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21 novembre 2023

Finalisation du rapprochement entre Vivendi et Lagardère

rapprochement lagadère Vivendi

Le groupe Vivendi doit prendre prochainement et « pleinement » le contrôle de Lagardère. Cette finalisation doit achever une opération commencée il y a plusieurs années. La famille Bolloré, qui contrôle le groupe, va donc entrer dans une nouvelle dimension en devenant « un leader mondial de l'édition », grâce notamment à l'acquisition de Hachette Livre. Vivendi est également leader sur le travel retail (distribution dans les gares et aéroports) et possède plusieurs médias nationaux (le JDD, Paris Match, Europe 1).

« Ce rapprochement est effectif à la suite de la finalisation des deux cessions auxquelles Vivendi s'est engagé auprès de la Commission européenne », en l'occurrence celle du groupe d'édition Editis à International Media Invest du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, réalisée le 14 novembre, et celle du magazine Gala au groupe Figaro finalisée mardi, explique Vivendi dans son communiqué. Au total, Vivendi passe de 38 000 à « environ 66 000 salariés présents sur tous les continents », et son chiffre d'affaires progresserait, sur une base comparable à celle de 2022, de 72 % à 16,5 milliards d'euros, est-il précisé. Dans un entretien au Figaro avec son père Vincent et Arnaud Lagardère, PDG du groupe qui porte son nom, Yannick Bolloré a indiqué qu'il entrera prochainement au conseil d'administration de sa nouvelle filiale.

« Nous souhaitons également laisser Lagardère coté en Bourse : l'enjeu pour nous est de maximiser la valeur pour l'ensemble des parties prenantes, dont les investisseurs », a-t-il ajouté. Le groupe, déjà propriétaire de Canal+ et du groupe Havas, reste toutefois menacé par une enquête de Bruxelles sur une éventuelle prise de contrôle anticipée de sa cible, une infraction qui, si elle était confirmée, ne remettrait pas en cause l'acquisition, mais pourrait lui coûter jusqu'à 10 % de son chiffre d'affaires total.

Source : Le Point

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20 novembre 2023

80% de femmes dans le personnel des bibliothèques suisses

enquête suisse personnel bibliothèque

Les bibliothèques sont-elles des places fortes féminines ? En Suisse, c'est une certitude. Les femmes représentent 80% du personnel salarié des bibliothèques et occupent 88 % des postes de direction. Selon l'Office fédéral de la statistique, elles sont très majoritaires à tous les niveaux de responsabilité : les postes de collaborateurs "sans conduite de personnel" sont occupés à 79% par des femmes, ceux de collaborateurs avec conduite de personnel à 74%. Au total, 8 400 personnes travaillent dans les bibliothèques suisses (chiffres arrêtés au mois de décembre 2022).

Cette surreprésentation féminine est cependant moins marquée au sein des bibliothèques scientifiques. La proportion de femmes n'est "que" de 64% à la direction de ces établissements et de 69% tous postes confondus. Les établissements suisses font également appel à des bénévoles. Là aussi, les femmes représentent une très large majorité du bénévolat : 85%. Une situation qui est appelée à durer si l'on en croit les chiffres relatifs à la formation des futurs bibliothécaires. Parmi les 500 personnes qui s'apprêtent à travailler dans les bibliothèques suisses, 79% des stagiaires et 71% des apprentis sont des femmes.

Source : Archimag

19 novembre 2023

Le tombeau de Chateaubriand menacé par l’érosion

téléchargement

La mairie de la ville bretonne, où est enterré dans l’îlot du Grand Bé le grand écrivain des Mémoires d’outre-tombe, a demandé un diagnostic afin d’évaluer l’état de détérioration du sépulcre.

«La mort ne révèle point les secrets de la vie» écrivit François-René de Chateaubriand dans les Mémoires d’outre-tombe...

Le tombeau du grand écrivain est en péril. Érigé selon son vœu sur un écueil face aux remparts de Saint-Malo, il est aujourd’hui, quelque 175 ans après sa disparition en 1848, menacé par l'érosion. Une dégradation inquiétante qui a poussé la mairie à demander un diagnostic.

«En montant par le chemin, je me suis dit que la tombe ne va pas rester éternellement là», constate Véronique Callot, touriste francilienne venue admirer le tombeau de ce pionnier du romantisme (1768-1848), qui jouit d'un panorama sublime sur les flots de la côte d'Émeraude et la cité corsaire. Car en scrutant de près la tombe sur l'îlot inhabité du Grand Bé, accessible seulement quelques heures par jour à marée basse, on s'aperçoit que l'un des piliers en granite flirte dangereusement avec l'à-pic.

«Le côté droit de la tombe est au bord de la falaise alors qu'il y a 15, 20 ans on pouvait faire le tour de la tombe à pied», soupire le maire Gilles Lurton.

Michel Désir, administrateur de la société de Chateaubriand, est également inquiet. «À ce jour, il m'est désormais impossible d'accéder par l'arrière du tombeau pour fixer sur la croix la gerbe de blé et de fleurs des champs, pose traditionnelle du 4 juillet, anniversaire de la mort de l'écrivain». Et il ne cache pas son inquiétude: «Il y a deux ans, je pouvais me glisser avec précaution. L'année dernière je pouvais passer un pied en me tenant à la grille. Cette année, j'ai escaladé la grille. L'année prochaine ?»


Devant le tombeau, protégé par un fil de sécurité, de nombreux touristes étrangers passent sans savoir qu'ils ont sous leurs yeux la dernière demeure d’un des plus grands écrivains français, car ni date ni nom ne figurent sur cette dalle de granite anonyme surmontée d'une imposante croix. Seule une plaque, apposée sur un muret à proximité, rend hommage à l'auteur des «Mémoires d'outre-tombe» avec ces mots: «Un grand écrivain français a voulu reposer ici pour n'entendre que la mer et le vent. Passant respecte sa dernière volonté».
Si le risque d'effondrement n'est pas imminent, la mairie, propriétaire de la tombe, a décidé de réaliser une étude.

«On a pris la décision de lancer une mission de diagnostic et après on demandera l'avis de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac)», explique Gilles Lurton, précisant que les résultats devraient être connus en 2024.

Peut-on envisager de déplacer un jour la tombe et la dépouille de L'enchanteur? Et peut-on l'imaginer loin du Grand Bé ? «Ailleurs que sur le Grand Bé, ça me paraît compliqué. Pour moi, s'il faut la déplacer, il faut la reculer, mais je m'avance beaucoup en disant cela: si des fois on devait déplacer la tombe ça devient un événement national», relève le maire.

Venus du Finistère, Cathy et Antoine, la cinquantaine, ne sont eux pas étonnés de l'aspect du tombeau et du péril qui le guette. «Avec les coups de tabac, la côte s'effrite de plus en plus. Sur le GR 34 (le sentier qui parcourt la côte bretonne, NDLR), il y a de plus en plus de portions fermées. Le trait de côte change, on s'habitue à l'érosion en Bretagne et on le voit même ici», se lamente Cathy, qui ne préfère pas donner son nom de famille.

Grand amateur du Romantisme et du XIXe siècle, Frédéric, 36 ans, Parisien en week-end à Saint-Malo, se fait, lui, philosophe. «Je me demande ce que Chateaubriand aurait souhaité... Que le tombeau se laisse détruire par les phénomènes naturels ? Car pour les romantiques, l'Homme est au centre d'une nature plus grande que lui et qui peut le terrasser».

Source : Le Figaro 

17 novembre 2023

Succès d’une vente aux enchères de bandes dessinées à la galerie parisienne Daniel Maghen

Tintin enchères

Asterix encheres

Gaston la Gaffe enchères

Les fans attendaient avec impatience de savoir quel héros célèbre de la bande dessinée francophone allait l’emporter dans cette vente aux enchères pas comme les autres. Et c’est finalement Tintin, au moyen d’un crayonné d’une page de Coke en stock, qui a été adjugé au montant le plus haut jeudi soir, annonce la galerie parisienne Daniel Maghen. Estimé à 90.000 euros, le crayonné original de la planche 48 de Coke en Stock, à la mine de plomb, par l’auteur Hergé, a été cédé à 120.000 euros. De son côté, l’original à l’encre de Chine, dédicacé par Albert Uderzo, de la planche 25 des Lauriers de César (1972) d’Astérix a trouvé preneur pour 113.500 euros.

D’autres pièces de légendes de la BD ont également été vendues, dont une planche noir et blanc de Gaston Lagaffe (Un gaffeur sachant gaffer, 1969) par Franquin, adjugé à 75.000 euros.

Source : 20 Minutes 
17 novembre 2023

Un CA en recul mais un résultat net positif pour Bayard

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Le groupe Bayard annonce un chiffre d’affaires consolidé de 338 M€ pour l’exercice 2022-2023 (clos au 30 juin 2023), contre 352 M€ en 2021-2022. Le résultat net du groupe s’élève pour sa part à +0,1 M€ contre 7,5 M€ l’année précédente. La marge opérationnelle du groupe enregistre en outre 12,1 M€, soit 3,6% du chiffre d’affaires, contre 22, 1 M€ en 2021-2022. L’édition représente 21% du total avec 71 millions d’euros générés. Un résultat en recul de 3,7%, et de 5,1% à périmètre et change constants.

« Elle est particulièrement impactée par la hausse des prix des matières premières et de l'énergie », justifie Bayard dans un communiqué. Il indique par ailleurs rester « attentif » aux opportunités de développement externes pour renforcer ses positions. Il annonce également son déménagement du siège social du groupe en décembre 2024.

Le chiffre d’affaires du numérique progresse cependant de 6,7% et s’élève à 14 millions d’euros. Selon un communiqué du groupe Bayard, cette croissance est liée notamment « à la progression du portefeuille abonnés de l’application ludo-éducative Bayam » et à l’acquisition en mars de la plateforme pour personnes en instance de départ à la retraite Alphonse.

Un bail a en effet été signé à l’été 2023 pour 8 242 m² au sein de l’immeuble Kalifornia à Malakoff, pour permettre à Bayard « de réduire son empreinte carbone en réduisant significativement sa consommation énergétique, d’adapter ses usages à une consommation plus responsable et de mettre en place de nouvelles organisations et espaces de travail », souligne-t-il.

Source: CB News

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16 novembre 2023

Lauréats du prix 30 millions d'amis 2023

Prix 30 millions d'amis

Le jury du Prix Littéraire 30 Millions d’Amis – composé de Teresa Cremisi, Didier Decoin, Président de l’Académie Goncourt, Irène Frain, Michel Houellebecq, Frédéric Lenoir, Didier van Cauwelaert, Frédéric Vitoux de l'Académie française, Joël Dicker, et la présidente Reha Hutin – était réuni dans le salon Goncourt du restaurant Drouant à Paris. Ces personnalités reconnues ont choisi de récompenser Cédric Sapin-Defour pour son roman « Son odeur après la pluie » paru chez Stoc) et Tom Mustill pour son ouvrage pour son essai « Comment parler baleine » paru chez Albin Michel.

« Ce prix représente beaucoup pour moi, réagit le lauréat. Cela me touche. Ce livre, c'est une histoire d'amour entre deux espèces différentes, un homme et son chien. Si à la fin de la lecture du livre, on appréhende le chien ou tout autre animal comme un être à part entière, c’est formidable ».

La Fondation 30 Millions d’Amis a attribué à Cédric Sapin-Defour un chèque d’une valeur de 3000 euros et à Tom Mustill, un chèque de 1000 euros, qu’ils devront reverser en intégralité à une association de protection animale de leur choix. 14 autres ouvrages étaient en lice : Chercher Sam de S. Bienvenu (éd. Anne Carrière), La course du loup de K. Ekman (éd. Denoël), Varlam de M. Prazan (éd. Rivages), Okavango de C. Férey (éd. Gallimard), Parle-moi de T.C Boyle (éd. Grasset), Ecatepec de C. Brunel (éd. Alma), L'instruction d'I. Sorente (éd. JC Lattès), L'inconscient des animaux de F. Burgat (éd. Seuil), Sangliers, géographies d'un animal politique de R. Mathevet et R. Bondon (éd. Actes Sud), Un billet pour l'arche de R. Nesbit (éd. Autrement), La folie des chats de C. Béata (éd. Odile Jacob), Chanteurs d'oiseaux de J. Boucault et J. Rasse (éd. Les arènes), Eloge de l'alouette de F. Grembert (éd. Arléa) et Pourquoi j'ai choisi d'avoir un chien (et pas un enfant) de H. Gateau (éd. Albin Michel).

En 2022, le prix avait été décerné au roman Le dernier des siens de Sibylle Grimbert (éd. Anne Carrière) et à l’essai Au nom des requins de François Sarano (éd. Actes Sud).

15 novembre 2023

Distribution de livres jeunesse lors des concert de Pink en Floride

Pink Distribution Livres Concert Floride

La chanteuse Pink a destribué hier et distribura aujourd'hui gratuitement 2 000 exemplaires de livres "interdits" par certaines écoles en Floride à ses fans lors de ses concerts à Miami. La star s'est immiscée dans la controverse sur certaines bibliothèques et salles de classe retirant des livres avec un contenu sexuel ou des thèmes de sexualité, d'identité de genre et de race.

"C'est confus, c'est exaspérant, c'est de la censure", a-t-elle déclaré.

Les autorités de Floride affirment qu'elles veulent restreindre le matériel inapproprié et nuisible mais qu'elles n'interdisent pas les livres. Pink s'est associée à Pen America, un groupe de campagne qui défend la liberté d'expression pour les auteurs. Il affirme que la Floride a interdit plus de livres que tout autre État américain, représentant plus de 40 % de tous les exemples documentés. "Les livres ont eu une joie particulière pour moi depuis mon enfance, et c'est pourquoi je refuse de rester les bras croisés pendant que des livres sont interdits par les écoles", a déclaré Pink dans un communiqué publié par le groupe.

"C'est particulièrement odieux de voir les autorités s'en prendre aux livres sur la race et le racisme et aux auteurs LGBTQ et de couleur. Nous avons fait tant de progrès vers l'égalité dans ce pays et personne ne devrait vouloir voir ces progrès inversés." a-t-elle déclaré. 

Des exemplaires de quatre livres, que Pen America dit avoir répertoriés dans son Index des livres interdits, seront distribués lors de ses spectacles à Miami mardi et à Sunrise mercredi. Il s'agit de :

  • “Beloved” de Toni Morrison - Roman lauréat du prix Pulitzer en 1987 sur les horreurs et l'héritage de l'esclavage, "interdit" dans neuf districts scolaires de Floride, selon Pen America,
  • “The Family Book” de Todd Parr - Livre pour enfants sur les différentes familles, y compris les parents de même sexe,
  • “The Hill We Climb” de Amanda Gorman - est un poème de la poétesse américaine Amanda Gorman révélé par sa créatrice lors d'une lecture publique pendant la cérémonie d'investiture de Joe Biden à la présidence des États-Unis le 20 janvier 2021. Il est partiellement écrit en réaction à l'assaut du Capitole par des partisans de Donald Trump,
  • “Girls Who Code” de Reshma Saujani - L'organisation “Girls Who Code” s'efforce de combler l'inégalité des genres dans les métiers de la technologie, et de changer l'image du développeur en informatique. Girls Who Code propose un programme d'immersion de sept semaines en été, un programme universitaire spécialisé de deux semaines, des clubs parascolaires et une série de 13 livres à succès.

Près de la moitié des districts scolaires de Floride ont eu des "cas d'interdiction de livres", selon Pen America. Aux États-Unis, les suppressions de livres scolaires ont augmenté d'un tiers au cours de la dernière année, a-t-il déclaré. En mars, le commissaire à l'éducation de la Floride, Manny Diaz Jr, a tweeté : "Les élèves devraient passer leur temps à l'école à apprendre des matières académiques de base, et non à être gavés d'idéologie radicale de genre et de sexualité."

Source : Télé 7 jours

14 novembre 2023

Lauréate du Prix Renaudot des lycéens

lilia-hassaine- Prix renaudot des Lycéens 2023

À Loudun, le 14 novembre, les lycéens ont choisi Lilia Hassaine et son roman dystopique et policier "Panorama" pour leur prix Renaudot. Le jury a particulièrement apprécié l'histoire que l'autrice raconte, son style et son regard sur la société contemporaine.

"Ça me touche beaucoup, merci beaucoup, je ne m'y attendais pas", a réagi Lilia Hassaine sur haut-parleur, en apprenant que les lycéens lui ont décerné leur prix Renaudot 2023. "Je crois que c'est un des prix qui me touchent le plus parce que les lycéens sont vraiment très honnêtes", a-t-elle ajouté.

Elle remporte le prix suite à une longue délibération entre des élèves venus de 16 lycées, de cinq académies et de trois pays différents. Si les adolescents ont choisi son roman, c'est qu'ils ont adoré cette "dystopie mêlée à une enquête policière", et salué son "accessibilité, son vocabulaire et sa fluidité d'écriture."

Dans Panorama, son troisième roman, Lilia Hassaine raconte une société futuriste dans laquelle le crime a quasiment disparu au prix de l'intimité. En remplaçant les murs de pierre par de vastes vitres, le système de la Transparence expose le quotidien des citoyens et citoyennes au regard de leurs voisins. Malgré toutes ces précautions sécuritaires, une famille se volatilise, et il faut donc mener l'enquête pour comprendre comment cette disparition a pu échapper à l'attention vigilante de tout un quartier. Avec cette dystopie, l'autrice interroge notre manière de vivre, le rôle des apparences, la peur de l'autre et de la différence, et emporte lectrices et lecteurs dans une enquête surprenante.

Source :  France 3 Nouvelle Aquitaine

14 novembre 2023

Un prix et un livre d’ados au bénéfice de la recherche

Prix Pour Clara

"Clara avait 13 ans, Clara aimait lire, Clara aimait écrire, Clara nous a quittés, brusquement. C’est en l’honneur de Clara que nous avons voulu créer ce prix destiné aux adolescents qui aiment lire et écrire. Comme Clara."

L’idée a surgi, dans l’émotion, le jour de l’enterrement de Clara, morte subitement et dont on a découvert par la suite la malformation cardiaque congénitale incurable, nous expliquent en substance les éditeurs Héloïse d’Ormesson et Gilles Colhen-Solal, amis des parents de Clara.

C’est ainsi que la première édition de Pour Clara a vu le jour en 2007.  Aucune thématique n’est imposée aux adolescents de 13 à 18 ans sollicités… Mais si les premières années, il était beaucoup question de suicide et de maladie dans les sept nouvelles primées, les sujets se sont diversifiés au fil du temps : "On est passé de textes évoquant sorciers et sorcières, à la Harry Potter, raconte Héloïse d'Ormesson, à des thématiques très sociétales et contemporaines, comme la mondialisation, le développement durable, le port du voile, la violence à l’école… C’est incroyable ce que ces jeunes sont le sismographe de l’époque. Et leurs discours, au moment de la remise du prix, sont proprement époustouflants." C’est pour mieux faire connaître ce prix atypique et cette publication annuelle (coéditée depuis 2019 par Fleurus), que les organisateurs ont voulu, en cette 17e édition, marquer le coup : en organisant, mercredi 15 novembre, outre la remise traditionnelle à la l’Hôtel de Ville de Paris, présidée par Anne Hidalgo, une grande rencontre à l’Académie française, le matin-même. Pourquoi un tel accueil ? La raison est simple : les bénéfices de la vente du livre sont reversés à l’Association pour la Recherche en Cardiologie de l’hôpital Necker-Enfants malades (ARCFA).

"L’objectif de ce prix, écrit Bernard Spitz, le père de Clara, est de financer la recherche sur les malformations cardiaques sous la direction du Professeur Bonnet, chef du service pédiatrique de l’hôpital Necker. Des malformations qui tuent des centaines d’ados chaque année… comme Clara. Mais aussi de donner à des ados qui ont envie d’écrire confiance en eux, et aux autres ados des textes à lire écrits par des jeunes de leur âge."

Les sept lauréates en ce millésime 2023 seront là, bien sûr, sous la Coupole du Quai Conti, mais aussi une centaine de primés des années précédentes… Pour les accueillir, quelques académiciens, dont Erik Orsenna, président d’honneur du prix, et Maxime Le Forestier, à la guitare. Seront également présents des représentants allemands et italiens, cette action littéraire et solidaire ayant été reprise dans leur pays respectif depuis 2021. Puis, pour les sept lauréates de 2023, direction la librairie Chantelivre (13 rue de Sèvres, Paris 6e), afin de dédicacer leur ouvrage, de 15h30 à 17h30. A 18 heures, dernière étape d’une journée bien remplie : l’Hôtel de Ville de Paris, pour la remise du prix. En espérant que les ventes de ce recueil de nouvelles soient au diapason de cette belle énergie de la jeunesse.

Source: L'Express

Pour découvrir un extrait de ce livre cliquer ici.

13 novembre 2023

Lauréat du prix Vendredi 2023

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En direct de La Balle au Bond Café, ce lundi 13 novembre, le Prix Vendredi 2023 est décerné à  « Au nom de Chris » de Claudine Desmarteau, publié chez Gallimard Jeunesse. Le texte, porté par une langue alternant récit contemporain et prose enveloppante, évoque avec subtilité le thème de l’emprise.  Deux mentions spéciales ont également été décernées à :
👉 « Premier rôle » de Mikael Ollivier, paru aux Editions Thierry Magnier,
👉 « Dix huit ans pas trop con » de  Quentin Leseigneur, aux Editions Sarbacane.
Pour le premier,  le jury a salué la la force du récit et l’intensité du sujet. Pour  le second, il a souligné qu’il ose affronter des thèmes rarement évoqués en littérature jeunesse, comme la fin de vie et l’ambivalence de la maternité.
Une collaboration inédite cette année a marqué les esprits : le Prix Vendredi s'est associé au pass Culture pour la création du "Prix Vendredi - Jury des jeunes pass Culture". Ce prix est attribué à : « Octave » d’Arnaud Catherine, publié chez Robert Laffont.
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