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23 mars 2022

Le livre controversé "Qui a trahi Anne Frank ?"  retiré de la vente aux Pays-Bas

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Une maison d'édition néerlandaise a annoncé avoir retiré de la vente un livre affirmant qu'Anne Frank aurait été trahie par un notaire juif en se basant sur une enquête controversée, qualifiée d'amateuriste par des historiens. Un groupe de six experts a présenté mardi soir un rapport à Amsterdam contestant les résultats de cette enquête vivement critiquée depuis la présentation de ses conclusions en janvier.

"Sur la base des conclusions du rapport, nous avons décidé que le livre n'est plus disponible avec effet immédiat", a déclaré l'éditeur Ambo Anthos dans un communiqué, appelant les libraires à renvoyer les exemplaires en stock. "Nous tenons à présenter une fois de plus nos sincères excuses à ceux qui ont été offensés par le contenu du livre", a-t-il ajouté.

Le livre Qui a trahi Anne Frank? de l'auteure canadienne Rosemary Sullivan, explique comment le notaire juif Arnold van den Bergh aurait révélé la cachette d'Anne Frank en 1944 à Amsterdam. Selon le rapport des experts présenté mardi, l'enquête se basait uniquement sur des hypothèses et des interprétations erronées des sources.

Anne Frank est connue pour son journal intime rédigé entre 1942 et 1944 alors qu'elle et sa famille se cachaient dans un appartement clandestin à Amsterdam. Arrêtée en 1944, elle est morte l'année suivante, à l'âge de 15 ans, dans le camp de concentration de Bergen-Belsen.

Le livre sur la célèbre jeune écrivaine juive était censé mettre fin à un mystère de la Deuxième guerre mondiale, mais il s'est rapidement retrouvé au coeur d'une controverse. L'ouvrage, qui affirme que l'adolescente allemande a très probablement été trahie par le notaire juif pour sauver sa propre famille, a suscité une tempête médiatique internationale depuis sa parution.

Le directeur du conseil central juif des Pays-Bas (CJO) avait notamment jugé les résultats de l'enquête - dirigée pendant six ans par l'ex-agent du FBI Vincent Pankoke - "extrêmement spéculatifs et sensationnalistes".

Le livre avait fait l'effet d'une bombe aux Pays-Bas, toujours hantés par la culpabilité de la déportation de plus de 100 000 Juifs. La maison d'édition du livre aux Pays-Bas, Ambo Anthos, s'était déjà excusée pour ne pas avoir adopté une position plus critique et avait reporté les tirages supplémentaires.L'éditeur américain HarperCollins n'a pas encore répondu à l'appel lancé par la petite-fille du notaire pour arrêter la vente à l'international, selon des médias locaux.

Source : France Info Culture 

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21 mars 2022

Baisse des ventes en librairie depuis le début de la guerre en Ukraine

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Déjà près d’un mois que les troupes russes occupent l’Ukraine. Et autant de temps que les récits de combats de rue, de bombardements, et de fuites de population civile ne quittent plus l’espace médiatique comme notre esprit. Inévitablement, cette saturation d’information touche le lecteur et donc… la fréquentation en librairie. Contactées, plusieurs librairies parisiennes se retrouvent dans un même constat : chez leurs clients, l’heure est à la morosité, à l'inquiétude face un contexte international hostile. « Les temps de lecture sont plus réduits dans ces temps de guerre, donc les achats aussi. Quand on venait pour acheter deux ou trois livres, désormais on en achète un. Ils préfèrent bien souvent les documentaires, suivre les informations en continu… Comment la lecture peut-elle encore se maintenir dans cette angoisse permanente ? », confie un libraire. Ce ressenti se vérifie-t-il dans les chiffres ? Dès la fin du mois de janvier, date à laquelle la Russie a lancé de nouvelles manœuvres militaires autour de l’Ukraine, l’actualité s’est lentement déportée sur ce sujet. Si les libraires contactés pointent, au doigt mouillé, une baisse de fréquentation de près d’un tiers entre le mois de janvier et celui de février, les statistiques officielles communiquées à Marianne par le syndicat de la librairie française (SLF) - par son Observatoire de la librairie - confirment cette évaluation. Selon le panel constitué par le syndicat, regroupant près de 403 librairies indépendantes dans toute la France, le chiffre d'affaires de ces commerces aurait reculé, en février, de 4,3 %. Certes, sur une année, la chute est également rude : -5,3 %. Cela en pleine rentrée littéraire, portée notamment par les très bankable Nicolas Mathieu(Connemara, Actes sud) et Pierre Lemaître (Le grand monde, Calmann-Lévy). Cette baisse concerne tous les rayons. Les sciences humaines s’écroulent (-11 % entre février 2022 et 2 021), tout comme les polars (-9,8 %). Les seuls produits à tirer leur épingle du jeu sont… les ouvrages en lien avec le conflit russo-ukrainien. D’abord, en ligne, les classements des meilleures ventes des différents distributeurs en ligne (Amazon, Fnac…) voient apparaître plusieurs ouvrages qui en étaient absents il y a un peu plus d’un mois. C’est notamment le cas de deux essais de la russe Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature 2015 : La Fin de l'homme rouge ou le temps du désenchantement, prix Médicis essai 2013, et Les cercueils de zinc, publié en 1989, livre sur la guerre « cachée » des Soviétiques en Afghanistan et la douleur des mères de soldats. Un succès également en librairie. « Ces deux livres figurent dans les meilleures ventes poche, nous précise-t-on du côté de chez Edistat, organe statistique de l’édition. C’est un succès aussi brutal que tardif. Leur édition poche étant sorties respectivement en 2016 et 2021 ».

Parmi les autres succès du moment, d’autres essais. Plus actuels ceux-là. On note d’abord le décollage de L’Ukraine, une histoire entre deux destins (Bartillat), pourtant paru en 2019. Si l’ouvrage s'est vendu - au total - à 1 709 exemplaires, 761 se sont vendus depuis le début du conflit, toujours selon le décompte d’Edistat.

Ce sont ensuite deux publications abordant les rouages du KGB qui connaissent un certain succès. L'Éclaireur : Du recrutement à la formation, l'histoire vraie et stupéfiante du seul espion du KGB à avoir intégré l'ENA pour infiltrer l'administration française, paru chez Nimrod, tout d’abord. Mais c’est surtout un autre livre, pourtant paru en avril 2021 aux éditions Mareuil, qui se signale : KGB-DGSE, deux espions face à face par Sergueï Jirnov, ancien espion du KGB, et François Waroux, officier traitant à la DGSE. « Il s’est mis à marcher dès le lendemain de l’invasion russe, rapporte le fondateur de la maison, Louis de Mareuil. Un livre vit trois mois à peu près. Là, il était plus qu’en fin de course mais ce redémarrage nous a permis d’atteindre de façon inattendue les 10 000 exemplaires. »Dans la tête de Vladimir Poutine (Babel), paru en 2016, a connu un succès encore plus tardif. Depuis le début de l’année 2022, selon Edistat, un peu plus de 1 100 exemplaires se sont écoulés, contre 250 sur toute l’année 2021. Du côté des romans, seul l’Ukrainien Andreï Kourkov se distingue, lui dont le dernier ouvrage, Les abeilles grises, qui fait partie des meilleures ventes, est paru le 3 février 2022. À noter : aucun rebond des classiques russes. Dostoïevski ou Tolstoï ne profitent pas de l’actualité.

Les maisons d’édition s’activent en ce moment même pour profiter de la conjoncture. D’autant plus si le conflit dure… Du côté de Mareuil, on avoue être en quête d’un témoignage. Chez d’autres institutions interrogées - mais qui ont refusé d’être citées - on s’inquiète : « On tient une idée, vous savez si des confrères ont eu la même ? »

D’autres maisons ont fait en sorte d’accélérer la parution d’ouvrages qui étaient seulement dans les cartons au début du conflit. C’est notamment le cas des éditions Max Milo dont l’ouvrage Poutine : maître du jeu ? est paru ce mardi 15 mars, deux mois avant la date de parution prévue initialement. « Quand le conflit est devenu une guerre, nous avons activé l’éditorial, explique Jean-Charles Gérard, cofondateur des éditions Max Milo. Normalement, il faut un minimum de deux mois entre la réception du manuscrit et sa publication. Mais cette fois, l’actualité nous imposait d’accélérer le processus. C’est dans l’intérêt de tous : l’auteur, le libraire, le distributeur, et l’éditeur… ». Avec cette publication, Max Milo espère dépasser les 10 000 exemplaires. Un objectif qui n’aurait pas été si élevé sans cette guerre.

Source: Marianne

16 mars 2022

Ventes de livres en baisse en Italie en janvier et février 2022

Vente livres janvier Février 2022

2021 a été une année particulièrement positive pour le marché du livre, qui a enregistré d'excellentes ventes tant en ligne qu'en librairie physique.

Au cours des deux premiers mois de 2022, en revanche, l'édition italienne de divers types , c'est-à-dire les romans et les essais vendus dans les librairies physiques et en ligne et dans la grande distribution, a enregistré une légère baisse, égale à 4,1% en valeur et 3% en nombre d'exemplaires, par rapport aux deux premiers mois de 2021 .

Par rapport à 2019 et 2020, les ventes sont en hausse de 20,3% et 15,2% en valeur et de 19,8% et 15,9% en nombre d'exemplaires. 

Les ventes au prix de couverture des huit premières semaines se sont élevées à 246,9 millions d'euros , les exemplaires vendus à 16,504 millions .

Rien qu'en février (31 janvier-27 février), les ventes ont totalisé 123,3 millions (136 l'année précédente) et les exemplaires se sont élevés à 8,145 millions (8,869 l'année précédente).

Source: Associazione Italiana Editori

6 mars 2022

Hausse des ventes de livres franco-canadiens en 2021

Hausse ventes livres franco-canadiens

Malgré les défis liés à la pandémie, les éditeurs franco-canadiens ont enregistré une hausse des ventes des livres qu’ils publient en 2021. Selon un sondage qu’il a récemment mené, le président du Regroupement des éditeurs franco-canadiens (REFC), Stéphane Cormier, indique que ses membres ont signalé une hausse moyenne de 5 à 10 % des ventes en 2021 comparativement à 2020. 

Certaines maisons ont eu de grosses augmentations, d’autres un peu plus modestes, précise-t-il.

 L’année 2021 a pourtant eu son lot de défis, avec l’annulation ou le virage virtuel de plusieurs salons du livre, qui sont des événements où se vendent de nombreux ouvrages, rappelle M. Cormier. 

«Donc, de ce côté-là, on a vu une diminution des ventes, mais ces ventes-là ont été compensées par les ventes dans les librairies indépendantes, au Québec, mais aussi au Canada français même si on sait qu’il n’y en a pas énormément. [...] On a aussi observé une augmentation de livres numériques, explique le président du Regroupement des éditeurs franco-canadiensREFC

« Ces facteurs réunis ont fait que les gens qui étaient à la maison, qui dépensaient un peu moins dans d’autres secteurs culturels comme le théâtre auquel on n’avait pas accès, ont quand même acheté des livres parce que c’était un des loisirs culturels offerts. Donc, je dirais que le secteur littéraire s’en est quand même très bien tiré en temps de pandémie.  »

 Aux Éditions de la nouvelle plume de Regina, en Saskatchewan, les ventes sont en train de rebondir à des niveaux qu’on avait connus avant la pandémie, indique le président Laurier Gareau.

Jusqu’en 2019, la maison d’édition encaissait en moyenne 12 000 $ en ventes de livres par exercice financier, mais les revenus avaient chuté en 2020 à 5500 $.

Or, en ne se fiant qu'aux données de décembre 2021, M. Gareau croit que les Éditions de la nouvelle plume devraient dépasser leur meilleure année de ventes cette année

« Ce qu’on voit, c’est une augmentation dans le nombre de ventes de livres numériques [...] et on a vraiment augmenté le nombre de distributeurs à travers le monde.Avec la réouverture des librairies qui avaient été fermées, les gens semblent avoir repris le goût d’acheter des livres, de lire des livres. »

La maison d’édition a aussi fait le choix de réduire le nombre de livres qu’elle produit, passant de sept à quatre par année, mais ils sont de plus grande qualité, estime M. Gareau, notamment en raison de leur accessibilité.

«Dans le choix des polices qu’on va utiliser dans certains de nos livres, on est soucieux du fait que certaines personnes peuvent avoir la dyslexie et avoir de la difficulté à lire des polices normales, [...] je pense que ça aussi, ça a un effet sur nos ventes, note M. Gareau. 

Au Manitoba, les Éditions des plaines notent une hausse des ventes de livres d’environ 15 % en 2021 par rapport à 2020, selon la présidente Joanne Therrien.  Plus de deux tiers des titres que publient les Éditions des plaines sont des livres jeunesse, dont la promotion au cours des deux dernières années a surtout dû se faire par l’entremise de rencontres virtuelles avec les auteurs. 

«A mesure que la pandémie devient moins préoccupante et que les restrictions sanitaires sont levées, la maison d’édition tient tout de même à garder en place ce genre d’activités qui présentent plusieurs avantages, observe Mme Therrien.

«Ça permet à des gens qui ne sont peut-être pas à l’aise [...] de se présenter à des activités en présentiel de quand même participer. Mais aussi, on s’est rendu compte que des gens qui étaient plus éloignés ont pu participer à des événements.»

«Le format hybride est très intéressant pour continuer à offrir cette ouverture au monde et en même temps pour célébrer nos auteurs, nos créateurs en présentiel.»

Le Regroupement des éditeurs franco-canadiensREFC consacrera d’ailleurs une partie de son assemblée générale, ce printemps, à une réflexion sur la sortie de la pandémie  pour savoir ce qu’on doit conserver des acquis, comment on envisage le futur.

Dans son plus récent bilan dressé en janvier, la Société de gestion de la Banque de titres de langue française signale une hausse de 18,3 % de livres québécois et franco-canadiens vendus en 2021 comparativement à 2020.

Source :  Ici Nord de l'Ontario

4 mars 2022

Les ventes de livres en légère baisse en janvier

Vente livres janvier 2022

Face aux très hautes performances de janvier 2021, les ventes de livres sont en léger recul cette année à -3,5%. En glissement annuel, le rythme d’évolution s’inscrit de nouveau en augmentation sensible (+ 11 %) à l’issue du mois de janvier 2022. Cette performance est visible dans l’ensemble des circuits de distribution entre janvier 2019 et aujourd’hui.

Sur cet intervalle, les librairies de 1er niveau affichent une croissance sensible, de + 9,3 %. Au sein des librairies de 2e niveau, le rythme de progression est encore plus élevé, atteignant + 14,9 %. Avec une augmentation de + 12,9 % entre janvier 2019 et janvier 2022, les grandes surfaces culturelles réussissent également un beau démarrage pour cette nouvelle année et ce, grâce notamment au succès de la vente en ligne.

En revanche, les rayons livres des hypermarchés accusent de lourdes pertes en ce mois de janvier 2022 : -7,7 % par rapport à janvier 2019. Les tendances annuelles de ces quatre grands circuits s’échelonnant de + 5,4 % pour les hypermarchés à + 15,1 % pour les librairies de 2e niveau.

L’ensemble des tableaux de bord est à retrouver en cliquant ici.

Source: Livre Hebdo

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7 février 2022

Classement des personnalités de la télé vendant le plus de livre en France

personalité télé vente livreIls font les belles heures de la télé, mais leur succès à l'antenne se retrouve-t-il en librairie ? Le Parisien dévoile le classement des ventes des livres publiés par des personnalités de la télévision. Nombreuses sont les personnalités du petit écran qui ont publié des livres cette année. Parmi elles, l'animatrice Tatiana da Silva, le journaliste Christophe Beaugrand, la chroniqueuse Lilia Hassaine, le présentateur Cyril Hanouna, le juré de Danse avec les stars Chris Marques, le maître de cérémonie des César 2022 et animateur Antoine de Caunes.

Selon, Le Parisien, Christophe Beaugrand arrive en tête. Il a vendu 18.000 exemplaires de son livre Fils à papa, dans lequel il raconte son combat pour devenir père via une gestation pour autrui. Mais Le Figaro constate que loin devant Christophe Beaugrand, c'est la chroniqueuse de Quotidien Lilia Hassaine qui caracole en tête des ventes avec son deuxième roman Soleil amer publié chez Gallimard. Il s'est vendu à près de 40.000 exemplaires.

Dans la suite du classement, on trouve Thierry Beccaro. L'ancien présentateur de Motus compte 14.000 ventes avec Ma résilience à moi, un récit dans lequel il se confie sur son enfance difficile. De son côté, Cyril Hanouna n'a écoulé que 7.850 exemplaires de son livre intitulé Ce que m'ont dit les Français et coécrit par Christophe Barbier. Chris Marques n'a pas dépassé la barre des 3.000 exemplaires : sa biographie Si seulement vous saviez a intéressé 2.360 lecteurs.

Source: Europe 1

4 février 2022

Hausse des ventes de livres en Belgique francophone

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L'Association des éditeurs belges (ADEB) a transmis les tendances générales du marché du livre en Belgique francophone (Fédération Wallonie - Bruxelles) pour l'année 2021. les chiffres seront confirmés au printemps lorsque les ventes directes des éditeurs et celles des livres scolaires et juridiques seront agrégés, précise l'organisme. Le marché du livre neuf physique a connu une forte augmentation en Belgique FWB par rapport à 2020 avec une hausse de +17,2% en valeur. Après la contre-performance finalement assez limitée en 2020 (-4,5%), "le marché a donc surperformé en 2021" affirme l'ADEB. Ce sont les grandes surfaces culturelles, chaines de librairie et sites de vente en ligne qui en ont le plus profité (+22,7%), tout comme les librairies (+14,4%), tandis que les hypermarchés ne connaissent qu'une faible croissance (+1,5%).

Par genres éditoriaux, les beaux-arts ont été les champions de l'année avec une croissance de 35,7%, après une année 2020 catastrophique, juste devant la Bande dessinée (+35,1%, et +99,2% dans le manga). L'ADEB signale aussi les beaux dynamismes des Sciences humaines et techniques (+26,2%), des rayons Loisirs et vie pratique (+22,2%) et Histoire (+19,3%). Les livres jeunesse croissent à hauteur de 10% (mais les albums jeunesse ont enregistré une hausse de 16,6%). A l'inverse le parascolaire a baissé de 4,6%, revenant à son niveau de 2019.

De son côté, la littérature générale, avec une augmentation de son chiffre d'affaires de 10,4%, (55,9M€) perd sa place de genre leader, la cédant à la Bande dessinée (62,9M€). Les livres jeunesse s'accrochent à la troisième place (42,5M€).

Source: Livres Hebdo

1 février 2022

Année record pour Pottermore en 2021

J K Rowling

Pottermore Publishing, la société de contenu numérique de Wizarding World de JK Rowling, a vu ses revenus augmenter d'environ un quart pour atteindre 40,4 millions de livres sterling, tandis que les bénéfices avant impôts ont grimpé de 150 % pour atteindre 9,5 millions de livres sterling.   La société a communiqué les détails de ses résultats financiers le 31 janvier couvrant la période de 12 mois jusqu'au 31 mars 2021. Elle n'a pas encore rendu ses comptes publics à Companies House.  Les revenus ont augmenté de 23%, passant de 32,5 millions de livres sterling en 2020 à 40,4 millions de livres sterling, tandis que les bénéfices avant impôts sont passés de 3,8 millions de livres sterling à 9,5 millions de livres sterling.  La société a déclaré: «Pottermore Ltd a connu une année exceptionnelle bénéficiant d'un appétit considérablement accru pour la lecture numérique pendant la pandémie, de solides performances de vente des livres électroniques et des livres audio numériques Harry Potter et d'un investissement continu dans la planification de franchises en partenariat avec Warner Bros. 

«La campagne Harry Potter à la maison, menée par Wizarding World Digital LLC, a davantage soutenu la lecture pendant le verrouillage de 2020. Cela a vu des célébrités du monde sorcier et au-delà lire Harry Potter et la pierre philosophale (Bloomsbury Children's). Les lectures de chapitres ont été mises à disposition gratuitement sur www.wizardingworld.com . Pottermore Publishing a également travaillé avec des partenaires tels qu'Audible et Overdrive pendant cette période pour permettre un accès gratuit au livre audio et au livre électronique de Harry Potter à l'école des sorciers en plusieurs langues. 

Les échanges au cours de la première partie de l'année en cours, jusqu'au 31 mars 2022, ont été conformes aux attentes de la direction, a déclaré Pottermore. Il a rapporté: «Les ventes de livres électroniques et de livres audio numériques Harry Potter restent solides et 2021/22 devrait offrir une autre performance rentable. La société investit également dans le personnel, la recherche et le développement. » 

La société d'édition a déclaré qu'elle continuait de bénéficier de la stratégie de commerce ouvert qui rend son contenu disponible via des partenaires de vente au détail en ligne et de bibliothèques tels qu'Amazon, Apple, Audible, Google, Storytel, Bookbeat et Overdrive. 

Les chaînes numériques continuent d'être gérées par Wizarding World Digital LLC via la filiale Pottermore Inc et Warner Bros. 

Source: The Bookseller

 

20 janvier 2022

Astérix et Guillaume Musso en tête des meilleurs ventes de livres en 2021

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Comme tous les deux ans, à savoir le rythme de parution des aventures du célèbre Gaulois, Astérix et le Griffon (éditions Albert René) domine largement le classement établi par le cabinet GfK. L'album s'est vendu à 1 547 576 exemplaires après sa sortie le 21 octobre, soit un rythme de près de 21 500 albums de bande dessinée par jour, ou 15 par minute.

Du côté des auteurs, tous titres confondus, Guillaume Musso continue, à 47 ans, de surclasser ses concurrents. Il est en tête de ce classement pour la onzième année consécutive, avec 1,278 million de livres vendus selon GfK. Il est suivi par Virginie Grimaldi (2e comme en 2020, 877 000 exemplaires). La troisième place a été ravie par Franck Thilliez (750 000 exemplaires) à Michel Bussi (721 000 exemplaires). Suivent six auteurs qui se situent entre 600 000 et 656 000 exemplaires : dans l'ordre Marc Levy, Bernard Minier, Valérie Perrin, Mélissa Da Costa (nouvelle dans ce top 10), Marie-Bernadette Dupuy et Aurélie Valognes. Le Suisse Joël Dicker, qui était cinquième en 2020, pâtit de ne pas avoir publié en 2021, même en poche. Il compte se relancer en 2022 avec L'Affaire Alaska Sanders, attendu en mars.

Loin derrière Astérix, L'Anomalie de Hervé Le Tellier (Gallimard), prix Goncourt 2020, est le deuxième livre le mieux vendu de 2021, sous le demi-million d'exemplaires, à 491.884. Cela porte à près de 933 000 les ventes depuis la sortie, discrète, de ce roman en août 2020. Le podium est complété par La Vie est un roman de Guillaume Musso, sorti en mai 2020 en grand format, et en mars 2021 en poche, avec 433.355 exemplaires. Quatrième, L'Inconnue de la Seine (Calmann Lévy), publié en septembre, a cumulé 399.615 exemplaires. Le Goncourt 2021, La plus secrète mémoire des hommes du Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr (éditions Philippe Rey), est cinquième avec 378.219 exemplaires. Après Tout le bleu du ciel, roman de Mélissa Da Costa datant de 2019 (sixième avec 331.010 exemplaires), le candidat à la présidentielle Eric Zemmour a réussi à se hisser dans ce palmarès où les livres politiques brillent rarement : 282 671 exemplaires pour La France n'a pas dit son dernier mot, qu'il a auto-édité. GfK a noté la part croissante de la bande dessinée parmi les 50 meilleures ventes de l'année. "Pas moins de 20 titres", contre six en 2020 et trois en 2019, note Casseline Rosello, consultante citée par Livres Hebdo. Après Astérix, la BD la mieux vendue a été le volume 1 du manga Naruto, avec près de 275.000 exemplaires.

Source : France  Info

14 janvier 2022

Hausse des ventes pour Edinburgh University Press

Ventes Edinburg University PressLes ventes de livres d'Edinburgh University Press (EUP) ont augmenté de 6 % par rapport à l'année précédente, avec un chiffre d'affaires dépassant les 4 millions de livres sterling pour la première fois, selon ses derniers résultats financiers.  Le rapport annuel pour la période de 12 mois au 31 juillet 2021 a montré les performances de la presse au milieu de divers blocages tout au long de la pandémie, les téléchargements de livres électroniques et de journaux numériques augmentant en particulier. Il a terminé la période avec des ventes consolidées de 4,1 M £ et un bénéfice net de 316 000 £ après intérêts, contre une perte de 127 000 £ en 2020 et un bénéfice de 87 000 £ avant la pandémie de 2019.

EUP a publié 256 nouveaux livres et commandé 344 titres aux côtés de neuf nouvelles séries, signant des auteurs d'Australie à Israël et d'Iran à la Turquie, avec 40 % des nouveaux auteurs sous contrat basés en dehors du Royaume-Uni et des États-Unis. Il y a eu une augmentation de 11% du nombre d'auteurs retournant à l'EUP pour publier leur travail, « reflétant la valeur accordée au fait de placer les auteurs au centre de tout ce qu'ils font ». 

Les ventes numériques ont particulièrement augmenté. Le rapport indique : « Le chiffre d'affaires a été tiré par la croissance considérable des ventes de livres électroniques (49 % de plus que l'année précédente), où nous avons réalisé des revenus de plus de 1 million de livres sterling pour la première fois. Ce passage à l'achat numérique d'abord parmi nos bibliothèques clientes était en cours avant la pandémie (les ventes de livres électroniques représentaient 22 % de nos revenus de livres en 2018, 24 % en 2019, 28 % en 2020 et 37 % en 2021 ; nous prévoient 41 % en 2022). La croissance des ventes de livres électroniques a eu un impact sur nos revenus de livres imprimés, où nous avons enregistré une baisse de 6 % par rapport à l'année précédente. Pendant ce temps, les ventes de revues sont restées plus ou moins stables par rapport à l'année précédente.  Les revues ont également obtenu de bons résultats. EUP a publié 50 revues au cours de l'exercice, avec un chiffre d'affaires de 1 million de livres, droits inclus. Deux revues ont rejoint le giron en 2021 : Burns Chronicle et Legalities . Il y a eu un total de 1 306 articles de revues au cours de l'année – un peu moins de 17 000 pages de contenu de revues – et une augmentation de 26 % des téléchargements par rapport à l'année précédente. 

Nicola Ramsey, PDG, a déclaré : « Au cours de ce qui a été sans aucun doute une année difficile, il est fantastique de voir une performance aussi solide pour Edinburgh University Press. Dans notre plan d'affaires précédent, nous avions fixé l'objectif d'atteindre le cap des 4 millions de livres sterling d'ici la fin juillet 2022. Avoir atteint cet objectif un an plus tôt, et pendant une pandémie, témoigne de la haute qualité de la publication dans nos programmes de livres et de revues. , et au travail acharné de tout notre personnel pour obtenir ce résultat. »

Le chef des finances et des opérations, Aga Wojda-Gacka, a déclaré que les résultats étaient meilleurs que prévu : «L'exercice pour 2021 a dépassé toutes nos attentes en termes de chiffre d'affaires et de résultat net. Nous nous préparions à assister à une baisse drastique des ventes et à des pertes substantielles, mais au lieu de cela, nous avons généré un bénéfice sain. Non sans sacrifices, l'effort de toute l'équipe a été extraordinaire. Si c'est ce que nous pouvons réaliser en temps de crise et de changement sans précédent, alors l'avenir s'annonce radieux pour l'EUP.»

La présidente du conseil d'administration, Margaret Hewinson, a commenté : « L'engagement et la créativité démontrés par tout le personnel ont été exceptionnels et la croissance internationale de la liste ainsi que le franchissement du cap des 4 millions de livres sterling en témoignent. Il s'agit d'une excellente base pour le nouveau leadership de la presse, car elle prévoit une innovation et des partenariats accrus dans ses ambitions de servir la communauté des sciences humaines et sociales à un nouveau niveau.»

Source: The Bookseller

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