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25 juillet 2018

Les ventes de livres très en forme en juin

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Le baromètre mensuel du mois de juin, réalisé par l’institut I+C pour Livres Hebdo, indique que les ventes de livre ont progressé de 2,5% en euros courants par rapport au même mois de l’année passée. Une légère progression favorisée par les jours ouvrables, avec un samedi de plus en 2018. Compte tenu du déroulement des quinze premiers jours de la Coupe du Monde de football, le résultat peut être jugé positif. 
 
Avec une hausse de 1,3%, la tendance annuelle des ventes de livre suit et dépasse même celle du commerce en général, qui affiche une hausse de 0,8% en juin, avec un boom des ventes d’électronique grand public à l’occasion des évènements sportifs de l’été. Cette progression en juin fait suite à celle de mai (+1,5%)
 
Les tendances annuelles de tous les circuits de commercialisation du livre se redressent. Les librairies de proximité (premier et deuxième niveaux) sont proches de l’équilibre en tendance annuelle. Les librairies de 1er niveau encaissent 2,5% de ventes en plus tandis que celles de 2e niveau sont en légère croissance de 1%.. Les grandes surfaces culturelles atteignent 3% de croissance en juin (pour une tendance annuelle de 3,5% en positif), tandis que les hypermarchés limitent leur baisse à 2,1% (celle-ci atteignait près de 5% en janvier), grâce à un deuxième mois consécutif à la hausse (+2%).
 
Ainsi, la progression des ventes, toujours par comparaison entre le chiffre d’affaires de juin 2017 et celui de juin 2018, s’avère relativement homogène entre les circuits. 

Source: Livres Hebdo

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24 juillet 2018

Une bibliothèque éphémère à la Courneuve pour remplacer la bibliothèque incendiée

La Courneuve Médiathèque incendiée

L’idée a rapidement pris forme, après l’attaque de la médiathèque John-Lennon, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Frappé en pleine nuit par une voiture-bélier le 27 juin, l’équipement a été ravagé par un incendie et est actuellement inutilisable. Au lendemain de ce sinistre, une centaine d’habitants s’étaient mobilisés à l’appel de la municipalité, pour dire leur indignation après ce sinistre d’origine criminelle.

Pour compenser son absence, une bibliothèque éphémère sera installée dans le quartier des 4 000 Sud à la rentrée de septembre. Deux lieux pourraient l’accueillir : le hall du centre culturel Houdremont ou la boutique de quartier. « Le choix de l’endroit est encore en discussion », indique-t-on du côté de la mairie. Les habitants pourront accéder à des « modules » proposant livres, CD et DVD. Des caissons de prêts seront également installés, qui permettent aux usagers de rendre ou emprunter des livres, en l’absence des bibliothécaires.  L’association Bibliothèques sans frontières, qui a mis au point une bibliothèque transportable pour les situations d’urgence, va être appelée en renfort. Pour mettre en place ce dispositif, les services de Plaine Commune ont reçu le soutien du conseil départemental. Quant à la médiathèque incendiée, il faudra encore du temps avant qu’elle soit remise en état. La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, lors d’un déplacement à La Courneuve, a promis le soutien financier de l’Etat pour permettre sa réouverture. Le maire PC Gilles Poux estime que l’équipement pourrait être de nouveau fonctionnel à partir du « printemps prochain ».

Source: Le Parisien

23 juillet 2018

Des salles de lecture dans le magasin Ikea de Wembley

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Se situuant dans le magasin IKEA de Wembley  à Londres, les salles de lectures offriront aux visiteurs l'opportunité unique de venir découvrir les meilleures œuvres de fiction du Royaume-Uni dans les environnements les plus relaxants. Les visiteurs pouonnt  lire un exemplaires  d'un livre de la liste du Man Booker Prize 2018  pendant une heure. S'ils ne l'ont pas ternimé, ils  pouront également emporter avec eux et se détendre dans un merveilleux état d'évasion dans leur propre salon confortable et personnel.

Ces salles de lecture ovriont le 31 juillet à 10 heures et le 5août à 17h.    Donc, si vous voulez vous éloigner de l'agitation du monde extérieur, alors réservez votre emplacement gratuit aujourd'hui en cliquant ici.

 

22 juillet 2018

Des coins lecture et des livres offerts sur la route des vacances

lire c'est voyager

Alors que samedi est classé rouge dans le sens des départs, la fondation Vinci autoroutes invite les automobilistes à bouquiner sur 25 airs de repos pour se détendre. 30.000 livres seront distribués gratuitement aux voyageurs pour cette première édition, qui se tient jusqu'au 25 août partout en France. Des aires d'autoroutes aménagées en coin lecture dans le but de transmettre le goût de lire et de sensibiliser les automobilistes à une conduite responsable, c'est l'idée de Vinci autoroutes. La fondation inaugure sa première édition «Lire, c'est voyager; voyager, c'est lire» sur l'aire de Montélimar de l'autoroute A7, en présence de son parrain l'auteur Olivier Rolin lauréat du prix Fémina pour son livre Port Soudan (1994).30.000 livres seront distribués gratuitement aux automobilistes. L'opération a commencé ce vendredi et se poursuivra tous les week-ends jusqu'au samedi 25 août, sur 25 espaces. La maison d'édition Gallimard et l'association Lire et faire lire, fondée par l'écrivain Alexandre Jardin, sont toutes deux partenaires de cette action. Des bénévoles se chargent de faire la lecture aux tout petits. Deux livres jeunesse sur le thème des voyages et des vacances sont aussi distribués aux enfants. Justement sur l'aire de Montélimar (A7) l'auteur bien connu des jeunes, Alphonse Baudet est mis à l'honneur, 2000 exemplaires des avantures deTartarin de Tarascon et du Petit chose seront distribués.

Bernadette Moreau, déléguée générale de Vinci autoroutes se félicite «du succès de cette première journée» et pense déjà «renouveler l'opération l'été prochain». La fondation dont l'objectif premier est d'œuvrer en faveur d'une conduite responsable s'est dotée de cette nouvelle orientation culturelle afin de mieux faire passer son message préventif . «Les automobilistes déjà dans un esprit de vacances prennent le temps et sont beaucoup plus disposés à entendre un message de prévention», ajoute la déléguée.

Même constat du côté du parrain de l'opération Olivier Rolin, qui a dédicacé vendredi plusieurs de ces ouvrages sur l'aire de Montélimar. La fondation a pensé à lui car ses nombreux textes évoquent la thématique du voyage. L'auteur trouvant «l'idée baroque» n'a pas hésité une seule seconde. Très heureux de faire partager son amour des livres au public dans un lieu plutôt insolite. Il déclare: «J'aime quand les livres se trouvent dans des endroits inhabituels.»

«Lire, c'est voyager; voyager, c'est lire» est une citation issue du recueil Choses vues de Victor Hugo . Elle résume à elle seule le plaisir de lire. La fondation espère à la fois transmette le plaisir de la lecture tout en invitant les usagers des autoroutes à plus de vigilance notamment en se reposant davantage.

Source: Le Figaro

21 juillet 2018

Autant de livres vendus en ligne qu'en boutique aux Etats-Unis en 2017

ventes livres us

Les ventes de livres en ligne aux Etats-Unis ont égalé pour la première fois, en 2017, celles réalisées en points de vente physiques, selon les chiffres publiés vendredi par l'Association des éditeurs américains (AAP).

Dans le détail, le chiffre d'affaires réalisé par les éditeurs par le biais de canaux de distribution en ligne a atteint 7,5 milliards de dollars, contre 7,6 milliards pour les ouvrages achetés en personne.

En 2016, les ventes physiques étaient encore sensiblement supérieures à celles réalisées sur internet, avec 7,95 milliards de dollars contre 7,13. Au total, 2,72 milliards de livres ont été vendus aux Etats-Unis en 2017, un chiffre équivalent à celui de l'année précédente (2,71).

Globalement, le marché a été soutenu par la croissance toujours impressionnante du livre audio, en hausse de 28,8% par rapport à l'année précédente, à 820 millions de dollars. Concernant les genres, les livres de «non-fiction» pour adultes ont tiré leur épingle du jeu, ainsi que la littérature jeunesse et surtout la fiction pour jeunes adultes. 

Source: Le Matin

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20 juillet 2018

Les livres viennent à vous cet été

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Forts du succès rencontré l’année dernière auprès des vacanciers, le Camion qui bulle, conçu par Media diffusion et chargé de BD, et le bus affrété par les Espaces culturel E. Leclerc pour l’opération estivale "La culture à ciel ouvert" reprennent, vendredi 20 juillet et pour la deuxième année de suite, la route des plages.
 
"En juillet et en août, les librairies attirent malheureusement moins de monde. C’est donc important d’aller trouver les gens directement là où ils sont", explique le directeur de Media diffusion, Stéphane Aznar.
 
Pour cette seconde édition, le groupe a fait évoluer son Camion, lui offrant par exemple une décoration plus léchée. La librairie ambulante part également "plus tard dans la saison pour être sûr de toucher le plus grand nombre. Mais surtout, nous visitons pour la première fois la Méditerranée", indique Stéphane Aznar.
 Parti de Paris, le Camion qui bulle musardera donc entre douze stations balnéaires, du Touquet les 22 et 23 juillet à Antibes le 10 août, et terminera sa course le 11 août au Parc Spirou, qui a ouvert ses portes il y a quelques semaines à côté d’Avignon. Au programme, des lectures de bande dessinées, des dédicaces et des animations avec des auteurs, dont le créateur de Pico Bogue, Alexis Dormal, des distributions de goodies, des quizz, du coloriage et un "escape game" autour de Lucky Luke.
 
"Le but de l’opération est moins de vendre que de créer l’événement pour attirer enfants et familles sur le chemin des plages et leur faire découvrir la BD en général et nos héros en particulier", précise Stéphane Aznar. En 2017, le Camion qui bulle avait tout de même permis d’écouler quelque 1 500 albums.

Le principe est le même pour l’opération "La culture à ciel ouvert" imaginée par les Espaces culturels E. Leclerc. Le bus, qui se promènera de Cogolin à Calais du 20 juillet au 18 août, offre une sélection de romans, BD et livres jeunesse, accompagnés de quelques ouvrages pratiques, soit un millier de titres disponibles en prêt. "Les gens peuvent consulter les ouvrages sur place ou même les emmener à la plage", détaille Marie-José Ségara, directrice produits culturels de l’enseigne.

Source: Livres Hebdo

19 juillet 2018

Saint-Nazaire : Bibliothèque de plage, le plaisir de la lecture s’invite sur le sable

Saint Nazaire bibliothèque plage

Vous ne pourrez pas le rater, c’est un petit chalet au toit bleu et ses parasols jaunes. Installée à proximité des jeux en bois, non loin de la flambant neuve place du Commando, la bibliothèque de plage vient d’ouvrir ses portes, ce mardi. Il y a eu un peu de retard à l’allumage, mais cette fois c’est bon, tout est prêt.

Et l’idée de ramener une bibliothèque à la plage semble plaire aux Nazairiens : « Il y avait du monde avant même l’ouverture, mardi à 11 h. Les gens sont curieux », s’enthousiasment Camille et Simon, respectivement 24 et 21 ans, chargés d’accueillir le public. Derrière cette initiative se cache la médiathèque de Saint-Nazaire, qui a décidé de prendre ses quartiers à la plage dans le cadre des animations de l’été.

En plus de la consultation de livres, BD et autres jeux de société, « on va proposer des animations et des ateliers créatifs ». Au programme : confection de marionnettes, d’origamis, création de bandes dessinées, ombres chinoises… Et des temps de lecture, évidemment ! Mais pas uniquement pour les enfants. Une formule adulte a été inventée. « On va proposer aux personnes sur la plage de choisir parmi plusieurs images, en fonction de leur choix, on leur lira un extrait d’un roman. L’idée c’est qu’on leur laisse si ça leur plaît. »

Attention toutefois, il n’est pas possible de repartir avec son bouquin pour le terminer à la maison. Il faudra revenir le consulter dans le chalet ou sur sa serviette de plage. S’il est impossible d’emprunter, « nous proposons des marque-pages personnalisés afin qu’ils puissent facilement reprendre où ils en étaient ».

Dans les rayons, petits et grands trouveront de quoi étancher leur soif de lecture avec des romans, des bandes dessinées, des mangas et toute la presse du jour…

Pour Nora, maman du petit Ilann, la bibliothèque de plage est une sacrée aubaine : « Mon fils est plâtré au pied, je dois trouver des alternatives à la plage et à la piscine pour cet été. Ici, on est bien, au frais, c’est super », commente-t-elle en pleine partie de jeu de société. Le petit Ilann, quant à lui, avait presque l’air d’en oublier la mer !
Source: Actu.fr
18 juillet 2018

Fréquentation en hausse à la Bpi

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La Bibliothèque publique d’information a dénombré 1,369 million d’entrées sur l’année 2017, indique le Centre Pompidou dans un communiqué. Une fréquentation légèrement supérieure à l’année 2016, où la bibliothèque avait fait 1,260 million d’entrée. En moyenne, la bibliothèque a reçu en 2017 près 4500 visites par jour.
 
La stratégie de renforcement des projets communs entre le Centre Pompidou et ses organismes associés, avec davantage de débats et de conférences entre le Centre Pompidou et la Bpi, est en œuvre. De son côté, la Bpi avait organisé une exposition dédiée à l’écrivain Jean Echenoz, de novembre 2017 à mars 2018, ou encore le "marathon romanesque" 40 ans/40 romans, sur la journée du 16 septembre 2017, avec la venue d’écrivains, traducteurs et artistes pour des échanges avec le public. Pour renouveler l’expérience de 2017, elle lancera en septembre 2018 la deuxième édition de son festival littéraire Extra !, consacré aux "littératures hors du livre". Au programme: performances, lectures et rencontres avec des auteurs de la rentrée littéraire.
 
Sur 2017, l’année de ses 40 ans, le Centre Pompidou a dénombré quant à lui 3,3 millions de visites, soit 1% de plus qu’en 2016. Parmi les projets à venir pour la Bpi, un concours de maîtrise d’œuvre avait été lancé en 2016 pour la rénovation de ses espaces: après le choix de l’agence Canal Architecture, les travaux doivent s’étaler de 2019 à 2021. Le chantier de rénovation du Centre pompidou, pour améliorer les accès et les espaces d'accueil notamment, commence de son coté en septembre.

Source: Livres Hebdo

16 juillet 2018

Françoise Nyssen, Subvention généreuse à son ancienne maison d'édition

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En 2017, l'éditeur Actes Sud a touché 101.415 euros du Centre national du livre alors que la ministre de la Culture, qui exerçait une tutelle sur l'établissement, n'était autre que... son ex-présidente, Françoise Nyssen. Elle a de plus conservé certains intérêts dans l'entreprise. Drôle de mélange des genres...

C'est un scénario gênant pour celle qui a fait de la littérature son métier. Selon les informations de Marianne, la maison d'édition Actes Sud a touché plus de 100.000 euros de subventions du Centre national du livre (CNL) en 2017, alors que la ministre de la Culture s'appelait François Nyssen. Or, cette femme de lettres, qui disposait alors d'une tutelle sur l'établissement, détient encore des intérêts importants dans la société qu'elle présidait entre 1987 et mai 2017. Ce conflit d'intérêts patent pose de nombreuses questions, y compris pénales.

Pour bien comprendre la situation dans laquelle s'est empêtrée la ministre, il faut revenir au décret du 9 juillet dernier. Par le biais de cet acte administratif en apparence anodin, le Premier ministre retire à Françoise Nyssen son autorité sur les questions touchant à l'édition littéraire. En réalité, cette décision a été prise sur demande de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), après un échange de courriers de plus d'un an avec la ministre, destiné notamment à connaître l'étendue des intérêts conservés par la ministre dans le milieu de la Culture. 

Cette décision semble en tout cas logique, dans la mesure où Françoise Nyssen conserve certains intérêts dans l'entreprise fondée par son père Hubert en 1978. Elle en a transmis la direction à son époux Jean-Paul Capitani et dispose toujours de l'usufruit de la société SAS Le Rosier, détentrice de 96% d'Actes Sud. Concrètement, la femme de lettres conserve la possibilité de percevoir des revenus de la maison d'édition. La nue-propriété a quant à elle été cédée aux enfants de la ministre.

Le décret du 9 juillet fait surtout tomber la tutelle de Françoise Nyssen sur le Centre national du livre (CNL). Et c'est bien au sein de cette instance qu'un conflit d'intérêts pour le moins gênant pour la locataire de la rue de Valois s'est noué. Chaque année, cet établissement public attribue des subventions à des maisons d'édition afin de soutenir certains projets, sur proposition de commissions thématiques, avalisées par son président. Actes Sud est fréquemment candidat à l'octroi de ces subsides qui permettent d'adoucir les bilans comptables des éditeurs. En 2017, le CNL a versé pas moins de 111.505 euros de subventions à la société très proche de la ministre, pour divers projets de publication de livres jeunesse, de livres étrangers, de traduction d'ouvrages ou participant au développement numérique de l'entreprise.

Marianne s'est procuré le détail de ces subventions. Il apparaît que sur cette somme, pas moins de 101.415 euros ont été attribués à Actes Sud tandis que Françoise Nyssen était la ministre chargée de la tutelle du CNL. Cette somme est allée garnir le budget de la maison d'édition et... et donc celui de l'entreprise-coquille de la membre du gouvernement. Les bénéfices d'Actes Sud lui reviennent en effet à hauteur de 96%, sous forme de dividendes versés à sa société Le Rosier. Les subventions concourent de facto à la formation des bénéfices, comme pour toute entreprise.

Une telle situation, révélatrice d'un conflit d'intérêts important, est particulièrement ennuyeuse pour elle. Pourrait-elle aller jusqu'à constituer une prise illégale d'intérêts ? Ce délit, passible de cinq ans de prison et de 500.000 euros d'amende maximum, est caractérisé par "le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique (…), de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l'acte, en tout ou partie, la charge d'assurer la surveillance, l'administration". En l'espèce, Françoise Nyssen exerçait bien sa tutelle sur le CNL, dont elle devait nommer le président, les présidents de commission, et dont le conseil d'administration est composé de huit membres provenant de son administration (sur 19), notamment le secrétaire général du ministère de la Culture. Des membres du ministère de la rue de Valois siègent par ailleurs au sein de certaines commissions. C'est le cas de Johann Gillium, un des six membres de la commission Economie numérique, laquelle a versé 39.794 euros à Actes Sud en 2017.

"Comme avant, ni plus, ni moins"

Contacté, Vincent Monadé, le président du CNL explique avoir décidé de maintenir les subventions de son établissement à Actes Sud à leur niveau habituel après la nomination de Françoise Nyssen. Il assure que la ministre n'est jamais intervenue auprès de lui sur cette question et que son cabinet lui a conseillé de "continuer comme avant, ni plus, ni moins". Il est vrai qu'Actes Sud a touché plutôt moins en 2017 qu'en 2016, année particulièrement faste pour la maison d'édition qui avait alors reçu 264.167 euros du CNL. Cette manne recouvrait toutefois un versement exceptionnel de 114.699 euros pour la numérisation de son catalogue, auquel un éditeur ne peut prétendre tous les ans.

Dans l'entourage de Françoise Nyssen, on insiste sur la bonne foi de la ministre, qui a échangé pendant un an sur la question avec la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Interrogée par Mariannece vendredi 13 juillet, la ministre a assumé le versement d'aides publiques à Actes Sud, en affirmant que son ex-maison d'édition n'était pas mieux servie que les autres : "Oui, Actes Sud bénéficie d’aides, tout comme bien d’autres maisons d’édition, et plutôt bien inférieures aux montants d’autres maisons ! Mais quoi qu’il en soit, je ne m’occupe plus d’Actes Sud". En 2017, l'éditeur arlésien a tout de même été le huitième plus grand bénéficiaire des aides du CNL.

En creux, la ministre a également tourné en dérision sa perte de tutelle sur le milieu de l'édition, en suggérant qu'avoir des intérêts dans ce monde est inévitable après une vie consacrée aux livres : " J’ai consacré quarante années de ma vie à la culture. Et dans tellement de domaines qu’on aurait pu me dessaisir d’autres secteurs aussi !". Interrogée par le site spécialisé ActuaLitté trois jours plus tôt, Françoise Nyssen a de la même façon insisté sur l'incongruité d'une telle décision, qui aboutit à faire de son point fort - la connaissance du milieu de l'édition - un handicap : "C’est une évidence que l’on conserve des liens. C’est logique pour toute personne venant de la société civile et particulièrement dans mon cas : on peut se douter que tout ne disparaît pas du jour au lendemain. (…) C’est pour cette raison - quarante années de travail dans le privé ou l’associatif - que l’on est venu me chercher".

Ce paradoxe, qui veut que la ministre soit privée du secteur qu'elle connaît le mieux, est également pointé par Guillaume Fraissard, chef du service Culture du Monde, dans une chronique publiée ce vendredi. " C’est un peu comme si le ministère des Armées perdait la main sur la marine ou si l’agriculture voyait le secteur laitier lui échapper… Impensable". C'est vrai. Mais la ministre avait une solution toute trouvée pour éviter de se retrouver dans cette situation poisseuse : vendre définitivement ses parts dans la société qu'elle a si longtemps dirigée, sans y conserver le moindre intérêt. Elle n'a manifestement pas pu s'y résoudre.

Source: Marianne

15 juillet 2018

Une méthode originale pour inciter les enfants à lire et à écrire

Plume site ecriture

Plume est une plateforme d'écriture créative qui propose à tous les enfants de 8 à 11 ans d'écrire à leur rythme et de façon totalement décomplexée. L'enfant est dirigé vers un univers adapté à ses goûts et compétences au sein duquel il peut choisir le début d'une histoire. Pour pouvoir en lire la suite, il lui faudra prêter main-forte à l'auteur en prenant la plume à son tour et en écrivant plusieurs parties du développement du récit interactif. Ses écrits sont corrigés par des professeurs et il peut visualiser ses progrès grâce à l'évolution de son avatar. Une libre (ré)interprétation du cadavre exquis, ce jeu littéraire inventé dans une maison où vivaient Marcel Duhamel, Jacques Prévertet Yves Tanguy. Chaque participant écrivait à tour de rôle une partie d'une phrase, dans l'ordre sujet-verbe-complément, sans savoir ce que le précédent avait choisi...

Cette plateforme d'écriture s'appuie sur la pédagogie inspirante de Maria Montessori qui fait valoir la nécessité absolue de faire écrire les enfants entre 8 et 11 ans, âge le plus propice à l'acquisition de bonnes pratiques linguistiques. Pour 4,90 euros, il est possible de permettre à un enfant de voyager dans 7 chapitres rédigés par des auteurs de littérature jeunesse et de « chatouiller » le talent d'écrivain qui sommeille en lui. Et cette offre sera disponible dès septembre pour les enseignants qui pourront l'utiliser en classe. L'enfant (et ses parents) reçoit ensuite un exemplaire du fameux livre, occasion pour ces derniers d'exhiber fièrement la première œuvre littéraire de leur rejeton !

Récompensée par La Fabrique Aviva pour le caractère innovant et la pertinence de son offre, Plume est l'application idéale pour progresser en écriture et en lecture tout en s'amusant. À vos plumes, prêts, partez !

Source: Le Point

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