beaucoup au « Conte de Noël » de Dickens, et les chroniques de Posy Simmonds sur le petit monde de la littérature en Grande-Bretagne, « Literary Life », finissent d’asseoir sa notoriété, de Londres à Paris en passant par New York. Il ne lui manquait sans doute que le sacre d’un des plus grands festivals de BD au monde. C’est chose faite.

Source : Le Parisien 

14 décembre 2023

Prix Nansen 2023 pour les réfugiés : Abdullahi Mire, l’homme aux 100 000 livres

Prix Nansen 2023 pour les réfugiés

C’est l’histoire d’un ancien réfugié de retour dans son camp, les bras chargés de milliers de livres pour les enfants exilés. L’histoire vraie d’Abdullahi Mire, un journaliste et humanitaire somalien de 36 ans, décoré fin novembre du prestigieux prix Nansen du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui salue chaque année le dévouement d’individus et d’organisations qui œuvrent à leur protection. Le lauréat doit recevoir sa distinction dans la soirée de ce mercredi 13 décembre à Genève, lors d’une cérémonie clôturant le premier jour du Forum mondial sur les réfugiés.

Via son association dirigée par des réfugiés, le Refugee Youth Education Hub, Abdullahi Mire a permis d’offrir une éducation à nombre de jeunes réfugiés dans des camps au Kenya, grâce à l’acheminement de 100 000 livres et à l’ouverture de trois bibliothèques publiques. «Un livre peut changer l’avenir de quelqu’un», a-t-il affirmé lors d’un entretien à l’AFP fin novembre, lorsqu’il a reçu son prix, assurant vouloir que «chaque enfant déplacé ait la possibilité de s’instruire». Il est «la preuve vivante que des solutions innovantes peuvent naître au sein même des communautés déplacées», a assuré de son côté le Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi. Fuyant la guerre civile en Somalie, la famille d’Abdullahi Mire est contrainte de se réfugier au Kenya en 1991. Alors âgé de 3 ans, il restera vingt-trois ans de plus dans l’immense camp de Dadaab, l’un des plus grands camps de réfugiés au monde, dans l’est du pays. Construit dans les années 90, ce complexe tentaculaire abrite aujourd’hui près de 370 000 personnes, contre une capacité d’accueil de 90 000, selon l’ONU. Malgré des obstacles de taille, le jeune Abdullahi Mire y mène à bien ses études primaires et secondaires. Jusqu’à décrocher, en 2013, un diplôme en relations publiques et en journalisme, avant de travailler ponctuellement pour l’Agence France Presse. Dans la foulée, Abdullahi Mire rejoint l’Europe et réussit à s’installer en Norvège. Avant de rapidement retourner au Kenya. 

«L’Europe est belle et sûre, mais tout dépend de ce que vous voulez dans la vie, a-t-il déclaré depuis Nairobi à l’AFP. Quelque chose me disait que je pouvais avoir plus d’impact ici qu’à Oslo.» De retour au camp kényan de Dadaab en 2017, cette fois-ci pour un reportage dans une école, une jeune fille demande au journaliste de l’aider à trouver un livre de biologie. Elle veut être médecin. Mais dans son école, il n’y a qu’un manuel de biologie pour quinze élèves. L’ancien réfugié lui achète le livre. «Ce fut le début de ma vocation», poursuit Abdullahi Mire. L’adolescente d’alors est aujourd’hui infirmière stagiaire à la maternité de l’hôpital principal du camp, poursuivant son rêve de devenir médecin. 

Le journaliste décide alors de créer son association Refugee Youth Education Hub pour sensibiliser aux difficultés d’accès à l’éducation pour les réfugiés et obtenir des dons de livres. C’est ainsi qu’il achemine des dizaines de milliers d’ouvrages dans les camps du Kenya. Le programme permet aussi d’aider toujours plus de réfugiés à accéder à l’enseignement supérieur. «Je connais des dizaines de filles qui voulaient devenir enseignantes et qui le sont aujourd’hui, se réjouit Abdullahi Mire. Les livres donnent la possibilité de rêver et de réfléchir à une carrière, à la manière de devenir un meilleur citoyen de ce monde.» Selon un rapport 2023 du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU, plus de la moitié des 14,8 millions d’enfants réfugiés dans le monde en âge d’aller à l’école, soit plus de 7 millions, n’y mettent pas les pieds. 

Aux côtés d’Abdullahi Mire, quatre lauréats régionaux – représentant les Amériques, l’Asie-Pacifique, l’Europe et le Moyen-Orient/Afrique du Nord – recevront également la distinction du HCR pour leur travail exceptionnel auprès des réfugiés, des personnes déplacées dans leur pays et des apatrides. Il s’agit d’Elizabeth Moreno Barco, militante défenseuse des communautés affectées par la guerre civile colombienne ; du quatuor Abdullah Habib, Sahat Zia Hero, Salim Khan et Shahida Win pour leur création de contenus sur la minorité des Rohingyas en Birmanie ; du couple polonais Lena Grochowska et Wladyslaw Grochowski pour les hébergements et formations professionnelles qu’ils proposent aux réfugiés ; et enfin d’Asia Al-Mashreqi, directrice d’une fondation ayant fourni une assistance humanitaire à près de 2 millions de personnes au Yémen.

Source : Libération

26 octobre 2023

Lauréate du Grand Prix de l'Académie française 2023

Prix Académie Française

"Je suis à la fois très émue et infiniment honorée de recevoir ce prix", a déclaré la lauréate Dominique Barbéris lors de la proclamation dans les salons de l'Académie française. Cette autrice a été choisie au premier tour en rassemblant 14 voix, contre 6 à Antoine Sénanque et 4 à Sarah Chiche.

Dominique Barbéris, 65 ans, est une universitaire qui a enseigné les lettres pendant 40 ans à l'université de la Sorbonne à Paris. Elle fait le récit de l'histoire retrouvée, au siècle suivant, d'un amour adultère à Douala peu avant l'indépendance du Cameroun.

Ce roman " est dédié à la mémoire de mon père qui est parti en 1950 en Afrique. Je sais que ma mère le lit et le relit en disant : je retourne à Douala", a déclaré la lauréate après la proclamation du prix. " Ça ne supprimera pas le doute quant à la qualité de ce que j'écris. Mais j'ai derrière moi 30 ans d'écriture, et Dieu sait si c'est une merveilleuse reconnaissance", a-t-elle ajouté.

C'est la troisième année de suite qu'un roman publié par les éditions Gallimard est couronné par ce prix, après ceux de François-Henri Désérable en 2021 et Giuliano Da Empoli en 2022. L'autrice remporte 10 000 euros. La saison des grands prix littéraires d'automne se poursuit jusqu'en novembre, avec le plus prestigieux d'entre eux, le Goncourt, décerné le 7.

Source : France Info Culture

23 octobre 2023

Une jeune autrice italienne primée au 15e Prix de l'illustration jeunesse

jury-grand-prix-illustration-2023

Le Département de l’Allier décerne chaque année, depuis 2008, le Grand Prix de l’illustration jeunesse, qui récompense un illustrateur ou une illustratrice pour un album destiné à la jeunesse. Il a pour objet de récompenser un ouvrage dont la singularité esthétique et la force créative sont distinguées tout d’abord par un comité de présélection puis par un jury de dix professionnels de la littérature jeunesse : responsables de pôles jeunesse dans des médiathèques, librairies, associations, enseignants (Ecole Emile-Cohl, lycée Jean-Monnet, Ecole supérieure des arts appliqués de Bourgogne), personnalités du monde de l’illustration, pédopsychiatre…

Le jury, réuni au Musée de l’illustration jeunesse à Moulins, a départagé les dix-huit ouvrages finalistes, parmi les 84 présélectionnés au départ. Des ouvrages issus de maisons d’édition reconnues et d’autres, jeunes et moins réputées.
"Quatre-vingt-quatre ouvrages que le jury de présélection a eu du mal à départager, tant ces albums sont cette année éclectiques, avec des sujets comme le déréglement climatique, la biodiversté, le lien intergénérationnel, souvent un peu de gravité", a souligné Emmanuelle Martinat-Dupré, responsable scientifique du Musée de l’illustration jeunesse.

La lauréate 2023 est l’autrice et illustratrice italienne Laura Bellini, pour son ouvrage Encore un jeudi, paru en 2022, paru aux éditions L’atelier du poisson soluble, 72 pages. L’histoire : jeudi, c’est le jour de la bibliothèque. Timmi n’a pas encore lu le livre emprunté la semaine dernière, et la maîtresse va lui demander de le présenter... Un album qui évoque les émotions les plus indicibles de l’enfance, les plus compliquées à exprimer, la nécessité de trouver sa voie, avec des planches d’illustration particulièrement travaillées.  C’est le premier album que Laura Bellini écrit et illustre à la fois. Le prix lui sera remis le jeudi 14 décembre à 18 heures, au MIJ, en même temps que l’inauguration de l’exposition consacrée à l’auteur et illustrateur jeunesse Philippe Corentin. 

Source : La Montagne

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