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28 février 2020

José Saramago et Albert Camus en tête des ventes en Italie

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Le coronavirus ébranle le classement de livres en Italie. En quelques jours, L'aveuglement de José Saramago et La Peste d'Albert Camus ont atteint le sommet des grandes plateformes de commerce électronique. Le roman de Saramago, publié pour la première fois en 1995, était sur le podium des dix premiers livres hier et cinquième sur celui d'Amazon, où il a enregistré une augmentation de 180% de ses ventes. Camus est passé en un mois de la position 71 à la troisième place sur Ibs et hier sur Amazon, il était quatorzième dans la catégorie des classiques, avec des ventes qui ont triplées. Pour les deux, la fascination d'un sujet lié à l'actualité est un thème qui éveille la curiosité et l'envie d'aller redécouvrir des livres du passé même si les scénarios évoqués ne sont certainement pas rassurants. 

L'aveuglement, publiée par Feltrinelli, raconte une maladie qui rend les habitants d'une ville mystérieuse aveugles et féroces.

La peste de Camus (Bompiani) a des tons moins catastrophiques. Sorti en 1947, il raconte une peste qui touche Oran, en Algérie, et d'un médecin, le Dr Rieux, qui lutte pour sauver les malades et défendre la dignité humaine. Parmi les essais scientifiques, Spillover (Adelphi) gagne tout d'abord, premier de sa catégorie sur Amazon et Ibs. L'auteur est David Quammen, un scientifique et voyageur américain, qui a interviewé des médecins et des survivants en Afrique, en Chine et en Australie pour rédiger son rapport sur le virus.

Il y a plus. La lecture de livres sur le thème de la peste est devenue un sujet social. Twitter regorge de conseils. Non seulement Saramago et Camus, les plus populaires, mais aussi les grands classiques, du Decameron de Boccaccio au Promessi Sposi de Manzoni, en passant par La guerre de Thucydide au Péloponnèse. Certains amoureux du genre d'horreur suggèrent l'ombre du scorpion de Stephen King. La phrase la plus citée?  Et celle de Camus: "Ce n'est qu'au moment du malheur que l'on s'habitue à la vérité, c'est-à-dire au silence".

Source: La Repubblica

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21 février 2020

Soutien des ventes de livres par l'abonnement en Suède

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Swedish Publishers Association et la Swedish Bookstore Association ont présenté les chiffres des ventes de livres en Suède.Selon l’étude, les ventes dans les librairies physiques sont en recul de 4,4 % de leur chiffre d’affaires sur l’année 2019. C’est la même chose chez les autres revendeurs qui enregistrent une baisse des ventes de 9.9%.Le rapport note un recul des ventes de 5.5 % en moyenne contre 9.1 % chez les autres détaillants. La chute est également constatée sur les sites de vente en ligne avec un recul de 8.7 %, pour l’année 2019. Les offres d’abonnement en ebook et livres audio se développent et sont de plus en plus plébiscitées par les suédois. En 2019, le nombre d’écoutes et de lectures numériques proposées par les services d’abonnement s’élève à 25 millions. Cela représente une augmentation de 22.9 % par rapport à l’année précédente. Le chiffre d’affaires a également augmenté de 36.2 %.

Parmi les autres chiffres dévoilés, notons la croissance des ventes de livres de fiction, tous formats confondus.

Là encore, cette hausse est liée aux services d’abonnement qui performent, selon Erik Wikberg, auteur du rapport.

Le CA issu des ventes de livres de fiction augmente de 9.6 %, contre 6.6 % pour la littérature étrangère et 4.5 % pour les thrillers.

La non-fiction ne se porte pas aussi bien. En effet, les éditeurs enregistrent un recul de 6% du CA. Les livres jeunesse et Young Adult sont aussi en baisse de 1.8 %, ce qui est une première depuis 7 ans.

Source: Idboox

9 janvier 2020

Boost des ventes des livres de la saga The Witcher grâce à Netflix

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Diffusée depuis le 20 décembre sur Netflix, la série The Witcher connait un très bel engouement. Et a -logiquement serait-on tenté de dire- boosté les ventes des romans de la saga écrite par l'auteur polonais Andrzej Sapkowski, publiés chez l'éditeur Bragelonne depuis 2003.

"Nous en avons vendu 80.000 exemplaires durant les fêtes de fin d’année" a ainsi expliqué au Figaro Stéphane Marsan, PDG de la maison d'édition, qui avait d'ailleurs anticipé la demande, en faisant réimprimer la série de romans par tranches de 10.000 exemplaires. Il explique d'ailleurs que cet intérêt pour la saga littéraire a connu un premier bond avec la diffusion en juillet 2019 du premier teaser de la série par Netflix. "Du jour au lendemain, les ventes ont doublé, et Amazon a commencé à commander de grandes quantités". En 2019, l'éditeur a ainsi vendu pas moins de 179.000 exemplaires.

Source: Allociné

8 janvier 2020

Hausse spectaculaie pour la vente de livres d’occasion au Royaume-Uni

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D'ici le mois  d'avril, Le National Trust devrait faire un bénéfice de 1.8m de livres  sterling grace à la vente de livres d'occasion, soit le  triple en deux ans. Le montant des ventes est passé de 573 000 £ en 2017 à plus de 1,4 million de £ jusqu'à présent au cours de cet exercice, avec des dizaines de milliers de livres vendus chaque semaine dans les 185  charity shops de l'association. World of Books, le plus grand détaillant de livres d'occasion du Royaume-Uni, estime que le marché a enregistré une croissance de 10% ces derniers mois, alors que la popularité des livres électroniques continue de décliner.  

Selon les experts cela est dû à  une plus grande prise de conscience de l'impact de la déforestation sur les habitudes des animaux et les déchets d'impression. Des études ont précédemment suggéré que la production des livres imprimés consomme trois fois plus de matières premières et 78 fois plus d'eau que celle des livres électroniques .

Le National Trust , qui compte de plus en plus sur les ventes de livres comme source de financement, a partagé de nombreuses histoires d'employés et de clients trouvant involontairement de précieux livres d'occasion dans leurs magasins. Les bénévoles de Rust Gardens de Dyffryn au Pays de Galles ont été surpris de découvrir sept autographes des premiers grimpeurs à atteindre le sommet du mont Everest dans un livre donné par un membre du public. Il a ensuite été vendu 500 £ lors d'une vente aux enchères.

Source: The Telegraph

28 novembre 2019

Les gagnants de la Rentrée littéraire 2019

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Depuis la rentrée, le marché du livre poursuit une bonne dynamique, alors que la consommation en général se tasse. Avec une hausse de 42% du nombre d'exemplaires écoulés (soit 425 000 livres supplémentaires vendus), la rentrée 2019 est un très bon crû.  En nombre de titres classés parmi les 55 meilleures ventes, le groupe Madrigall (Gallimard, Flammarion, P.O.L) s'impose avec 15 titres, devant les groupes Hachette (11), Editis et Albin Michel (8 chacun). Par maison, c'est Albin Michel qui domine (près de 384000 exemplaires cumulés), devant Gallimard.

Cette hiérarchie se retrouve aussi dans le Top 55 des romans les plus vendus. Avec 189 327 exemplaires, Soif d'Amélie Nothomb est le roman le plus acheté de la rentrée, selon le classement GFK/Livres Hebdo. Cela représente près de la moitié des ventes de son éditeur. L'auteure n'avait pas atteint de telles ventes depuis Le fait du prince en 2008. Elle devance le prix Renaudot, La panthère des neiges de Sylvain Tesson (Gallimard), et le prix Goncourt, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois (L'Olivier). Un premier roman - Le bal des folles, de Victoria Mas (Albin Michel) - se place dans le Top 5, tandis que le premier roman étranger est Le cœur de l'Angleterre, de Jonathan Coe (Gallimard), par ailleurs vainqueur du palmarès Livres Hebdo des libraires dans le domaine étranger.

L'an dernier, seuls 37% des romans classés dans les meilleures ventes de la rentrée étaient écrits par des écrivaines. Cette année, la proportion d'auteures monte à 44%, de Cécile Coulon, 29 ans, à Edna O'Brien, 88 ans. Une proportion qu'on retrouve également dans le Top 20 avec 8 romancières.

Source: Livres Hebdo

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23 octobre 2019

Ouverture d'un café-librairie à Nantes par des éditeurs de BD

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Le lieu n’est encore qu’une enveloppe de plaque de plâtre et de béton brut. Mais début 2020, au 6 allée Suzanne Bromwell-Anthony, près du boulevard de la Prairie-au-Duc, ouvrira un café-librairie BD. Cinq éditeurs de BD nantais (Rouquemoute, Vide-Cocagne, Polystyrène, Petit à petit et Ici Même) ont décidé d’unir leurs forces pour ouvrir ce lieu inédit.

Ils ont créé pour cela l’association les Boucaniers qui gérera ce lieu : Ce sera le seul lieu où tous nos catalogues seront réunis se réjouit Maël Nonet, des éditions Rouquemoute. Les librairies ne présentent souvent que les nouveautés et ça ne dure pas longtemps.

Plus de 300 références des cinq maisons d’édition nantaises seront ainsi présentées. Le café-librairie sera géré par Martina Pacifici de la librairie (mobile) Invisible et animé par des rencontres, des dédicaces et des lectures des auteurs maisons : Il nous manquait un lieu pour faire venir nos auteurs souligne Maël Nonet, nous pourrons proposer à d’autres libriairies de les accueillir.

Les travaux qui commenceront dans les jours à venir pour habiller le lieu seront réalisés par des entreprises de la coopérative Baticréateurs 44 avec des matériaux respectueux de l’environnement : Ce ne sera pas un lieu concurrentiel pour les autres librairies nantaises puisque nous ne présenterons que les catalogues des éditeurs de BD nantais et un espace dédié aux éditeurs indépendants des Pays de la Loire souligne Dominique Huet coordinateur du projet et animateur des événements du lieu. Nous avons aussi la chance d’avoir cinq éditeurs dont le catalogue est complémentaire ».

Les Nantais pourront découvrir dans un seul lieu toute l’édition de BD locale », souligne Karine Parquet, de Petit à petit.

Rouquemoute est spécialisé dans l’humour ; Vide-Cocagne publient des ouvrages militants et des jeunes auteurs ; Ici Même s’est spécialisé dans le roman graphique et des auteurs étrangers, Polytsyrène dans les BD à manipuler et les livres-objets, et Petit à petit le docu-BD. Le lieu comprendra aussi les bureaux de l’association, un lieu de co-working la Flibuste et un espace de stockage.

Les éditeurs BD nantais viennent de lancer une campagne de financement participatif sur le site Ulule : Nous avons besoin de 10 000 € pour équiper le lieu en mobilier, acheter une tireuse à bière, acheter quelques stocks pour le café

Source : Ouest France

 

22 septembre 2019

Succès de la poésie grâce aux réseaux sociaux au Royaume-Uni

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"Je le fais pour m'amuser mais, qui sait, je pourrais peut-être en vivre plus tard". Comme Danique Bailey, Londonienne de 18 ans, une nouvelle génération se prend de passion pour la poésie, un art redécouvert grâce aux réseaux sociaux.

L'an dernier, cette adolescente a été récompensée lors d'un concours international, le "Foyle Young Poets of the Year Awards", qui a distingué cent jeunes de 11 à 17 ans parmi quelque 6.000 candidats de 83 pays. Elle s'était fait remarquer pour un texte évoquant avec espièglerie la prononciation de la "banane plantain".

"Beaucoup plus de gens, y compris moi, se sont intéressés à la poésie avec les réseaux sociaux", affirme à l'AFP la jeune fille qui y voit une façon "amusante" de s'exprimer "dans un volume limité".

Elle n'est pas la seule "millennial" (personne née entre 1980 et 2000) à (re)découvrir cet art: au Royaume-Uni, les ventes d'ouvrages de poésie ont bondi de 66% entre 2012 et 2017, selon Nielsen BookScan, qui fournit des données sur le secteur de l'édition.

L'an dernier, 1,3 million de recueils de poésie ont été vendus, en hausse de 12% sur un an, selon Nielsen BookScan. Et deux tiers des acheteurs étaient âgés de moins de 34 ans.

Pour Judith Palmer, directrice de l'association Poetry Society qui promeut cet art, "les gens se tournent vers la poésie car elle soulève des questions existentielles dans une époque d'incertitudes". Mais la forme compte tout autant: "Il y a bien sûr de longs poèmes, mais surtout des poèmes courts, très faciles à lire sur un téléphone et à partager sur les réseaux sociaux".

Parmi eux, "Instagram est souvent l'endroit où les jeunes découvrent la poésie", selon des recherches effectuées auprès du jeune public par la Poetry Society, explique Mme Palmer à l'AFP.

Parmi les stars de ce réseau social, la Canadienne née en Inde Rupi Kaur, 26 ans et 3,7 millions d'abonnés. Son recueil, "Milk and Honey" ("Lait et Miel"), mêlant poésie, prose et illustrations, s'est arraché au Royaume-Uni, tirant les ventes globales de poésie.

Pour Judith Palmer, la jeunesse et l'origine ethnique diverse des "Instapoètes" font prendre conscience aux adolescents que "les poèmes ne sont pas tous écrits par des hommes blancs morts il y a deux siècles".

Les aficionados partagent des enregistrements audio ou vidéos sur Twitter ou Youtube et "nombreux sont ceux qui se font des playlists de poèmes à écouter sur leurs téléphones ou leurs tablettes", explique-t-elle.

Surfant sur le phénomène, la Bibliothèque nationale de poésie à Londres a organisé l'an dernier une exposition consacrée aux poèmes sur Instagram, une première. "Nous avons été submergés de candidatures" de poètes soumettant leurs oeuvres, se souvient Chris McCabe, documentaliste.

Il a été surpris par leur créativité: poèmes à tonalité politique ou inspirés par la nature, écrits avec des lettres magnétiques ou à la machine à écrire, accompagnés de photos, de vidéos ou encore d'illustrations.

Par rapport à la poésie traditionnelle, "le langage sur Instagram est souvent plus simple et beaucoup plus visuel", décrit-il. "Ce qui est totalement nouveau, c'est la façon dont le poète interagit avec ses lecteurs".

"La plupart du temps, je partage quelques lignes et ça a immédiatement un impact", témoigne auprès de l'AFP Nikita Gill, 32 ans, très populaire sur Instagram où elle compte 539.000 abonnés.

Pour cette Britanno-Indienne auteure de "Great Goddesses" (Grandes Déesses), un recueil de poésie et de prose revisitant mythes et légendes, cette nouvelle façon de communiquer a "en quelque sorte balayé l'idée qu'on ne peut lire de la poésie que si l'on est diplômé de littérature".

Qu'ils adoptent la forme très codifiée du haïku (bref poème né au Japon) ou livrent leurs émotions dans de longs textes, les "Instapoètes" ont une chose en commun, selon Nikita Gill: "nous ajoutons tous notre touche personnelle à ce que nous partageons".

La jeune femme accompagne ses textes d'illustrations qu'elle réalise elle-même.

"Partager quelque chose de très personnel touche vraiment les gens", ajoute-t-elle, encourageant les poètes en herbe à "ne pas avoir peur" et à se lancer.

Source: Notre Temps

21 août 2019

Mise de toute la collection de CD de la bibliothèque du Cégep de Granby

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L’ère des disques compacts tire bientôt à sa fin à la bibliothèque du Cégep de Granby (Québec). Parce que les emprunts se font de plus en plus rares et que les plateformes numériques musicales gagnent en popularité,  plus de 3 000 CD sont mis en vente à la population à un prix modique. La façon d’écouter la musique des étudiants du Cégep de Granby est «carrément en ligne» avec certaines plateformes numériques comme Spotify, Deezer ou bien iTunes, explique le responsable de la bibliothèque, Daniel Marquis, qui rappelle que plusieurs d’entre eux n’ont pas accès à un lecteur CD.

«Les étudiants sont ailleurs, comme moi-même et bien des gens aussi, remarque celui qui est bibliothécaire professionnel depuis maintenant 31 ans. Le support numérique a supplanté carrément le support CD. Il y a vraiment eu une baisse drastique et progressivement un non-usage. Les seules personnes qui en empruntent présentement sont des personnes externes.»

Devant cette réalité, le Service de la bibliothèque et des technologies éducatives du Cégep de Granby a décidé de se départir de sa collection de musique classique, de musique du monde et de tout autre genre comme le blues, le hip-hop, et la liste s’étire encore. Les seuls CD qui seront conservés sont ceux reliés à la musique francophone.

«C’est un peu normal qu’on ait un fond documentaire en musique [francophone] avec l’École nationale de la chanson et le Festival international de la Chanson de Granby, souligne M. Marquis, qui précise que le Cégep de Granby est le seul sur 56 au Québec à avoir une telle collection. On va la conserver [aussi] à titre patrimonial. Si jamais sur les plateformes quelqu’un veut un disque précis [en français] et qu’il ne le trouve pas, au moins, on l’aura.»

Daniel Marquis ne voit pas la baisse de popularité des disques compacts de manière négative au Cégep de Granby. Il estime qu’il faut plutôt «aller avec le vent» et que «ça ne vaut pas la peine de poursuive le développement de cette collection-là».

«Il y a un changement de paradigme au niveau du livre, du journal ou de la revue, admet-il. L’apport du numérique, c’est majeur. Sincèrement, l’usage des algorithmes en musique, je vois que c’est très positif. Les gens profitent du numérique, c’est une nouvelle ère.»

Les profits de la vente des disques compacts iront à la Fondation du Cégep, que ce soit pour des bourses ou bien des projets pédagogiques spéciaux. Les mélomanes désirant se procurer des CD à faible coût peuvent se rendre au troisième étage de la bibliothèque du Cégep de Granby depuis lundi, et ce jusqu’à jeudi.

Source: Gramby Express

17 août 2019

Les livres audio au secours de l'édition aux Etats-Unis, au Royaume-Uni… et au Brésil

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Le livre audio reste une niche sur le marché du livre : « 15 % de part de marché en Suède et 10 % aux Etats-Unis, 7 % au Royaume-Uni, de 4 à 5 % en Allemagne, pays de fort attachement au livre papier… et entre 1 à 2 % en France », énumère Pierre Dutilleul, président du Syndicat National de l'édition. Prometteur… mais encore modeste. Pourtant, les choses bougent. Un peu partout, le succès des audiobooks, ces livres enregistrés que de plus en plus de gens écoutent sur leur smartphone, contribue même à redynamiser le marché de l'édition. En novembre 2017, le « New York Times » a pour la première fois ajouté à sa prestigieuse « Book review » une chronique tout spécialement dédiée aux audiolivres. Une décision pragmatique : le marché des audiobooks connaît une croissance à deux chiffres depuis sept ans aux Etats-Unis. L'an dernier, les ventes ont approché le milliard de dollars (+25 %), affichant la plus forte croissance de toute l'industrie de l'édition, selon l'Audio Publishers Association (APA), qui attribue ce succès aux longs trajets en voiture dont les Américains sont coutumiers (74 % des clients écoutent leurs audiolivres en voiture), et à l'émergence des assistants vocaux personnels, très populaires aux Etats-Unis.

Même explosion au Royaume-Uni. Les ventes d'audiobooks ont bondi de 43 % l'an dernier, alors que les ventes de livres papier baissaient pour la première fois en cinq ans de 5,4 %. C'est clairement une accélération (+29 % en 2015, +28 % en 2016 et +25 % en 2017), qui permet aux ventes de tripler sur les quatre dernières années. Mais le segment, évidemment dominé par le service Audible racheté par Amazon en 2008, reste limité à 69 millions de livres sterling, dans un marché du livre, e-book compris, de 3,6 milliards de livres sterling, où le livre papier pèse encore 80 % des ventes. « Nous pensons que l'essor des podcasts contribue à tirer la renaissance de l'audio en général, et donc des livres enregistrés. En outre, les éditeurs investissent massivement pour construire des studios d'enregistrement et s'assurer les services de bons acteurs pour donner une voix à leurs livres », expliquait récemment au « Guardian » Stephen Lotinga, le directeur général de la Publishers Association, qui défend les intérêts des éditeurs outre-Manche.

Toutefois, le phénomène est plus global et dépasse le seul marché anglo-saxon. L'audiobook vole également au secours de l'édition au Brésil, où il est apparu comme une opportunité d'atténuer la crise que connaît, depuis 2015, le marché du livre. Entre 2015 et 2018, le chiffre d'affaires des maisons d'édition a chuté de 20 % selon Fipe (l'institut d'enquêtes économiques brésilien). Aujourd'hui, Ubook, lancée à Rio de Janeiro, est devenu le leader des applications de streaming de livres audio en Amérique latine, avec 6 millions d'abonnés. Présente dans dix-huit pays, la plate-forme s'est récemment implantée en Europe (Espagne et Allemagne notamment), et prévoit de s'introduire à la Bourse de Toronto d'ici la fin de l'année.

Source: Les Echos

2 juin 2019

Hausse spectaculaire des ventes de livres en France au mois d'avril

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Les ventes de livres progressent de 8,5 % en euros courants en avril 2019, à un an d’intervalle selon le tableau de bord, paru dans  édition du 31 mai du périodique Livres HebdoBien que favorisée par le jeu des jours ouvrables et le niveau très bas d’activité en avril 2018, cette évolution n’en traduit pas moins un net rebond. La tendance annuelle se redresse, pour s’inscrire à - 2 %, soit - 2,8 % en volume, compte tenu de l’évolution de l’indice Insee des prix.

Tous produits confondus, l’activité commerciale s’est bien comportée elle aussi en avril, puisqu’elle progresse de 4 %. La hausse profite à tous les postes de consommation à l’exception de l’habillement. Sur le marché du livre, les grandes surfaces culturelles, à 10 %, devancent le commerce de proximité (7 % et 8 % pour le 1er niveau et le 2e niveau). Les hypers suivent de près à 6 % de progression. Sur les douze derniers mois, les évolutions gagnent environ un point sur tous les circuits et s’échelonnent de - 6,1 % pour les hypers à - 0,6 % pour les GSC.

 

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