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9 août 2021

Lecture en cadeau au Québec

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La Fondation pour l’alphabétisation, en partenariat avec Archambault, l’Association des bibliothèques publiques du Québec, l’Association des libraires du Québec, Coopsco, Les libraires et Renaud-Bray, invite la population à faire d’une pierre deux coups, le 12 août prochain, en faisant l’achat d’un livre québécois jeunesse et en l’offrant à un enfant vivant en milieu défavorisé, dans le cadre du programme La lecture en cadeau présenté par Kaleido.

« La population québécoise a adhéré massivement à la tradition du 12 août, ces dernières années, et nous souhaitons que le mouvement continue de prendre de l’ampleur! Avec cette nouvelle initiative, nous venons marier deux causes on ne peut plus nobles : faire la promotion de nos auteurs, autrices et de notre littérature, notamment de nos livres jeunesse, tout en stimulant le goût et l’apprentissage de la lecture chez les enfants. Tout le monde y gagne », souligne la comédienne Salomé Corbo, porte-parole de la Fondation pour l’alphabétisation.

Voici la carte des librairies participantes:

 

 

 

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1 avril 2021

Explosion des ventes de livres numériques au Québec en 2020

Plutôt stables depuis 2014, les ventes de livres numériques se chiffraient à 400 600 exemplaires vendus en 2019. Mais voilà qu’avec la pandémie, il s’est écoulé pas moins de 894 500 livres numériques en 2020 au Québec, a révélé mercredi une enquête de l’Observatoire de la culture et des communications (OCCQ). 

Cette hausse sans précédent de 123 % est « un des effets de la pandémie », a fait valoir la chargée de recherches à l’OCCQ, Sylvie Marceau.

« On observe une tendance similaire dans nos chiffres », a affirmé au Journal Christian Jetté, président Édition, secteur Livres de Québecor, qui regroupe 18 maisons d’édition.

Le livre numérique représente encore moins de 5 % des ventes de livres totales, nuance-t-il toutefois. Ce dernier attribue non seulement cette hausse à la pandémie, mais il soulève également que les Libraires indépendants du Québec, qui vendent notamment aux bibliothèques, connaissent une croissance importante. Il ajoute que 2020 a connu une « belle production de titres québécois », dont de nombreux romans, « qui s’adressent à un grand public » et qui ont un « beau potentiel de vente numérique ». 

« Le roman est surpondéré dans le marché du livre numérique par rapport aux autres », précise-t-il. 

Christian Jetté porte toutefois attention sur une autre donnée : le prix moyen du livre numérique a baissé de façon significative. Il est de 11,74 $ en 2020 comparativement à 15,48 $ en 2019.

« Le prix moyen plus faible en 2020 s’explique par un volume important de livres achetés au début de la pandémie à des prix assez bas, 0,99 $ par exemple, ou obtenus gratuitement », a expliqué Sylvie Marceau, de l’OCCQ.

Source: Le Journal de Montréal

10 décembre 2020

Part du prêt numérique à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec

BANQ Prêt numérique

Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a récemment passé le cap des 5 millions de prêts de livres numériques sur la plateforme Pretnumerique.ca. Ce chiffre record est le résultat cumulatif des prêts enregistrés sur cette plateforme lancée en 2011 et accessible sur le portail Web banq.qc.ca depuis sa création. Il y a neuf ans, le prêt numérique représentait 1 % du prêt total à BAnQ, soit 54 000 emprunts annuels. Aujourd'hui, toutes plateformes de prêt et tous documents confondus (livres, revues et livres audio numériques), il en représente plus du tiers.

Les emprunts sur la plateforme québécoise Pretnumerique.ca constituent plus de 60 % du prêt numérique total à BAnQ, qui s'est chiffré à 2,2 millions de documents en 2020, une augmentation de 33 % par rapport à l'année précédente.

Source: newswire.ca

18 octobre 2020

Bibliothèques du Québec: l’achalandage numérique en forte hausse en 2020

Infographie prêts ebook Québec

Durant la période allant du 15 mars au 30 juin, l’Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ) a effectivement relevé chez ses membres une augmentation totale de 117 % des prêts numériques, de 557 % pour les livres audionumériques et de 482 % pour les livres numériques jeunesse. De plus, le taux de nouveaux utilisateurs de la plateforme a augmenté de 175 %. Une majorité (70 %) des bibliothèques du réseau ont indiqué avoir inscrit de nouveaux abonnés malgré les fermetures, et le quart des bibliothèques ont livré des documents à domicile durant le confinement.

«Dans le contexte où les écoles et lieux de formation traditionnels ont été majoritairement fermés ou paralysés au printemps dernier, il était particulièrement crucial que les bibliothèques répondent à l’appel et c’est ce qu’elles ont fait et continuent de faire», a déclaré Denis Chouinard, président de l’ABPQ, par communiqué samedi.

La 22e édition de la Semaine des bibliothèques publiques se déroule sous le thème de «Ma biblio: toujours à mes côtés!» Les bibliothèques situées en zone rouge ont une deuxième chance, au courant du mois d’octobre, de mettre en pratique ce qu’elles ont appris lors de la première vague. Au grand dam des lecteurs, le gouvernement a annoncé à la fin septembre que les bibliothèques en zone rouge allaient devoir fermer à nouveau lors de la deuxième vague de COVID-19, même si on n’y recense aucune éclosion au Québec. Le prêt sans contact reste toutefois une option. Lors de la première vague, le service était offert par les trois quarts des bibliothèques membres de l’ABPQ.

À travers la Semaine des bibliothèques publiques du Québec, qui se déroule du 17 au 24 octobre, l’ABPQ désire aussi souligner ses deux nouvelles plateformes, Heureduconte.ca et Quoilire.ca, toutes deux lancées cette année.

Source: Le  Journal de Montréal

30 novembre 2019

Une bibliothèque carboneutre victime de son succès

biblio carboneutre Québec

Pour viser le net zéro, autrement dit produire autant d’énergie qu’on en consomme, il ne suffit pas d’installer une ribambelle de panneaux solaires sur le toit !

« Notre bibliothèque, ce n’est pas juste un édifice orienté pour profiter de l’énergie solaire. C’est un bâtiment intelligent, connecté à des serveurs qui optimisent simultanément tous nos systèmes : la géothermie, les panneaux photovoltaïques, le plancher radiant et le mur végétalisé », explique le maire de Varennes (Québec), Martin Damphousse.

Grâce à ces systèmes passifs et aux énergies renouvelables, la bibliothèque Jacques-Lemoyne-de-Sainte-Marie consomme 78 % moins d’énergie qu’un bâtiment traditionnel de même taille. Cela représente une économie de 302 tonnes de gaz à effet de serre chaque année, soit l’équivalent des émissions d’un Québécois pendant 31 ans. En 2017, la bibliothèque de Varennes avait atteint l’objectif net zéro deux ans après son ouverture. Aujourd’hui, le bilan a un peu changé : elle n’est plus tout à fait à l’équilibre.

« Nous sommes confrontés à un beau problème, reconnaît le maire de Varennes. L’achalandage a doublé par rapport à l’ancienne bibliothèque et nos besoins énergétiques sont plus élevés que ce que nous avions planifié. »

Bâtiment chouchou des Varennois, la bibliothèque a notamment étendu ses heures d’ouverture en soirée pour répondre à la demande. L’édifice manque alors de lumière naturelle pour s’éclairer et se chauffer de manière passive et consomme plus d’énergie. Ce nouveau défi ne décourage pas Martin Damphousse pour autant.

« Cela nous pousse à continuer à améliorer la bibliothèque. »

Avec 150 visiteurs par jour, le stationnement initial est également devenu trop petit. Pas question cependant d’ajouter de l’asphalte et de contribuer au phénomène des îlots de chaleur : des pavés alvéolés ont été installés pour faire cohabiter stationnement et verdure. La Ville de Varennes a aussi profité de l’espace entourant la bibliothèque pour y planter des arbres et créer un jardin collectif. 

Source: Le Devoir

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23 novembre 2019

Etude sur l'égalité homme-femme dans l'édition au Québec

Egalité homme-femme ecrivains Québec

L’Union des écrivaines et des écrivains québécois, dans le cadre des journées professionnelles du Salon du livre de Montréal le 22 octobre, a publié une étude, « Littérature québécoise : où en est l’égalité hommes-femmes ? »

Sur 805 manuscrits reçus par neufs éditeurs québécois en 2018, près de la moitié (48,9 %) ont été soumis par des femmes, mais ces mêmes éditeurs n’ont publié que 37% de manuscrits signés par des femmes en 2017-2018. Les données proviennent d’une recherche inédite menée pour le Comité Égalité hommes-femmes de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ), créé en 2016, avec l’appui financier du Réseau québécois en études féministes (RéQEF).

« Ces inégalités étant le produit de rapports sociaux dans un secteur d’activité historiquement dominé par les hommes, elles ont forgé, sur un long terme, un biais de perception avantageant les hommes et ce qui est considéré masculin par la culture, tout en dévaluant les femmes et ce qui est considéré comme féminin. On peut alors parler de la perpétuation d’un boy’s club au sein duquel les femmes doivent se tailler une place » rappelle le Comité.

L’étude montre, que ce soit pour les bourses à la création ou les prix littéraires, que l’égalité est entre les deux sexes est présente sur la ligne de départ, mais qu’à l’arrivée les femmes sont défavorisées. Si les femmes soumettent environ la moitié des manuscrits (en phase avec leur poids proportionnel dans la population), la publication, après sélection des manuscrits, « brise cette égalité ». Tous genres confondus, une proportion plus grande de textes soumis par des hommes sera retenue pour publication.

Outre la discrimination subie par les femmes à l’étape de la sélection éditoriale, celles-ci sont largement perdantes lorsqu’il s’agit du montant des bourses ou de l’octroi des prix littéraires et surtout du traitement médiatique et critique. En analysant les catalogues de 40 maisons d’édition, l’étude démontre que sur 880 publications éditées en 2017-2018, 450 sont signées par des hommes, 351 par des femmes, 60 sont mixtes et 19 sont collectives. Par genre, les écrivaines sont plus importantes en jeunesse, alors que les écrivains dominent tous les autres segments. Les écrivaines ont obtenu 57% des bourses à la création des conseils des arts du Canada et du Québec en 2017-2018, mais celles-ci ont dû se contenter de montants moins élevés : 6627 CAN$ pour les femmes contre 9419 CAN$ pour les hommes en moyenne au Conseil des arts et des lettres du Québec, 13163 CAN$ pour les femmes contre 17 005CAN$ pour les hommes en moyenne au Conseil des arts du Canada.

A priori, il y a égalité puisque les hommes ont reçu 30 prix littéraires et les femmes 29 (2 vont à des collectifs). Mais dès qu’il s’agit de dotation et de prestige, les écrivains l’emportent largement avec une moyenne de 10966 CAN$ quand les écrivaines ne reçoivent que 4691 CAN$.

À partir des critiques littéraires publiées entre septembre 2017 et mai 2018 dans Le DevoirLa Presse+ ainsi que les revues Lettres québécoises et Nuit blanche, on constate que les femmes voient leurs ouvrages recensés dans une proportion 20 % moins élevée que les hommes. « Une analyse qualitative démontre également que les hommes sont nettement favorisés : par exemple, pour commenter leurs œuvres, les critiques utilisent encore souvent un lexique stéréotypé du féminin (« sensible », « juste », « délicat ») » explique l’Uneq. Ainsi, il semblerait que les hommes écriraient des livres davantage « riches », « puissants », « grands », « brillants ».

De plus, les livres écrits par des femmes ne représentent que 39% des 224 articles ayant reçu 4 étoiles. Pire, le sexisme s’affirme jusque dans la signature des critiques : alors que les hommes critiques (60%) offrent une visibilité plus importante aux œuvres de leurs pairs (63,8 % des articles écrits par un homme), les femmes critiques sont beaucoup plus équitables (46,2 % des articles concernent des œuvres écrites par des femmes, et 47,9 % des œuvres écrites par des hommes). Reste que le nombre d’articles portant exclusivement sur des œuvres de femmes ne représente que 37% de la masse éditoriale contre 57,5% pour des œuvres d’hommes. Les critiques de romans sont dans la même proportion. En revanche pour les essais et la bande dessinée, les publications d’auteurs masculins sont largement favorisées (respectivement 73% et 64%). Et dans le secteur jeunesse, où les auteures sont pourtant plus importantes en nombre, la presse a consacré autant d’articles à des œuvres de femmes qu’à celles des hommes.

Source: Livres Hebdo

27 août 2019

Anne Robillard condamnée à 15 000 $ d'amende pour diffamation

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La décision révèle pour la première fois que Mme Robillard a vendu au moins 1,3 million d’exemplaires des 12 tomes de cette série à succès, ce qui fait d’elle l’un des auteurs québécois les plus lus. Elle aurait tiré plus de 2,3 millions de dollars de ces ventes.  Anne Robillard et les Éditions de Mortagne étaient en guerre depuis plusieurs années quant à la façon dont était gérée la publication des Chevaliers d’Émeraude, une série historico-fantastique très appréciée des adolescents. Elle a elle-même édité ses livres suivants.

Devant la justice, Mme Robillard reprochait à la maison d’édition d’avoir facilité la liquidation de milliers d’exemplaires de ses livres chez Dollarama. L’entreprise accusait son auteure de la diffamer sur Facebook et d’avoir bloqué des tentatives de traduction de ses propres livres. La semaine dernière, la juge Hélène Langlois de la Cour supérieure a condamné Mme Robillard à verser 15 000 $ aux Éditions de Mortagne pour les avoir diffamées, mais elle a rejeté les autres demandes de l’entreprise, qui exigeait 5 millions en revenus perdus. Vendre 10 000 exemplaires abîmés 0,10 $ chacun à une entreprise de distribution qui allait les écouler à 2 $ chez Dollarama « ne contrevient pas aux contrats d’édition », a tranché le magistrat.

Mise au courant de cette décision, Anne Robillard avait publié trois messages sur sa page Facebook où elle dénonçait cette décision. « Un éditeur qui respecte ses auteurs ne met pas leurs livres en solde tandis qu’ils sont encore en vente dans les librairies », avait-elle notamment écrit. Un geste « inacceptable », ajoutait-elle.

« Ces propos délibérés sont diffamatoires », a écrit la juge Langlois.

Mais quand les Éditions de Mortagne en rajoutent en demandant 5 millions de l’auteure pour avoir fait dérailler la vente des droits de traduction sur la série aux États-Unis, au Japon et au Canada anglais, ils abusent de leurs droits, a tranché la justice. Anne Robillard a bien adopté un « comportement intransigeant » sur le mode de sélection du traducteur et sur d’autres points, mais les Éditions de Mortagne ont lancé leur poursuite beaucoup trop tard, a écrit la juge Langlois. Leur réclamation est tellement exagérée qu’elle en est « abusive ».

Source: La Presse

 

21 août 2019

Mise de toute la collection de CD de la bibliothèque du Cégep de Granby

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L’ère des disques compacts tire bientôt à sa fin à la bibliothèque du Cégep de Granby (Québec). Parce que les emprunts se font de plus en plus rares et que les plateformes numériques musicales gagnent en popularité,  plus de 3 000 CD sont mis en vente à la population à un prix modique. La façon d’écouter la musique des étudiants du Cégep de Granby est «carrément en ligne» avec certaines plateformes numériques comme Spotify, Deezer ou bien iTunes, explique le responsable de la bibliothèque, Daniel Marquis, qui rappelle que plusieurs d’entre eux n’ont pas accès à un lecteur CD.

«Les étudiants sont ailleurs, comme moi-même et bien des gens aussi, remarque celui qui est bibliothécaire professionnel depuis maintenant 31 ans. Le support numérique a supplanté carrément le support CD. Il y a vraiment eu une baisse drastique et progressivement un non-usage. Les seules personnes qui en empruntent présentement sont des personnes externes.»

Devant cette réalité, le Service de la bibliothèque et des technologies éducatives du Cégep de Granby a décidé de se départir de sa collection de musique classique, de musique du monde et de tout autre genre comme le blues, le hip-hop, et la liste s’étire encore. Les seuls CD qui seront conservés sont ceux reliés à la musique francophone.

«C’est un peu normal qu’on ait un fond documentaire en musique [francophone] avec l’École nationale de la chanson et le Festival international de la Chanson de Granby, souligne M. Marquis, qui précise que le Cégep de Granby est le seul sur 56 au Québec à avoir une telle collection. On va la conserver [aussi] à titre patrimonial. Si jamais sur les plateformes quelqu’un veut un disque précis [en français] et qu’il ne le trouve pas, au moins, on l’aura.»

Daniel Marquis ne voit pas la baisse de popularité des disques compacts de manière négative au Cégep de Granby. Il estime qu’il faut plutôt «aller avec le vent» et que «ça ne vaut pas la peine de poursuive le développement de cette collection-là».

«Il y a un changement de paradigme au niveau du livre, du journal ou de la revue, admet-il. L’apport du numérique, c’est majeur. Sincèrement, l’usage des algorithmes en musique, je vois que c’est très positif. Les gens profitent du numérique, c’est une nouvelle ère.»

Les profits de la vente des disques compacts iront à la Fondation du Cégep, que ce soit pour des bourses ou bien des projets pédagogiques spéciaux. Les mélomanes désirant se procurer des CD à faible coût peuvent se rendre au troisième étage de la bibliothèque du Cégep de Granby depuis lundi, et ce jusqu’à jeudi.

Source: Gramby Express

8 août 2019

Hausse de 25% de la fréquentation des bibliothèque au Québec

hausse frequentation bibliothèques Quebec

Dépassées, les bibliothèques, en cette ère numérique ? Détrompez-vous. Aux quatre coins du Québec, elles connaissent une forte croissance de leur fréquentation. Et les jeunes y sont pour beaucoup. Loin du cliché voulant qu'ils aient constamment le nez collé à un écran, ceux-ci empruntent de plus en plus de livres. La fréquentation des bibliothèques a augmenté de 25 % depuis 10 ans, révèlent les données de l'Institut de la statistique du Québec. En 2017, les 1055 points de service à travers la province ont reçu 28,5 millions de visiteurs, contre 22,7 millions en 2007. Cette popularité ne surprend pas Curtis Rogers, de l'Urban Libraries Council, qui observe le même phénomène au sud de la frontière. Celui-ci explique que les bibliothèques représentent souvent le coeur d'une collectivité, son principal lieu de rassemblement. « On l'oublie souvent, mais aux États-Unis, il y a plus de bibliothèques que de Starbucks », souligne M. Rogers. Vérification faite, cette chaîne compte en effet 14 600 établissements, alors qu'on recense un peu plus de 16 000 bibliothèques publiques. Et ce, sans compter les quelque 98 000 implantées dans les écoles américaines.

Les jeunes semblent largement responsables de la croissance de la fréquentation des bibliothèques du Québec. En effet, le nombre d'emprunts de livres jeunesse a augmenté de 38 % depuis 10 ans, tandis que le nombre d'emprunts est demeuré relativement stable chez les adultes, affichant une légère baisse de 2 %. L'Association des bibliothèques publiques du Québec souligne que d'importants efforts sont faits pour susciter l'intérêt des jeunes lecteurs. « À partir du moment où une famille a mis le pied dans une bibliothèque, ça entre dans leurs habitudes de vie », dit la directrice générale, Eve Lagacé. « Il faut commencer en bas âge, c'est la base de la réussite scolaire », ajoute Marie Amiot, responsable de la culture et de la bibliothèque à la Ville de Baie-Comeau.

Avec les changements technologiques, les bibliothèques ont également adapté leur rôle, et le nombre d'activités qui y sont organisées a triplé. « Ce ne sont plus des cathédrales où on ne peut pas parler », illustre Marie Amiot. Si l'emprunt de livres demeure la principale raison de visiter les bibliothèques, selon un sondage mené en 2015 pour le compte de la Ville de Montréal, près de la moitié des répondants ont dit les fréquenter pour une autre raison : pour avoir accès à l'internet, pour travailler, dans le cas de travailleurs autonomes, pour faire des travaux d'équipe, dans le cas d'étudiants... Le sondage mené par Léger a par ailleurs démontré que les usagers qui s'y rendent pour emprunter des livres restent moins longtemps que les autres, soit 28 minutes en moyenne. Les gens qui y vont pour travailler passent plus de deux heures et demie à la bibliothèque. Le renouvellement des bibliothèques ne s'est pas fait seul. Depuis 10 ans, les villes ont massivement investi dans les bibliothèques. Le financement des municipalités est ainsi passé de 216 millions à 350 millions en 2017. À l'inverse, après avoir augmenté jusqu'en 2011, le financement provenant du ministère de la Culture et des Communications du Québec est désormais inférieur à ce qu'il était il y a 10 ans. Il s'établit désormais à 59 millions.

Source: La Presse

 

17 février 2019

Hausse significative des visites sur le site Bibliothèque et Archives nationales du Québec

BANQ

Le portail internet de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a enregistré 2,6 millions de visites en 2018, une augmentation non négligeable de 40 %. Au chapitre des visiteurs uniques, la hausse est plus forte encore, à 50 %, a précisé l’institution culturelle, par communiqué. Plus de 800 000 documents patrimoniaux ont été téléchargés, encore là en nette croissance, à 65 %, conséquence de la numérisation et de la mise en ligne du patrimoine documentaire québécois, notamment.

Dans le cadre du Plan culturel numérique du Québec, lancé à l’automne 2015, BAnQ mise plus que jamais sur la numérisation pour faire rayonner ses contenus. Elle met d’ailleurs à la disposition du public plus de cinq millions de documents patrimoniaux, plus de 210 000 livres numériques et plus de 200 ressources numériques externes.

«Levier puissant, le numérique permet de montrer et de diffuser les richesses culturelles patrimoniales et actuelles du Québec partout sur le territoire québécois et dans le monde. Je me réjouis de la performance des collègues qui enrichissent en permanence l'offre numérique de BAnQ», a dit Jean-Louis Roy, président-directeur général de BAnQ.

Source: Le Journal de Montréal

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