Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Biblioworld

Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 288
Publicité
5 décembre 2018

Ouverture d'une librairie sans personnel au Japon

japan-bookstore

Devant la popularité grandissante des librairies en ligne et des livres électroniques, une librairie informatisée a ouvert ses portes dans le quartier traditionnel de Naramachi, au Japon, et attire de plus en plus de clients. Le magasin est rempli de livres soigneusement sélectionnés par les huit propriétaires et offre une atmosphère chaleureuse dans laquelle les clients peuvent parcourir les choix en toute tranquillité, offrant ainsi une expérience qui ne peut être reproduite en ligne. La librairie Fusenkazura a ouvert ses portes en août dans les locaux rénovés d'une maison de style japonais traditionnel construite il y a plus de 100 ans. Douze étagères d'environ 10 mètres  de haut se dressent au milieu d'une piece d'environ 100 mètres carrés. Les clients s'enregistrent en tant que membres du magasin via un site Web et saisissent un code pour entrer dans le magasin. Les deux tiers des livres sur les étagères appartiennent à huit personnes âgées de 20 à 50 ans, qui ont été choisies parmi 37 candidats pour devenir copropriétaires de l'entreprise. Il existe environ 2 000 livres, y compris de la littérature étrangère, des livres pour enfants, des critiques de films et même un guide pratique pour la restauration de biens culturels. Environ la moitié des publications sont des essais, des livres de photos et d’autres ouvrages publiés par les individus à leurs propres frais.

Koichi Hirata, 57 ans, de Gojo, dans la préfecture de Nara, a fondé la librairie sans personnel. Après avoir travaillé comme consultant en ressources humaines à Tokyo, il est rentré dans sa ville natale il y a cinq ans dans le but de trouver un emploi sur place. Amoureux des livres, Hirata a ouvert un stand vendant des livres au marché aux puces de Nara. Un jour, il a eu l'idée d'ouvrir une librairie sans personnel qui évite les coûts de main-d'œuvre. Les clients saisissent les prix des livres dans un appareil à la caisse et peuvent payer par carte de crédit ou par un autre moyen. Selon le magasin, plus de 500 livres ont été vendus depuis son ouverture, et environ 700 personnes se sont inscrites comme membres. Soixante pour cent des ventes vont aux propriétaires de livres, le reste à Hirata.

Rena Sasaki, 19 ans, élève en deuxième année à Nara qui a visité la librairie, a déclaré: «C'est bon, je peux prendre mon temps pour choisir quelque chose. Je pense que je développe un amour pour les livres. "

L'un des propriétaires de magasins, Natsumi Takagi, 31 ans, de Chuo Ward, à Osaka, a écrit des romans et des livres pour enfants. "J'espère que les livres ici donneront l'impression aux lecteurs de passer une bonne journée demain", a déclaré Takagi.

"Je souhaite que nos clients apprécient la texture et l'odeur des livres, qui ne peuvent pas être testés en ligne", a déclaré Hirata. "Vous découvrirez quelque chose de nouveau chaque fois que vous viendrez."

Le magasin est ouvert tous les jours de 7h à 23h, à  Minamirodo-cho Nara City, dans la préfecture de Nara, au numéro 630-8341.

Source: Staradvertiser

Publicité
4 décembre 2018

Lancement de StorySign pour rendre la lecture accessible aux enfants sourds

StorySign

Huawei souhaite venir en aide aux enfants sourds et à leurs parents pour qu'ils apprennent à lire ensemble avec StorySign. Conçue avec des experts et des organismes caritatifs issus de la communauté des sourds, cette application s'appuie sur les progrès du géant chinois en matière d'intelligence artificielle. On compte environ 32 millions d’enfants sourds – selon les chiffres de l’OMS de mars 2018 – dont une majorité n’a pas accès à une pédagogie adaptée pour l’apprentissage de la lecture, souvent en raison d’un manque de ressources permettant de faire le lien entre langue des signes et lecture. Le géant Huawei a décidé de réagir et de venir en aide à ces enfants avec le lancement de l’application StorySign. La marque de smartphone explique qu’elle compte s’appuyer sur « la puissance » de l’intelligence artificielle pour permettre aux enfants sourds et à leurs parents d’apprendre à lire ensemble. L’application met en scène un avatar prénommé Star qui guide enfants et parents au travers d’un livre pour enfants dédié, en le traduisant en langue des signes en temps réel tout au long de l’histoire. Le fonctionnement est très simple puisqu’il suffit de passer son smartphone au-dessus de la page et l’avatar Star va traduire en langue des signes les mots soulignés au fur et à mesure.

La firme à l’origine des Mate 20 explique que StorySign a été conçue avec des experts et des organismes caritatifs issus de la communauté des sourds afin d’assurer sa réelle utilité. Avant de lancer son nouveau projet, Huawei précise avoir mené de nouvelles études. Ces dernières ont révélé que les parents d’enfants sourds en France consacraient plus de temps chaque jour pour lire une histoire à leurs enfants par rapport aux parents d’enfants entendants, soit en moyenne 39 minutes contre 22 minutes. Pour le géant chinois, les « statistiques montrent le décalage pris dans l’apprentissage de la lecture par la plupart des enfants sourds, puisqu’ils ne savent lire qu’à l’âge de neuf ans ».

L’application StorySign est disponible gratuitement en France dès aujourd’hui et peut être téléchargée sur le Google Play Store et l’AppGallery de Huawei.

Source: Labo Fnac

3 décembre 2018

Succès fou des dédicaces au salon du livre de Montreuil

dedicae_montreuil

Le salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, un des plus grands rendez-vous de la littérature jeunesse en Europe a connu encore un grand succès. Un événement phare qui accueille près de 175.000 visiteurs. Ce week-end, les séances de dédicaces, ces moments privilégiés pour les jeunes lecteurs qui vont à la rencontre de leurs auteurs favoris, ont connu un succès fou.

L'engouement des jeunes pour la littérature ne faiblit pas. Pour preuve, le succès du 34e salon du livre et de la presse jeunesse. Ce week-end, des milliers de jeunes lecteurs se sont précipités aux séances de dédicaces. Ils étaient prêts à attendre des heures pour une signature ou un dessin de leur auteur préféré.
l faut dire que le salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil est une vitrine de l'édition jeunesse avec près de 400 exposants et est d'une très grande diversité éditoriale. Il est aussi une référence qui accueille chaque année les plus grands noms de la création européenne, qu'ils soient auteurs, créateurs ou illustrateurs. 

Et justement, les jeunes lecteurs étaient nombreux à attendre une dédicace et mieux encore, échanger avec leurs auteurs favoris. Une rencontre importante pour pouvoir discuter de l'intrigue et des personnages, et pourquoi pas, faire une petite photo.

"On apprécie la plume des auteurs, on apprécie leurs livres et c'est l'occasion de pouvoir échanger avec eux sur leur roman" déclare une jeunr lectrice. 

"Avoir un contact avec l'auteur c'est se rapprocher un peu plus de l'histoire et de l'univers qu'on lit", dit une jeune lectrice.

"On peut échanger nos opinions sur la saga ; dire ce qui nous a plu, ce qui ne nous a pas plu. Savoir un petit peu la suite, même si c'est très difficile avec Victor Dixen, parce qu'il ne lâche rien."d'après une jeune lectrice


Pour les auteurs, aller à la rencontre des lecteurs est aussi une expérience très enrichissante, disent-ils.
 

"Il y a autant de livres que de lecteurs. Une même histoire va être perçue différemment par différentes personnes. Ça me nourrit et alimente mon inspiration pour la suite." selon l'autreur Victor Dixen

C'est super parce que c'est un contact avec mes lecteurs ; je travaille toute seule donc c'est le seul moment où l'on voit la portée des livres, donc c'est super émouvant."reconait  l'auteur Stéphanie Blake.

Cette année, près de 3000 signatures étaient programmées au salon. Une occasion rare de vivre un moment d'échange et de complicité, autour de la littérature jeunesse avec ceux qui la font. Le salon a fermé ses portes ce lundi 3 décembre. 

Source: Culturbox

1 décembre 2018

Une histoire par jour grâce au calendrier de l'avent Fnac-Lego

histoire pere noël lego

Pour attendre Noël, Fnac et LEGO® innovent avec un calendrier de l’Avent tout en histoires disponible sur Google Home. Ce nouveau calendrier de l’avent ravira les plus jeunes en leur délivrant chaque jour une histoire du père Noël LEGO®. Le dispositif est simple : il suffit de dire « OK Google, ouvre le calendrier de l’avent LEGO Fnac » et de s’installer confortablement pour écouter une jolie histoire qui aidera à faire patienter les enfants jusqu’au jour de Noël. 

Ce calendrier de l’Avent s’active via Google Assistant et compte donc 24 histoires s’adressant à de très jeunes enfants (2-4 ans) et leurs parents. Chaque épisode est suivi d’une petite question à choix multiples portant sur son contenu. Par exemple : « De quelle couleur est la fleur ? Rouge, Bleue, Verte, Jaune ».Chaque conte met en scène Mila, une petite fille qui s’ennuie en attendant le réveillon. Chaque soir, le petit chat Gabriel vient lui rendre visite et l’emmène visiter un pays magique à l’aide du traîneau du Père Noël LEGO. Les personnages, auxquels les enfants sont invités à s’identifier, vont être amenés à faire des rencontres surprenantes et à résoudre des énigmes. Les jeunes auditeurs deviennent ainsi acteurs à part entière de chaque épisode.

 

30 novembre 2018

Palmarès Le Point des 25 livres de l'année

palmarès le point livres

Comme chaque année, Le Point révèle son palmarès des vingt-cinq livres de l'année, établi par un jury composé de Claude Arnaud, Jean-Paul Enthoven, Marc Lambron, Marie-Françoise Leclère, Sébastien Le Fol, François-Guillaume Lorrain, Thomas Mahler, Saïd Mahrane, Julie Malaure, Valérie Marin La Meslée, Christophe Ono-dit-Biot, Sophie Pujas, Michel Schneider, Albert Sebag et Laurent Theis.

Le voici:

  1. Le pouvoir, de Naomi Alderman, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Christine Barbaste (Calmann-Lévy)
  2. La seule histoire, de Julian Barnes, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Jean-Pierre Aoustin (Mercure de France)
  3. Arcadie, de Emmanuelle Bayamack-Tam (P.O.L)
  4. Les fureurs invisibles du cœur, de John Boyne, traduit de l’anglais (Irlande) par Sophie Aslanides (JC Lattès)
  5. Une histoire de la guerre, dirigé par Bruno Cabanes (Seuil)
  6. Ça raconte Sarah, de Pauline Delabroy-Allard (Minuit), Prix des Libraires de Nancy-Le Point
  7. La vraie vie, de Adeline Dieudonné (L’Iconoclaste)
  8. Manhattan Beach, de Jennifer Egan, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Aline Weill, (Robert Laffont)
  9. A son image, de Jérôme Ferrari (Actes Sud)
  10. Les leçons du pouvoir, de François Hollande (Stock)
  11. Autoportrait de Paris avec chat, de Dany Laferrière (Grasset)
  12. Le lambeau, de Philippe Lançon (Gallimard)
  13. Couleurs de l’incendie, de Pierre Lemaitre (Albin Michel)
  14. Les conspirateurs du silence, de Marylin Maeso (L’Observatoire)
  15. Pierre Laval, de Renaud Metlz (Perrin)
  16. Mais leurs yeux dardaient sur Dieu, de Zora Neale Hurston, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sika Fakambi (Zulma)
  17. 21 leçons pour le XXIe siècle, de Yuval Noah Harari, traduit par Pierre-Emmanuel Dauzat (Albin Michel)
  18. Un hosanna sans fin, de Jean d’Ormesson (Héloïse d’Ormesson)
  19. Un problème avec la beauté, de Jean-Marc Parisis (Fayard)
  20. Le triomphe des Lumières, de Steven Pinker, traduit par Daniel Mirsky (Les Arènes)
  21. La maison Golden, de Salman Rushdie, traduit par Gérard Meudal (Actes Sud)
  22. L’Arabe du futur, tome 4, de Riad Sattouf (Allary)
  23. Piranhas, de Roberto Saviano, traduit de l’italien par Vincent Raynaud (Gallimard)
  24. Onzième roman, livre dix-huit, de Dag Solstad, traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud (Notabilia)
  25. My Absolute Darling, de Gabriel Tallent, traduit de l’anglais (États-Unis) par Laura Derajinski (Gallmeister).
Publicité
28 novembre 2018

Pépites du salon de Montreuil 2018

Pepite or montreuil 2018

Les quatre récompenses Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil ont été dévoilées en ouverture de la 34e édition de la manifestation, mercredi 28 novembre. Les jurys des Pépites 2018 ont révélé leurs quatre lauréats choisis parmi les dix-huit titres de la dernière sélection, mercredi 28 novembre, en ouverture du 34eSalon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (93). Décernée par un jury de professionnels, la Pépite d’or a été attribuée à Raphaële Frier et Julien Martinièrepour leur livre illustré Le tracas de Blaise (L’atelier du poisson soluble). L'ouvrage est paru il y a un an et raconte l'histoire de Blaise, qui se réveille un matin après une nuit agitée. Il sent que quelque chose a changé en lui. En fait, il entame une longue métamorphose dont il s'efforce de dissimuler les signes au quotidien.

 

3 pepites 2018

Les trois jurys d’enfants de 8 à 12 ans ont dévoilé leur choix dans les différentes catégories: la Pépite "livre illustré" a récompensé ManuelMarsol pour Duel au soleil (L’Agrume), édité en mars. En "roman", le jeune jury a élu Lenfant de poussière, premier tome du cycle de Syffe par Patrick K. Dewdney, illustré par Fanny Etienne-Artur (Au Diable vauvert), sorti en mai et déjà lauréat des Prix Imaginaire de la 25e heure du livre 2018 et Julia Verlanger 2018. Enfin, la Pépite "bande dessinée" a récompensé Un gentil orc sauvage de Théo Grosjean (Delcourt), publié en août.

Par ailleurs, dans ces trois catégories segmentées, les jurys ont manifesté leur intérêt pour Panthera Tigris, de Sylvain Alzial, illustré par Hélène Rajcak (Le Rouergue), Les amours d’un fantôme en temps de guerrede Nicolas de Crécy (Albin Michel Jeunesse) et L’été fantôme, d’Elizabeth Holleville (Glénat).
27 novembre 2018

Don de livres jeunesse aux Marquises

Don livres Nuku Hiva

A l’initiative d’une lycéenne ayant vécu deux ans à Nuku Hiva, une association de bénévoles a collecté des dizaines de livres destinés aux habitants de Nuku Hiva. Passionnée de lecture, la jeune fille avait été frappée par le manque de livres mis à la disposition des enfants de Taiohae. De retour en Seine maritime, Kim a su mobiliser ses amis et fédérer des adultes autour de ce projet original. La mairie du Havre a également contribué à cette opération. Plusieurs dizaines de kilos de livres ont été empaquetés et parviendront aux Marquises par voie maritime d’ici quelques mois.   Pour avoir plus d'explication regarder ce reportage diffusé par la 1ère en Polynésie:

 

26 novembre 2018

Succès pour la BD aux enchères

etoile-mysterieuse-detail

La vente, au cours de laquelle 229 lots étaient mis aux enchères, dont des oeuvres de Moebius, Hergé, Enki Bilal, Franquin ou Jean-Claude Mézières, a totalisé 1.299.460 euros, avec 77% de lots vendus, a précisé Artcurial.
 
"La vente confirme que le marché de la bande dessinée continue d'être solide pour les pièces d'exception", a souligné Eric Leroy, expert du département Bandes Dessinées d'Artcurial.
 
C'est le dessinateur Moebius qui a eu le plus de succès, avec une planche représentant son héros Arzach chevauchant sa monture préhistorique, qui s'est vendue 114.400 euros, soit près de cinq fois son estimation (entre 20.000 et 25.000 euros). Le prix de réserve n'a pas été atteint pour "L'Etoile mystérieuse" Une planche de "La Foire aux Immortels" d'Enki Bilal est quant à elle partie à 72.800 euros, au-dessus de son estimation (entre 50.000 et 60.000 euros).
 
En revanche, une planche originale de "L'Étoile mystérieuse" d'Hergé, le créateur de Tintin, n'a pas trouvé d'acheteur, le prix de réserve (prix minimum en-dessous duquel le lot ne peut pas être vendu), fixé à 170.000 euros, n'ayant pas été atteint. Cette copie dite "de sécurité", réalisée par Hergé en 1941/1942, était estimée entre 170.000 et 200.000 euros. La planche (36,30 cm x 46,40 cm), réalisée à l'encre de Chine sur papier, représente Tintin et le capitaine Haddock à bord de l'Aurore, le navire qui vogue sur l'océan vers l'Étoile mystérieuse, au moment de passer à table puis alors qu'une tempête se lève et que les savants invités à la table du capitaine se sentent mal. D'autres pièces liées à Tintin ont trouvé preneurs, dont un carton d'invitation, encre de Chine et aquarelle, réalisé en 1968 pour le 20e anniversaire du journal Tintin. Édité à seulement 100 exemplaires et signé de la main d'Hergé, il s'est vendu à 72.800 euros, soit bien au-dessus de son estimation (entre 25.000 et 35.000 euros). Hergé détient la plupart des records de vente pour des originaux de BD. Le dessin de la double page de garde des albums de Tintin a ainsi été vendu plus de 2,6 millions d'euros en mai 2014 chez Artcurial.

En raison de la manifestation des "gilets jaunes" sur les Champs-Elysées, avenue sur laquelle se trouve Artcurial, cette vente initialement prévue samedi après-midi avait été repoussée de 24h.

Source: Culturebox

24 novembre 2018

Un cimetière d’œuvres censurées créé par un artiste koweïtien pour dénoncer la censure

koweit cimetiere livres

Exit 'Les Frères Karamazov', de Fiodor Dostoïevski, 'Cent ans de solitude', de Gabriel Garcia Márquez, ou encore 'Notre-Dame de Paris', de Victor Hugo. Les autorités koweïtiennes ont interdit 948 ouvrages lors du festival international de littérature, qui se tient du 14 au 24 novembre à Koweït City. Pour dénoncer cette mesure, un artiste koweïtien, Mohammad Sharaf, a construit un cimetière où il a symboliquement enterré des dizaines de livres censurés. Tous les ouvrages exposés à la 43e édition du festival ont été préalablement examinés par une commission de censure, qui relève du ministère de l'Information. Cette commission examine les ouvrages à la lumière de la loi de 2006 sur "la presse et les publications" qui bannit toute publication portant atteinte à l'islam, à la justice et à la sécurité nationale.

"Je voulais concevoir une œuvre qui soit accessible à tous et non un objet destiné à être enfermé dans une galerie d’art. C’est pour cela que j’ai opté pour une installation en extérieur. J’ai donc fabriqué 200 stèles en bois, et j’ai inscrit dessus les titres de certains livres interdits. Je les ai placées dans un terrain vague non loin du parc des expositions où se tenait le salon du livre. Les stèles ont été enlevées par des agents de sécurité environ trois heures plus tard, au motif que je n’avais demandé aucune autorisation aux autorités pour utiliser cet espace. Reste que l’initiative a produit ses effets, puisque les images de l’installation ont été relayées sur les réseaux sociaux et ont été reprises par plusieurs médias. Donc, les gens ont beaucoup parlé de l’interdiction des livres au Koweït."

"Personne ne sait vraiment pourquoi ces livres sont interdits. Il n’y a pas de mécanisme clair concernant cette censure. Dans le lot des ouvrages bannis, vous trouvez des œuvres littéraires de renommée mondiale de Gabriel Garcia Márquez ou de Victor Hugo, des romans koweïtiens comme 'Les Souris', de Mama Hessa de Saoud Al-Sanoussi [NDLR : roman d’anticipation décrivant le Koweït de 2020 comme un pays déchiré par les conflits confessionnels], mais également des dictionnaires et des livres pour enfants [NDLR : La Petite Sirène notamment, dont le haut de bikini a été considéré comme provocateur]. "

Depuis 2013, la liste des ouvrages interdits par les autorités koweïtiennes ne cesse de s’allonger. En cinq ans, plus de 4 000 livres ont été bannis par le ministère de l’Information. Un mouvement qui s’explique par une influence grandissante des députés conservateurs au sein du Parlement. Pour autant, les militants et écrivains ne baissent pas les bras. En septembre dernier, trois manifestations ont été organisées pour protester contre la censure.

Source: France 24

22 novembre 2018

Oodi, la bibliothèque à 98 millions d'euros

bib_oodi

Oodi, la nouvelle bibliothèque d’Helsinki, ouvrira ses portes au public le 5 décembre 2018. Une date symbolique pour la Finlande car l’inauguration aura lieu la veille de l’indépendance du pays (6 décembre 1917). Pour l’occasion, un véritable spectacle sera proposé au public avec une chorégraphie réunissant 207 participants. C’est le célèbre accordéoniste Kimmo Pohjonen qui sera en charge de la musique lors de cet évènement. 

as moins de 98 millions d’euros ont été accordés pour la réalisation de ce projet. Il a été dirigé par la société finlandaise ALA Architects (lauréate du prix international d’architecture en 2013, organisé à Helsinki). Oodi, dispose d’un véritable café, d’un restaurant, d’une terrasse publique ou encore d’un cinéma. Des studios d’enregistrements audiovisuels sont également présents.  De manière plus traditionnelle, il sera également possible de s’essayer aux imprimantes 3D dans un atelier urbain. Enfin des machines à coudre seront disponible pour initier petits et grands à cet instrument dont on doit l’invention au tailleur français Barthélémy Thimonnier en 1830. 

Côté architecture, cette majestueuse bibliothèque disposera de trois étages symbolisant trois ambiances différentes. Le rez-de-chaussée pour l’accueil du public dans une ambiance chaleureuse, le premier étage sera consacré au travail et à la famille, enfin le deuxième étage permettra de se détendre au milieu des quelques 100 000 livres qui seront disponible en prêt. Pour couronner le tout, un panorama sera accessible offrant une vue imprenable sur la capitale finlandaise.

Bien que l’accent soit toujours mis sur les livres, la diversité de cet espace se prête à des rencontres sociales, au partage de ressources et finalement à la galvanisation de l’esprit communautaire. 

La maire adjointe, Nasimo Razymar, expliquait plus tôt cette année que le pays n’aurait pas pu faire plus beau cadeau : « Elle symbolise l’importance de l’apprentissage et de l’éducation, facteurs fondamentaux du développement et du succès de la Finlande. »

Avec 5,5 millions d’habitants qui empruntent 68 millions de livres par an, la Finlande compte parmi les pays les plus alphabétisés – et son réseau d’établissements de prêt est très développé. Oodi, à ce titre, devrait accueillir quelque 2,5 millions de visiteurs chaque année.

Source: Archimag

Publicité