Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Biblioworld

Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 268
Publicité
5 janvier 2024

Arrêt du manga Captain Tsubasa alias Olive et Tom en avril

GDAcC9Aa0AAHmQV

L'auteur du manga de football Captain Tsubasa, surtout connu en France sous le nom de Olive et Tom, a sifflé vendredi le coup de sifflet final après 43 ans de tacles acrobatiques et de lucarnes spectaculaires savourés dans le monde entier. Le manga de Yoichi Takahashi avait été publié pour la première fois en 1981 dans l'hebdomadaire japonais Shonen Jump, et son héros, le jeune prodige du football Tsubasa Ozora, a inspiré de futures légendes du sport comme Zinédine Zidane, Kylian Mbappé ou Lionel Messi. La franchise, connue sous le nom de Holly e Benji en Italie et de Super Campeones en Amérique latine, a connu de nombreuses adaptations, en dessin animé ou jeux vidéo, inspirant même des statues dans le quartier natal de Yoichi Takahashi à Tokyo.

Mais le dessinateur de 63 ans a annoncé, dans la dernière édition du magazine Captain Tsubasa, que la série s'arrêterait début avril, invoquant la dégradation de son état de santé et l'évolution de l'industrie du manga.

"Cette décision n'a pas été facile à prendre et pourrait décevoir et attrister ceux qui aiment lire Captain Tsubasa, mais j'espère que vous comprendrez ma décision", a-t-il écrit dans une lettre aux lecteurs.

Le dessin animé a été diffusé dans plus de 100 pays, et les mangas se sont vendus dans le monde à quelque 90 millions d'exemplaires, selon le site spécialisé Mangazenkan.

Yoichi Takahashi, devenu accro au football en regardant à la télévision la Coupe du monde 1978, organisée et remportée par l'Argentine, avait déclaré en février 2023 à l'AFP avoir voulu via son œuvre populariser ce sport au Japon, où la J-League n'a été créée qu'en 1993. Il est également président et propriétaire d'un club de football, le Nankatsu SC, qu'il espère voir progresser.

"En Europe, il est tout à fait naturel de soutenir son club local, mais nous n'avions pas cette culture au Japon", avait expliqué le mangaka à l'AFP, ajoutant: "Je n'avais pas de club local, alors j'ai voulu en créer un moi-même".

Source  BFM TV 

Publicité
4 janvier 2024

"Le Monde" lance une collection de classiques en miniature

20240104_090902

Trois phalanges. C’est à peu près la taille des ouvrages miniatures de la collection « Chefs-d'œuvre en petit format » lancée par le journal Le Monde. Disponible depuis le 27 décembre, le premier volume de cette réédition de classiques - l’intégral de Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire – est un petit bijou relié et proposé aux bibliophiles pour la modique somme de 1,99 euro.

Véritables objets de collection, ces livres miniatures aux reliures soignées revêtent des imprimés dorés sur la couverture, le flanc et le dos. Des gravures originales viendront également enrichir les prochaines parutions, dont les nombreux tomes des Misérables de Victor HugoLa Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils, Le Tour du monde en 80 jours de Jules Verne, ou encore la pièce de théâtre Hamlet de William Shakespeare ou les Fables de La Fontaine.

Source : Livres Hebdo

3 janvier 2024

Augmentation des revenues pour Pottermore en 2023

Pottermore Revenes

Pottermore, l'éditeur mondial de livres audio et de livres électroniques numériques de la série Harry Potter de JK Rowling et des titres associés du monde sorcier, a vu ses bénéfices avant impôts atteindre 9,4 millions de livres sterling en 2023, contre 5,7 millions de livres sterling l'année précédente.  Les revenus ont également connu une augmentation au cours des 12 mois se terminant le 31 mars 2023, atteignant 48,2 millions de livres sterling, contre 37,8 millions de livres sterling en 2022 . À ce jour, les échanges de l'année en cours, se terminant le 31 mars 2024, ont été « conformes aux attentes de la direction », les ventes de livres électroniques et de livres audio numériques Harry Potter restant fortes. 

Jennie McCann, directrice générale de Pottermore, a déclaré : « Atteindre des jalons tels qu'un milliard d'heures d'écoute de Harry Potter sur Audible , célébrer le 25e anniversaire de la publication du premier livre en Allemagne, terminer la publication des enregistrements de l'intégralité de la série Harry Potter en mandarin. chinois, et la diffusion de nouveaux enregistrements audio des titres de la bibliothèque de Poudlard sur un certain nombre de marchés, notamment aux Pays-Bas, en Bulgarie et au Danemark, montre comment Pottermore Publishing continue de connecter les lecteurs et les auditeurs du monde entier avec la magie de ces histoires incroyables.

« Nous continuons à chercher des moyens de développer nos partenariats, de développer notre catalogue linguistique et d'atteindre de nouveaux publics grâce à des initiatives créatives et promotionnelles telles que la campagne annuelle Starting Harry Potter destinée aux nouveaux lecteurs. Nous sommes fiers d'être récemment devenus signataires du Publishing Accessibility Action Group. (PAAG) et des travaux sont en cours pour rendre nos livres et livres audio plus accessibles afin de respecter notre engagement à soutenir un lectorat diversifié.

Pottermore Publishing continue de rendre son catalogue disponible via un réseau de distribution mondial comprenant des détaillants en ligne et des bibliothèques partenaires telles qu'Amazon, Apple, Audible et Bookbeat, entre autres. 

Source : The Bookseller

2 janvier 2024

« Le voyage de Shuna », traduit en France après 40 ans

« Le voyage de Shuna »

Le réalisateur japonais Hayao Miyazaki a publié «Le voyage de Shuna», une fable inspirée d’un conte folklorique tibétain, en 1983. Quarante ans plus tard, elle est pour la première fois traduite en France aux éditions Sarbacane… Un événement et un petit bijou d’album. Non, ce n’est pas le livre tiré du film d’animation Le garçon et le héron . Ni un manga. Le voyage de Shuna s’apparente plutôt à un récit illustré, ce que les Japonais nomment emonogatari. Il s’agit surtout d’une pépite signée Hayao Miyazaki, publiée en 1983 au Japon, pour la première fois traduite en français.

"Et c’est déjà un succès en librairie.  Nous sommes déjà à plus de 100 000 exemplaires vendus. C’est énorme  ", s’étonne encore Frédéric Lavabre, fondateur et directeur des éditions Sarbacane. 

Pourquoi le studio Ghibli a choisi Sarbacane pour sa version française ?  C’est un mystère… admet Frédéric Lavabre. Mais c’est surtout un honneur, et un joli signe, de publier un monstre sacré l’année de nos 20 ans.  Une grande responsabilité, aussi. Le résultat est un bel objet livre qui capte le regard avant même sa prise en main et qui se lit à la japonaise, de droite à gauche, et de haut en bas. 

Le voyage de Shuna est aussi  l’adaptation visuelle , selon les mots de Miyazaki, du conte folklorique tibétain Le prince qui fut changé en chien, une histoire à la fois étrange et lumineuse. Celle de Shuna, le prince d’une contrée pauvre, qui décide de partir en quête d’une graine miraculeuse pour ne plus voir son peuple souffrir de la faim. La graine proviendrait d’un pays lointain, à l’Ouest, d’où personne ne revient… L’aventure, les épreuves et les rencontres rythment ce voyage initiatique et fantastique qui se déroule dans des décors à l’aquarelle somptueux.  Toutes les questions que la fable aborde – l’écologie, le rapport au pouvoir, l’esclavagisme – sont complètement actuelles et ça, c’est troublant , remarque l’éditeur, en rappelant que Miyazaki l’a publiée il y a quarante ans.

 Source : Ouest France

1 janvier 2024

Rentrée littéraire de janvier : dans les librairies, le grand embouteillage

Livres France publication

C’est comme un tour de passe-passe, mais sans magicien, ni intelligence artificielle. Et qui se répète chaque année. Alors que jusqu’au 31 décembre, vous en étiez encore à vanter les mérites des prix littéraires et à peaufiner les paquets cadeaux des beaux livres, vous voilà en demeure de changer drastiquement de décor. Imaginez, du jour au lendemain ou presque, vous devez évacuer les "indésirables" millésimés 2023 pour accueillir les petits nouveaux de 2024. Un casse-tête pour les librairies aux dimensions modestes et au personnel restreint – les grandes enseignes ayant à leur disposition muscles et mètres carrés adéquats. Selon notre confrère Livres Hebdo, ils sont 482 romans à débarquer entre janvier et février cette année – sans compter les 1 319 essais et documents. C’est moins qu’à la rentrée hivernale de 2023 (et beaucoup moins qu’en 2022, qui avait vu après la fin du confinement une explosion des publications romanesques, qui s’élevaient à 545). Mais c’est déjà beaucoup.

Car il ne suffit pas de les empiler, il faut aussi les lire, ou tout du moins avoir une vision panoramique de la production, avec ses têtes d’affiche, ses primo-romanciers, ses stars venues de l’étranger… Pas sûr, cependant, que les lecteurs affluent dès le 4 janvier, date du premier office de 2024, d’autant, qu’une fois n’est pas coutume, celui-ci tombe en pleines vacances scolaires. Mais alors, pourquoi publier si tôt ? Pour avoir la primauté, bien sûr, et s’assurer une place au soleil des présentoirs et devantures.

Sans être grand devin, on peut déjà pronostiquer la présence en majesté des livres de David Foenkinos, Philippe Besson, Marie Darrieussecq, Michel Bussi, Sylvain Tesson, Régis Jauffret, Boualem Sansal, Olivier Rolin, Jean-Marie Rouart, Nathalie Azoulai, Abnousse Shalmani, Magyd Cherfi, Julia Malye, J-M. G. Le Clézio… côté francophone. Et de Colum McCann, Russell Banks, Jon Kalman Stefansson, Shehan Karunatilaka, Alex Schulman… pour les traductions. Quant aux primés 2023 (Andrea, Sinno, Sapin-Defour, Koenig, Scott), qui ont triomphé en cette fin d’année, ils vont faire de la résistance, assurément.
Source : L'Express
Publicité
31 décembre 2023

Valentina Toro, le pouvoir dans la différence

Valentina toro

Les crayons et les feuilles ont fait partie de l’enfance de Valentina Toro, comme tous les enfants. Mais, pour elle, ils avaient une autre dimension. Cette Colombienne, native de Medellín, a vu le jour avec une maladie rare : le syndrome de Holt-Oram. Cette mutation génétique affecte le développement du cœur et des membres. Valentina a donc grandi, mais pas ses bras ni ses mains. Pourtant, cela ne l’a pas empêché de vivre de sa passion, « raconter des histoires ».

« Le dessin a toujours fait partie de moi. Déjà au collège, je dessinais tout le temps, même pendant les cours de mathématiques. Mon mode d’apprentissage passe par le dessin. Mon père est aussi illustrateur, donc c’était un exemple. J’ai fait des études de design graphique puis un master d’écriture créative. Depuis toute petite, je voulais dessiner pour raconter des histoires ».

Valentina remplira alors des tas de carnets avec des croquis et des personnages plus fantaisistes les uns que les autres. Jusqu’au jour, où une histoire, son premier livre, a pris forme pour un devoir scolaire. « Je suis allée à l’ancienne librairie de El Retiro [ville où vivent ses grands-parents, à une heure de route de Medellín, NDLR] avec la maquette de mon livre que j’avais fait pour l’école. J’ai laissé l’exemplaire à la directrice. Elle voulait le lire. Le hasard a voulu qu’une personne de Bogota, qui travaillait dans une maison d’édition, s’y soit intéressé. Elle l’a emporté à Bogota. Plus tard, j’ai reçu un appel pour annoncer la publication de mon livre. » Son premier livre est publié alors qu’elle est encore étudiante. Elle n’avait pas vingt ans.

Ce que Valentina décrit comme un hasard, certains y verront le destin, d’autres de la chance. La jeune Colombienne y voit le fruit d’un travail de longue haleine. Lors de son premier rendez-vous avec la maison d’édition, les choses sont rapidement devenues sérieuses. « Ils ne savaient pas à quoi je ressemblais et encore moins que j’étais atteinte du syndrome Holt-Oram. Quand ils m’ont vue, ce fut le déclic. Pour eux, c’était une autre raison de m’engager. À l’époque, j’étais très gênée, je ne voulais pas qu’on parle que de ça. Car souvent, les gens ne lisaient pas mes histoires. Ils voulaient seulement voir l’artiste qui avait surmonté son infirmité. Et non l’auteure qui travaille durant des mois pour écrire et illustrer un livre. Pour moi, ne pas avoir de bras était normal. Je voulais seulement être illustratrice. »

Mais, Valentina a changé d’avis. Dix ans plus tard et après la publication de neuf livres en Amérique latine, son projet professionnel a évolué. « Aujourd’hui, avec le recul, je me rends compte que tous mes personnages parlent de la différence, du fait d’être étrange, bizarre. De manière inconsciente, mes histoires sont toutes liées à cette différence qui peut être physique ou dans la personnalité. C’était ma manière de raconter comment on vit dans un corps hors normes. Finalement, je raconte aux enfants comment s’accepter. »

D’ailleurs, à aucun moment de l’entretien, Valentina Toro ne parle de « handicap ». Elle est consciente que « les autres » peuvent être heurtés par son apparence. Mais, elle n’en fait pas une obsession. Elle dédie son temps et énergie à sa passion. Elle vient de développer de nouveaux produits comme une peluche à l’effigie d’un de ses personnages. Elle le tient dans ses bras lorsqu’elle explique son projet « Una en cien mil » (Une sur cent mille).« Ce projet fait référence au nombre de personnes affectées par ma maladie. C’est une manière d’affirmer ma différence et d’en faire une force. Ma différence est un super pouvoir. D’ailleurs, ce pin’s, que je porte, représente ma main avec mes trois doigts ».

Si des critiques ou des regards malveillants ont croisé le chemin de Valentina Toro durant sa carrière d’illustratrice professionnelle, elle n’en laisse rien paraître. En 2013, elle a publié son premier livre illustré Les Péripéties de Violette ; en 2014, Violette et le pinceau enchanté ; et en 2016, L’Oiseau d’ébène. L’illustratrice a également publié l’édition mexicaine de son livre en 2019 : Mon monstre et moipublié chez Planeta de Libros. Dans ce roman, elle raconte le quotidien d’une petite fille qui n’a pas beaucoup d’amis, mais un monstre qui commence à l’accompagner dans sa vie quotidienne. « Mes livres servent de refuge aux enfants de 8 à 13  ans qui ne se reconnaissent pas dans les histoires classiques. Mes personnages aident ceux qui sont effrayés, perdus ou qui se sentent seuls ».

Source : RFI

30 décembre 2023

Des listes de mangas établies par le gouvernement japonais pour les bibliothèques étrangères

Festival-livre-Paris-2022-generique-01

L’Agence des affaires culturelles du gouvernement japonais va produire des listes personnalisées de mangas pour les bibliothèques internationales. Pour promouvoir le manga, le gouvernement va donc proposer dès 2024 des listes personnalisées. Celles-ci seront basées sur la variété de thèmes et de genre de ce segment. Elles tiendront compte aussi de la culture, de la religion et de l’éthique de chaque pays. Dans un premier temps, l’agence demandera aux chroniqueurs locaux d’établir une liste de 100 mangas  en tenant compte de ce premier objectif. Celle-ci sera étudiée et / ou complétée afin d’offrir un panorama le plus précis possible des œuvres. L’autre but est de faire découvrir aux bibliothèques des séries moins connues qui mériteraient de l’être.

« En rendant une variété d’œuvres plus accessibles, nous soutiendrons l’expansion à l’étranger d’œuvres autres que les œuvres connues. » explique le communiqué.

Pour le moment, les japonais portent leur attention sur 3 pays : la France, les USA et l’Espagne qui sont les plus grands consommateurs de mangas. Si l’intérêt des établissements est au rendez-vous, le nombre de pays sera étendu. Ces listes seront disponibles sur un site web spécial dans la langue des pays concernés. Elles présenteront le synopsis et les informations générales sur les titres.

Source :  Idboox

29 décembre 2023

Des poèmes affichés dans les vitrines des magasins d'Exeter

Poèmes Exeter magasins

Une librairie d'Exeter (Angleterre) s'est associée à des poètes locaux pour répandre l'espoir dans la ville. Bookbag, une librairie indépendante appartenant à Charlie et Malcolm Richards, a d'abord commencé à exposer dans sa vitrine des poèmes abordant les thèmes de l'amour, de la solidarité et de l'espoir. L'idée, conçue par la libraire et poète Bookbag Sirisha Damarla, s'est désormais étendue au-delà de la librairie et s'est étendue aux vitrines des cafés, des boulangeries et des commerces indépendants d'Exeter. Les poèmes exposés sont inédit et ont été écrits par des poètes de la communauté Bookbag By Night et du groupe local Roots Resistance, dont Aaliyah Kara et Ocean Tawiah, jusqu'au barde d'Exeter Ceri Baker. Des poètes primés comme Salena Godden, Louisa Adjoa-Parker et John Wedgewood-Clarke ont également participé, ainsi que Mohammed Moussa "Le poète de Gaza". La boutique a demandé à chaque poète de partager des œuvres qui représentaient pour eux un « espoir ».

Richards a commenté : « Merci à chaque poète pour sa générosité en partageant ses paroles, à chaque lieu hôte qui a fait de ce spectacle un spectacle à l'échelle de la ville, à Sirisha Damarla et Davina Quinlivan, et à Patrick May qui a donné de son temps pour les concevoir.

Les poèmes peuvent être consultés dans leur intégralité ici .

Source : The Bookseller

26 décembre 2023

Les préférences de lecture chez les enfants et les ados français en 2023

enfants-ados-que-lisent-les-jeunes-d-aujourd-hui-voici-quels-sont-leurs-livres-preferes

Oui, les jeunes aiment lire. S'ils passent beaucoup de temps devant les écrans, les enfants et adolescents apprécient aussi le plaisir de la lecture : 84% des jeunes assurent aimer la lecture*. Et si leurs goûts sont variés, certains ouvrages ont nettement leur préférence. Ainsi, les 7-19 ans apprécient en premier lieu les BD, genre qui se renouvelle sans cesse, à l'image de la série Mortelle Adèle dont deux volumes figurent parmi les cinq bandes dessinées les plus vendues en 2022. Quant aux mangas, bandes dessinées japonaises, ils ont toujours le vent en poupe avec 48 millions d’exemplaires vendus l’année dernière.

 "Cette génération aime leur vitesse de lecture, la place importante accordée aux dessins et l’efficacité de l’écriture", assure Sylvie Vassallo, directrice du Salon du livre jeunesse de Montreuil qui a fermé ses portes le 4 décembre 2023

. Un intérêt que confirme Guillaume Traisnel, libraire jeunesse au Furet du Nord à Lille : "Tous les jours, nous vendons des classiques des années 2000, comme Naruto et One Piece, ainsi que des mangas plus récents, Promised Neverland ou Frieren en tête. Certains lycéens dépensent les 300 € du Pass Culture pour acquérir des collections entières, en une seule fois."

Aujourd’hui, 29% des jeunes choisissent un livre après en avoir entendu parler sur internet, et 11 % suite à une recommandation par un influenceur*. Grâce au hashtag #BookTok, ils partagent sur leur compte Tik Tok coups de cœur littéraires et idées de lecture. Résultat, parfois, certains titres font le buzz, comme Le Chant d’Achille de Madeline Miller, retraçant la vie et la mort du héros grec publié en 2011, qui a connu un succès viral après une recommandation largement partagée sur Tik Tok. En 2022, grâce à cette médiatisation, 2 millions d’exemplaires ont été vendus, alors qu’il s’en était écoulé seulement 15 000 depuis sa sortie !

Parmi les romans, les livres de "fantasy", c’est-à-dire comportant des éléments fantastiques, de science-fiction, ont la cote. "Ces œuvres évoquent des préoccupations de leur âge, dans un monde qui n’est pas le présent", analyse Sylvie Vassallo.

Si la saga Harry Potter "continue de réaliser de très bonnes ventes", note le libraire lillois, "d'autres best-sellers émergent comme la série Le Peuple de l’air de Holly Black qui se déroule dans un monde féerique, avec des intrigues de cour. De quoi s’évader et vivre de grandes aventures."

Certes, les jeunes consacrent bien plus de temps aux écrans qu’à la lecture : en moyenne, les 7-25 ans y passent 3h50 par jour, et lisent 3h14... par semaine. Mais cela peut aussi les motiver à ouvrir un bouquin. Plus d’un jeune lecteur sur deux en a eu envie après avoir vu une série ou un film sur une plateforme.

 "Suite à la diffusion des premiers épisodes de Lupin, des Chroniques des Bridgerton ou de L’été où je suis devenue jolie, nous avons eu un pic de demande pour leur version en livre", assure Guillaume, libraire jeunesse du Furet au Nord.

Phénomène nouveau, les rayons anglo-saxons connaissent un vrai succès. Autrefois fréquentés par les touristes et les étudiants en langue, ils permettent aux jeunes d’avoir accès à des ouvrages pas encore traduits, notamment pour des séries auxquelles ils sont accros comme Heartstopper de la Britannique Alice Oseman, comptant six volumes. "Notre rayon en VO a connu une hausse de ses ventes de 150%", affirme le libraire.

* Enquête ISPOS pour le CNL 2022 Les Jeunes français et la lecture (pour en savoir plus vous lire  l'article suivant en cliquant ici)

Source : Femme Actuelle

25 décembre 2023

Aux ux Etats-Unis, 3.362 livres interdits et retirés des écoles, facs et bibliothèques

téléchargement

Aux Etats-Unis, la censure des livres n'a jamais été aussi importante. Au cours de l'année scolaire 2022-2023, plus de 3.000 titres ont été retirés des bibliothèques scolaires, universitaires, mais aussi des établissements publics. Une tendance qui inquiète au pays de la liberté d'expression. A la manoeuvre, on retrouve un groupe ultra conservateur, Moms for Liberty. Des mères de familles qui ne veulent pas que leurs enfants soient exposés à des ouvrages qu’elles jugent pornographiques. Elles font donc pression sur les districts scolaires pour faire interdire les titres qui les dérangent. C’est quasiment devenu systématique, ce qu’explique Déborah Caldwell-Stone, de l’associations des bibliothécaires américains.

 "Nos données montrent que 40% des demandes de censure concernent plus d’une centaine de titres à chaque fois", lance-t-elle

Les ouvrages les plus censurés parlent de race, de genre ou d’orientation sexuelle. Les Moms for Liberty sont souvent soutenues par les dirigeants des états républicains. Mais la censure est une arme utilisée quelle que soit le bord politique, comme le rappelle Nadine Strossen, juriste et militante de la liberté d’expression.

"La vérité, c’est que la gauche et la droite essayent de supprimer les discours et les idées avec lesquels elles ne sont pas d’accord",  affirme-t-elle.

Là où les conservateurs légifèrent, les progressistes tendance woke agissent en amont via l’autocensure, la réécriture, ou l’intimidation. Le résultat est le même : la liberté d’expression est en danger aux Etats-Unis.

Source : Europe 1

Publicité